Facteurs prédictifs de rétention aiguë d’urine ou de dysurie en postopératoire immédiat après pose de bandelette sous urétrale : revue de la littérature

06 décembre 2020

Auteurs : Y. Salhi, S. Vieillefosse, M. Vandekerckhove, M. Vinchant, X. Deffieux
Référence : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1118-1125
Introduction

La rétention aiguë d’urine (RAU) et la dysfonction de vidange vésicale (DV) postopératoires sont parmi les principaux facteurs limitant l’ambulatoire pour la pose de bandelette sous urétrale (BSU) chez la femme. L’objectif de cette revue était de rapporter les principaux facteurs prédictifs de RAU et de DV en postopératoire immédiat après mise en place d’une bandelette sous urétrale (BSU) pour incontinence urinaire d’effort chez la femme.

Matériels et méthodes

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline, selon une méthodologie PRISMA, en utilisant les mots clés suivants : midurethral sling ; tension-free vaginal tape ; TVT ; transobturator tape ; TOT ; predicting factor ; voiding dysfunction ; urinary retention ; postvoid residual ; postoperative residue of urine.

Résultats

Treize études ont été incluses. Les principaux facteurs prédictifs cliniques de RAU ou de DV étaient un antécédent de chirurgie pelvienne (hystérectomie ou chirurgie de l’incontinence ou du prolapsus) (OR : 3,7 [(IC95 % :1,14–12,33) ; p =0,029] à 8,93 [(IC95 % :1,17–61,1) ; p =0,035]), un antécédent de RAU (OR : 415 [IC95 % : 20–8619] ; p <0,001), un âge supérieur à 65 ans (OR : 3,72 [IC95 % : 1,40–9,9] ; p <0,01), et une anesthésie générale (OR : 4,5 [IC95 % :1,1–18,9] ; p =0,02). Les facteurs prédictifs urodynamiques étaient une hypoactivité détrusorienne (OR : 2,52 [(IC95 % :1,03–6,13) ; p =0,042] à 5,6 [(IC95 % :1,6–19,2) ; p =0,02]) et le débit maximum (Qmax) préopératoire (prévalence de RAU de 12 à 35 % pour un Qmax inférieur à 15ml/sec et de 0 % pour un Qmax supérieur à 30ml/sec).

Conclusion

Les facteurs associés à un risque important de RAU ou de DV en postopératoire immédiat après BSU chez la femme sont l’âge supérieur à 65 ans, les antécédents de chirurgie pelvienne ou de RAU, une hypoactivité détrusorienne et un Qmax préopératoire inférieur à 15ml/sec.




 




Introduction


La chirurgie de l'incontinence urinaire chez la femme a été grandement simplifiée dans les deux dernières décennies par le développement des techniques de bandelettes sous-urétrales (BSU). Cette technique a progressivement remplacé la colposuspension rétropubienne comme gold standard dans cette indication. Le taux de succès de cette technique et sa réalisation en ambulatoire ont entraîné sa large diffusion dans le cadre de l'incontinence urinaire de la femme. Le taux de complications des BSU semble être similaire aux précédentes techniques majoritairement pratiquées[1]. La prévalence de dysfonction de vidange vésicale (DV) postopératoire semble varier entre 3 % et 10 % [2, 3, 4]. Celle des rétentions aiguës d'urine (RAU) après ce type de procédure est comprise entre 2 % et 19 % [2, 5, 6, 7]. Les BSU sont majoritairement pratiquées en ambulatoire dont la faisabilité a été montrée pour la première fois par Ulmsten et al. en 1995 [8]. Dans une revue de la littérature portant sur la faisabilité des BSU en ambulatoire Serey-Eiffel et al. [9] ont observé un taux de prise en charge ambulatoire allant de 20 % à 84 % (médiane 79 %). Cette même revue mettait en évidence comme principale cause de non sortie à J0 (hors erreur de programmation) les RAU. Dans ce contexte, affiner les conditions d'éligibilité à la prise en charge ambulatoire des BSU semble fondamental, tant cette prise en charge représente un bénéfice pour les patientes et une source d'économie substantielle pour la collectivité. Ainsi, Vela et al. [10] ont observé une diminution d'un tiers du coût de la procédure par une prise en charge des BSU en ambulatoire, comparativement à une hospitalisation classique. À notre connaissance, aucune étude ne s'était jusqu'à présent focalisée sur les facteurs de risque de RAU/DV en postopératoire immédiat. L'objectif principal de cette revue de la littérature était de rapporter les principaux facteurs prédictifs de DV et de RAU en postopératoire immédiat (<72h) après la pose d'une BSU chez la femme.


Matériel et méthodes


Une revue systématique de la littérature scientifique a été réalisée selon une méthodologie PRISMA, à partir de la base de données Medline, via PubMed (pubmed), en utilisant les mots clés MeSH-terms et non-MeSH-terms /"MeSH-MAJOR" suivants : suburethral sling ; midurethral sling ; sling ; tension-free vaginal tape ; TVT ; transobturator tape ; TOT ; predictors ; predicting factors ; factors ; voiding dysfunction ; urinary retention ; acute urinary retention ; predictive factors ; "urinary incontinence, stress/surgery"[MeSH Major Topic] AND/OR "urinary retention/surgery"[MeSH Major Topic] ; stategy :/"AND/OR"/PICO query/filters (english ; french ; human)/search forward from « Related articles in Pubmed ». Seules les publications en langue française et anglaise ont été étudiées in extenso. Pour les autres langues, seul le résumé en anglais a été étudié. Seuls les articles qui traitaient des facteurs prédictifs de DV ou de RAU en postopératoire des BSU ont été retenus, sans restriction de date jusqu'à octobre 2019. Une extraction des données a été réalisée dans des formulaires pré-établis et une double lecture a été réalisée.


Résultats


Cent quatre-vingts articles ont été identifiés dans Medline avec les critères de recherche. Les articles retenus ont été publiés entre 2003 et 2016. Treize articles traitaient spécifiquement de la recherche des facteurs prédictifs de RAU/DV en postopératoire immédiat de BSU. Le diagramme de flux (flowchart) est donné en Figure 1. Tous les articles inclus analysaient la survenue de rétention aiguë d'urine ou de dysfonction de vidange dans les 72h postopératoires. Toutes les études étaient observationnelles. Neuf études étaient rétrospectives [11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19], quatre études étaient prospectives [5, 6, 20, 21]. Dès le début des années 2000, plusieurs études ont mis en évidence certains facteurs prédictifs potentiels de DV ou de RAU dans les BSU tels que l'âge, les antécédents de chirurgie pour prolapsus ou incontinence, les chirurgies concomitantes ou encore le débitmètre maximale préopératoire (Qmax) [22, 23, 24, 25]. Cependant, ces études s'intéressaient à l'analyse des dysfonctions de vidange vésicale survenues dans les semaines postopératoire et non en postopératoire immédiat (<72h) comme dans cette présente revue de la littérature.


Figure 1
Figure 1. 

Flow chart.




Les définitions de DV et de RAU ne sont pas consensuelles et restent très hétérogènes dans la littérature (voir Tableau 1) [26, 27]. Hong et al. [11] ont défini la RAU postopératoire comme la nécessité d'un sondage dans les 72h postopératoires tandis que dans son étude Barron et al. [12] la définissaient comme une première miction inférieure à 100ml avec des résidus post-mictionnels supérieurs à 150ml et supérieurs à 50 % du volume de miction.


Les onze publications ayant étudié la DV ne définissaient pas ce trouble de façon identique. Ainsi Mostafa et al. [21] et Norton et al. [5] définissaient la DV comme la mise en place de sondages itératifs ou d'un sondage avant sortie alors que Shukla et al. [17] et Duckett et al. [6] utilisaient le résidu post-mictionnel (RPM) supérieur à 100ml comme définition de la DV. Les critères permettant de définir RAD et DV dans chaque publication de cette revue de la littérature sont présentés dans le Tableau 1. La prévalence de la DV ou de la RAU variait dans les différentes études, allant de 5 à 41 % [2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24].


Un âge supérieur ou égal à 65 ans a été retrouvé significativement associé à un risque accru de DV en analyse multivariée (OR 3,72 [IC95 % :1,40-9,9] ; p <0,01) par Barr et al. [16].


Une multiparité >2 a été retrouvée par Barron et al. [12] comme facteur prédictif d'absence de DV en analyse multivariée (OR 0,19 [IC95 % :0,05-0,71] ; p =0,014). Les antécédents chirurgicaux apparaissent dans plusieurs études comme potentiellement associés à un sur-risque de DV ou de RAU. L'antécédent d'hystérectomie a été retrouvé pour les RAU en analyse multivariée par Ahn et al. [15], (OR 8,93 [IC95 % :1,17-68,1] ; p =0,035) et par Lucena et al. [19] (OR 3,76 [IC95 % :1,14-12,33] ; p =0,029). Concernant le type d'anesthésie, deux études ont retrouvé une association entre mode d'anesthésie et DV. Pour Duckett et al. [6] l'anesthésie générale était un facteur prédictif de survenue de DV postopératoire (OR 4,5 [IC95 % :1,1-18,9] ; p =0,02). Dans une autre étude, bien que l'anesthésie générale n'ait pas été retrouvée comme facteur prédictif, l'anesthésie locorégionale (rachianesthésie) était mise en évidence comme facteur protecteur (OR 0,47 [IC95 % : 0,24-0,89] ; p =0,026) [15].


Dans cette même étude, un antécédent de RAU était mis en évidence comme facteur prédictif de RAU post-BSU (OR 415 [IC95 % : 20-8619] ; p <0,001) ou de DV post-BSU (OR 58 [IC95 % : 5-680] ; p =0,001 [15]). Barron et al. [12] suggéraient qu'une anxiété préopératoire plus importante était un facteur prédictif protecteur de DV postopératoire OR 0,17 IC95 % (0,04-0,66) p =0,13. Les principaux résultats sont présentés dans le Tableau 2.


La quasi-totalité des études rapportaient la réalisation préopératoire d'un bilan urodynamique (BUD) chez 100 % des patientes. Seul Barron et al. [12] n'avaient réalisé ce BUD que chez 68 % des patientes. Le débit maximal urinaire (Qmax) préopératoire a souvent été décrit comme l'un des principaux paramètres pouvant influer sur les risques de RAU ou de DV postopératoire. Quatre études ont retrouvé ce paramètre comme le principal facteur prédictif de RAU ou de DV post pose de BSU. Duckett et al. [6] retrouvaient pour un Qmax <15ml/sec, une augmentation significative de DV (OR 11,6 [IC95 % : 2,5-53,7] ; p =0,04) et une prévalence de 12 %. Ce seuil de 15ml/sec a été également retrouvé par Cho et al. [13] comme le plus prédictif de DV dans leur étude, puisque associé à une prévalence de 35 % des DV postopératoires. Wheeler et al. [20] montraient également que le Qmax préopératoire était le seul facteur prédictif en analyse multivariée (p <0,001 ; OR et IC non communiqués). Par ailleurs, Wheeler et al. [20] ont observé que lorsque le Qmax était supérieur à 30ml/sec, la valeur prédictive positive d'absence de DV ou de RAU était de 100 %. Une hypoactivité détrusorienne préopératoire a été rapportée comme prédictive par Barr et al. [16], Ahn et al. [15] et Duckett et al. [6] (OR respectifs : 3,89 [IC95 % :1,56-9,69 ; p <0,01], 2,52 [IC95 % : 1,03-6,13 ; p =0,042]) et 5,6 (IC95 % :1,6-19,9 ; p =0,02).


En analyse multivariée, Hong et al. [11] ont observé que le Qmax préopératoire était corrélé au risque de RAU postopératoire immédiate (p =0,007). Dans cette étude, un Qmax inférieur à 15ml/sec était associé à une prévalence de 27 % de RAU postopératoire. Enfin, une étude a observé qu'un Valsalva leak point pressure (VLPP) préopératoire>60cmH2O était prédictif d'une absence de DV postopératoire (OR 0,13 [IC95 % :0,036-0,5] ; p =0,03) [12].


Discussion


Dans la plupart de ces études, l'évaluation s'étendait sur plusieurs semaines en postopératoire bien que cette procédure soit réalisée principalement en ambulatoire et que cette complication semble être la principale cause d'échec d'ambulatoire. À notre connaissance, notre travail est le premier à réaliser un état des lieux de la littérature sur les facteurs de risques de ce type de complications en postopératoire immédiat. L'une des principales limites de cette analyse est la grande hétérogénéité de la définition de la DV et de la RAU. Il est en effet plus difficile de conclure lorsque le fait étudié n'est pas strictement défini de la même façon dans les différentes publications. Cependant, l'objectif de l'étude était l'évaluation des facteurs prédictifs quelle que soit la définition choisie, aucune définition n'étant consensuelle dans la littérature. De plus, les définitions choisies dans les articles sélectionnés étaient toutes cohérentes et présentaient souvent de fortes similitudes entre elles. Une autre limite est que seulement 3 études ne comprenaient pas de chirurgie concomitante. La chirurgie concomitante dans ce contexte peut être un biais d'interprétation important. Cependant, aucune des études ne retrouvait la chirurgie concomitante comme un facteur prédictif de DV ou de RAU postopératoire. Une explication est probablement que la grande majorité de ces interventions étaient des réfections/plicatures vaginales postérieures ou antérieures peu étendues. Les antécédents de chirurgie pelvienne ont en revanche été mis en évidence comme des facteurs prédictifs de DV dès le début des années 2000. Mutone et al. [25] montraient sur 153 patientes qu'un antécédent de chirurgie de l'incontinence (p =0,08) ou de chirurgie correctrice de prolapsus (p =0,06) était associé à un sur-risque de DV. Certains auteurs ont avancé l'hypothèse d'une mobilité altérée de la paroi vaginale antérieure et des lésions nerveuses secondaires aux dissections pelviennes lors des chirurgies telles que la correction du prolapsus, de l'incontinence ou l'hystérectomie, ceci pouvant expliquer les DV ou RAU postopératoires [28].


L'âge élevé supérieur à 65 ans a été décrit comme facteur prédictif dans de nombreuses études. Dans une analyse multivariée, Salin et al. [29] ont observé que l'âge était un facteur prédictif de DV à 3 mois et Mutone et al. [25] ont retrouvé une tendance significative entre l'âge et les DV post-BSU. Une des explications pourrait être une prévalence accrue d'hypoactivité détrusorienne chez les femmes de plus de 65 ans. L'étiologie peut être le diabète, mais dans beaucoup de cas, elle demeure multifactorielle voire idiopathique.


Bien que d'autres facteurs cliniques aient été mis en évidence, certains d'entre eux sont difficilement interprétables. Ainsi, l'anxiété préopératoire (évoquée par Barron et al. [12]) est particulièrement difficile à évaluer et l'utilisation d'échelles subjectives et le seuil de significativité choisi dans l'étude (p <0,2) sont contestables.


L'anesthésie générale est apparue comme un facteur prédictif de survenue de DV et l'anesthésie loco-régionale comme facteur protecteur dans plusieurs études. On peut cependant imaginer que cette association soit liée aux critères de choix de l'anesthésie plutôt qu'au type d'anesthésie elle-même. En effet, l'anesthésie loco-régionale (rachi-anesthésie) est associée à une « vessie périphérique » expérimentale transitoire qui peut être un facteur limitant la reprise mictionnelle, même lorsque des drogues à action courte sont utilisées (prilocaïne ou chloroprocaïne versus bupivacaïne). De plus, ce résultat est d'autant plus surprenant que les données de la littérature suggèrent précisément l'inverse, cependant, ces études n'évaluaient pas spécifiquement la recherche de facteurs de risque de RAU ou de VD dans le postopératoire immédiat (<72h) des BSU [30, 31].


Concernant les paramètres urodynamiques, le facteur principalement retrouvé était le Qmax préopératoire. Ce résultat est en adéquation avec de nombreuses études qui ont mis en évidence ce critère urodynamique comme majeur pour prédire la survenue de DV ou de RAU post-BSU. L'obtention d'un seuil discriminant est fondamentale afin de prédire au mieux la survenue de telles complications. Dans une étude de 2005, Park et al. [32] proposaient un seuil de 20ml/sec comme prédictif de DV post-BSU. Il semble qu'un seuil de 15ml/sec soit toutefois plus pertinent, associé à une prévalence des DV et des RAU allant de 12 à 35 % [6, 11, 13]. Duckett et al. [6] ont observé une absence de DV ou de RAU pour un Qmax>30ml/sec. L'hypoactivité détrusorienne a été retrouvé dans trois études concernant les BSU et avait déjà été évoqué comme facteur de risque de RAU pour l'ancien gold-standard chirurgical (colposuspension retropubienne) [33]. Une étude prospective unicentrique, avec un faible nombre d'opérateurs portant sur une technique de BSU donnée et évaluant spécifiquement les facteurs prédictifs de RAU et de VD pourrait être particulièrement intéressante dans ce contexte.


Conclusion


Les facteurs associés à un risque important de RAU ou de DV en postopératoire immédiat après BSU chez la femme sont l'âge supérieur à 65 ans, les antécédents de chirurgie pelvienne ou de RAU, une hypoactivité détrusorienne et un Qmax préopératoire inférieur à 15ml/sec.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Définitions des dysfonctions de vidange vésicale et de rétention aiguë d'urine dans les études retenues.
Références  Rétention aiguë d'urine  Dysfonction de vidange vésicale 
Hong et al., 2003  Sondage itératif à 72h postopératoire   
Barron et al., 2006  Miction inférieure à 100mL avec RPM supérieur à 50 % du volume total et supérieur à 150ml   
Shukla et al., 2007    RPM supérieur à 100ml deux fois successivement 
Duckett et al., 2008    RPM supérieur ou égal à 100mL à J1 postopératoire pour BSU seul et J2 postopératoire si chirurgie concomitante 
Wheeler et al., 2008    Vidange inférieure à 2/3 de 300ml de remplissage vésical deux fois successivement à 3h d'intervalle 
Cho et al., 2010    Présence de signes subjectifs (sensation de non vidange, difficultés de vidange ou jet faible)+RPM supérieur à 100ml 
Mostafa et al., 2011    Sondages itératifs postopératoires 
Kim et al., 2012    Échec de trois tests de vidange successifs (1er avec remplissage par volume moyen pré-op puis deux tests avec miction spontanée) avec RPM supérieur à 150ml 
Norton et al., 2013    Sortie avec sonde ou sondage intermittent 
Kim et al., 2013    Difficulté de vidange post ablation sonde+RPM supérieur à 100ml au premier ou au deuxième test de vidange et résolution sans traitement spécifique en 48H 
Ahn et al., 2015    Quatre différentes définitions de trouble de vidange : rétention (échec de miction ou RPM supérieur à 200ml), trouble subjectif, RPM significatif (supérieur à 100ml ou supérieur à 50 % du volume), difficulté vidange +RPM significatif 
Barr et al., 2016    Sondage avant sortie (après épreuve de vidange avec remplissage de 300ml et miction inférieure à 200ml) 
Lucena et al., 2016    Sondage dans les 48h postopératoires 



Légende :
BSU : bandelette sous urétrale ; h : heures ; ml : millilitres ; RPM : résidu post-mictionnel.



Tableau 2 - Facteurs prédictifs de rétention aiguë d'urines ou de dysfonction de la vidange vésicale en postopératoire immédiat des bandelettes sous-urétrales chez la femme.
Références  Voie  Étude  n   Facteurs prédictifs de RAU ou de DV post-BSU en analyse multivariée 
        Cliniques  Urodynamiques 
Hong et al., 2003  RP  Rétrospective  375  Absence  Qmax préopératoire (p =0,007) 
Barron et al., 2006  RP  Rétrospective  119  Multiparité>2 (OR 0,19 (IC95 % : 0,05-0,71) ; p =0,014). Anxiété-préopératoire (OR 0,17 (IC95 % : 0,04-0,66) ; p =0,13)  VLPP>60cmH2O (OR 0,13 (IC95 % : 0,036-0,5) ; p =0,03) 
Shukla et al., 2007  RP  Rétrospective  161  Absence  Absence 
Duckett et al., 2008  RP  Prospective  500  Anesthésie générale (OR 4,5 (IC95 % :1,1-18,9) ; p =0,02)  Qmax<15ml/s (OR 11,6 (IC95 % : 2,5-53,7) ; p =0,04). Hypoactivité détrusorienne (OR 5,6 (IC95 % : 1,6-19,9) ; p =0,02) 
Wheeler et al., 2008  RP/TO  Prospective  85  Absence  Qmax préopératoire p <0,001 (OR et IC95 % NC) 
Cho et al., 2010  TO  Rétrospective  128  Absence  Qmax préopératoire (OR 1,17 (IC95 % NC) ; p <0,001) 
Mostafa et al., 2011  RP/TO  Analyse secondaire (essai randomisé)  224  Absence  Absence 
Kim et al., 2012  TO  Prospective  180  Absence  Absence 
Norton et al., 2013  RP/TO  Analyse secondaire (essai randomisé)  597  Absence  Absence 
Kim et al., 2013  TO  Rétrospective  299  Absence  RPM préopératoire (OR 1,052 (IC95 % : 1,005-1,102) ; p <0,005) 
Ahn et al., 2015  TO  Rétrospective  449  Antécédents de RAU (OR 415 (IC95 % : 20-8619) ; p <0,001). Antécédents d'hystérectomie (OR 8,93 IC (1,17-68,1) ; p =0,035). Anesthésie loco-régionale (OR 0,47 (IC95 % : 0,24-0,89) ; p =0,026)  Hypoactivité détrusorienne (OR 2,52 (IC95 % : 1,03-6,13) ; p =0,042) 
Barr et al., 2016  RP  Rétrospective  170  Âge>65 ans (OR 3,72 (IC95 % :1,40-9,9) ; p <0,01)  Hypoactivité détrusorienne (OR 3,89 (IC95 % :1,56-9,69) ; p <0,01) 
Lucena et al., 2016  RP  Rétrospective  100  Antécédent chirurgie IUE/POP (OR 3,76 (IC95 % :1,14-12,33) ; p =0,029)  Absence 



Légende :
DV : dysfonction de vidange vésicale ; IC95 % : intervalle de confiance à 95 % ; IUE : incontinence urinaire d'effort ; n : nombre de sujets ; ml : millilitre ; NC : non communiqué ; OR : odds ratio ; POP : prolapsus génital ; Qmax : débit maximal urinaire ; RAU : rétention aiguë d'urines ; RPM : résidu post-mictionnel ; s : secondes.


Références



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