Base bibliographique

Recommendations of the first Michigan conference on prostate cancer
Recommendations of the first Michigan conference on prostate cancer
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1996, 48, 519-534

L'ensemble des points suivants a été adopté par l'ensemble des participants à la Conférence: l'incidence élevée du cancer de prostate en fait un thème majeur en cancérologie ; le développement et la généralisation du PSA a entraîné le doublement du nombre de cancers détectés à un stade précoce ; les antécédents familiaux et la race noire sont des facteurs de risque de cancer de prostate ; il n'y a toujours pas de preuve pour affirmer que la détection d'un cancer de prostate à un stade précoce en diminue sa mortalité ou la morbidité ; s'il s'avère que le dépistage à un stade précoce ait finalement un impact clinique positif sur l'évolution de la maladie, les premiers patients concernés seront les patients à haut risque: patients de race noire ou ayant des antécédents familiaux, âgés de 40 à 75 ans, et dont l'espérance de vie est de plus de 10 ans ; en-dehors de ces situations à haut risque, le dépistage devra s'adresser aux patients âgés de 50 à 75 ans et dont l'espérance de vie est de plus de 10 ans ; le dosage du PSA est la principale méthode de dépistage. Avant de proposer un dépistage, le patient devra être informé des effets secondaires du traitement du cancer de prostate et des conséquences de la découverte du cancer sur sa qualité de vie. Il n'y a pas de consensus sur le traitement du cancer de prostate. Des études multi-paramétriques seront nécessaires pour comparer les différents traitements en terme d'efficacité, effets secondaires, qualité de vie. Les critères d'évaluation utilisés dans les études devront être standardisés. Les recherches à venir devront porter essentiellement sur les éléments suivants : efficacité, coût et complications des stratégies de dépistage et le traitement ; efficacité des différentes stratégies de communication sur le cancer de la prostate pour le grand public, les patients à haut risque, les patients porteurs d'un cancer de prostate, et les professionnels de santé

Mots clés:
prostate / tumor / guidelines
Mots-clés:
prostate / tumor / Guidelines
Reconstruction des voies séminales: 15 ans d'expérience
Experience over 15 years with seminal tract reconstruction.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 1000-1008

Une azoospermie lors de deux spermogrammes, une FSH et une taille testiculaire normales suffisent à poser le diagnostic d'azoospermie d'origine excrétoire et donc l'indication opératoire. Durant les 15 dernières années, une anastomose épididymo-déférentielle a été pratiquée chez 642 hommes, pour une obstruction épididymaire d'origine inflammatoire (51%), congénitale (44%) ou acquise (5%). Parmi 327 cas sélectionnés, la perméabilité allait de 11 à 76% selon le site de l'anastomose et la fertilité de 0 à 52%. Une vaso-vasostomie a été pratiquée chez 724 hommes. En fonction du délai depuis la vasectomie ou la cure de hernie, la perméabilité allait de 52 à 92% et la fertilité de 38 à 74%. L'anastomose en deux plans renforcée à la colle biologique à la fibrine a amélioré les résultats. Les techniques destinées à réduire la tension sur l'anastomose par mobilisation du déférent ou surélévation du testicule ont été détaillées. Pour quatre hommes souffrant d'une obstruction étendue, le testicule a été transposé dans la région inguinale: trois d'entre eux avaient un spermogramme post-opératoire positif et deux ont eu un enfant. La qualité des spermogrammes post-opératoires diminue proportionnellement à la durée de l'obstruction. Les anticorps anti-spermatozoïdes étaient significativement élevés chez seulement 3% de 531 hommes, et dans la plupart des cas, une valeur normale a été observée après la levée de l'obstruction. Les raisons des échecs des anastomoses séminales sont: une mauvaise technique, la fuite spermatique, une anastomose sous traction, une infection ou une destruction épididymaire. La fréquence à laquelle est pratiquée cette intervention est le principal facteur de compétence du chirurgien et de succès de l'intervention.

Azoospermia in two spermiograms, normal FSH and normal testicle size are sufficient for the diagnosis of excretory azoospermia and constitute an indication for surgery. Over the last 15 years, in 642 men an epididymo-vasostomy was performed for inflammatory (51%), inborn (44%) or acquired (5%) epididymal obstruction. In 327 selected cases permeability ranged between 11 to 76% according to the location of the anastomosis and fertility followed in 0-52%. Vaso-vasostomy was done in 724 men. Depending on the time after sterilisation or herniotomy obstruction, permeability ranged between 52% and 92%, fertility between 38% and 74%. Double-layered anastomosis with sealing of the anastomoses by fibrin glue improved the results. Special operations for vas mobilisation and testicle elevation which avoid tension upon the anastomosis are outlined. In four men with long obstructions of the vas, testicle transposition into the inguinal area was performed; three of them had a positive postoperative spermiogram and two of them fathered a child. With increasing duration of obstruction the quality of postoperative spermiograms decreases. Sperm autoantibodies were significantly elevated in only 3% of 531 men, and in most cases normal values were seen after relief of obstruction. Reasons of seminal anastomoses are : defective technique, sperm leak, traction upon the anastomosis, infection and epididymal damage. The frequency with which the operation is performed is the main determinant of the competence of the surgeon and the chances of success.

Mots clés:
andrologie / voie séminale / traitement de l'infertilité / Azoospermie / anastomose déférento-déférentielle
Mots-clés:
andrology / seminal tract / infertility treatment / Azoospermia / vasovasostomy
Recovery of ureteric motility following complete and partial ureteric obstruction.
Recovery of ureteric motility following complete and partial ureteric obstruction.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Br J Urol, 1993, 72, 702-707

BUT. Apprecier les modifications du péristaltisme urétéral après une période d'obstruction complète ou partielle. MATERIEL ET METHODES. Une obstruction urétérale a été créée chez 10 chiens soit par ligature (obstruction complète: groupe 1), soit par la mise en place d'un stent dans l'uretère pelvien (obstruction partielle : groupe 2). Après 4 semaines, l'obstruction était levée. Un segment d'uretère de 2,5cm était prélevé pour une étude in vitro du péristaltisme et une réimplantation urétéro-vésicale était faite. Les pressions intra-pyéliques et urétérales ainsi que la contractilité urétérale ont été enregistrée avant, pendant et après la période d'obstruction. RESULTATS. La pression intra-urétérale avant obstruction était de 2,1±0,3mmHg avec des ondes contractiles régulières toutes les 8,9±0,7min de 36,2±1,2mmHg d'amplitude. Après 4 semaines d'obstruction, le péristaltisme urétéral avait disparu dans le groupe 1 et était augmenté dans le groupe 2 avec des pics de pression de 71,2±3,3mm/Hg et des ondes de contractions irrégulières et multiphasiques. La pression intra-urétérale basale était de 16,3±1,2mmHg dans le groupe 1 et 9,3±1,2 dans le groupe 2. Les tests effectués in vitro ont confirmé les résultats obtenus in vivo. 8 semaines après la réimplantation, le péristaltisme urétéral était revenu à la normale dans le groupe 1, alors qu'une hyper contractilité persistait ausi bien in vivo que in vitro dans le groupe 2.

Complete and partial ureteric obstruction was created in 2 groups of 10 mongrel dogs by placing a ligature around, or inserting a fine bore plastic stent into, the lower end of the left ureter (Groups 1 and 2). After 4 weeks the ligature or stent was removed, a 2.5-cm segment of ureter was harvested for in vitro analysis and the ureter reimplanted into the bladder. Pelvic and ureteric pressures and motility were recorded before, during and after the period of obstruction via a subcutaneously placed nephrostomy tube. Pre-obstruction resting intra-ureteric pressure was 2.1 +/- 0.3 mm Hg (mean +/- SEM), with regular contractions 8.9 +/- 0.7/min of 36.2 +/- 1.2 mm Hg amplitude. After 4 weeks of obstruction, contractility was abolished in Group 1 but increased in Group 2, 71.5 +/- 3.3 mm Hg, with irregular multiphasic contractions seen following diuresis. Intra-ureteric pressure was 16.3 + 1.2 mm Hg in Group 1 and 9.3 + 1.2 mm Hg in Group 2. In vitro experiments confirmed the patterns of contractility seen in vivo. Eight weeks after reimplantation the ureter returned to normal rhythm and rate in Group 1, but increased contractility persisted both in vivo and in vitro in Group 2.

Mots clés:
upper urinary tract obstruction / pathophysiology / animal experiment
Mots-clés:
upper urinary tract obstruction / pathophysiology / animal experiment
Rectal injuries during radical perineal prostatectomy.
Rectal injuries during radical perineal prostatectomy.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1995, 45, 266-269

OBJECTIFS : Etudier la survenue des plaies rectales au cours de la prostatectomie radicale par voie périnéale dans une série récente. METHODES : Parmi les 81 patients ayant subi une prostatectomie radicale périnéale, 9 (11%) ont une plaie rectale intéressant toute l'épaisseur du rectum. Tous les 9 avaient reçu une préparation intestinale pré-opératoire, un seul avait reçu un traitement complet de lavage par voie orale. Tous ont reçu une antibiothérapie intra-veineuse prophylactique péri-opératoire. Aucun n'avait eu de chirurgie ou d'irradiation rectale ou périnéale préalable. RESULTATS : Dans la plupart des cas, la plaie est survenue lors de la section du muscle recto-uréthral, mais dans les deux derniers cas, la plaie était due à un écartement inapproprié de la paroi rectale antérieure. Toutes les plaies ont été reconnues et réparées en per-opératoire. Aucun patient n'a eu de complications post-opératoires en rapport avec la plaie. CONCLUSIONS : Les plaies rectales sont significativement plus fréquentes lors des prostatectomies périnéales que lors des prostatectomies rétro-pubiennes. Cependant, si le rectum est correctement préparé, que la plaie est rapidement reconnue et réparée, et que les soins post-opératoires sont appropriés, la grande majorité d'entre elles n'entraîne pas de morbidité.

OBJECTIVES. To review a contemporary series of rectal injuries occurring during radical perineal prostatectomy. METHODS. Of 81 patients who underwent radical perineal prostatectomy, 9 (11%) sustained a full-thickness laceration of the anterior rectal wall. All 9 patients had a preoperative bowel preparation, although only 1 received a complete oral lavage regimen. All received prophylactic perioperative intravenous antibiotics. None had undergone prior surgery to the rectum or perineum or received prior pelvic radiation therapy. RESULTS. In most cases injury occurred during division of the rectourethralis muscle, but in at least two instances the injury appeared to be the result of undue posterior retraction along the rectal wall. All injuries were recognized at the time of surgery and repaired primarily. No patient had associated postoperative complications. CONCLUSIONS. Rectal injury occurs with significantly greater frequency with radical perineal prostatectomy than with the retropubic approach. However, if the rectum is adequately prepared, the injury promptly recognized and repaired, and postoperative care appropriate, the great majority of cases will not lead to attendant morbidity.

Mots clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / perineal approach / rectum wound
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / Perineal approach / rectum wound
Rectal injury occurring at radical retropubic prostatectomy for prostate cancer: etiology and treatment
Rectal injury occurring at radical retropubic prostatectomy for prostate cancer: etiology and treatment
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 401-405

Parmi 2212 patients ayant subi une prostatectomie radicale rétropubienne pour cancer prostatique, 27 ont eu une plaie rectale documentée. Toutes sauf une ont été diagnostiquées immédiatement au cours de l'intervention et ont été traitées. Une colostomie temporaire a été pratiquée six fois. Le suivi des patients était de 9 à 185 mois (médiane 68 mois). Quatre patients ont eu une fistule entre le rectum et le système urinaire, nécessitant un traitement chirurgical complémentaire. Les facteurs prédisposant à la survenue d'une plaie rectale per-opératoire comprenaient: des antécédents de radiothérapie pelvienne, de chirurgie rectale ou de résection endoscopique de prostate (p

Of 2,212 patients who underwent radical retropubic prostatectomy for the treatment of prostate cancer, 27 had documented rectal injuries. All but one were detected immediately at the time of surgery and were repaired; a temporary diverting colostomy was established in 6 patients. Follow-up on these patients ranged from nine to one hundred eighty-five months (mean, 68 months). Four patients had fistulas between the rectum and the urinary tract that required additional surgery. Factors that predisposed patients for intraoperative injury to the rectum include a history of previous pelvic radiation therapy, previous rectal surgery, and previous transurethral resection of the prostate (P

Mots clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / traumatic lesion / rectum wound
Mots-clés:
radical prostatectomy / iatrogenic complication / traumatic lesion / rectum wound
Recurrence rate and risk factors for urinary calculi after extracorporeal shock wave lithotripsy.
Recurrence rate and risk factors for urinary calculi after extracorporeal shock wave lithotripsy.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 156, 903-906

BUTS. L'objectif de cette étude est de déterminer le taux de récidive à long terme des calculs urinaires, après traitement par lithotritie extracorporelle. Les auteurs ont également étudié différents facteurs de risque tels l'âge, le sexe, l'apport liquidien quotidien, les maladies associées, les antécédents familiaux de calcul, le nombre, la taille et le siège des calculs, la présence de fragments résiduels après LEC, le taux sanguin d'acide urique etc... PATIENTS ET METHODES . L'étude est rétrospective. Quatre cent trente six patients sur 841 traités entre 1985 et 1987 en première intention par LEC pour un calcul urinaire ont répondu à des questionnaires postaux ou téléphoniques, 6 à 9 ans après leur traitement. RESULTATS. Le taux de récidive lithiasique est de 51% après un suivi moyen de 7,1 ans. La récidive est tardive et survient après 9 ans chez 70% de ces patients. Les principaux facteurs de risque de récidive sont le sexe masculin, le caractère multiple des calculs, la présence de fragments résiduels, et un taux sanguin d'acide urique supérieur à 9,0 mg-dl. CONCLUSION. Les auteurs concluent que la LEC est à l'origine d'un taux de récidive plus important que ceux admis pour d'autres méthodes et suggèrent que les études de coût de la LEC devraient comporter une évaluation à long terme.

PURPOSE: We determined the recurrence rate after extracorporeal shock wave lithotripsy (ESWL*) and evaluated its associated risk factors, such as patient sex and age, volume of daily water intake, related diseases, family history of urinary calculi, number, burden and location of stones, residual stones after ESWL, serum uric acid level before ESWL and so forth. MATERIALS AND METHODS: We conducted a retrospective study of 841 patients who underwent ESWL for primary treatment of urinary calculi between 1985 and 1987. Charts were reviewed for stone characteristics, outcomes and associated laboratory data. Followup 6 to 9 years later was done by mail and telephone interviews. RESULTS: Followup data were available for 436 patients (52%). Overall, stones recurred in 51% of the 436 patients at a mean followup of 7.1 years. Late recurrences were common, and were noted in as many as 70% of the patients after 9 years. This rate is greater than what has been previously reported after other treatments. Cox regression analysis indicated that the major risk factors associated with recurrence were male gender (relative risk 1.406, p

Mots clés:
stones / extracorporeal lithotripsy / recurrence / risk factor
Mots-clés:
stones / extracorporeal lithotripsy / recurrence / risk factor
Réduction de poids du tissu prostatique au cours de la résection transurétrale.
Weight reduction of prostatic tissue during transurethral resection.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 48-50

BUT : Etudier la réduction de poids subie par le tissu prostatique enlevé au cours de la résection trans-urétrale. METHODE : 22 adénomes prostatiques énucléés par voie trans-vésicale ont été réséqués in vitro dont 11 dans des conditions aussi proches que possible d'une résection in vivo. Les auteurs comparent le poids des adénomes énucléés avec le poids des copeaux frais et le poids des copeaux fixés dans le liquide de Bouin.
RESULTATS : Le poids des copeaux est inférieur de 28% au poids des adénomes alors que le poids des copeaux fixés dans le liquide de Bouin est supérieur de 8% au poids des copeaux frais.
CONCLUSION : La résection trans-urétrale provoque une perte de 28% du poids du tissu prostatique réséqué et la fixation dans le liquide de Boin de ces mêmes copeaux augmente leur poids en moyenne de 8%.

OBJECTIVE: To study the weight reduction of prostatic tissue removed during transurethral resection. METHOD: 22 hyperplastic prostate glands enucleated via a transvesical approach were resected in vitro, under conditions as close as possible to in vivo resection in 11 cases. The authors compared the weight of the enucleated prostates with the weight of fresh resection chips and the weight of chips fixed in Bouin solution. RESULTS: The weight of the chips was 28% lower than that of the prostates, while the weight of chips fixed in Bouin solution was 8% higher than that of the fresh chips. CONCLUSION: Transurethral resection causes a 28% loss of the weight of resected prostatic tissue and fixation in Bouin solution of these same chips increases their weight by an average of 8%.

Mots clés:
prostate / HBP / résection transuréthrale
Mots-clés:
prostate / BPH / transurethral resection
Rééducation uro-gynécologique féminine. Techniques et indications
TexF-PU-97-00070683.html
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 683-693

Initialement, la rééducation uro-gynécologique féminine se résumait à une prise en charge prophylactique dans le post-partum. Progressivement, elle s'est adressée à d'autres pathologies, seule ou en complément d'un traitement médical ou chirurgical. Actuellement, les résultats de l'examen clinique et des données paracliniques, notamment uro-dynamiques, permettent l'application de techniques rééducatives de plus en plus précises. Cette évolution se retrouve notamment dans les trois types de techniques les plus utilisées : 1) la rééducation manuelle concerne, outre les muscles élévateurs de l'anus, les muscles bulbo-spongieux, 2) le biofeedback permet de travailler de plus en plus la contraction musculaire sur le plan qualitatif, 3) l'électrostimulation peut privilégier l'action de différents groupes de fibres musculaires toniques ou phasiques. Outre ces techniques endo-cavitaires, la rééducation évolue également vers une prise en charge globale de la sphère abdomino-pelvienne. Elle trouve donc ses indications dans la prise en charge du post-partum, de différentes pathologies urinaires et gynécologiques. Mais, dans certains cas, elle doit prendre en compte des pathologies associées telles qu'un déséquilibre périnéo-abdomino-diaphragmatique, un problème ano-rectal, un problème sexuel ou enfin une symptomatologie douloureuse. Si la prescription nécessite un intitulé précis, permettant d'affirmer l'application de l'ensemble de ces techniques et de les adapter à la nomenclature. Le nombre de séances est variable selon la pathologie mais dépasse rarement 30 séances en première intention. Par contre, comme tout système musculaire, le plancher pelvien doit bénéficier d'un entretien annuel de quelques séances.La réussite de ce traitement rééducatif dépend essentiellement de plusieurs facteurs : la qualité du thérapeute, de sa formation, de son esprit d'intégration dans un travail d'équipe pluridisciplinaire mais également de la motivation de la patiente.

Female uro-gynaecological retraining. Techniques and Indications.

Mots clés:
incontinence urinaire / Femme / rééducation vésicale et sphinctérienne
Mots-clés:
Urinary incontinence / female / bladder and sphincter rehabilitation
Réévaluation anatomopathologique des tumeurs prostatiques confinées à l'organe avec progression biologique et étude de survie des patients prostatectomisés en fonction des caractéristiques histologiques de leur tumeur.
Histological review of organ-confined prostatic tumours with laboratory signs of progression and study of the survival of prostatectomized patients as a function of the histological features of their tumour.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 968-973

BUTS : La coexistence de tumeurs prostatiques confinées à l'organe et d'une progression biologique est surprenante sauf si l'on admet la possibilité d'erreurs de l'examen anatomopathologique. De plus, le fort taux de progression biologique après prostatectomie radicale doit faire s'interroger sur la nature des caractères histologiques les plus péjoratifs afin de mieux sélectionner les malades.
MATERIEL ET METHODES : 129 pièces de prostatectomie radicale sont étudiées. 8 des 129 patients, présentant une élévation d'emblée ou secondaire du PSA alors que l'examen anatomo-pathologique diagnostiquait un cancer intracapsulaire pT2, ont été réévalués par relecture des lames et recoupes des blocs de prostate inclus en paraffine. Les courbes actuarialisées de survie sont analysées dans 4 groupes de patients, répartis selon différentes caractéristiques anatomo- pathologiques de leur tumeur.
RESULTATS : La relecture des lames a permis le diagnostic de 2 franchissements capsulaires focaux et 1 envahissement d'une vésicule séminale. Les recoupes des blocs paraffinés ont permis le diagnostic de 2 franchissements capsulaires focaux et d'une marge d'exérèse positive. Les différences entre les 4 courbes de survie sans progression biologique (PSA CONCLUSION : Au total, la réalisation de recoupes rectifie 2,3% des stadifications anatomopathologiques et l'analyse globale des facteurs de mauvais pronostic peut guider l'urologue dans sa décision de traitement adjuvant.

OBJECTIVES : The coexistence of tumours confined to the prostate and laboratory signs of progression is surprising unless we accept the possibility of errors of the pathological examination. In view of the high incidence of laboratory signs of progression after radical prostatectomy, it is important to define the most pejorative histological features in order to improve patient selection. METHODS : 129 radical prostatectomy specimens were studied, 8 out of 129 patients, with an immediate or secondary elevation of PSA while histological examination diagnosed a pT2 intracapsular cancer, were re-evaluated by reviewing the slides and resection of paraffin embedded blocks of prostate. The actuarial survival curves were analysed in 4 groups of patients, defined according to the various pathological characteristics of their tumour. RESULTS : Review of the slides led to the diagnosis of 2 cases of focal capsular effraction and 1 case of seminal vesicle invasion. Resection of paraffin blocks led to the diagnosis of 2 cases of focal capsular effraction and one positive resection margin. The differences between the 4 survival curves with no laboratory signs of progression (PSA CONCLUSION : Overall, resection of the blocks corrected the pathological staging in 2.3% of cases and global analysis of factors of poor prognosis can guide the urologist in his decision to administer adjuvant treatment.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA / Anatomopathologie / histo-pronostic
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / Pathology / histoprognosis
Reevaluation of prostate biopsy after definitive radiation therapy.
Reevaluation of prostate biopsy after definitive radiation therapy.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 41, 311-316

Nous avions précédemment rapporté (1987) qu'une biopsie positive d'une prostate cliniquement normale 18 mois ou plus après radiothérapie interstitielle à l'Iode 125 ou radiothérapie externe signifiait une progression de la maladie. Dans cette étude, toutes les biopsies ont été revues par le même anatomo-pathologiste et le résultat a été corrélé avec l'évolution à long terme des patients. Des 26 biopsies positives, 22 ont été reconfirmées comme positives et quatre ont été considérées comme négatives (faux-positifs= 25%). Soixante-douze des 77 échantillons précédemment négatifs étaient utilisables et 70 ont été confirmés négatifs et deux ont été considérés comme positifs (faux-négatifs = 2%). Une augmentation statistiquement significative de l'incidence des récidives locales ou générales a de nouveau été confirmée pour les patients dont les biopsies étaient positives (p

We have previously reported (1987) that a positive biopsy from a clinically normal prostate eighteen months or more after interstitial Iodine 125 or external beam irradiation predicted disease progression. In the present study, all biopsies were reexamined by the same pathologist (LEL) and correlated with long-term patient status. Of twenty-six positive biopsy specimens, twenty-two were reconfirmed as positive and four were reassigned to a negative diagnosis (false positive = 15%). Seventy-two of seventy-seven negative specimens were available for reexamination and seventy were reconfirmed as negative while two were reassigned to a positive diagnosis (false negative = 2%). A statistically higher incidence of local and/or distant failure for patients with positive biopsy specimens compared with patients with negative biopsy specimens was again confirmed (p =

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / Biopsy
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / biopsy
Régression d'une fibrose rétro-péritonéale traitée par le tamoxifène.
Regression of retroperitoneal fibrosis treated by tamoxifen.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 578-581

Par analogie avec les tumeurs desmoïdes, le Tamoxifène a été utilisé dans le traitement de la fibrose rétro-péritonéale idiopathique (FRP). Nous rapportons le 6ème cas de FRP traitée par Tamoxifène seul et sans récidive 11 mois après l'arrêt du traitement.

By analogy with desmoid tumours, tamoxifen has been used in the treatment of idiopathic retroperitoneal fibrosis. The authors report the 6th case of retroperitoneal fibrosis treated by tamoxifen alone, which had not recurred 11 months after stopping treatment.

Mots clés:
rétro-péritoine / fibrose
Mots-clés:
retroperitoneum / fibrosis
Réimplantation urétéro-vésicale dans la transplantation rénale d'un donneur vivant apparenté : Extravésicale ou Transvésicale? Complications urologiques et évaluation des résultats à long terme
Extravesical versus transvesical ureteroneocystostomy in living related renal transplantation : urological complications and long term evaluation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 241-248

Nous présentons les résultats de deux techniques de réimplantation urétérovésicale réalisées à l'occasion de 400 transplantations consécutives de donneurs vivants. Pour les 150 premiers cas (groupe A), il s'est agi d'une réimplantation de type Paquin, et pour les 250 patients suivants (groupe B) de la technique de De Campos Freire. Nous avons observé des complications urologiques significatives chez 13 patients (8,6%) du groupe A et chez 1 patient seulement du groupe B (p

Results of two techniques of ureteroneocystostomy were evaluated in a series of 400 consecutive living renal transplantations. In the first 150 patients (group A) Paquin ureteroneocystostomy was utilized and in the second 250 (group B) De Campos-Freire technique was performed. Significant urological complications were seen in 13 (8.6%) patients of group A and in 10 (4%) of group B. Bladder leak occurec in 5 patients of group A and in only 1 of group B (P

Mots clés:
Transplantation rénale / Donneur vivant / implantation urétéro-vésicale / complication iatrogène / résultat à long terme
Mots-clés:
renal transplantation / Living donor / ureterovesical implantation / iatrogenic complication / long term outcome
Réimplantation urétéro-vésicale sur vessie psoïque dans les lésions de l'uretère pelvien. Revue de 50 patients.
Psoas bladder ureterovesical reimplantation for lesions of the pelvic ureter. Review of 50 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 987-992

De 1979 à 1991, nous avons réalisé 50 réimplantations urétéro-vésicales sur vessie psoïque pour lésion de l'uretère pelvien. Cette technique nous a permis d'obtenir 90% de bons ou très bons résultats au prix d'une faible morbidité. Cette série confirme l'influence d'une radiothérapie pelvienne antérieure sur le taux de complications post-opératoires. L'excellence de nos résultats, confirmée par les données de la littérature, nous fait proposer cette technique comme traitement de choix des lésions de l'uretère pelvien, lorsqu'une résection suture ou une réimplantation simple ne peuvent être réalisées, après échec d'une dilatation endo-luminale, chez des patients dont l'espérance de vie est supérieure à 6 mois/1 an.

Between 1979 and 1991, the authors performed 50 psoas bladder ureterovesical reimplantations for lesions of the pelvic ureter. 90% of very good results were obtained with this technique at the cost of a low morbidity. This series confirms the influence of previous pelvic radiotherapy on the postoperative complication rate. On the basis of the excellent results in this series, confirmed by those reported in the literature, this technique can be proposed as treatment of choice for lesions of the pelvic ureter when suture-resection or simple reimplantation cannot be performed after failure of endoluminal dilatation in patients with a life expectancy greater than 6 months to one year.

Mots clés:
Uretère / lésion traumatique / implantation urétéro-vésicale / vessie psoïque
Mots-clés:
ureter / traumatic lesion / ureterovesical implantation / psoas bladder
Réinsertion des patients après cystectomie et confection d'un réservoir intestinal continent, en Turquie
The rehabilitation of the patients who have undergone cystectomy and continent reservoir operation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 993-997

Un suivi étroit et des soins de réinsertion sont nécessaires pour assurer une bonne qualité de vie aux patients qui ont bénéficié d'une cystectomie et de la confection d'un réservoir continent. Nous avons conduit une étude par questionnaire sur 19 de nos patients porteurs de réservoirs continents de différent types. En outre, nous avons interrogé plusieurs urologues éminents pour trouver une méthode uniforme et fiable de réabilitation. Les problèmes les plus fréquemment rencontrés parmi nos patients ont été ceux de l'adaptation sexuelle (13 patients, 72,2%) et psycho-sociale (11 patients, 61,1%). Ces chiffres ont pu être portés à 50% (9 cas) et 33,3% (6 cas) respectivement après que nous ayons mis en place un club spécial pour ces patients dans notre hopital.

Close follow-up and rehabilitation are necessary in order to ensure a good life quality for patients who have undergone cystectomy operations combined with continent reservoir operations. A questionnaire survey was carried out on 19 of our patients with continent reservoirs of different types. Furthermore a number of the leading clinics and urologists were consulted in an effort to find out a common and reliable method for rehabilitation. The most frequently encountered problems were the sexual (13 cases : 72.2%) and psychosocial adaptation (11 cases : 61.1%) among our patients. These figures were lowered to 50% (9 cases) and 33.3% (6 cases) respectively after organizing a special club for these patients in our hospital

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / Qualité de vie
Mots-clés:
continent external urinary diversion / Quality of life
Relation pression-débit instantanée en flux permanent dans un tube collabable : conséquences sur l'évaluation de la résistance uréthrale
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 644-657

L'urèthre est un conduit collabé en dehors des mictions de sorte qu'il a été reproché à l'évaluation de la résistance uréthrale instantanée par la relation pression/débit (R = P/Q2), issue de l'équation de Bernoulli, de ne pas tenir compte de la pression d'ouverture ou tout au moins du fait que le flux doive maintenir les parois pendant la miction. Le but de ce travail est de préciser si une telle critique est juste au plan de la mécanique des fluides. Pour cela, il a été effectué une étude de la relation pression/débit dans un tube souple, collabé par différentes pressions péri-tubulaires, et qui s'ouvrait ensuite sous l'effet du flux. Les expériences ont montré que la relation pression/débit, la résistance instantanée à l'écoulement et les pertes de charge étaient identiques lorsque le tube atteignait le même calibre, ceci malgré les différentes pressions péri-tubulaires. C'était donc la même pression qui servait à la fois à propulser le flux et à maintenir les parois. En conséquence il serait faux de prétendre améliorer l'évaluation de la résistance uréthrale instantanée en retirant une pression d'ouverture de la pression vésicale maximum. La formule R = P/Q2 est juste au plan expérimental et conforme aux principes de la mécanique des fluides. Elle constitue en théorie et en pratique une bonne méthode d'évaluation de la résistance instantanée.

Instantaneous pressure-flow relation in continuous flow in a collapsible tube : consequences for the assessment of urethral resistance.

Mots clés:
recherche fondamentale / hydrodynamique / étude pression-débit / résistance uréthrale
Mots-clés:
basic research / hydrodynamics / pressure-flow study / urethral resistance
Relation pression/débit instantanée pour des flux non permanents. Conséquences sur l'évaluation de la résistance uréthrale.
Instantaneous pressure-flow relation for discontinuous flow. Consequences on the evaluation of urethral resistance.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 891-900

BUT : Vérifier la validité de l'hypothèse du flux quasi-permanent nécessaire à l'évaluation de la résistance uréthrale instantanée R par la relation pression/débit R = P/Q2. METHODE : Un dispositif expérimental a permis d'étudier la relation pression/débit pour des flux non permanents passant dans un tube souple. Ce tube était soumis à différentes pressions de collabage et s'ouvrait sous l'effet du flux. Le flux était non permanent en raison des variations de la pression d'amont ou d'oscillations dans le diamètre hydraulique du tube.
RESULTATS : Les expériences ont montré que l'approximation du flux permanent était justifiée, dans la limite de précision des méthodes de mesure utilisées en urodynamique.
CONCLUSION : La formule R = P/Q2 est juste au plan théorique et validée par l'expérimentation. Il n'y a pas d'obstacle d'ordre hydrodynamique à son application au calcul de la résistance uréthrale instantanée.

OBJECTIVE : To verify the validity of the hypothesis of the almost continuous flow necessary for evaluation of instantaneous urethral resistance R by the pressure/flow relation R = P/Q2. METHOD : An experimental device allowed investigation of the pressure/flow relation for discontinuous flow in a flexible tube. The tube was submitted to various collapsing pressures and opened under the effect of flow. The flow was discontinuous because of the variations of the proximal pressure or oscillations in the hydraulic diameter of the tube. RESULTS : These experiments showed that the approximation of continuous flow is justified within the limits of precision of the measuring methods used in urodynamics.
CONCLUSION : The formula R = Q2 is therefore theoretically corect and validated by the experimentation. There is no hydrodynamic obstacle to the application of this formula to the calculation of instantaneous urethral resistance.

Mots clés:
Urodynamique / recherche fondamentale / hydrodynamique / étude pression-débit / résistance uréthrale
Mots-clés:
urodynamics / basic research / hydrodynamics / pressure-flow study / urethral resistance
Reliability of the routine cytological diagnosis in bladder cancer.
Reliability of the routine cytological diagnosis in bladder cancer.
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1999, 35, 228-232

BUTS : Etablir la fiabilité du diagnostic cytologique de tumeur primitive de vessie fait par trois anatomopathologistes. PATIENTS ET MÉTHODES : Des échantillons d'urines préopératoires de 71 patients porteurs de cancer de vessie et de 55 patients n'ayant aucun cancer ont été rétrospectivement et en aveugle revus par trois anatomopathologistes indépendants et leurs résultats ont été comparés. L'estimation de l'adéquation inter-observateur a été calculée en utilisant le coefficient k. Une analyse multivariée a été menée pour identifier les facteurs associés au désaccord entre les trois observateurs. La sensibilité, la spécificité pour chacun des participants ont été calculées, de façon à clairement identifier l'origine du désaccord en terme de performance du test diagnostique entre les mains de chaque observateur. Une comparaison de la performance diagnostique globale a été réalisée, en traçant point par point la sensibilité versus 1 - la spécificité. RÉSULTATS : Le coefficient k parmi les 3 observateurs était de 0.46. L'analyse multivariée n'a pas identifié de variable qui pouvait avoir entraîné un tel désaccord. Les différences en terme de sensibilité et de spécificité ont été détectées entre l'observateur 1 (sensibilité 0.9, spécificité 0.45), l'observateur 2 (sensibilité 0.67, spécificité 0.72) et l'observateur 3 (sensibilité 0.71, spécificité 0.8), mais la performance diagnostique globale (sensibilité versus 1 - spécificité) était superposable pour les trois (p = ns). CONCLUSIONS : Des critères simples, reproductibles devraient être établis pour fiabiliser les résultats du cytodiagnostic dans un groupe de Cytologistes. La performance diagnostique individuelle peut donner une fausse idée de l'homogénéité entre les observateurs. Dans ce champ d'investigation, une analyse de concordance du diagnostic fait la qualité et la fiabilité et devrait être une procédure de routine dans chaque service d'anatomopathologie.

OBJECTIVES: To establish the reliability of three cytopathologists for cytological diagnosis of primary bladder tumors. METHODS: Preoperative voided urine specimens of 71 patients with bladder cancer and 55 noncancer controls were retrospectively and blindly reviewed by 3 independent cytologists, and their results compared. The estimation of the interobserver agreement was calculated using the weighted kappa coefficient. A multivariate analysis was carried out to identify the factors associated with the disagreement between the three observers. The sensitivity and specificity for each of the participants was calculated in order to clearly identify the origin of the disagreement, in terms of the performance of the diagnostic test in the hands of each observer. A comparison of the overall diagnostic performance was made by plotting sensitivity versus 1-specificity. RESULTS: The weighted kappa coefficient among the 3 observers was 0.46. The multivariate analysis did not identify any variable that could have caused such disagreement. Vast differences in sensitivity and specificity were detected between observer 1 (sens. 0.90, spec. 0.45) and observers 2 (sens. 0.67, spec. 0.72) and 3 (sens. 0.71, spec. 0.80), but the overall diagnostic performance (sensitivity vs. 1-specificity) was superimposable in the 3 cases (p = NS). CONCLUSIONS: Simple, reproducible and agreed-on-diagnostic criteria should be established to yield reliable results in a group of cytologists. The consideration of individual diagnostic performances can give a false idea of homogeneity between observers. In this field, concordance analysis makes quality control reliable and should be a routine procedure of any pathology department.

Mots clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Screening / pathology / urine cytology
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / Screening / Pathology / urine cytology
Remplacement de l'uretère par greffon iléal avec valve anti-reflux
Replacement of the ureter by an ileal graft, with an anti-reflux valve.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 311-316

Les auteurs rapportent 1 cas d'iléourétéroplastie avec nouveau procédé anti-reflux. L'intervention a consisté à faire un remplacement urétéral subtotal par greffon iléal, le procédé anti-reflux est basé sur le principe de la valve hydraulique de Benchekroun. Elle consiste à faire une iléotomie transversale à 8 cm de l'anastomose urétéro-iléale qui sera invaginée et fixée à la partie proximale de l'iléotomie puis suture de l'ensemble par un Déxon 2/0 à la partie distale de l'iléotomie, ainsi le passage des urines dans les espaces postérieurs de la valve permet l'occlusion de celle-ci et constitue le système anti-reflux.

The authors describe an ureteroileoplasty with a new anti-refluxing technique. A subtotal ureteroplasty is carried out, anti-refluxing proceeding is made. This one is based oon Benchekroun's hydraulic valve principle. A transversal ileotomy is carried out 8 cm below the uretero-ileal anastomosis, which is invaginated and fixed to the proximal layer of the ileotomy with Dexon 3/0, the ileotomy is then closed using Dexon 2/0. The hydraulic valve may then ensure anti-reflux.

Mots clés:
chirurgie réparatrice / urétéroplastie / opération anti-reflux
Mots-clés:
reconstructive surgery / ureteroplasty / antireflux procedure
Remplacement de vessie et dérivation continente : qu'en est-il des complications métaboliques ?
Bladder substitution and continent urinary diversion : what about metabolic complications?
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 973-986

On observe depuis plusieurs années un regain d'intérêt pour les techniques visant à maintenir la fonction vésicale chez les patients ayant subi des interventions radicales d'exérèses pour néoplasme pelvien ou lorsque l'on est intervenu. A cette fin, des segments intestinaux ont été employés, en des configurations diverses. Même lorsque ces techniques sont réalisées dans les meilleures conditions au plan urologique et chirurgical, il faut savoir que ces interventions ont leur potentiel de complications, dont une bonne partie est en rapport avec des déréglements métaboliques. A côté des données initiales de suivi de patients ayant eu un remplacement vésical ou une dérivation continente, l'analyse des recherches basées sur l'expérimentation et l'étude de situations comparables au plan fonctionnel fournit un éclairage essentiel sur les interrelations physiopathologiques susceptibles d'être retrouvées chez ces patients. Celles-ci concernent, outre le problème de l'acidose métabolique chronique, les désordres du métabolisme des acides biliaires et de la vitamine B12, sans oublier la possibilité de survenue d'une hyperoxalurie secondaire, à l'origine d'une diathèse lithiasique oxalique. A tout cela peut encore s'ajouter une malabsorption du calcium et de la vitamine D, à l'origine d'une ostéopathie, cette malabsorption étant en relation avec une diminution de la surface d'absorption disponible. En dehors de ces problèmes de perte intestinale et de ces manifestations de carence, une déminéralisation osseuse peut se développer à titre de conséquence de l'acidose métabolique chronique, ainsi que le montrent plusieurs cas rapportés et certaines explorations expérimentales, d'où un risque de déminéralisation du squelette. Le mécanisme physiopathologique qui lie tous ces phénomènes entre eux reste encore à élucider. Ces interrelations physiopathologiques doivent bien rester présentes à l'esprit tout au long du suivi des patients ayant un remplacement vésical ou une dérivation supravésicale continente, et ce pendant de nombreuses années. Devant la popularisation de ces interventions, il est indispensable d'apprendre à mettre en évidence tout trouble métabolique susceptible d'en être la conséquence.

During the past several years there has been increasing interest in refunctionalizing patients who have undergone radical extirpative surgery for pelvic malignancies and patients with dysfunctional bladders. To accomplish this, intestinal segments have been successfully employed in a variety of configurations. Independent of their optimal urosurgical implementation these procedures are not without potential complications, a significant portion of which involve metabolic derangements. Besides first follow-up results of patients with bladder substitution or continent urinary diversion, analysis of experimental investigations and functionally comparable clinical conditions enables an insight into potential following physiopathological interrelationships. These concern, besides the problem of chronic metabolic acidosis, disorders of bile acid and vitamin B12 metabolism as well as the potential induction of a secondary hyperoxaluria with subsequent oxalate concrement diathesis. Furthermore, there may be a malabsorption of calcium and vitamin D with development of intestinal osteopathy due to the reduction of absorptive surface. Apart from these problems of enteral loss and deficiency manifestations, several case reports and investigations suggest that bone demineralization can occur as a consequence of chronic metabolic acidosis and patients are at risk of skeletal demineralization. The pathogenesis of this association has yet to be clarified. These physiopathological interrelationships must be considered in medical attendance of patients with intestinal substitute bladders and continent supravesical pouch systems over many years. As these procedures become more popular, it becomes important to identify any metabolic changes that may occur as their consequence.

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / cystoplastie de remplacement / résultat à long terme / Bilan métabolique
Mots-clés:
continent external urinary diversion / replacement cystoplasty / long term outcome / metabolic tests
Renal cell carcinoma: histological findings in peritumoral tissue after organ-preserving surgery.
Renal cell carcinoma: histological findings in peritumoral tissue after organ-preserving surgery.
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1996, 29, 279-283

BUTS ET METHODES : Etudier l'envahissement du tissu péri-tumoral autour des adénocarcinomes rénaux et évaluer l'efficacité de la néphrectomie partielle ou de l'énucléation par étude histologique des marges de résection de 28 néphrectomies partielles. RESULTATS : Il n'y avait pas d'infiltration péri-tumorale dans 91,6% des cas de néphrectomie partielle élective (24 patients). En revanche il y avait une infiltration tumorale dans 75% (3-4) des cas de néphrectomie partielle de nécessité. CONCLUSIONS : Bien que le débat sur la chirurgie conservatrice reste ouvert, celle-ci reste indubitablement possible pour des patients sélectionnés.

OBJECTIVE AND METHOD: This study assessed the involvement of peritumoral renal cell carcinoma tissue and evaluated the efficacy of partial resection versus enucleation by an anatomopathological investigation into the resection margins in 28 cases of partial nephrectomy. RESULTS: Histological findings showed no peritumoral infiltration in 91.6% of elective partial resections (24 patients) and resection margin involvement in 75% of necessary partial resections (4 patients). CONCLUSION: Although the debate between organ-preserving and radical surgery remains open, the conservative approach can undoubtedly be recommended in selected patients.

Mots clés:
kidney / tumor / partial nephrectomy / organ-sparing surgery
Mots-clés:
Kidney / tumor / Partial nephrectomy / organ-sparing surgery
Renal oncocytoma: magnetic resonance imaging characteristics
Renal oncocytoma: magnetic resonance imaging characteristics
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1996, 155, 863-867

BUTS : Etudier l'apparence en imagerie par résonance magnétique (IRM) des oncocytomes rénaux. PATIENTS ET METHODES : Entre 1985 et 1993, 11 patients ont subi une IRM des reins, le diagnostic d'oncocytome ayant été fait par la suite. Les dossiers des patients et les documents d'IRM ont été revus. RESULTATS : Sur 11 images en T1, 8 montraient une masse avec un hyposignal comparé au cortex et 3 des 6 images en T2 montraient des masses en hypersignal. De plus 5 tumeurs étaient entourées d'une capsule bien définie, 3 avaient un centre d'architecture stellaire et une contenait en son centre une zone d'hyposignal, tous ces aspects correspondant à l'examen anatomo-pathologique à du tissu cicatriciel. Ces résultats d'IRM diffèrent sensiblement de ceux obtenus pour l'adénocarcinome rénal, typiquement un signal d'intensité moyenne à élevée comparé au cortex en T1 et en T2 pulsé et contenant des zones hémorragiques ou nécrotiques. CONCLUSIONS : Une masse homogène en hyposignal en T1, apparaissant d'intensité plus élevée en T2, la présence d'une capsule, d'une zone cicatricielle centrale ou étoilée et l'absence d'hémorragie ou de nécrose suggèrent le diagnostic d'oncocytome. Chez les sujets a rein unique, à fonction rénale dégradée, d'âge avancé, ou en cas de petite tumeur pour laquelle une chirurgie conservatrice est envisagée, l'IRM peut permettre le diagnostic d'oncocytome et orienter vers la chirurgie conservatrice. L'IRM optimale pour l'évaluation devrait comprendre des séquences en T1 avec et sans gadollinium et des séquences en T2.

PURPOSE: We investigated the magnetic resonance imaging (MRI) appearance of renal oncocytomas. MATERIALS AND METHODS: Between 1985 and 1993, 11 patients at our institution underwent MRI of the kidneys and were subsequently diagnosed with renal oncocytoma. Patient charts and MRI were reviewed. RESULTS: Of 11 T1-weighted images 8 showed a mass with decreased signal intensity compared to renal cortex and 3 of 6 T2-weighted images revealed masses with increased intensity. In addition, 5 tumors were surrounded by a well defined capsule, 3 demonstrated a central stellate architecture and 1 contained an area of central decreased signal, all of which corresponded pathologically to scar. These MRI findings differ somewhat from those of renal cell carcinoma, which typically show intermediate to high signal intensity compared to renal cortex on T1 and T2-weighted pulse sequences and usually contain evidence of either hemorrhage or necrosis. CONCLUSIONS: A low intensity homogeneous mass on T1-weighted images, which appears as increased intensity on T2-weighted images, the presence of a capsule, central scar or stellate pattern and the absence of either hemorrhage or necrosis suggest oncocytoma. It is in the evaluation of patients with a solitary kidney, poor renal function, advanced age or a small easily resectable renal mass when MRI may help diagnose an oncocytoma and, thus, allow renal sparing surgery. The optimal MRI to evaluate renal masses should include T1-weighted spin echo images and without gadolinium, T2-weighted images and gradient recalled echo images.

Mots clés:
kidney / rare tumor / imaging / magnetic resonance imaging
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / imaging / magnetic resonance imaging
Renal parenchyma-sparing surgery as conservative treatment of renal cell carcinoma.
Renal parenchyma-sparing surgery as conservative treatment of renal cell carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Br J Urol, 1994, 74, 422-430

BUTS. Evaluer le rôle de la chirurgie conservatrice pour le traitement du cancer rénal. PATIENTS ET METHODES. Entre 1965 et 1990, 34 patients porteurs d'un cancer rénal ont subi une chirurgie conservatrice. Il s'agissait de 22 hommes et de 12 femmes, d'âge moyen 62 ans (40 à 89). Dix patients ont subi une énucléation (groupe A), 15 ont subi une néphrectomie partielle (groupe B) et 9 une procédure combinée (groupe C). Le rein controlatéral était sain chez 4 patients (12%). RESULTATS. Cinq patients ont eu une récidive locale. Six patients ont eu des métastases (18%), de 12 à 58 mois après l'intervention. Une préservation correcte de la fonction rénale a été obtenue chez 32 des 34 patients. Le suivi moyen des patients était respectivement de 64,6 mois, 75,6 mois, 64,1 mois et 53,4 mois pour l'ensemble des patients et les groupe A, B et C. Les probabilités de survie à 3 et 5 ans étaient de 80% pour le groupe A, 80% pour le groupe B, et 71,4% et 57,1% pour le groupe C. CONCLUSIONS. L'énucléation et la néphrectomie partielle sont deux options valables pour le traitement du cancer du rein sur rein unique ou en cas de cancer bilatéral, dans la mesure où elles n'altèrent pas le contrôle de la maladie, ni le pronostic. Une étude sur un effectif plus important et avec un suivi supérieur est nécessaire pour évaluer plus sûrement la place de la chirurgie conservatrice.

OBJECTIVE: To evaluate the role of parenchyma-sparing surgery in patients with renal cell carcinoma (RCC). PATIENTS AND METHODS: Between 1965 and 1990, 34 patients with RCC underwent renal parenchyma-sparing surgery. There were 22 men and 12 women with a mean age of 62 years (range 40-89). Ten patients underwent enucleation (Group A), 15 partial nephrectomy (Group B), and nine a combination of procedures (Group C). Conservative surgery was performed in the presence of a normal contralateral unit in four patients (12%). RESULTS: Five patients developed local recurrence. Metastases appeared in six patients (18%) from 12 to 58 months post-operatively. Adequate renal function was obtained in 32 of the 34 patients. The mean follow-up for all patients was 64.6 months overall, 75.6 months for group A, 64.1 months for group B and 53.4 months for group C. The 3 and 5 year probabilities of survival for all patients were 77.8% and 69.5% respectively. The probabilities of 3 and 5 year survival were 80% for group A, 80% for group B and 71.4% and 57.1% for group C. CONCLUSION: Enucleation and partial nephrectomy are both viable options in the management of solitary or bilateral RCC, as there is no decline in effective tumour control and prognosis. Larger groups and longer follow-ups are needed to assess the role of renal parenchyma-sparing surgery more definitively.

Mots clés:
kidney / tumor / organ-sparing surgery / partial nephrectomy
Mots-clés:
Kidney / tumor / organ-sparing surgery / Partial nephrectomy
Renal transplantation in older people
Renal transplantation in older people
2001
- Article original
- Réf : Lancet, 1994, 343, 461-464

La transplantation rénale reste controversée chez les patients âgés de plus de 60 ans en raison de la morbidité propre de la greffe et du traitement immuno-suppresseur. les auteurs rapportent les résultats de la greffe rénale dans leur centre chez les patients âgés de plus de 60 ans. Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 1222 transplantations rénales consécutives effectuées dans le même centre, avec un protocole d'immunosuppression identique depuis 10 ans associant d'emblée globulines anti-lymphocytaires, azathioprine et prednisone. La cyclosporine n'a été introduite que lorsque la créatininémie était inférieure à 2-5mg/dl, et à la dose initiale de 8 à 10mg/kg. 29% des greffes ont été faites à partir de donneurs vivants apparentés. L'âge moyen des receveurs était de 40,6 ans (extrêmes 0,8-74,6). Le suivi moyen a été de 4,2 ans (extrêmes 1-11 ans). 133 receveurs (10,8%) étaient âgés de plus de 60 ans lors de la transplantation, dont 40 de plus de 65 ans. L'âge moyen dans ce groupe était de 63,4 ans (60 - 74,6). Dans le groupe contrôle (âge

Renal transplantation in people 60 years old or more is controversial due to the morbidity associated with immunosuppression and the scarcity of renal allografts. We have reviewed the outcome of 1222 consecutive renal transplants done at a single institution with a uniform immunosuppressive protocol over 10 years. 5-year graft survival was the same in the under sixties as in the sixties and over. Patient survival was worse in the older group (p = 0.0001), but there were significantly fewer immunological graft losses: 11% vs 31% (p = 0.0009; relative risk [RR] = 0.36 [95% confidence interval 0.19-0.66]). A majority of the deaths in both groups were secondary to cardiovascular disease, not due to complications of immunosuppression. We conclude that renal transplantation in people 60 and over has results equivalent to a younger population. Age 60 and over should not be a major factor in considering if a patient is eligible for renal transplantation.

Mots clés:
Renal transplantation / elderly person
Mots-clés:
renal transplantation / elderly person
Repair of the complications of hypospadias surgery.
Repair of the complications of hypospadias surgery.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 1415-1418

En 1992, nous avons effectué une étude retrospective sur 190 patients explorés et traités pour des complications de la chirurgie de l'hypospade entre 1979 et 1990 au Devine Center for Genitourinary Reconstructive Surgery du Sentara Norfolk General Hospital et du Children's Hospital of the King's Daughters. 13 patients n'ont pu être contactés et 8 étaient en attente d'un deuxième temps chirurgical. Des 177 patients, 167 (94,35%) avaient eu une évolution favorable, c'est à dire une miction contrôlable, une érection fonctionnelle et un aspect esthétique acceptable, et 2 (1,13%) étaient considérés comme des échecs. La problématique, les techniques chirurgicales, et leurs modifications récentes ont été présentées en détail.

In 1992 a retrospective review was conducted of 190 patients evaluated and treated for complications of hypospadias surgery during 1979 through 1990 at the Devine Center for Genitourinary Reconstructive Surgery of Sentara Norfolk General Hospital and Children's Hospital of the King's Daughters. We could not contact 13 patients and 8 are awaiting a second stage procedure. Of the 177 patients 167 (94.35%) have had a successful outcome, defined as a controllable urinary stream, functional erection and an acceptable cosmetic appearance, and 2 (1.13%) are considered failures. Details of presenting problems, surgical techniques and recent modifications of these procedures are presented.

Mots clés:
lower urinary tract malformation / Hypospadias / failure / iatrogenic complication / reconstructive surgery
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / hypospadias / Failure / iatrogenic complication / reconstructive surgery
Répartition et sensibilité aux antibiotiques des bactéries responsables de pyélonéphrites aiguës (PNA)
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 8, 28-30

Deux-cent vingt-trois cas de pyélonéphrites aiguës ont été rassemblés dans 5 Centres (Henri Mondor, Créteil, Rennes, Paris Pitié-Salpétrière, Amiens, Compiègne, Lille) en 1993. Les entérobactéries sont rencontrées dans 89,6% des cas dont 80,7% pour le seul Escherichia coli. La fréquence de souches résistantes et intermédiaires responsables de pyélo néphrites aiguës atteignent pour Escherichia coli 42% et 2% pour l'amoxicilline, 7% et 21% pour l'association amoxicilline-acide clavulanique, 17% et 15% pour la pipéracilline, 10% et 23% pour la céfalotine, 11 et 2 % pour les associations triméthoprime-sulfamides.

Mots clés:
infection urinaire / Pyélonéphrite aiguë / antibiothérapie
Mots-clés:
urinary tract infection / acute pyelonephritis / antibiotic therapy
Repeat prostate needle biopsy: who needs it?
Repeat prostate needle biopsy: who needs it?
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 1496-1498

BUTS : Les indications pour recommencer des biopsies de prostate à l'aiguille après une première série de 6 biopsies sous échographie transrectale ne sont pas définies. MATERIELS ET METHODES : Les auteurs ont examiné 100 séries de 6 biopsies de prostate à l'aiguille sans diagnostic de malignité qui ont été renouvelées. RESULTATS : Un cancer a été dépisté sur 20 biopsies refaites (20%). Une stratification basée sur le résultat de la biopsie initiale a révélé un cancer dans 10 des 69 cas (14,5%) sans atypie ou néoplasie prostatique intra-épithéliale (PIN), 5 sur 17 avec des atypies (29,4%), 5 sur 5 (100%) avec des grades II ou III de PIN et 0 sur 9 avec une néoplasie prostatique intra-épithéliale de grade I. L'examen des taux de PSA et la vélocité du PSA n'ont pas apporté de stratification statistiquement significative, ce peut-être du fait de l'importante variance de ces paramètres et de la petite taille de l'échantillon. CONCLUSION : Ils concluent que les patients ayant un diagnostic d'atypie glandulaire ou de PIN de grade II ou III sur la biopsie initiale ont un haut risque de cancer invasif et doivent subir des biopsies de prostate à l'aiguille répétées. Une ascension rapide du taux de PSA ou un toucher rectal grossièrement anormal peuvent également indiquer la présence d'un cancer non découvert sur la biopsie initiale.

The indications for repeat prostate needle biopsy after a transrectal ultrasound guided sextant biopsy are not defined. We examined 100 sextant prostate needle biopsies without a diagnosis of malignancy, which were repeated. Carcinoma was detected in 20 repeat biopsies (20%). Stratification based on initial biopsy result revealed carcinoma in 10 of 69 cases (14.5%) without prostatic intraepithelial neoplasia or atypia, 5 of 17 (29.4%) with atypia, 5 of 5 (100%) with grade II or III prostatic intraepithelial neoplasia and 0 of 9 with grade I prostatic intraepithelial neoplasia. Examination of prostate specific antigen (PSA) levels and PSA velocity did not provide statistically significant stratification, perhaps due to the wide variance in these parameters and the small sample size. We conclude that patients with a diagnosis of glandular atypia, or grade II or III prostatic intraepithelial neoplasia on initial biopsy are at high risk for invasive carcinoma and should undergo repeat prostate needle biopsy. A rapidly increasing serum PSA level or grossly abnormal digital rectal examination may also indicate carcinoma not discovered on initial biopsy.

Mots clés:
prostate / tumor / Biopsy / pathology
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / Pathology
Réponse érectile à l'injection intracaverneuse de linsidomine chez 38 impuissants. Comparaison à la Prostaglandine E1
Erectile response to intracavernous injection of linsidomine in 38 impotent patients. Comparison with prostaglandin E1.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 388-391

BUTS : Tester les effets de la linsidomine, donneur de NO, en injection intracaverneuse et comparer les résultats à ceux observés après injection de PGE1.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 38 patients présentant une insuffisance érectile ont eu une injection intracaverneuse de 10 µg de PGE1, puis une injection intracaverneuse de 1 mg de linsidomine au moins 3 jours après. La réponse érectile après linsidomine a été comparée à celle obtenue après PGE1. 21 de ces 38 patients ont eu une exploration Doppler après chacune des injections.
RÉSULTATS : La linsidomine induisait une rigidité complète chez 4 patients jugés psychogènes (contre 11 sujets avec PGE1) et 1 patient jugé artériel (contre 8 patients après PGE1). Les vitesses systoliques maximales enregistrées après linsidomine étaient corrélées significativement à celles mesurées chez le même patient après PGE1. Après injection de linsidomine, les index de résistance ne se modifiaient pas.
CONCLUSION : Notre étude confirme l'impact de la linsidomine sur les mécanismes locaux de l'érection. Elle montre que la puissance de la linsidomine est nettement inférieure à celle de la PGE1 mais peut toutefois avoir sa place dans l'arsenal thérapeutique de l'impuissance.

OBJECTIVE : To test the effects of intracavernous injection of Linsidomine, an NO donor, and to compare the results to those obtained after injection of PGE1. MATERIAL AND METHODS : 38 subjects with erectile insufficiency received an intracavernous injection of 10 µg of PGE1, followed by an intracavernous injection of 1 mg of linsidomine at least 3 days later. The erectile response after linsidomine was compared to that obtained after PGE1. 21 patients were investigated by Duplex ultrasound after each injection. RESULTS : Linsidomine induced complete rigidity in 4 subjects considered to suffer from psychogenic impotence (versus 11 subjects with PGE1) and 1 subject considered to suffer from arterial disease (versus 8 subjects with PGE1). The maximal systolic velocities recorded after linsidomine were significantly correlated with those measured in the same subject after PGE1. The resistance index was not modified after linsidomine injection.
CONCLUSION : Our study confirms the impact of linsidomine on the local mechanisms of erection. It shows that linsidomine is much less effective than PGE1, but nevertheless has a place in the therapeutic armamentarium of impotence.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / Injection intra-caverneuse
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / intracavernous injection
Résection laparoscopique d'un diverticule de vessie
TexF-PU-97-00070643.html
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 643-646

Les auteurs rapportent une observation de résection laparoscopique d'un diverticule de vessie réalisée simultanément au traitement endoscopique de sa cause présumée. Les dissections du diverticule, notamment de son collet, ainsi que celles de l'uretère et du canal déférent sont facilitées par l'agrandissement de l'image vidéo. Cette approche ne trouve ses indications que dans des situations topographiques (postérieures) privilégiées. Ses résultats doivent être comparés à ceux des traitements conventionnels.

Laparoscopic resection of a bladder diverticulum. The authors report a case of laparoscopic resection of a bladder diverticulum performed at the same time as endoscopic treatment of its presumed cause. Dissection of the diverticulum, particularly its neck, and dissection of diverticula of the ureter and vas deferens are facilitated by magnification of the video image. This approach is only indicated in particular anatomical sites (posterior). The results of this technique must be compared with those of conventional treatments.

Mots clés:
Vessie / Diverticule / chirurgie laparoscopique
Mots-clés:
bladder / Diverticulum / laparoscopic surgery
Resistance to urinary tract infection
Resistance to urinary tract infection
2001
- Article original
- Réf : N Engl J Med, 1993, 329, 802-803

L'arbre urinaire sain est habituellement capable de résister aux infections urinaires. Les facteurs provoquant une gêne à l'évacuation urinaire prédisposent aux infections. Mais la plupart du temps, l'infection urinaire survient sur un arbre urinaire apparemment sain. Notre connaissance des mécanismes moléculaires de résistance à l'infection est limitée. L'existence de facteurs individuels prédisposants (susceptibilité) ou de changements dans les mécanismes de défense provoqués par le premier épisode sont encore un sujet de controverses. Un défaut de résistance a été recherché soit au niveau de la colonisation, soit à celui de la réponse immune. Pour le premier point, il a été montré que les femmes sujettes à infections récidivantes avaient plus de récepteurs épithéliaux pour les bactéries que des sujets témoins. Les sujets du groupe sanguin P1 ont un risque de pyélonéphrite 11 fois supérieur à la population en général et sont porteurs de souches de E.coli pap-positives plus fréquemment que les sujets de groupe P2. Les antigènes du groupe P fonctionnent comme des récepteurs pour P fimbriae (exprimée par les E. coli pap-positifs), et cette action est modulée par le groupe érythrocytaire majeur. La carence en Ïstrogènes favorise les infections urinaires des femmes ménopausées, par augmentation du pH local et diminution de la colonisation par les lactobacilles. On a par ailleurs rapporté une diminution du taux d'IgA chez les patients sujets à infections urinaires à répétition, mais le rôle de l'immunité spécifique reste controversé. Il est possible que la susceptibilité aux infections urinaires soit influencée par la qualité de la réponse inflammatoire. L'obtention d'informations sur les mécanismes moléculaires d'agressivité bactérienne fournit des bases pour l'étude des mécanismes de résistance de l'hôte.

Mots clés:
urinary tract infection / pathophysiology
Mots-clés:
urinary tract infection / pathophysiology
Responders and nonresponders to transurethral microwave thermotherapy: a multicenter retrospective analysis
Responders and nonresponders to transurethral microwave thermotherapy: a multicenter retrospective analysis
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 1775-1778

Cette étude a pour but d'identifier des paramètres pouvant permettre de trier les patients chez qui la thermothérapie trans-uréthrale à micro-ondes serait bénéfique. Les paramètres cliniques et le schéma thérapeutique de 292 patients ont été analysés dans une étude multicentrique rétrospective. Les groupes de répondeurs et non répondeurs ont été définis suivant des critères très stricts. Aucune différence statistiquement significative dans les caractéristiques de base n'a été retrouvée. Les répondeurs ont montré une amélioration symptomatique dans 76% des cas à comparer à 27% aux non répondeurs. Le débit maximum a été augmenté dans 82% chez les répondeurs et 5% d'augmentation uniquement chez les non répondeurs. Les répondeurs ont eu également une augmentation plus significativement importante du taux de PSA en post-traitement et couplée également à un apport énergétique durant le traitement plus important. Aucun paramètre clinique de base est capable de prédire le résultat du traitement.

PURPOSE: We attempted to identify any parameter that could possibly lead to a successful treatment outcome after transurethral microwave thermotherapy. MATERIALS AND METHODS: Clinical parameters and treatment profiles of 292 patients were analyzed in a retrospective multicenter manner. Responder and nonresponder groups were identified according to a given definition. RESULTS: No statistically significant differences in baseline characteristics were found. Responders showed a 76% symptomatic improvement rate compared to 27% in nonresponders, and an 82% improvement rate in peak flow compared to a 5% decrease in nonresponders. Responders also showed a significantly greater increase in posttreatment PSA level and a significantly greater amount of energy released during treatment. CONCLUSIONS: No baseline clinical parameter is capable of predicting treatment outcome.

Mots clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy
Mots-clés:
prostate / BPH / minimally invasive instrumental treatment of BPH / thermotherapy