Exploration métabolique de la lithiase oxalo-calcique urinaire. Les indicateurs du risque lithogène : Modalités, applications et perspectives.

16 juillet 2001

Mots clés : Lithiase, composition chimique du calcul, Bilan métabolique, facteur de risque
Auteurs : Robert M
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 44-51
Malgré des explorations métaboliques exhaustives, la lithiase oxalo-calcique urinaire demeure souvent idiopathique et, en l'absence de paramètre étiopathogénique objectif, la prévention des récidives et le suivi évolutif sont particulièrement problématiques. Afin de quantifier le risque lithogène, divers indicateurs ont été élaborés à partir des intervenants potentiels du processus de cristallisation. Leur disparité illustre la difficulté d'un tel objectif ainsi que l'évolution des concepts fondamentaux et leur fréquente complexité technique pénalise leurs applications pratiques. Au delà de l'équipe promotrice, les performances de ces indices manquent souvent de reproductibilité et les constatations paradoxales voire contradictoires sont fréquentes. Elles peuvent refléter simplement la variabilité du processus lithogène ou témoigner du rôle prépondérant d'inhibiteurs puissants, notamment macro-moléculaires. L'exploration métabolique de la lithiase oxalo-calcique urinaire se limite initialement au dépistage des affections lithogènes accessibles à un traitement spécifique. Après répétition des examens biologiques de base, les récidives, a fortiori inexpliquées, nécessitent des investigations plus complexes. Actuellement, les applications des indices de risque lithogène relèvent principalement de la recherche, clinique ou fondamentale. Parmi les nombreux indicateurs disponibles, le rapport citraturie/calciurie et l'indice de Parks paraissent particulièrement prometteurs.