Faisabilité de la néphrectomie partielle robotique pour tumeur kystique

25 novembre 2015

Auteurs : B. Pradère, B. Peyronnet, J. Couapel, T. Fardoun, R. Mathieu, G. Verhoest, K. Bensalah
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 859
Objectifs

L’utilisation de la néphrectomie partielle robot assistée (NPRA) s’est beaucoup répandue ces dernières années. Des doutes ont été émis sur la sécurité de la NPRA pour les tumeurs kystiques. L’objectif de cette vidéo était de montrer la faisabilité de la NPRA dans cette situation.

Méthodes

Dans un centre universitaire où le nombre de NPRA est important, une technique simple et codifiée de NPRA a été établie. Elle a été progressivement appliquée à des situations chirurgicales plus complexes dont les tumeurs kystiques.

Résultats

Nous présentons le cas d’un patient de 43ans ayant une tumeur kystique Bosniak III de 5cm du pôle inférieur du rein gauche classée RENAL SCORE 9ah sur rein unique (antécédent de néphrectomie élargie droite pour néphroblastome dans l’enfance). En préopératoire, la créatininémie était de 88 micromoles, soit une clairance à 100mL/min. La durée opératoire était de 150minutes et la durée d’ischémie chaude de 14 minutes. Il n’y a pas eu de complications per- ou postopératoires. Le patient a quitté le service à j3. La fonction rénale à 1mois était préservée avec une créatinine à 100 micromoles, soit une clairance à 78mL/min. L’examen anatomo-pathologique retrouvait un carcinome multiloculaire kystique pT1b R0.

Conclusion

La NPRA est faisable pour les tumeurs kystiques avec des résultats peropératoires et une sécurité oncologique identiques aux tumeurs solides. Néanmoins, il s’agit d’une situation délicate qui nécessite :

une sélection des patients (complexité et taille raisonnable) ;

une équipe expérimentée en chirurgie robotique ;

une attention particulière pour ne pas faire d’effraction tumorale.




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






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