Grossesse et neuromodulation sacrée pour troubles vésico-sphinctériens : une étude nationale du comité de neuro-urologie de l’AFU

25 novembre 2015

Auteurs : P. Roulette, E. Castel-Lacanal, V. Phé, S. Bart, R. Caremel, M. De Seze, F. Duchene, A. Even, A. Manunta, S. Sanson, C. Loche, P. Mouracade, D. Rey, M. Scheiber-Nogueira, E. Chartier Kastler, A. Ruffion, G. Karsenty, X. Gamé
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 848-849
Objectifs

Réaliser un état des lieux en France sur la neuromodulation des racines sacrées (NMS) dans le cadre des troubles du bas appareil urinaire (TBAU) et la grossesse.

Méthodes

Il s’agit d’une étude transversale réalisée à partir d’un questionnaire en ligne envoyé aux investigateurs du Registre National InterStim enCaptureTM. Un questionnaire devait être rempli par patiente enceinte. Une réponse négative était demandée si aucune patiente n’avait été enceinte. Les questions portaient sur :

– l’indication et l’efficacité avant la grossesse ;

– la désactivation et son impact sur les symptômes ;

– les modalités d’accouchement ;

– l’enfant ;

– la réactivation du boîtier et son efficacité.

L’objectif principal était de recenser le nombre de grossesses sous NMS pour TBAU. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’impact de la NMS sur la grossesse et inversement.

Résultats

Vingt grossesses chez 17 femmes : une a eu 3 grossesses après implantation, une en a eu deux. Les patientes étaient implantées entre 1999 et 2011, la grossesse survenait avec un délai médian de 4ans [1–8], l’âge médian maternel était de 33ans [27–39]. Sept patientes ont éteint le boîtier avant la grossesse, toutes l’ont désactivé et aucune ne l’a rallumé. Quatre patientes ont eu des complications pendant la grossesse :

–une gène périnéale ;

–des colonisations ou infections urinaires.

Une femme n’a pas accouché à terme, 4 ont eu une césarienne (22,22 %) et 2 ont réalisé une IVG. Quinze patientes ont réactivé leur boîtier en post-partum, trois ont eu une dégradation de l’efficacité de la NMS dont deux déplacements d’électrode. Aucun problème néonatal n’est survenu.

Conclusion

Nous avons recensé 20 grossesses sous NMS pour troubles vésico-sphinctériens, il y a eu 4 césariennes, 3/5 femmes avec un trouble de la vidange ont eu des complications infectieuses. Il n’y a eu aucun problème néonatal et l’efficacité de la NMS en post-partum s’est dégradée chez 20 % d’entre elles (Tableau 1, Tableau 2).




 





Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.




Tableau 1 -







Tableau 2 -









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