Exceptions à la règle de ne pas opérer les dysplasies rénales multikystiques de l'enfant.

16 juillet 2001

Mots clés : malformation rénale, multikystose, malformation de la voie urinaire supérieure, Enfant
Auteurs : Merrot T, Chaumoitre K, Panuel M, Asessandrini P
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 734-738
Nous rapportons trois observations de dysplasies rénales multikystiques (DMK) de diagnostic anténatal, associées à des anomalies urétérales et déférentielles homolatérales ayant nécessité une exploration chirurgicale. Le diagnostic ante et postnatal d'une dysplasie multikystique rénale relève de l'échographie. La recherche du reflux vésico-urétéral associé est recommandée et impose une cystographie rétrograde. L'involution naturelle des DMK a encouragé une approche conservatrice .Les auteurs insistent sur la nécessité d'une analyse échographique plus précise en période antenatale et en postnatale du bas appareil urinaire et génital, afin d'identifier un abouchement urétéral anormal, qui constitue la cause de la dysplasie. La dysplasie étant prédominante et seule reconnue en antenatal, il est probable que des anomalies du bas appareil qui lui sont associées, puissent ne pas être identifiées à la naissance. La meilleure connaissance et la découverte néonatale des malformations associées du bas appareil sont à notre sens de nature à réviser, dans un certain nombre de cas, l'attitude systématique non interventionniste actuelle.