Évolution de la qualité de vie des partenaires de patients souffrant de cancer de la prostate (CaP) recevant un traitement agoniste de l’hormone libérant de la gonadotrophine (GnRH)

25 novembre 2017

Auteurs : A. Descazeaud, N. Pello-Leprince-Ringuet, V. Perrot, S. Droupy
Référence : Prog Urol, 2017, 13, 27, 677
Objectifs

Plus des deux tiers des patients traités pour un CaP vivent en couple. La relation pourrait être perturbée au cours de cette période critique. Nous avons analysé l’évolution de la qualité de vie (QV) des partenaires de patients atteints de CaP traités avec un agoniste de la GnRH pendant 6 mois, ainsi que les facteurs qui y étaient corrélés.

Méthodes

À partir d’octobre 2015, une étude prospective, multicentrique, longitudinale et non interventionnelle a été menée en France (EQUINOXE, NCT02630641). Les urologues ont recruté des couples partenaires-patients ayant un CaP pour lesquels un traitement par agoniste de la GnRH était indiqué. La QV des partenaires à l’inclusion et après 6 mois de traitement a été évaluée par le questionnaire WHOQOL-BREF, et la perception de la cohésion au sein de la relation patient-partenaire par le questionnaire DAS-16 (ajustement dyadique).

Résultats

Les données de 258 partenaires ont été incluses dans une analyse intermédiaire. La durée moyenne de la relation était de 38,1 ans (±14,5). À l’initiation du traitement, la cohésion du couple était évaluée par les partenaires comme pauvre (29 %), moyenne (22 %) ou bonne (49 %). Après 6 mois de traitement, 71,2 % des partenaires rapportaient une amélioration de leur QV (amélioration d’au moins un des 4 domaines de QV : physique, psychologique, social, environnemental). En revanche, les scores de QV se dégradaient sur la période, en moyenne de 2,8 à 4,5 points (/100) selon le domaine étudié, de façon significative (QV ressentie, physique, psychique, environnement) ou non significative (état de santé, social). En analyse multivariée, seule l’ancienneté du couple était positivement corrélée à l’amélioration de la QV des partenaires (p =0,03).

Conclusion

La QV des partenaires de patients traités par agonistes de la GnRH pour un CaP s’abaisse faiblement, et significativement pour certains domaines. L’ancienneté du couple semble avoir un effet positif sur l’évolution de la QV des partenaires.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Promoteur de l'étude IPSEN.






© 2017 
Publié par Elsevier Masson SAS.