Evolution des pressions urétrales après injection intraveineuse de Chlorydrate de Moxisylyte dans l'instabilité urétrale de la femme. Résultats préliminaires.

16 juillet 2001

Mots clés : Urèthre, instabilité, Femme, alpha-bloquant
Auteurs : Combes T, Beguin AM, Coulomb Y, Barouti H, Costa P
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 49-57
BUT : Etudier l'action d'un alpha bloquant, le Chlorhydrate de Moxisylyte, lors d'un test intraveineux sur l'évolution des pressions urétrales chez des femmes présentant une instabilité urétrale associée à une hypertonie urétrale. MÉTHODES : La population comprend 20 femmes d'âge moyen 38 ans, ayant un trouble mictionnel clinique (incontinence urinaire 15 fois, impériosité 17 fois, pollakiurie 17 fois) évoluant en moyenne depuis 4 ans et présentant des variations de pressions urétrales au repos allant de 22 à 88 cmH20 (moyenne 44,8 cmH20), les pressions urétrales statiques variant de 72 à 150 cmH20) (moyenne 102,5 cmH20). Un bilan urodynamique a été pratiqué avant et après injection intraveineuse de Chlorhydrate de Moxisylyte à la dose de 0,5 mg/kg de poids.
RÉSULTATS : On observe une baisse significative des variations de pressions urétrales, celles-ci variant de 8 à 42 cmH20 (moyenne 21,9 cmH20), les pressions urétrales statiques variant de 47 à 102 cmH20 (moyenne 68,8 cmH20). La tolérance clinique a été bonne dans tous les cas.
CONCLUSION : Ces premiers résultats devront être complétés par une étude randomisée contre placebo pour affirmer un effet statistiquement significatif du Chlorhydrate de Moxisylyte sur la stabilité des pressions urétrales chez des femmes présentant une instabilité urétrale.