Faut-il placer une bandelette aponévrotique au moment de l’excision d’une bandelette sous-urétrale érodée ?

25 novembre 2019

Auteurs : B. Peyronnet, R. Syan, A. Drain, R. Sussman, R. Palmerola, D. Pape, N. Rosenblum, V. Nitti, B. Brucker
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 706-707
Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer deux stratégies thérapeutiques chez les patientes ayant une excision de bandelette sous-urétrale (BSU) pour érosion urétro-vésicale ou vaginale : excision et bandelette aponévrotique pubo-vaginale (BAPV) dans le même temps ou excision et placement d’une BAPV dans un second temps uniquement si récidive de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). L’objectif secondaire était d’évaluer le taux de récidive d’IUE.

Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été conduite incluant toutes les patientes ayant eu une excision de BSU pour érosion entre 2010 et 2015 dans un centre universitaire. Les patientes étaient divisées en deux groupes : celles avec IUE avant l’excision de la BSU et celles sans IUE avant excision de la BSU. Les différentes stratégies thérapeutiques étaient catégorisées comme suit : BAPV concomitante, BAPV dans un second temps et aucune chirurgie de l’IUE. Des comparaisons ont été effectuées entre les groupes BAPV concomitante vs. en 2 temps et entre les différentes stratégies chez les patients avec une IUE avant excision de la BSU.

Résultats

Trente-deux patients ont été inclus : 13 avec une érosion vaginale de la BSU (40,6 %) et 19 avec une érosion urétrale ou vésicale (59,4 %). Chez les patients avec une IUE avant excision de la bandelette (n =14 ; 43,8 %), le taux d’IUE amélioré/résolue en postopératoire était plus élevé chez les patientes ayant eu un BAPV concomitante (n =6) par rapport à celle n’ayant eu qu’une excision de la BSU seule (n =8) (83,3 % vs. 12,5 % ; p =0,03). Parmi les 18 patientes sans IUE avant excision de la BSU, 12 avaient une récidive d’IUE en postopératoire (66,7 %) sans différence entre les excisions pour érosion vaginale et vésicale/urétrale (57,1 % vs. 72,7 % ; p =0,63). Le taux de résolution d’IUE après BAPV était similaire que celle-ci soit placée concomitamment à l’excision de la BSU ou secondairement (66,7 % vs. 71,4 % ; p =0,99).

Conclusion

Une large proportion de patientes ayant une excision de BSU pour érosion ont une IUE avant même l’excision (43,8 %) ou en développe une en postopératoire (66,7 %). La présente série suggère que la BAPV, qu’elle soit place concomitamment à l’excision ou secondairement pourrait être un traitement efficace de ces IUE persistantes ou récidivantes.




 




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