Faisabilité et résultats de la posturothérapie pour calculs résiduels du rein après urétéroscopie, NLPC, LEC

25 novembre 2019

Auteurs : R. Delonca, R. Boissier, M. Pierre, T. Saidara, E. Di-Crocco, V. Delaporte, S. Gaillet, A. Akiki, G. Karsenty, E. Lechevallier
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 749
Objectifs

Lors du traitement des calculs du rein par urétéréoscopie, LEC ou NLPC, il peut persister des fragments résiduels (FR) dont la clairance est incertaine. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la posturothérapie pour les FR, après LEC, urétéroscopie, micropercutané ou les calculs en première intention.

Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients consécutifs traités par posturothérapie, de 2013 à 2018. Chaque séance comportait : une hydratation de 500mL 1 heure avant la séance, percussion lombaire continue par vibrateur en position latérale de sécurité à -30°. Le protocole comportait 4 séances de 2013 à 2015, puis 6 de 2013 à 2018. Le critère de jugement principal était la taille des FR évaluée par échographie ou TDM au terme du protocole de posturothérapie ; et stratifiée en : sans fragment (SF), microfragments (3mm). Les critères de jugements secondaires étaient la tolérance, l’observance la nécessité d’un traitement complémentaire.

Résultats

Cent cinq patients ont été inclus. L’âge médian était 55 ans [14–84], l’IMC médian était 25kg/m2 [15–37]. La posturothérapie était prescrite après traitement par urétéroscopie souple 62 %, LEC 20 %, NLPC 9 % ou en première intention 9 %. La taille moyenne des FR était 3mm±4. Au total, 489 séances de posturothérapie ont été réalisées, soit un nombre médian 5 séances/patient [1–6] et une observance de 87 %. Les taux globaux de SF et de microfragments post-opératoires étaient respectivement 39 % et 21 %, soit un succès global de 60 %. Pour le calice inférieur, les taux postopératoires de SF et microfragments étaient respectivement de 43 % et 21 %, soit un succès global de 64 %. L’EVA médiane en cours de séance était 0 [0–8]. La prévalence de la colique néphrétique post-séance était de 4 %.

Conclusion

La posturothérapie a été une méthode simple, non invasive, sure et bien tolérée pour l’élimination des fragments résiduels après LEC, urétéroscopie, NLPC ou en première intention. Il s’agit de la plus importante série de posturothérapie rapportée, avec des résultats comparables aux précédentes publications. Ces résultats sont à confirmer dans une étude prospective comparative.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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