Base bibliographique

Clampage supra-sélectif pour néphrectomie partielle robot-assistée : intérêt sur la fonction rénale post-opératoire
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 776


Objectif

Nous présentons dans cette vidéo un cas clinique d’une patiente bénéficiant d’une néphrectomie partielle robot-assistée pour tumeur rénale avec clampage supra-sélectif.


Méthodes

Vingt-cinq patients dans une cohorte prospective de patients bénéficiant d’un clampage supra-sélectif sont appariés à une cohorte rétrospective de 25 patients opérés avec un clampage artériel. L’appariement est effectué sur le DFG préopératoire et le score RENAL NS. Le critère de jugement principal est le DFG sur le rein opéré calculé par le produit du DFG à 6 mois et de la valeur fonctionnelle du rein opéré sur une scintigraphie DMSA.


Résultats

La fonction rénale du rein opéré est meilleure après clampage supra-sélectif qu’après clampage de l’artère rénale avec un DFG à 3Q4ml/min vs 27ml/min, p =0,04.


Conclusion

Le clampage supra-sélectif permet une meilleure préservation rénale que le clampage total de l’artère rénale. L’essai EMERALD permettra d’étayer ces résultats préliminaires.

Classification des anomalies papillaires rénales observées en urétéroscopie souple : évaluation de la classification 2016 et mise à jour
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 684-685


Objectifs

Le but de ce travail était d’évaluer la classification proposée en 2016 des anomalies papillaires rénales en urétéroscopie souple dans la maladie lithiasique.


Méthodes

Depuis la publication de la classification Sx nPx Rx, nous avons réalisé une collecte prospective monocentrique mono-opérateur des données descriptives utilisant cette classification durant 88 consécutives urétéroscopies souples dans le traitement de calculs. Les calculs ont été analysés par microscope et spectrophotométrie et des bilans métaboliques systématiquement effectués. Les données ont été comparées statistiquement.


Résultats

Quatre-vingt-trois pour cent des patients avaient des plaques de Randall (PR), et seulement 4,5 % avaient des papilles normales. Les calculs ancrés papillaires étaient observés dans 30,7 % des cas et un aspect de cristallisation intraductale dans 15,9 %. Des érosions papillaires étaient présentes dans 55,7 % et des papilles extrophiques dans 8 % des cas. Les calculs ancrés sombres (Sa1) et les érosions avec dépôts (Pa2) étaient significativement corrélées à la présence de PR. Les papilles érodées étaient significativement liées à la présence de calculs ancrés et les calculs de phosphate de calcium à la cristallisation intraductale. Une hypercalciurie était diagnostiquée de manière plus significative en cas de calcul ancré clair (Sa2) que sombre (Sa1) (Tableau 1 et Fig. 1).


Conclusion

Les descriptions de la classification 2016 sont confirmées par les résultats de cette étude. Les anomalies papillaires sont des conséquences du développement des calculs. Leurs descriptions pourraient ainsi améliorer le suivi des patients lithiasiques et le diagnostic de l’origine de la lithogenèse. Nous recommandons donc leur description systématique. Quelques améliorations peuvent être apportées sur une version 2019.

Clitoridoplastie dans l’ambiguïté sexuelle : technique chirurgicale
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 783


Objectif

La clitoro- ou clitoridomégalie, correspond à une augmentation de taille anormale du clitoris. Chez l’adulte, les critères dimensionnels sont, selon Brodie, une longueur minimale de 27,4mm, et une largeur de 8mm.


Méthodes

Nous rapportons ici le cas d’une patiente âgée de 26 ans, sans antécédents personnels, qui consulte pour une aménorrhée primaire avec signes d’androgénisation (hirsutisme, voix grave…). L’examen clinique a révélé la présence d’une clitoromégalie avec persistance du sinus urogénital. La patiente a d’abord bénéficié d’un caryotype en faveur d’un caryotype féminin sans anomalie (46, XX). Des explorations ultérieures ont montré un déficit en 21-hydroxylase, avec une hyperplasie congénitale bilatérale des surrénales, pour laquelle elle a été mise sous corticothérapie. Elle a bénéficié, selon son souhait, d’une clitoridoplastie.


Résultats

La mise en place de fils de soie en début d’intervention au niveau des lèvres et du gland permet une bonne exposition. L’incision coronale est le premier temps de la chirurgie. La dissection doit être très anatomique et suivre les plans des différents fascias afin de permettre une conservation du pédicule balanique, étant donné que le gland fera office de clitoris. Pour avoir les résultats esthétiques escomptés, il est nécessaire de clamper les corps caverneux le plus proche possible de la base avec une traction, et créer un nouvel orifice proximal pour extérioriser le néo-clitoris.


Conclusion

La clitoridoplastie pour ambiguïté sexuelle est une chirurgie qui, avec une standardisation des gestes et une bonne connaissance de l’anatomie, peut devenir accessible à tout chirurgien.

Colique néphrétique fébrile : enquête de pratiques auprès des urologues membre de l’AFU
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 687


Objectifs

Nous avons proposé à partir d’un cas clinique de colique néphrétique fébrile d’évaluer les attitudes et les pratiques de prescription des urologues en matière d’infectiologie urologique. Notre objectif était d’avoir un aperçu des prises en charge concernant un cas clinique standard et d’identifier les facteurs de risque associés aux mauvaises pratiques afin de proposer des moyens permettant une meilleure adhésion et application des recommandations.


Méthodes

Tous les urologues inscrits auprès de l’Association française d’urologie (AFU) ont été invités par e-mail à remplir un questionnaire en ligne à partir de la plateforme SurveyMonkey entre juillet et septembre 2018 concernant un cas clinique de colique néphrétique fébrile. Il y avait 10 questions, chacune constituées de 5 items. Nous présentons ici les données recueillies et le taux de réponse exacte en fonction du statut. L’ensemble des données statistiques ont été obtenues à partir du logiciel Excel.


Résultats

Nous avons obtenu 868 réponses (49,4 %) dont 465 complètes qui ont pu être analysées. Parmi les urologues, 58,8 % avaient réalisé l’évaluation exacte du score qSOFA=2, 65,3 % réalisaient une dérivation en urgence des urines et une antibiothérapie immédiate. Parmi les urologues, 54,7 % prescrivaient une bithérapie (bêtalactamine avec aminoglycoside) dont 60,5 % prescrivaient une C3G parentérale et 39,9 % recommandaient l’utilisation d’amikacine et considéraient que l’insuffisance rénale ne contre-indiquait pas la prescription d’aminoside. Soixante-deux pour cent utilisaient en relais l’amoxicilline et parmi ceux-ci, 9,3 % à la dose de 2 g×3/j per os, 1,7 % préconisaient une durée de 10 j et 2,6 % une durée de 14 j. La proportion de bonnes réponses en fonction du statut (urologue sénior, CCA-AH et internes) retrouvait 44,7 % de bonnes réponses chez les urologues séniors, 53 % chez les CCA ou AH et 51,9 % chez les internes (Fig. 1).


Conclusion

Malgré des recommandations, les bonnes pratiques en infectiologie ne sont appliquées que par moins d’un urologue sur deux en France. En outre les prescripteurs juniors sont plus au fait des recommandations que les séniors. Ceci souligne la nécessité de diffuser davantage les recommandations et de changer les pratiques en particulier des urologues séniors en utilisant de nouveaux support de communications.

Comparaison de 3 modes de coagulation des télangiectasies radiques de vessie : laser Greenlight XPS fibre EA, laser Holmium stonelight et résecteur monopolaire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 723-724


Objectifs

La prise en charge de la cystite radique hématurique est difficile, et reste mal codifiée. L’objectif de cette étude était de comparer l’efficacité et la morbidité de la coagulation des télangiectasies de cystite radique par laser Greenlight XPS à la fibre EA, par résecteur monopolaire et par laser Holmium stonelight.


Méthodes

Une étude rétrospective a été menée dans un centre universitaire incluant tous les patients, avec antécédent d’irradiation pelvienne, pris en charge au bloc opératoire, en urgence ou programmée, pour un geste de coagulation, et présentant des lésions endoscopiques de cystite radique entre 2007 et 2018. Le laser Holmium stonelight était le mode de coagulation utilisé en priorité entre 2007 et 2011, la coagulation monopolaire entre 2011 et 2014, et le laser Greenlight XPS fibre EA entre 2015 et 2018. Les résultats périopératoires et à long terme des trois techniques ont été comparés.


Résultats

Il a été réalisé 59 procédures, chez 44 patients : 18 procédures ont été réalisées au laser Greenlight XPS, 16 en coagulation monopolaire, et 25 au laser Holmium avec des cystites radiques plus sévères dans le groupe monopolaire (grade RTOG/EORTC>2 : 0 % vs 37,5 % vs 12 % ; p =0,008). Les taux de complications intra-opératoires et postopératoires Clavien ≥ 3 étaient significativement plus élevées dans le groupe monopolaire (p =0,01 et p =0,0006 respectivement, cf. Tableau 1), de même que la durée d’hospitalisation (p =0,02). Après un suivi médian de respectivement 13, 38 et 58 mois (p <0,0001) le taux de récidive de l’hématurie macroscopique était plus élevé dans le groupe holmium (38,9 % vs 50 % vs 80 % ; p =0,02). En revanche la survie sans retraitement (caisson hyperbare ou chirurgie) étaient comparable dans les 3 groupes (p =0,56, voire Fig. 1).


Conclusion

Chez les patients présentant une hématurie macroscopique sur lésions de cystite radique, les résultats de la coagulation par laser Greenlight fibre EA semblaient plus favorables que ceux de la coagulation monopolaire ou par laser Holmium. Ces résultats nécessitent toutefois confirmation par des séries plus larges et avec des données à long terme pour le laser Greenlight.

Comparaison de la néphrectomie partielle et des traitements radio-ablatifs dans la prise en charge des tumeurs du rein de moins de 4 cm chez les patients jeunes et peu comorbides
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 644-645


Objectifs

Les recommandations proposent la néphrectomie partielle (NP) en première intention pour le traitement des petites tumeurs du rein (<4cm) (PTR). La place des traitements radio-ablatifs (TRA) semble se situer chez les patients âgés et fragiles.

L’objectif était de comparer les résultats oncologiques et la morbidité des TRA avec le traitement recommandé des PTR, la NP, chez les patients jeunes sans comorbidité.


Méthodes

Une étude observationnelle rétrospective monocentrique a permis d’inclure les patients traités pour une tumeur rénale classée cT1a entre 2010 et 2014. Les patients âgés de plus de 70 ans ou porteurs d’un score ASA≥3 ont été exclus. Les caractéristiques des patients et des tumeurs ont été colligées, notamment leur complexité (R. E. N. A. L. score), et les données périopératoires (durée d’hospitalisation, complications [Clavien], créatininémie). Le test du Chi2 (ou Fischer) a été utilisé pour comparer les variables qualitatives, le t -test (Student) pour les variables quantitatives. Les survies (sans récidive, et globale) ont été analysées selon Kaplan–Meier et comparées par test du log-rank.


Résultats

Parmi les 248 patients traités pour une PTR entre 2010 et 2014 (NP=117, TRA=131). Cent vingt-trois patients ont été inclus dans l’analyse finale (NP=83, TRA=40). Les groupes étaient comparables sur les données pré-thérapeutiques sauf pour la taille tumorale, les tumeurs traitées par TRA étant plus petites que celles traitées par NP (Tableau 1). Au terme d’un suivi médian de plus de 60 mois, la survie sans récidive n’était pas statistiquement différente entre la TRA et la NP (85 % [n =6] vs 91,5 % [n =7] [p =0,17]). La survie globale était également comparable pour TRA vs NP (97,5 % [n =1] vs 95,2 % [n =4] [p =0,52]) (Fig. 1). La variation de la créatininémie et la survenue de complications (Clavien) étaient comparables dans les deux groupes, alors que la durée d’hospitalisation était significativement plus courte dans le groupe TRA (3 vs 6 j, p <0,0001) (Tableau 2).


Conclusion

Chez les patients jeunes et peu comorbides, les traitements radio-ablatifs se placent comme une ressource thérapeutique efficace à long terme et peu morbide dans les tumeurs rénales T1a.

Comparaison de la transplantation rénale cœlioscopique robot-assistée de donneur vivant entre receveurs obèses et non-obèses : une série internationale de 169 transplantations
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 673-674


Objectifs

L’objectif était de comparer les résultats chirurgicaux peropératoires et postopératoires précoces de la transplantation rénale robot-assistée (TRRA) de donneur vivant chez des receveurs obèses et non obèses.


Méthodes

Nous avons inclus tous les patients ayant eu une transplantation rénale robot-assistée de donneur vivant, préalablement inclus dans l’European Robotic Urological Section-TRRA database. Les Résultats fonctionnels, les complications intra- et postopératoires ont été comparés entre les patients obèses (IMC≥30kg/m2) et non obèses (IMC<30kg/m2).


Résultats

Cent soixante-neuf TRRA de donneurs vivants ont été réalisé de juillet 2015 à septembre 2018. Trente-deux patients avaient un IMC>30. Le temps opératoire était statistiquement plus court dans le groupe des receveurs obèses (214,5±12,6 contre 282,3±8minutes, p <0,0001). Il n’y a pas eu de complications peropératoires majeures (Clavien III) dans les deux groupes. En ce qui concerne les complications postopératoires mineures (Clavien I–II) et majeures (Clavien III), aucune différence statistique n’a été identifiée entre les 2 groupes. À l’analyse univariée, l’âge, l’IMC et le nombre d’artères du transplant étaient des facteurs prédictifs de fonction rénale sous-optimale (FRSO) (eGFR<45mL/min/1,73 m2) à 1 mois postopératoire. Seul le nombre d’artères du transplant était un facteur prédictif indépendant de FRSO à l’analyse multivariée. La clairance à 1 an était équivalente dans les deux groupes.


Conclusion

Chez les receveurs obèses, la TRRA présente des résultats fonctionnels optimaux et des taux de complications similaires à ceux des receveurs non obèses.

Comparaison des résultats péri- et postopératoires de la résection de vessie en bloc versus la résection de vessie classique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 695-696


Objectifs

L’objectif est de comparer la morbidité périopératoire de la résection de vessie (RTV) en bloc avec les résultats de la technique classique.


Méthodes

Dans cette étude rétrospective, les RTV en bloc réalisées par 2 chirurgiens étaient colligées et comparées à une cohorte semblable de RTV classique. Toutes les RTV sont réalisées avec du courant bipolaire. Les données de morbidité périopératoires étaient colligées et analysées selon la classification de Clavien–Dindo.


Résultats

Cent soixante-dix patients ont été inclus. Les caractéristiques de la population sont décrites dans le Tableau 1. La lumière bleu (PDD) était utilisée dans 75 % des RTV en bloc et 38 % des RTV classiques. La durée opératoire moyenne dans le groupe 1 est de 50min (15–120) versus 35 (15–80) dans le groupe 2 (p =0,12). La durée de séjour moyenne était de 1,41 (0–2) jours dans le groupe 1 versus 3,03 (1–15) jours dans le groupe 2 (p =0,035). La sonde vésicale était retirée après 1,01 (0–3) jours dans le groupe 1 versus 2,66 (1–15) jours (p =0,068) dans le groupe 2. Aucune complication n’est retrouvée dans le groupe 1 alors que dans le groupe 2, 3 patients ont eu une rétention urinaire postopératoire (Clavien 2) et 4 patients ont eu une reprise chirurgicale pour décaillotage (Clavien 3b).


Conclusion

La RTV en bloc présente une durée opératoire supérieure à la RTV standard mais permettrait de réduire la durée d’hospitalisation et semble moins morbide que la RTV standard. Une comparaison des résultats anatomopathologique et du taux de récidive entre ces deux groupes est en cours.

Comparaison des taux d’estradiol et de gynécomastie chez les hommes hypogonadiques traités par citrate de clomifène ou testostérone transdermique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 718-719


Objectifs

Le citrate de clomifène (CC) est un traitement reconnu de l’hypogonadisme (HG). Inhibiteur compétitif de l’œstradiol (E2) au niveau de ses récepteurs hypothalamiques, il est cependant susceptible d’engendrer une augmentation des taux sériques d’E2. Cette analyse a été entreprise pour comparer les taux sériques d’E2 chez les hommes atteints d’HG sous traitement par CC par rapport à un traitement par testostérone transdermique (TTD).


Méthodes

Notre population d’étude était composée d’hommes ayant :

– un HG (deux taux sériques de TT au petit matin<300ng/dL) ;

– soit sous traitement par CC, soit sous traitement par TTD ;

– un taux d’E2 de référence normal ;

– et un suivi clinique et biologique (TT et E2) ≥ 6 mois.

Le CC a été prescrit à 25mg tous les deux jours et titré jusqu’à 50mg/jour pour maintenir les patients à un taux de TT de 500–600ng/dL. L’administration de TTD a été ajustée pour obtenir le même effet. Tous les hommes ont été examinés tous les 6 mois à la recherche d’une gynécomastie.


Résultats

Cent soixante-quatre hommes sous TTD (âge moyen : 58±12 ans) et 142 hommes sous CC (âge moyen : 44±24 ans) ont constitué notre population d’étude. La durée moyenne de traitement par CC était de 16 mois ; et 22 mois pour TTD. Des augmentations significatives des taux moyens de TT ont été observées dans les deux groupes au cours du traitement : CC +261–498ng/dL (p <0,05), et TTD +246–574ng/dL (p <0,05) ; sans différence significative entre les taux de TT initiaux ou sous traitement entre les deux groupes. Les taux de E2 de base étaient similaires dans les deux groupes (CC : 19pg/mL, TTD : 22pg/mL, p =NS), mais en fin de traitement les taux d’E2 étaient significativement différents entre le groupe CC : 44pg/mL ; et TTD : 31pg/mL (p <0,05). Les taux de gynécomastie étaient : CC 4/142 (2,8 %), TTD 6/164 (3,6 %) (p =NS).


Conclusion

Bien que le traitement par CC ait augmenté les taux d’E2 de façon nettement supérieure au traitement par TTD, cette différence n’a pas eu de traduction clinique significative. Les taux de gynécomastie étaient similaires entre les deux groupes.

Comparaison des voies cœlioscopiques transpéritonéales et rétropéritonéales pour la surrénalectomie pour métastase : une étude multicentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 650-651


Objectifs

La voie cœlioscopique pour les surrénalectomies pour suspicion de métastase reste controversée. Aucune étude n’a à ce jour chercher à comparer les voies d’abord cœlioscopique transpéritonéale et rétropéritonéale dans cette indication. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats des voies cœlioscopiques transpéritonéale (transP) et rétropéritonéale (rétroP) pour la surrénalectomie pour métastase.


Méthodes

Tous les patients ayant eu surrénalectomies pour métastase surrénalienne, quel que soit le primitif, réalisées dans 7 centres entre 2006 et 2016 ont été inclus dans une étude rétrospective. Les surrénalectomies réalisées lors d’une néphrectomie homolatérale ont été exclues. Les Résultats périopératoires des surrénalectomies trransP et rétroP ont été comparés. La survies sans récidive (SSR) ont été estimées par la méthode de Kaplan – Meier et comparées par le test de Log-Rank.


Résultats

Quatre-vingt-treize patients ont été inclus : 76 transP et 17 rétroP. La taille tumorale moyenne était comparable dans les deux groupes (35,6 vs. 51,9mm ; p =0,49). Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes en termes de durée opératoire (175,5 vs. 177,8min ; p =0,87), de durée d’hospitalisation (4,8 vs. 4,3jours ; p =0,89) de complications postopératoires (18,1 % vs. 29,4 % ; p =0,32) et de taux de marges positives (22,5 % vs. 18,8 % ; p =0,74). Les taux de complications majeures (Clavien 3 ou plus) étaient également similaires dans les deux groupes (6,1 % s. 11,7 % ; p =0,60). Après un suivi moyen de 26,4 et 21,1 mois (p =0,75), les taux estimés de SSR à 5 ans étaient de 25,6 % et 13,8 % respectivement (p =0,52 ; Fig. 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique les résultats périopératoires et oncologiques des voies transP et rétroP étaient similaires. Des études de plus large effectif, et idéalement prospectives randomisées, seront nécessaires pour confirmer l’équivalence de ces deux techniques.

Comparaison entre dextranomere/acide hyaluronique (Deflux®) et polyacrylate-polyalcool copolymere (Vantris®) dans le traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral (RVU) de l’enfant
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 691


Objectifs

Le traitement endoscopique du RVU chez l’enfant fait partie des guidelines, mais diverses molécules sont présentes sur le marché. Le but est de comparer les Résultats d’une injection endoscopique de polyacrylate-polyalcool copolymère Vantris® à ceux d’une injection de dextranomere/acide hyaluronique Deflux® en termes de récidive d’infection urinaire, chez des enfants traités pour reflux vésico-urétéral (RVU) de grade faible ou intermédiaire.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée incluant 94 enfants traités par une injection endoscopique de Vantris® pour un RVU de grade 1 à 3 associé à des pyélonéphrites ou à des anomalies scintigraphiques de 2014 à 2019. Ce groupe a été comparé à 91 enfants traités par une injection de Deflux® pour la même indication entre 2010 et 2014. Le critère de jugement principal est le taux de pyélonéphrite à 6 mois postopératoire, qui a été comparé entre les deux groupes.


Résultats

Les 2 groupes étaient comparables en termes d’âge moyen à l’injection (5,6 ans dans le groupe Vantris® vs. 6,6 ans dans le groupe Deflux®), de ratio garçons/filles (38/66 vs. 28/66), d’antécédent de pyélonéphrite (91 vs. 88 %) et de séquelles scintigraphiques (62 vs. 56 %). Les troubles mictionnels étaient plus nombreux dans le groupe Vantris® (39 vs. 16 %). Le suivi moyen était plus important dans le groupe Deflux® (45 mois vs. 18). Dans le groupe Vantris®, 7 enfants (7 %) ont présenté une récidive de pyélonéphrite, dont 3 avaient une récidive de RVU cystographique et 2 enfants ont été réopérés. Dans le groupe Deflux®, 16 enfants (17 %, p =0,04) ont récidivé une pyélonéphrite, dont 8 avaient une récidive de RVU sur la cystographie et ont été réopérés.


Conclusion

Dans le traitement endoscopique du RVU, le Vantris® semble avoir une meilleure efficacité que le Deflux® sur la récidive de pyélonéphrites, au moins à court terme. Cependant, le risque d’obstruction chronique est à surveiller et nécessite des études sur les résultats du Vantris® à long terme.

Comparaison in vitro des flux de bulles avec le Laser Thulium Fibré Superpulsé selon le diamètre de fibre laser (150 ?m vs 272 ?m) et le milieu d’activation (sérum physiologique, produit de contraste iodé, eau pour préparation injectable, urine)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 681-683


Objectifs

Le Laser Thulium Fibré (TFL) représente une alternative au laser Holmium:YAG pour la lithotritie endocorporelle, permettant d’utiliser des fibres laser (FL) de diamètres inférieurs à 200μm. L’objectif était de comparer in vitro les dimensions et durée des flux de bulles (FB) entre FL de diamètre 272μm (272CDF) et 150μm (150CDF) avec le TFL selon le milieu d’activation.


Méthodes

Un générateur TFL (IPG Photonics©) de 50W avec des fibres laser de diamètre 272μm et 150μm (Sureflex, Boston Scientific©) ont été utilisés. Neuf énergies (En=0,025–4J) étaient étudiées avec durées d’impulsions de 650 à 2100μs. L’extrémité de la FL était disposée verticalement, immergée dans une cuvette de sérum physiologique (SP), d’eau pour préparation injectable (WFI), urine et produit de contraste iodé (Telebrix-30-Meglumine) (PDC) à température ambiante et sectionnée entre chaque expérience par des ciseaux en céramique. Trois bulles consécutives étaient filmées par une caméra rapide PhotronFastcam (15 000 images/s). ImageJ (NIH®) et PhotronFastcamViewer® (États-Unis) permettaient le recueil des longueurs (μm), largeurs (μm), et durée de vie (DV) moyennes du FB (μs).


Résultats

Le FB était plus long et plus large avec 150CDF par rapport à 272CDF, sauf pour En=25mJ. La DV du FB était plus importante avec 150CDF. Les puissances maximales utilisables étaient supérieures à la limite technologique du TFL, sauf pour 25mJ (50W pour 150CDF et 40W pour 272CDF) (Tableau 1 et Fig. 1). À irradiance équivalente, 150CDF présentait des dimensions et durée de vie de FB inférieures à 272CDF. Le FB était plus long dans le PDC par rapport au SP, WFI et urine, sauf pour En=150mJ et 200mJ contre SP (Tableau 2 et Fig. 1). Pour En>25mJ, les FB étaient plus fins dans l’urine, WFI et SP et d’aspect semblable. La DV était plus longue dans le PDC par rapport à l’urine, WFI et SP (Tableau 2 et Fig. 1), traduisant une plus faible fréquence maximale théorique. Le diamètre de FL ne modifiait pas ces résultats.


Conclusion

150CDF présentent des dimensions et DV de FB supérieures à 272CDF avec le TFL, sauf à 25mJ. Sa plus grande irradiance explique ces résultats mais oriente l’utilisation de 150CDF à de faibles énergies-hautes fréquences, jusqu’à 50W maximum. Les dimensions et DV des FB étaient similaires dans l’urine, WFI ou SP mais moins longues et moins larges et plus courtes que dans le PDC, expliquées par sa plus grande viscosité.

Comparaison in vitro des taux d’ablation lithiasiques du laser Thulium fibré et du laser Holmium:YAG pour la lithotritie endocorporelle : impact de l’utilisation de fibre laser de diamètre 150 ?m
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 683-684


Objectifs

Le laser Thulium fibré (TFL) apparaît comme une alternative au laser Holmium:YAG (Ho:YAG) pour la lithotritie endocorporelle, permettant d’utiliser des fibres de diamètres inférieurs à 200μm. L’objectif était de comparer in vitro les diamètres des fragments, des fissures, et des volumes d’ablation lithiasiques selon le diamètre de fibre laser (CDF) (272μm ou 150μm) avec le TFL et le Ho:YAG.


Méthodes

Des fibres laser connectées au TFL 50W (272CDF ou 150CDF) ou au MH1 Ho:YAG30W (272CDF) étaient comparées selon trois paramètres : « fine dusting » (FD:0,15J/100Hz), « dusting » (D:0,5J/30Hz) et « fragmentation » (Fr:1J/15Hz). Une émission laser de vingt secondes était réalisée respectant une spirale de rayon 4mm en contact avec des calculs cubiques synthétiques (Begostone) dur (COM) ou tendre (UA) de 10mm, immergés en solution saline. Après séchage, les calculs étaient scannés (Quantum FX) et les fragments recueillis par tamisage. Fragments et calculs étaient observés ensuite en microscopie optique pour déterminer les diamètres moyens des fissures et fragments. Les volumes d’ablation (VA) étaient mesurés par segmentation (3DSlicer).


Résultats

150CDF réalisait des fissures significativement plus petites que 272CDF contre UA (FD : 304,4μm±45,04 vs 410,2μm±66,5, p <0,001 ; D:503μm±59,91 vs 573,5μm±38,09, p <0,01 ; Fr:615,9μm±59,18 vs 689,2μm±51,4, p <0,01) et COM sauf en fragmentation (FD : 396,9μm±68,27 vs 540,8μm±76,93, p <0,0001 ; D:602,5μm±35,42 vs 656,3μm±65,21, p =0,04 ; Fr:971,3μm±153,8 vs 930,5μm±67, p =0,39). 150CDF produisait des fragments significativement plus petits que 272CDF sauf en dusting contre UA (FD : 20,52μm±9,001 vs 38,41μm±54,42, p =0,0003 ; D:22,65μm±11,95 vs 15,45μm±11,69, p <0,0001 ; Fr:13,78μm±12,3 vs 17,01μm±40,66, p =0,3107) et COM (FD:20,66μm±8,099 vs 34,91μm±51,21, p =0,0018 ; D:14,2μm±8,108 vs 6,28μm±7, p <0,0001 ; Fr:27,56μm±24,61 vs 111,9μm±189,8, p <0,0001) (Tableau 1a, Tableau 1b). En dusting , le VA était quatre et trois fois supérieurs avec TFL par rapport au Ho:YAG contre COM (p <0,05) et UA (p <0,05). En fragmentation, le VA était deux fois supérieur avec TFL par rapport au Ho:YAG contre COM (p <0,05) et UA (p <0,05) respectivement (Tableau 2, Fig. 1). Les VA avec TFL et 150CDF étaient significativement supérieur à ceux du Ho:YAG (sauf en fragmentation contre UA). Pour TFL, 272CDF présentait un VA significativement supérieur à ceux avec 150CDF, sauf en fine dusting contre UA. Les VA en fine dusting avec TFL (150CDF et 272CDF) étaient deux et trois fois supérieurs au VA avec Ho:YAG en dusting .


Conclusion

Avec TFL, 150CDF produit des fragments (sauf en dusting ) plus petits par rapport 272CDF respectant les définitions du dusting pour une évacuation spontanée ou facilité des fragments. À FL et paramètres égaux, le TFL présente un VA deux (fragmentation) à quatre fois (dusting ) supérieur au Ho:YAG. Avec 150CDF, il reste 50 % supérieur au Ho:YAG (272CDF).

Comparaison prospective non randomisée de la solifenacine et du mirabegron chez les patients atteints de sclérose en plaques ayant des symptômes d’hyperactivité vésicale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 737


Objectifs

Le mirabegron pourrait avoir un intérêt chez les patients sclérose en plaques (SEP) en raison de son meilleur profil de tolérance mais aucune étude n’a à ce jour comparer le mirabegron aux anticholinergiques dans la population SEP. L’objectif de cette étude était de comparer le mirabegron et la solifenacine chez les patients SEP ayant des symptômes d’hyperactivité vésicale (HAV).


Méthodes

Une étude prospective contrôlée non randomisée a été conduite dans un centre entre 2012 et 2018. Tous les patients SEP ayant des symptomes d’HAV ont été évalués pour inclusion. Les critères d’exclusions étaient la réalisation d’auto-sondages (ATS), un EDSS>6 ou la prise d’anticholinergiques ou mirabegron dans le mois précédent l’inclusion. Les patients inclus pendant la première période (2012–2016) de l’étude était traité par mirabegron 50mg 1 cp/j et ceux inclus pendant la deuxième période (2017–2018) recevait de la solifenacine 10mg 1 cp/j. Les patients étaient réévalués à 6 semaines. Le critère de jugement principal était le questionnaire OABq-SF.


Résultats

Soixante et un patients ont été inclus: 35 dans le groupe mirabegron et 26 dans le groupe solifenacine. À 6 semaines, l’OABq-SF était significativement diminué dans les 2 groupes (6,2 vs 17,2 initialement dans le groupe solifenacine, p <0,0001; 11,1 vs 16,1 initialement dans le groupe mirabegron, p <0,0001). Cependant la diminution était significativement plus importante dans le groupe solifenacine (−64,6 % vs −35,5 %; p =0,005). L’impression d’amélioration évaluée par PGII était également en faveur de la solifenacine (PGII=1, 2 ou 3: 100 % vs 59 %). Deux patients ont interrompu le traitement pour effet indésirable dans le groupe solifenacine contre aucun dans le groupe mirabegron (7,7 % vs 0 %; p =0,18). La constipation évaluée par le score PACSYM diminuait dans le groupe mirabegron alors qu’elle s’accentuait dans le groupe solifenacine (−8 % vs +2,7 %; p =0,07).


Conclusion

La solifenacine pourrait être plus efficace que le mirabegron chez les patients atteints de SEP ayant des symptômes d’HAV. En revanche, le profil de tolérance du mirabegron semble meilleur que celui de la solifenacine chez les patients SEP avec en particulier moins d’effet sur la constipation.

Complication urologiques liées à la grossesse et à l’accouchement après reconstruction urologique complexe : étude rétrospective multicentrique nationale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 740-741


Objectifs

L’objectif principal de notre étude était de rapporter les difficultés rencontrées et les complications au cours de la grossesse et de l’accouchement chez les patientes ayant un antécédent de grossesse et d’accouchement après reconstruction urologique complexe.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique dans 16 centres. Ont été incluses les patientes aux antécédents d’entérocystoplastie d’agrandissement (EA), et/ou de dérivation cutanée continente (DCC), et/ou de sphincter urinaire artificiel (SUA) et ayant présenté une grossesse et accouchement.


Résultats

Soixante-huit femmes ayant présenté 96 accouchements entre 1998 et janvier 2019 ont été incluses. Cinquante pour cent présentaient un dysraphisme spinal, 30 % une lésion médullaire, 15 % une exstrophie vésicale et 6 % une autre pathologie. Cinquante-deux pour cent avaient une EA, 25 % une DCC et 5 % un SUA. Au cours de la grossesse, 10 % ont présenté des difficultés d’auto-sondages et 14,6 % ont nécessité un drainage du haut appareil urinaire pour colique néphrétique ou pyélonéphrite aiguë. Concernant l’accouchement, le taux de césarienne était de 64 % dont 13 % en urgence. Le taux de prématurité était de 35 %. Un sur 3 des césariennes se sont compliquées, principalement par lésion de la reconstruction urologique. La continence urinaire à 6 mois de l’accouchement était non modifiée pour 93,5 % des femmes, quel que soit le mode d’accouchement (p =0,293) (Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3).


Conclusion

À notre connaissance, il s’agit de la plus grosse cohorte rapportant les complications de la grossesse et de l’accouchement après reconstruction du bas appareil urinaire. La voie basse, lorsqu’elle est possible, doit être privilégiée en première intention, la césarienne étant à risque de lésion du montage urologique, et ne semblant pas prévenir une incontinence post-partum.

Complications après chirurgie du périnée (avec ou sans implantation de matériel) : premiers résultats de l’observatoire multicentrique français VIGIMESH après 1873 inclusions
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 708-709


Objectifs

Lors d’une chirurgie pour incontinence urinaire d’effort et/ou prolapsus génital des dispositifs médicaux non-résorbables sont souvent utilisés. Les complications dépendent de l’expérience du chirurgien, des caractéristiques des patientes, de la voie d’abord, de la technique de pose, et des matériaux utilisés. L’observatoire VIGIMESH permet depuis 2017 un recueil prospectif de l’utilisation de ces dispositifs et de leurs complications (exposition, complications fonctionnelles [douleur, obstruction, conséquences sexuelles]).


Méthodes

À partir de février 2017, dans les 13 centres participants toutes les patientes opérées d’une incontinence urinaire d’effort (IUE) et/ou un prolapsus génital ou rectal pouvaient participer au suivi. Seuls les patientes ayant une bandelette sous-urétrale (BSU) ou une colposuspension, une réparation vaginale avec ou sans mèche par voie vaginale ou abdominale ou une réparation endo-anale ont été incluses. Les patientes ayant une pose de sphincter urinaire artificiel, de ballons péri-urétraux ou des injections de produits de comblements n’ont pas été incluses. Chaque chirurgien déclarait leurs interventions et complications. Celles-ci étaient vérifiées avec les informations du département d’information médicale et par des questionnaires de suivi.


Résultats

Au total, 1873 patientes ont été incluses et analysées. Les chirurgies index ont été réparties en 5 groupes (Tableau 1). Les patientes opérées d’une IUE isolée par BSU ont bénéficié dans la moitié des cas d’une procédure rétropubienne (338 cas soit 51,4 %). Quinze patientes ont eu un colpocleisis dans le groupe réparation vaginale sans matériel. Soixante-trois plaies peropératoires (3,36 %) ont été rapportés (34 de vessie, 2 de l’urètre, 2 du rectum et 19 du vagin). Seulement dans 8 cas ces plaies ont amené à l’arrêt de l’intervention et/ou de la mise en place de matériel. Cinquante-deux patientes (2,78 %) ont eu des complications graves durant la chirurgie ou dans les premiers mois postopératoires (grade III ou plus) (Tableau 2 et Fig. 1). Sept patientes ont nécessité de multiples interventions pour traiter la complication.


Conclusion

L’observatoire est un outil qui permet de rapporter, de façon organisée, les complications des chirurgies du plancher pelvien et permettra sur le plus long terme de comparer les différents matériaux utilisés et techniques d’implantation. Il permettra également à terme de proposer des recommandations sur la prévention et la prise en charge des complications de ces chirurgies et de leurs séquelles.

Complications majeures des traitements chirurgicaux des tumeurs du rein localisées d’après les données nationales du Programme de médicalisation des systèmes d’information 2016 et 2017
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 727


Objectifs

Le traitement chirurgical des tumeurs du rein localisées est à l’origine de complications hémorragiques, thromboemboliques et infectieuses. Nous avons étudié les données du Programme de médicalisation des systèmes d’information national 2016 et 2017 pour en extraire leurs fréquences selon le type d’intervention chirurgicale (néphrectomie totale élargie, néphrectomie partielle) et selon la voie d’abord (laparotomie, cœlioscopie, lombotomie et laparotomie/lombotomie).


Méthodes

Les données étaient extraites pour la période 2016 et 2017 pour tous les patients anonymisés hospitalisés en France (tout établissement confondu) avec un diagnostic de tumeur rénale sauf voie excrétrice (C64). Sont exclus les patients ayant des diagnostics en rapport avec des lésions secondaires. Les différents groupes chirurgicaux étaient sélectionnés à partir de leur code CCAM (chirurgie ouverte ou cœlioscopique, partielle ou totale). Les complications étaient sélectionnées à partir des codes diagnostics associés. Nous avons regroupé les complications hémorragiques (HEM), thromboemboliques (MTE) et infectieuses (INF). Les données avaient été analysées avec un test du Chi2 ou un test exact de Fischer.


Résultats

En 2016 et 2017, respectivement 8654 et 8808 patients ont été inclus. Parmi les 4448 NP réalisées en 2016, les complications HEM (p <0,001) et INF (p <0,001) étaient significativement plus importantes dans les groupes lombotomie et laparotomie. Pour les 4206 NTE, il y avait significativement plus de complications INF (p <0,001), HEM (p <0,001) et MTE (p <0,047) dans les groupes ouverts. Parmi les 4724 NP et les 4084 NTE de 2017, il y avait significativement plus de complications HEM (p <0,001), MTE (p =0,001) et INF (p <0,001 groupe NP et p =0,013 groupe NTE) dans les groupes ouverts que les groupes cœlioscopiques (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Les voies cœlioscopiques sont moins pourvoyeuses de complications INF, HEM et MTE que les voies ouvertes d’après les données du PMSI nationale.

Conclusion
Conclusion
2019
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 896-897
       

Curage inguinal et pelvien pour tumeur de verge
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 784


Objectif

Cette vidéo présente une chirurgie de curage inguinal gauche et curage pelvien chez un patient de 69 ans. Il lui a été diagnostiqué une tumeur de verge en novembre 2018 avec initialement 2 ganglions palpables en inguinal gauche, peu mobiles. Un TEP-Scanner réalisé au début de la prise en charge retrouvait 2 fixations inguinales gauches et externe gauche.


Méthodes

Il a donc été traité par pénectomie totale qui retrouvait un carcinome infiltrant de 6cm de grand axe, pT2. Lors de cette chirurgie de pénectomie, le curage n’a pas pu être réalisé en raison d’une fixation au plan aponévrotique. Une chimiothérapie a donc été entreprise par 4 cures de TCF modifié (Docétaxel+Cisplatine+Levofolinique+Fluorouracile) et le PET-Scanner de réévaluation post-chimiothérapie retrouvait une bonne réponse métabolique (SUV max 18=>5)


Résultats

Une indication de curage inguinal et pelvien a donc été posée, pour une chirurgie réalisée en 03/2019. L’analyse de celui-ci a retrouvé pour le curage inguinal gauche :

– 2 métastases ganglionnaires avec extension extra-capsulaire (2N+/7N) ;

– pour le curage iliaque : 4N-.

Le patient a présenté une importante lymphocèle par la suite mais sans infection et sans nécrose cutanée. La résorption s’est faite progressivement et il poursuit actuellement sa surveillance.


Conclusion

La chirurgie de curage inguinal fait partie de la prise en charge de la tumeur de verge. Sans présenter de difficultés techniques majeures, elle doit cependant être bien maîtrisée, y compris la gestion des complications post-opératoires qui peuvent être lourdes.

Curage lombo-aortique modifié droit pour une tumeur germinale non-séminomateuse du testicule, par laparotomie
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 784


Objectif

Dans les tumeurs germinales non séminomateuses du testicule (TGNS), la chirurgie des masses ganglionnaires résiduelles après chimiothérapie est nécessaire, en cas de masses supérieures à 1cm. Le curage ganglionnaire lombo-aortique bilatéral complet est recommandé, mais un curage unilatéral modifié peut être proposé pour des masses résiduelles de faibles volumes, dans une stratégie d’épargne nerveuse, afin de limiter les troubles de l’éjaculation.


Méthodes

Cette vidéo illustre le cas d’un homme de 38 ans présentant une TGNS du testicule droit, classée pT2N2M0S1, de bon pronostic, avec une adénopathie inter aortico-cave de 25mm. Il a eu une chimiothérapie par 3 cures de BEP (Bléomycine, Etoposide et Cisplatine). Les marqueurs tumoraux se sont normalisés après 2 cures de BEP. Le scanner de réévaluation met en évidence la persistance d’une adénopathie inter aortico-cave de 14mm. Le patient a été opéré d’un curage ganglionnaire unilatéral modifié droit.


Résultats

Installation en décubitus dorsal. Une laparotomie médiane xypho-pubienne est pratiquée. On expose l’espace rétro-péritonéal en décollant la racine du mésentère. On repère les limites du curage : uretère droit (latérale), pédicules rénaux (supérieure), bifurcation iliaque (inférieure), ligament commun vertébral postérieur (postérieure). On retire tous les éléments ganglionnaires latéro-cave, pré-cave, rétro-cave et inter aortico-cave, de la bifurcation iliaque aux veines rénales. On retire les tissus lymphatiques pré-aortiques, uniquement dans le territoire au-dessus de l’artère mésentérique supérieure, jusqu’aux pédicules rénaux, en préservant l’adventice artériel. On résèque en totalité le pédicule spermatique droit, jusqu’à l’orifice inguinal profond. Les suites ont été simples, le patient sort à J3 après ablation du drain. L’analyse histologique a mis en évidence du tératome au niveau de la masse inter aortico-cave.


Conclusion

Un curage unilatéral modifié peut-être proposé pour diminuer la morbidité post-opératoire. L’intérêt de cette vidéo est de présenter anatomiquement les limites du curage et la conservation de l’adventice artériel, afin de préserver les fibres nerveuses du plexus hypogastrique.

Curage lombo-aortique radical modifié droit pour masse résiduelle dans un cancer du testicule. Voie cœlioscopique avec abord extra-péritonéal
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 784-785


Objectif

Le curage lombo-aortique est le traitement curatif chirurgical de référence des masses résiduelles dans le cancer du testicule. Le curage doit comporter la totalité du tissu lymphatique au sein d’un volume précis. Les territoires de curage dépendent de la localisation de la masse résiduelle et les techniques chirurgicales ont été revues pour diminuer la morbidité de cette intervention.


Méthodes

Nous rapportons un cas de curage lombo-aortique radical modifié droit pour masse résiduelle persistante après chimiothérapie dans le cadre d’une tumeur testiculaire. Patient opéré en 2018. Le territoire de curage présente comme limite supérieure les veines rénales, en limite latérale le pédicule spermatique droit, en limite médiale la face antérieure de l’aorte jusqu’à l’émergence de l’artère mésentérique inférieure, puis le bord droit de l’aorte jusqu’à sa bifurcation iliaque. La limite inférieure est la bifurcation iliaque interne/externe. L’intervention s’est déroulée par cœlioscopie avec abord extra péritonéal.


Résultats

Patient de 20 ans opéré en juin 2018 d’un orchidectomie droite pour tumeur testiculaire. L’examen anatomo-pathologique rapportait une tumeur germinale non séminomateuse mixte associant du séminome, du carcinome embryonnaire et du carcinome vitellin. Le stade TNM était pT1N2M0S2. A la fin de la chimiothérapie, le scanner de contrôle montrait la persistance d’une masse résiduelle ganglionnaire inter aortico-cave de 11×10mm. Après discussion en RCP, indication de curage lombo-aortique radical modifié droit. Cette intervention s’est déroulée par voie laparoscopique avec abord extra péritonéal. Les suites opératoires ont été simples. Le drain chirurgical retiré au 4e jour post-opératoire. L’analyse histologique ne retrouvait pas de ganglion pathologique. Le scanner de contrôle réalisé à 2 mois post-opératoire ne retrouvait aucun signe évolutif de la pathologie.


Conclusion

Le curage lombo-aortique est une intervention chirurgicale avec une grande morbidité. Cette morbidité est due aux lésions réalisées lors de l’intervention des fibres nerveuses sympathiques du plexus hypogastrique. Ces lésions sont responsables de troubles de l’éjaculation. Afin de minimiser ces lésions, des stratégies d’épargne nerveuse comme le curage unilatéral modifié ont été développées tout en étant oncologiquement valides.

Cystectomie et dérivation cutanée non continence de type Bricker pour vessie neurologique: comparaison des voies ouverte, laparoscopie et robot-assistée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 739-740


Objectifs

L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de la cystectomie par voie ouverte (CO), par voie laparoscopique pure (CL) et par voie robot-assistée (CRA) associée à une dérivation cutanée non continente trans-iléale chez les sujets neurologiques.


Méthodes

Tous les patients ayant eu une cystectomie pour vessie neurologique dans un centre entre 2006 et 2017 ont été inclus dans une étude rétrospective. La dérivation était une dérivation cutanée trans-iléale non continente type Bricker dans 100 % des cas dans les 3 groupes, toujours réalisés en extra-corporel. La plupart des CO et CL étaient réalisées par un chirurgien expérimenté (>20 cystectomies au début de l’étude et>50 procédures laparoscopiques) et la plupart des CRA par un autre chirurgien sans aucune expérience de la cystectomie et ayant réalisé moins de 10 interventions laparoscopiques ou robot-assistées en autonomie au début de l’étude.


Résultats

Quatre-vingt-dix patients ont été inclus : 41 robot, 23 cœlioscopique et 26 ouvert (Tableau 1). La durée opératoire était plus courte dans le groupe CO que dans les groupes CL et CRA (295,6 vs. 383,7 vs. 374,4min ; p =0,03). La durée d’hospitalisation était plus courte dans le groupe CRA et dans le groupe CL que dans le groupe CO (16,5 vs. 13,5 vs. 13,2jours ; p =0,03). Le taux de complications majeures étaient plus importants dans les groupe CO et CL que dans le groupe CRA (30,8 % vs. 30,4 % vs. 9,8 % ; p =0,05) de même que le taux d’utilisation d’une PCA morphine en postopératoire (62,5 % vs. 77,8 % vs. 22,9 % ; p =0,003). Le taux de complications tardives était similaire dans les 3 groupes (13 % vs. 14,3 % vs. 21,9 % ; p =0,60) (Tableau 2).


Conclusion

La voie laparoscopique, qu’elle soit ou non robot-assistée, pourrait diminuer la durée d’hospitalisation par rapport à la voie ouverte pour l’exérèse d’une vessie neurologique avec dérivation cutanée non continente trans-iléale, au prix d’une durée opératoire plus longue. L’avantage de la voie robotique sur la voie cœlioscopique pourrait être une réduction du taux de complications majeures et des douleurs postopératoires.

Cystectomie robot-assistée avec uréthrectomie périnéale simultanée et lymphadénectomie pelvienne étendue et Bricker intracorporel
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 781


Objectif

Description de la faisabilité et de l’influence sur le temps opératoire de la réalisation en simultané d’une uréthrectomie périnéale pendant une cystectomie robot avec curage ganglionnaire étendu et Bricker intracorporel.


Méthodes

Nous avons inclus tous les patients consécutifs qui ont eu une cystectomie robot-assistée (RARC) avec Bricker intracorporel (ICIC) et uréthrectomie simultanée avec le robot Da Vinci Xi, dans notre institution entre le 1er janvier 2018 et le 15 septembre 2018. Nous avons comparé les données per-opératoires avec un autre groupe de patients qui ont eu RARC et ICIC sans uréthrectomie durant la même période.


Résultats

Au total, il y avait 2 patients dans le groupe d’uréthrectomie simultanée et 14 patients dans le groupe sans uréthectomie. Un curage étendu a été réalisé pour tous les patients dans les 2 groupes. Le systeme Firefly a été utilisé pour le prélèvement de l’anse digestive dans les 2 groupes. Il n’y avait pas de difference significative entre le temps opératoire du groupe uréthrectomie simultanée (370min) et le groupe sans uréthrectomie (360min) (p =0,09).


Conclusion

La réalisation en simultané d’une uréthrectomie périnéale pendant une RARC avec ICIC est une technique faisable permettant de gagner du temps opératoire puisque celui-ci reste similaire au temps opératoire nécessaire pour la réalisation d’une RARC avec ICIC sans uréthrectomie.

Cystostomie continente de type Casale par voie Cœlioscopique robot-assistée
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 774


Objectif

La cystostomie continente de type casale est habituellement réalisée par laparotomie. Nous avons décidé de réaliser cette intervention par cœlioscopie robot-assistée chez des patients neurologiques notamment pour une épargne pariétale et une récupération plus rapide du transit.


Méthodes

Nous avons réaliser cette intervention chez une une patiente de 40 ans paraplégique post-traumatique niveau T9 complet AIS A depuis 1986 suite à un AVP. L’indication de la cystostomie a été posée devant des difficultés à réaliser les sondages par voie urétrale en raison notamment d’un méat très hypospade avec une patiente présentant une lordose importante avec bascule du bassin. Elle a un antécédent d’appendicectomie. La Cystomanométrie sous oxybutynine a retouvé une vessie inactivée et compliante et avec capacité vésicale à 340ml et aucune fuite au cours du remplissage.

Résultats La durée d’intervention a été de de 285min. Les pertes sanguines ont été de 50ml. La patiente a repris son transit à J3. Elle est sortie d’hospitalisation à J7. La sonde a été retirée à J 21. Lors de la consultation de contrôle à 3 mois, il n’y avait pas de fuites au niveau de la cystostomie. Il n’y avait pas de sténose avec un passage facile d’une sonde Ch 20 et la fibroscopie du conduit était normale.


Conclusion

D’après notre expérience la cystostomie continente est réalisable par voie coelioscopique de manière robot-assistée avec de bons résultats.

DDX5, une nouvelle cible thérapeutique dans le cancer de prostate résistant à la castration
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 700-701


Objectifs

L’évolution vers la résistance à la castration (RC) est inéluctable et intervient après 18 à 24 mois en moyenne chez des patients ayant un cancer de prostate (CP) avancé traités par hormonothérapie (HT). À ce stade l’arsenal thérapeutique se réduit drastiquement et de nouveaux traitements sont nécessaires. La protéine DDX5 est surexprimée dans les CPRC et fonctionne comme un co-activateur du récepteur aux androgènes (RA).


Méthodes

Nous avons utilisé une banque de tissu de 752 biopsies de prostate pour étudier l’expression de DDX5 dans les CP, en fonction du Gleason et du stade de la maladie en utilisant un test t de Student. Nous avons également étudié l’impact de l’expression de DDX5 sur la survie sans récidive biologique par la méthode de Kaplan–Meier. Nous avons ensuite fait le design et le screening de plusieurs oligonucléotides antisens (ASO) contre l’ARNm de DDX5 permettant de mettre en évidence un ASO inhibant son expression. Nous avons ensuite étudié l’inhibition de DDX5 in vitro en utilisant des lignées de CP androgéno-indépendantes (PC-3 et DU-145).


Résultats

La protéine DDX5 est surexprimée dans les CP comparativement aux prostates saines (0,6 vs 1,2 ; p =0,0005) et d’autant plus surexprimée que le Gleason est élevé (G3=0,9 ; G4=1,1 ; G5=1,7 ; p =0,012) et le stade de la maladie avancé (N0=1,1 ; N+=1,5 ; RC=2,2 ; p <0,001). Une expression modérée à élevée de DDX5 diminue significativement la survie sans récidive biologique comparativement à une expression nulle à faible (45,4 vs 76,6 mois ; HR=1,52, IC95 % : 1,14–2,18 ; p =0,007). Nous avons développé un ASO permettant d’inhiber à 97 % l’expression de DDX5 in vitro à la concentration de 100nM. L’inhibition de DDX5 inhibe significativement la croissance cellulaire d’environ 65 % (p =0,005).


Conclusion

L’analyse des mécanismes d’actions de DDX5 est en cours afin de nous donner plus d’informations sur son implication dans les CPRC. L’étude de l’inhibition in vivo de DDX5 est également réalisé au laboratoire afin de voir si DDX5 peut représenter une cible thérapeutique prochaine des CPRC.

Détectabilité de la TEP/TDM au 18F-DCFPyL pour le cancer prostatique en récidive biochimique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 698-699


Objectifs

La tomographie par émission de positron (TEP) au « prostate specific membrane antigen » (PSMA) croît en popularité compte tenu de son rôle dans l’évaluation du cancer de la prostate. Le radiotraceur original, 68Ga-PSMA-11, a fait ses preuves quant à son utilité pour détecter le cancer précocement lors d’une récidive biochimique ; Nous présentons ici la détectabilité d’un autre traceur, le 18F-DCFPyL.


Méthodes

Les dossiers cliniques, les images et les rapports d’imagerie des TEP/TDM au 18F-DCFPyL ont été rétrospectivement revus pour tous les hommes, en récidive biochimique ou connus métastatiques, afin de retracer les performances cliniques réelles des études TEP/TDM, effectuées sur un scanner hybride (Discovery ST, General Electric Medical Systems, Waukesha, WI, États-Unis) muni d’une TDM 16 barrettes. Les résultats de la TEP/TDM sont considérés « positifs » si au moins un site de maladie a été rapporté ; « négatifs » quand aucun site n’a été identifié.


Résultats

Nous avons retenu 93 patients avec TEP au 18F-DCFPyL après au moins une ligne de traitement pour le cancer de la prostate. L’âge moyen était de 70,6 ans. L’antigène prostatique spécifique (APS) moyen au moment de la TEP était 4,57 nmol/L (min 0,07 nmol/L ; max 51,09 nmol/L). Le score de Gleason médian était 7 (min 5 ; max 10). Les traitements antérieurs étaient : une prostatectomie chez 62 patients, radiothérapie chez 59 patients (34 avaient eu les deux) ; les autres patients avaient été traités par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) (2), cryothérapie (1), hormonothérapie (1) ou suivis sans traitement (2). Les résultats de détection à la TEP par palier d’APS sont : 0,0–0,3 (1/5, 20 %) ; 0,3–0,5 (5/8, 63 %) ; 0,5–0,1 (7/8, 88 %) ; 1,0–2,0 (17/19, 89 %) ;>2,0 (48/53, 91 %) (Fig. 1).


Conclusion

Le 18F-DCFPyL a un taux de détection excellent pour la récidive biochimique du cancer de la prostate, ce taux augmente avec celui de l’APS dans le sang. Les avancements technologiques récents effectués sur les nouveaux appareils TEP promettent d’améliorer ces taux de détection, surtout lorsque le volume de la maladie est très petit.

Déterminants de la réponse aux injections intracaverneuses d’alprostadil après prostactectomie radicale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 717-718


Objectifs

Les injections intracaverneuses d’alprostadil (IIA) représentent l’un des traitements reconnu pour la réhabilitation sexuelle (RS) après prostatectomie radicale (PR). L’efficacité sur l’érection des IIA n’a été évaluée que sur un nombre limité de patients et ses déterminants restent mal connus. Notre objectif était d’étudier la fonction sexuelle des patients utilisant des IIA pendant au moins 1 an après PR et identifier les sous-groupes pouvant en bénéficier.


Méthodes

Cent quatre-vingt-quatorze patients qui avaient des érections normales en préopératoire, ont eu une PR par voie mini-invasive avec une RS consistant en des IIA systématiques en postopératoire pendant un an. À l’issue de la RS, à un an, les fonctions sexuelles étaient évaluées avec les scores UCLA-PCI, IIEF-15, et EHS. Étaient également étudiés, le taux de satisfaction avec traitement et la douleur secondaires aux IIA. La fonction érectile fut également analysée en rétrospectif selon la conservation des bandelettes vasculonerveuses, l’association à des IPDE5, les traitements complémentaires (hormonothérapie, radiothérapie) et l’agressivité de la maladie prostatique.


Résultats

Au total, le score IIEF-EF moyen était à un an de 5 sans IIA et 15 avec. Huit patients (4,1 %) avaient un score EHS >2 sans traitement. Cent trente-huit patients (73,8 %) ont considéré que le traitement avait amélioré leurs érections (GAQ-Q1) et 98 (52,7 %) que les IIA augmentaient leur capacité à engager une activité sexuelle (GAQ-Q2). Une association significative a été retrouvée entre la réponse aux IIA (IIEF-EF et satisfaction globale) et la conservation des bandelettes vasculonerveuses (IIEF-EF : 6,5[2–25] vs 18,5 [5–28,25], p =0,04 pour la conservation vs pas de conservation des bandelettes). Les patients ayant reçu un traitement complémentaire avaient des scores significativement plus altérés (IIEF-EF avec IIA [p =0,017] ou sans [p =0,0259], IIEF-IS avec IIA [p =0,025] ou sans [p =0,016], satisfaction globale [p =0,0055] et EHS avec IIA [p =0,02] sauf le EHS sans IIA [p =0,08]). Le taux d’abandon des IIA était de 6,2 % (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La réponse moyenne aux IIA un an après PR reste peu satisfaisante et est liée à la sévérité de la maladie prostatique et à la préservation les bandelettes.

Développement d’un outil tri-dimensionnel gratuit pour la planification opératoire des chirurgies lithiasiques
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 750-751


Objectifs

L’urétéroscopie flexible avec lithotritie pour calcul rénal est une intervention fréquente en urologie. Un des paramètres pouvant influer sur la durée opératoire est la charge lithiasique. Notre objectif était de développer un outil de mesure tridimensionnel (3D) pour la planification chirurgicale des interventions endo-urologiques pour lithiase du haut appareil urinaire.


Méthodes

3DSlicer est un logiciel en libre-accès permettant de réaliser un processus de segmentation sur des séries d’images médicales (DICOM). 3DSlicer possède un outil de développement d’extension accessible au langage Python. Les critères principaux de développement étaient : applicable sur scanner abdominopelvien non injecté, choix d’une région d’intérêt (ROI), détection volumique du calcul par fenêtrage ajustable par unités Hounsfield, capacité de repérage de plusieurs calculs simultanément, visualisation en vue 3D et volumétrie. Les critères secondaires étaient l’introduction à titre informatif d’une durée prévisible de lithotritie endocorporelle selon la source laser (Holmium :YAG ou Laser Thulium Fibré), le diamètre de la fibre laser et les paramètres laser.


Résultats

Calculator est un module développé en langage Python, disponible par l’« Extension Manager » de 3DSlicer. Son utilisation nécessite préalablement la définition d’une ROI par le module « Crop Volume », ajustable selon trois axes sur les vues axiales, sagittales et coronales d’un scanner abdominopelvien non injecté. À partir des ROI, Calculator définit un fenêtrage ajustable pour la détection lithiasique. En cas de calculs multiples, l’option « split islands into segments » selon la taille minimale d’un segment (voxel) permet leur séparation automatique. Différents paramètres laser sont disponibles pour mesurer la durée de lithotritie (Fig. 1). La vue 3D est optionnelle, maximisant la rapidité des mesures. Le résultat final comprend un tableau avec les volumes et durée prévisionnelle de lithotritie des segments visibles sur les différents plans de coupe (Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

Calculator est un outil gratuit fournissant les volumes et durées de lithotritie selon les paramètres choisis à partir de scanners abdominopelviens non injectés, aidant à la planification opératoire. Des études cliniques seront nécessaires pour adopter la mesure volumétrique des calculs comme référence.

Diminution du risque de sous-évaluer les cancers de prostate de risque intermédiaire par l’utilisation de biopsies ciblées et des données IRM chez des patients présentant une IRM positive
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 746


Objectifs

L’IRM multiparamétrique modifie notre façon d’évaluer le cancer de la prostate mais n’est actuellement pas prise en compte par la classification de d’Amico couramment utilisée. L’utilisation de l’imagerie permettrait notamment une meilleure gestion de la maladie de risque intermédiaire.


Méthodes

Nous avons sélectionné tous les patients (n =377) présentant un adénocarcinome prostatique de risque intermédiaire parmi une base de données incluant des hommes présentant une IRM positive ayant tous subi des biopsies systématiques (BS), ciblées (BC) (par fusion IRM/échographie 3D) et en suivant une prostatectomie totale (PT). Nous avons évalué la pertinence de la classification standard pour la maladie de risque intermédiaire (CSRI) et les facteurs prédictifs de maladie défavorable (MD) en vue d’une nouvelle classification. La maladie défavorable était définie par un pT3-4 et/ou pN1 et/ou ISUP≥3.


Résultats

La CSRI permettait de prédire la MD. Après des analyses multivariées, l’extension extracapsulaire (EEC) sur l’IRM et l’ISUP≥3 sur les BC étaient les 2 facteurs prédictifs indépendants de MD (HR=2,7, p =0,032, et HR=2,41, p =0,01, respectivement). L’utilisation d’une nouvelle classification pour la maladie de risque intermédiaire dans laquelle la maladie défavorable était définie par une EEC sur l’IRM et/ou un ISUP≥3 sur les BC, permettait de décroître la proportion de MD de 62,3 % à 34,1 % et de mieux prédire la MD sur les pièces de PT (Fig. 1). Ce nouveau modèle permettait plus de précision pour la prédiction de MD (AUC : 0,66 vs 0,55).


Conclusion

Chez les patients de risque intermédiaire avec une IRM positive, l’intégration de l’imagerie et des BC permettrait d’améliorer de façon importante les performances diagnostiques et de mieux identifier les maladies de risque défavorable.

Dysfonctions sexuelles des patients traités par orchidectomie, chimiothérapie et curage lombo-aortique, nécessité d’un suivi andrologique systématique ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 719


Objectifs

L’objectif est d’évaluer à long terme l’incidence des dysfonctions sexuelles des patients ayant bénéficié d’une orchidectomie, d’une chimiothérapie et d’un curage rétropéritonéal (O+CT+CRP) pour un cancer du testicule. Évaluer l’information pré-thérapeutique reçue par les différents intervenants rencontrés. Étudier l’impact des différents traitements sur leur sexualité, sur leur relation de couple et sur leur image corporelle.


Méthodes

En 2018, les patients traités dans deux centres hospitalo-universitaires par O+CT+CRP et considérés en rémission depuis plus de 18 mois ont été contactés. Les patients inclus répondaient à un questionnaire validé évaluant tous les aspects de leur sexualité : le Male Sexual Health Questionnaire (évaluant notamment l’érection, l’éjaculation, le désir, la satisfaction sexuelle, l’activité sexuelle). Les patients répondaient également à des questions complémentaires sur l’impact psychologique et sur la modification de leur sexualité depuis la prise en charge de leur cancer. Enfin des questions sur la modification de leur relation amoureuse et leur projet parental leur étaient également posées.


Résultats

Trente deux patients ont été traités. Soixante-dix pour cent des patients avaient été pris en charge pour une tumeur germinale non séminomateuse. L’âge moyen était de 36,4 ans±12,1 et la durée moyenne du suivi était de 59 mois±34. Une dysfonction sexuelle a été retrouvée chez 50 % des patients. Seuls 10 % des patients ont pu maintenir une activité sexuelle satisfaisante pendant leur traitement. Soixante-cinq pour cent des patients rapportent une modification de leur image corporelle.

Depuis la fin de leur traitement, 16 %, 21 % et 37 % des patients déclarent respectivement que le désir a fortement diminué, que les érections sont moins fortes, et qu’il persiste une anéjaculation. Enfin, près de 70 % d’entre eux auraient souhaité une consultation spécialisée d’andrologie avec des renseignements complémentaires au moment de leur prise en charge (Fig. 1, Fig. 2 et Tableau 1).


Conclusion

Ces patients présentent des dysfonctions sexuelles au long cours d’étiologies mixtes. Ils sont souvent jeunes et leur pronostic de survie est désormais bon grâce aux traitements multimodaux. Notre étude souligne un manque d’évaluation de la sexualité des patients par les différents praticiens. Ils pourraient bénéficier d’un nouveau parcours de soins intégrant une prise en charge précoce dans des réseaux onco-andrologiques.