Exploration des facteurs biologiques prédictifs de la progression après chirurgie dans le carcinome rénal à haut risque : résultats de la cohorte française des patients de l’essai randomisé S-TRAC

05 novembre 2020

Auteurs : I. Ouzaid, S. Kammerer-Jacquet, Z. Khene, A. Ravaud, J. Patard, K. Bensalah, N. Rioux-Leclercq
Référence : Prog Urol, 2020, 13, 30, 788-789
Objectifs

L’objectif de cette étude était d’explorer les facteurs biologiques prédictifs de la progression après néphrectomie pour carcinome des cellules rénales (CCR) à haut risque non métastatique en utilisant les tumeurs collectées des patients inclus en France dans l’essai randomisé S-TRAC (NCT00375674).

Méthodes

Nous avons analysé les tumeurs de la cohorte française du STRAC qui comprenait 44 cas de CCR qui ont été recueillis dans six centres. L’objectif principal était d’explorer les facteurs biologiques prédictifs de la progression (définis comme SSP) au sunitinib. L’analyse à large spectre, y compris l’immunohistochimie, la fluorescence in situ d’hybridation (FISH), d’hybridation génomique comparative (CGH) et de transcriptomique des analyses ont été effectuées sur les tumeurs.

Résultats

L’analyse de la densité vasculaire a montré un stroma vasculaire de type 1 correspondant à une densité vasculaire élevée a été associée à une progression (p <0,034, Fig. 1). La perte de poly bromo-1 a montré un profil distinct : une tumeur agressive hautement avec un profil angiogénique marqué (surexpression du facteur de croissance endothélial vasculaire et stroma vasculaire immature de type 2), pas d’expression PD1 ou PDL1, et statut de type sauvage (WT) du gène VHL . Il y avait 27 régions chromosomiques gagnées chez les patients présentant une progression (sur les chromosomes 7 et 16, et dans une moindre mesure 8, 12, 17, 19, 20 correspondant à 605 gènes associés) et 10 régions perdues chez ces mêmes patients sur les chromosomes 8 et 9, et dans une moindre mesure 2 et 21 correspondant à 25 gènes associés.

Conclusion

Nous avons constaté qu’un phénotype angiogénique défini par une forte densité vasculaire avec un stroma vasculaire de type 2 était un facteur prédictif de la résistance au sunitinib.

Quel que soit le traitement reçu (sunitinib ou placebo) les gains et de pertes chromosomiques et d’altérations génomiques, y compris la perte de PBRM1 étaient associées à un plus mauvais pronostic.




 




Fig. 1
Fig. 1. 





Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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Publié par Elsevier Masson SAS.