Expérience acquise en anesthésie et réanimation péri-opératoire dans la néphrolithotomie percutanée. Attitude actuelle dans le traitement endoscopique de la lithiase et de l'anomalie de la jonction pyélo-urétérale.

16 juillet 2001

Mots clés : Lithiase, hydronéphrose congénitale, néphrolithotomie percutanée, endo-pyélotomie, Anesthésie
Auteurs : Artagnan J, Milon D, Corbel L, Le Nestour M, Conduche P, Guillé F, Cipolla B, Staerman F, Labrador J, Lobel B.
Référence : Prog Urol, 1994, 4, 56-62
Le traitement endoscopique percutané du rein conserve une place dans le traitement de la lithiase (Néphrolithotomie Percutanée - NLPC) et dans celui de l'anomalie de jonction pyélo-urétérale (Endopyéloplastie). Il nécessite une anesthésie garantissant le confort chirurgical et la sécurité des patients malgré les changements de position et le décubitus ventral prolongé.L'intervention présente des risques iatrogènes liés à l'irrigation calicielle, intéresse des patients à épisodes infectieux plus ou moins documentés et comporte des risques hémorragiques et d'effraction d'organes de voisinage. 282 patients traités par NLPC entre 1984 et 1991 ont été revus afin de délimiter les domaines respectifs de l'anesthésie générale et péridurale et d'en préciser les modalités, d'évaluer le risque et la gravité de la résorption du soluté d'irrigation et d'apprécier le risque infectieux en situant les indications de l'antibioprophylaxie. L'anesthésie générale utilisant notamment l'Etomidate et le Propofol à la seringue électrique assure un confort chirurgical, une sécurité anesthésique et la maîtrise plus facile des complications per-opératoires. Le regain d'intérêt pour cette technique est à nuancer devant l'incidence croissante des accidents anaphylactiques liés aux drogues anesthésiques. Les interventions prolongées au-delà de 2 heures, l'augmentation de la pression intracalicielle, l'utilisation initialement exclusive du glycocolle en irrigation induisent des accidents d'hémodilution éventuellement aggravés d'intoxication à la glycine : mieux vaut une chirurgie itérative, l'utilisation le plus souvent possible du tube d'Amplatz et privilégier le sérum physiologique sauf nécessité opératoire. Les patients aux antécédents d'infection urinaire, aux lithiases infectées, bénéficient d'un traitement antibiotique prolongé et efficace avant, pendant et après l'intervention. L'antibioprophylaxie est réservée aux seuls patients sans antécédents infectieux. Ces principes valent aussi bien pour la néphrolithotomie percutanée que pour l'endopyéloplastie.