Base bibliographique

Parcours patient hypno-sédation en endo UROLOGIE : une alternative innovante à l’anesthésie générale
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 782


Objectif

L’hypno-sédation (HS) est une technique d’anesthésie qui associe l’hypnose, la sédation intra-veineuse consciente, un traitement antalgique classique et un anesthésique local. Elle permet au patient de rester conscient, mais distrait en cours de la chirurgie.


Méthodes

Patiente de 86 ans, présentant un cancer du col utérin métastatique avec compression urétérale bilatérale nécessitant un changement semestriel d’endoprothèse double J et urétéropyélographie rétrograde. La prise en charge est effectuée selon un parcours patient spécifique à l’HS avec une équipe médico-chirurgicale formé à l’hypnose. L’entrée en salle opératoire se fait debout, digne et détendu. L’HS débute par, une phase d’« Induction hypnotique », une sédation consciente par Rémifentanil en AIVOC (Anesthésie intra-veineuse à objectif de concentration), suivie d’une « Transe hypnotique » permettant l’intervention après injection intra urétrale de xylocaïne gel. La fin de l’HS et le retour à la conscience normale est précédé d’une « Suggestion Hypnotique ».


Résultats

La durée totale de la prise en charge était d’1h 30min depuis l’arrivée de la patiente jusqu’à sa sortie de l’hôpital du jour chirurgical HDJC, la durée de l’intervention était de 13min, le temps d’occupation de la salle opératoire était de 18min, le passage en salle de réveil était de 5min et le passage en HDJC de 30min. Les suites opératoires étaient simples.


Conclusion

L’HS présente de nombreux avantages qui contribuent à l’amélioration de la qualité des soins, une récupération plus rapide en postopératoire, une réduction des durées de séjour et des coûts de soins de santé. Dans notre centre l’HS est considérée comme une alternative à l’anesthésie générale pour la chirurgie mineure et les gestes endoscopiques en urologie.

Patients avec un cancer de la prostate traités par hormonothérapie : impact de l’activité physique adaptée
Patients with prostate cancer treated by androgen deprivation therapy: Impact of adapted physical activity
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 912-916


Objectifs

Le but de cet article est de présenter l’activité physique adaptée (APA) et son impact potentiel sur les effets secondaires de l’hormonothérapie (HT), les limites de sa mise en œuvre et les mesures pour favoriser sa diffusion auprès des patients avec un cancer de la prostate (CaP) traité par HT.


Matériel et méthodes

Une revue non systématique de la littérature a été réalisée à partir des articles référencés dans Pubmed, en utilisant les mots clés « prostate cancer », « androgen deprivation » and « physical activity », et des principales publications et recommandations des agences de santé nationales et internationales, publiés entre janvier 2010 et juin 2019.


Résultats

L’APA représente un moyen d’action efficace pour diminuer les effets secondaires de l’HT. Son intégration dans le parcours de soins des patients avec un PCa traité par HT reste limitée.


Conclusion

Afin de promouvoir et garantir une place à l’APA dans cette population, une collaboration pluridisciplinaire entre les professionnels de santé et de l’APA est indispensable. Cette collaboration doit permettre la mise en place de programmes d’APA et d’outils d’éducation thérapeutique standards et innovants pour les patients ainsi que le développement d’information et de promotion auprès des professionnels de santé.


Objectives

The purpose of this article is to present adapted physical activity (APA) and its potential impact on the androgen deprivation therapy (ADT) adverse effects, the limits and measures to promote its use among prostate cancer (PCa) patients treated with ADT.


Material and methods

A non-systematic review of the literature was performed with pubmed referenced articles, using the keywords “prostate cancer”, “androgen deprivation” and “physical activity”, and the main publications and recommendations of national and international health agencies, published between January 2010 and June 2019.


Results

APA represents an effective action to reduce adverse effects of ADT. Its integration into health care of PCa patients treated with ADT remains limited.


Conclusion

To promote a APA development in this population, a multidisciplinary collaboration between healthcare and APA professionals is essential. This collaboration should enable implementation of standard and innovative APA programs and therapeutic education tools for patients, as well as development of information and promotion for healthcare professionals.

Patients éligibles à la surveillance active présentant une IRM positive avec un adénocarcinome prostatique ISUP 2: étude anatomopathologique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 744


Objectifs

La surveillance active (SA) est proposée pour certains patients ISUP 2 sur les biopsies, pourtant, il s’agit parfois d’une maladie plus agressive. Nous avons étudié le grade anatomopathologique final sur la pièce de prostatectomie chez des patients présentant une IRM positive, un adénocarcinome prostatique (AP) ISUP 2 sur les biopsies, éligibles à une SA. Tous ont eu des biopsies systématiques (BS), des biopsies ciblées (BC).


Méthodes

Nous avons sélectionné 242 patients chez qui un AP ISUP 2 avait été diagnostiqué par la combinaison de BS et de BC par fusion IRM/échographie 3D et avaient eu en suivant une prostatectomie totale (PT). Le critère de jugement principal était le grade anatomopathologique retrouvé sur la pièce de PT, une maladie favorable était définie par un AP pT2 ISUP 1 ou 2.


Résultats

La maladie était sous-évaluée dans 33 % des cas, 3 % avaient une maladie ISUP4-5. La taille de la lésion IRM (p =0,038) et la longueur tumorale maximale par biopsie (LTMB) étaient significativement plus basses chez les malades présentant une maladie favorable (p <0,001). Parmi les patients présentant une maladie localement avancée (MLA), 34,2 % avaient uniquement des BS positives, 45,7 % avaient un ISUP2 sur les BC uniquement et 57,1 % sur les BC et les BS (p =0,035). Le nombre de biopsies positives sur les BS n’était pas significativement plus élevé dans les MLA (4,3 vs 2,9 ; p =0,005). Le risque de MLA n’était que de 20,8 % chez ceux qui avaient une densité PSA (PSAD)≤0,20ng/mL/g, 1 à 2 biopsies positives et une LTMB≤6mm, alors qu’il était de 52,3 % chez les hommes qui n’avaient pas tous ces critères (p =0,003).


Conclusion

Cette étude identifie les facteurs cliniques, IRM, et anatomopathologiques qui sont significativement associés au niveau de risque de cancer de prostate. Selon cette étude, la SA pourrait être proposée aux patients présentant PSAD≤0,20, avec 1 à 2 biopsies positives avec moins de≤6mm de longueur tumorale.

Pelvectomie antérieure pour carcinome urothelial infiltrant vésical par assistance robotisée avec extraction vaginale : description technique
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 780-781


Objectif

Montrer que la pelvectomie antérieure par assistance robotisée pour carcinome urothelial peut faire partie de l’arsenal thérapeutique minimal invasif et qu’elle est désormais codifiée et reproductible. Montrer que cette technique est comparable à la chirurgie ouverte qui reste le gold standard.


Méthodes

Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 62 ans ASA 1, antécédents de grossesse extra utérine et appendicectomie, porteuse d’une duplicité urétérale droite et d’une tumeur pT2G3 suite à une résection, ayant bénéficié d’une chimiothérapie néo adjuvante et d’une rééducation vésico sphinctérienne pré-opératoire. La patiente a fait l’objet d’une dernière consultation pré opératoire au cours de laquelle, elle a pu rencontrer psychologue, anesthésistes, diététicienne et urologue avec un scanner thoraco abdomino-pelvien mettant en évidence l’absence de progression de la maladie.


Résultats

La patiente est positionnée en Trendelenburg de 30°, après création d’un pneumopéritoine, le système Da Vinci Xi est installé. La procédure débute par l’ureterolyse et le curage ganglionnaire avec utilisation de clips 5mm pour la lymphostase. Les ailerons vésicaux, les ligaments lombo-ovariens et les artères utérines sont coagulés et sectionnés par système robotique « vessel seller ». La dissection urétrale est réalisée afin de pouvoir entreprendre un remplacement de vessie, section sur clip 10mm. Pelvectomie réalisée avec ouverture vaginale et extraction par voie vaginale sans incision cutanée complémentaire. Temps d’exérèse 1H30. Déperdition sanguine <250ml. Poursuite de l’intervention par entérocystoplastie intra-corporelle. Sortie à J14. L’histologie définitive : ypT0 N0 (18) R0, tumeur associée adénocarcinome endométrial type endométrïode grade 1 OMS, pT1a N0 R0 stade IA FIGO


Conclusion

Cette technique pas-à-pas nous permet de mettre en évidence la faisabilité et la standardisation de la technique de pelvectomie antérieure par assistance robotisée dans un temps opératoire court et d’envisager une technique de dérivation intra-corporelle dans de bonnes conditions pour respecter un temps global d’intervention convenable et habituel.

Performance de l’analyse de texture en tomodensitométrie pour prédire la présence de graisse adhérente péri-rénale (« graisse toxique »)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 647-648


Objectifs

L’analyse de texture peut être définie comme une analyse mathématique de la répartition spatiale et de l’agencement des pixels en fonction de leur niveau de gris. L’objectif de cette étude était d’évaluer la performance de l’analyse de texture pour prédire la présence de graisse adhérente péri-rénale (GAP).


Méthodes

C’est une étude rétrospective qui a analysé les données scannographies de patients opérés pour une tumeur rénale par néphrectomie partielle robot-assistée entre août 2015 et octobre 2016. Les patients étaient divisés en deux groupes en fonction de l’existence ou non en peropératoire de GAP. Après une délimitation manuelle de la GAP, nous avons extrait 15 paramètres de textures correspondant aux paramètres statistiques du premier ordre et aux paramètres d’Harralick. Les facteurs prédictifs de GAP ont été recherchés par une régression logistique univariée puis multivariée. La valeur prédictive globale du modèle sélectionné a été évaluée par l’aire sous la courbe ROC.


Résultats

Soixante-dix patients ont été analysés. Une GAP a été constatée chez 26 patients (37 %). En analyse multivariée, les paramètres de textures associés à la présence d’une graisse adhérente péri-rénale étaient : l’asymétrie (p =0,02), l’entropie (p =0,01) et la corrélation (p =0,04). La combinaison de ces descripteurs radiomiques a permis de générer un modèle prédictif de graisse adhérente péri-rénale conduisant à une aire sous la courbe ROC à 0,82 (IC95 % : 0,65–0,86).


Conclusion

Les données de cette étude préliminaire suggèrent que l’analyse de texture est un outil d’imagerie quantitative intéressant pour identifier la GAP.

Performance de l’analyse radiomique pour la prédiction du stade et du grade histologique des carcinomes urothéliaux du haut appareil urinaire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 652


Objectifs

L’analyse de texture peut être définie comme une analyse mathématique de la répartition spatial et de l’agencement des pixels en fonction de leur niveau de gris dans une matrice prédéfinie. L’objectif de cette étude était d’évaluer la performance de l’analyse de texture pour la prédiction du stade et du grade histologique des carcinomes urothéliaux du haut appareil.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective qui a analysé les données scannographies et histologiques de patients opérés pour un carcinome urothélial du haut appareil par néphro-urétérectomie totale entre janvier 2015 et avril 2018.

Les patients étaient divisés en 2 groupes en fonction de du grade (bas vs. haut grade) et du stade histologique (T1 vs.≥T2). Après une délimitation manuelle de la tumeur, nous avons extrait 15 paramètres de textures correspondantes aux paramètres statistique du premier ordre et aux paramètres d’Harralick.


Résultats

Cinquante et un patients ont été analysés. L’analyse radiomique montrait une association significative entre les paramètres de textures et les caractéristiques histologiques. Les paramètres de textures associés à une tumeur de haut grade étaient : angulation (p =0,02), la différence d’entropie (p =0,02) et l’entropie (p =0,02). Enfin, concernant le stade histologique nous avons identifié la variance (p =0,0009), et la corrélation (p =0,03) comme facteurs prédictifs indépendants d’une tumeur≥T2.


Conclusion

Les données de cette étude préliminaire suggèrent que l’analyse radiomique semble être un outil d’imagerie quantitative intéressent pour la discrimination préopératoire du stade et du grade tumoral des carcinomes urothéliaux du haut appareil.

Performances diagnostiques du test SelectMDx dans la détection précoce du cancer de la prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 663-664


Objectifs

Évaluer les performances diagnostiques du test SelectMDx dans la détection précoce du cancer de la prostate (CaP) à partir des échantillons d’urines recueillis depuis 2010 (1200 patients) lors de la consultation d’évaluation du risque du CaP.


Méthodes

Cent patients ont été sélectionné au hasard pour un dosage du test SelectMDx. Les échantillons urinaires étaient associés aux données clinicobiologiques (décrites dans le Tableau 1) et au résultat de la démarche diagnostique de CaP (pas de biopsie, biopsie négative ou biopsie positive). Le critère de jugement était la présence d’un CaP ISUP ≥2 à la fin du suivi. Le score MDx était évalué en valeur continue et qualitative (cut-off 13 % d’après l’étude de Van Neste. Eur Urol 2016). Les données quantitatives et qualitatives étaient analysées respectivement par t -test de Student et de test de Fisher exact ou Chi2. La précision diagnostique du test SelectMDx était définie par l’aire sous la courbe (ROC).


Résultats

Le test SelectMDx a été réalisé chez 97 patients. Le suivi médian des patients dans la cohorte initiale était de 26,8 mois (1,6–94). Les caractéristiques de la population générale sont représentées dans le Tableau 1. En analyse univariée, l’âge, la densité de PSA, le volume prostatique, le score SelectMDx en valeur qualitative (cut-off 13 %) et une IRM retrouvant une lésion PiRADS 4/5 étaient associés à la présence de CaP à la fin du suivi. Le score SelectMDx n’était pas corrélé au score PIRADS (p =0,5). L’analyse multivariée (sur 63 patients) rapportait que le score SelectMDx et le score PiRADS 4/5 n’étaient pas des facteurs indépendants associés au cancer significatif à la fin du suivi (Tableau 2). Le modèle combinant les 2 paramètres permettait d’obtenir une aire sur la courbe de 0,764 (Fig. 1).


Conclusion

Le test SelectMDx combinant des données cliniques et biologiques permet de prédire le diagnostic d’un CaP. L’absence de relation avec le score PiRads permet de combiner ces 2 critères pour obtenir un modèle diagnostic précis dans cette cohorte.

Perfusion pulsatile hypothermique ex vivo de pancréas de primate non humain : étude de faisabilité
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 735


Objectifs

L’objectif était d’évaluer la faisabilité de la perfusion pulsatile hypothermique (PPH) de pancréas de primates non humains pour une potentielle transplantation d’organes.


Méthodes

Sept pancréas de babouins ont été évalués, après euthanasie. Ces animaux ont été inclus dans une étude approuvée par le ministère français de la Santé. Deux groupes ont été comparés : le groupe témoin (n =2) a été préservé en utilisant une conservation statique conventionnelle (SCS) pendant 24heures et le groupe perfusion (n =5) a utilisé la PPH pendant 24heures, avec 3 pressions de perfusion (PP) différentes : 15 (n =3), 20 (n =1) et 25mmHg (n =1).


Résultats

Dans le groupe témoin, une congestion focale des îlots a été observée après 6heures. À 24h, une nécrose ischémique et une congestion multifocale sont apparues. Dans le groupe perfusion, à 15mmHg PP, une congestion multifocale des îlots était présente à 24heures. À 20mmHg PP, aucune nécrose ischémique n’a été trouvée après 6heures. À 12h et 24h, une congestion focale des îlots est apparue. À 25mmHg PP, la congestion focale des îlots est apparue après 12heures. L’immunohistochimie pour l’insuline, le glucagon et la somatostatine était normale et similaire chez les témoins et les pancréas perfusés, même après 24heures.


Conclusion

La perfusion pulsatile hypothermique du pancréas de primate non humain est faisable et n’est pas délétère jusqu’à 24heures par rapport au SCS. La pression systolique de perfusion comprise entre 15–25mmHg n’a causé aucune lésion pathologique aux organes testés.

Perte de puissance en fonction du diamètre de la fibre laser, des paramètres et de l’interface
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 680-681


Objectifs

Le laser à fibre Thulium Superpulse (TFL) apparaît comme une alternative au laser Holmium :YAG pour la lithotritie endocorporelle, permettant d’utiliser des fibres de diamètres inférieurs à 200μm. L’objectif était de comparer in vitro les pertes de puissance (PP) de fibres laser de diamètre 272μm (272CDF) et 150μm (150CDF) avec le laser à fibre Thulium Superpulse en fonction des paramètres, de l’interface et du temps.


Méthodes

Un générateur TFL (IPG Photonics®) de 50W avec des fibres laser de diamètre 272μm et 150μm (Sureflex, Boston Scientific®) ont été utilisés. La fibre laser était disposée rectiligne, à 5cm en face de la membrane d’un wattmètre (Molectron EPM1000, Coherent Inc®) afin de mesurer la perte de puissance en sortie de fibre dans l’air. Trois paramètres ont été étudiés : « fine dusting » (0,15J, 100Hz), « dusting » (0,5J, 30Hz) et « fragmentation » (1J, 15Hz). Les PP ont été mesurées trois fois consécutivement dans le serum physiologique, contre calcul synthétique dur (CSD) ou tendre (CST) (Begostone Plus, Bego®) aux temps d’activation 0-30-60-90-120-180-240-300 secondes.


Résultats

À paramètres égaux, une PP significativement plus faible avec 150μmCDF par rapport à 272CDF (17,70 % vs. 20,16 %, p =0,015) était constatée. Nous avons constaté une plus importante PP pour 150CDF par rapport 272CDF lorsque l’activation était faite dans le sérum physiologique, significative à T60, T90, T120 et T180 s (p 0,05) et CSD (T30 s, p 0,05). L’analyse en sous-groupes montrait contre CSD ou CST une PP plus importante en mode « fragmentation », « dusting » et « fine dusting » avec la fibre de 150μm par rapport à la fibre de 272μm à tous les temps d’activation (p >0,05), (Tableau 1 et Fig. 1). Le « fine dusting » présentait une significative moindre PP par rapport à « dusting » et « fragmentation » quelle que soit l’interface pour 150CDF (Fig. 2).


Conclusion

L’utilisation de fibre laser de diamètre 150μm est associé à une PP en sortie de fibre plus faible qu’avec celle de diamètre 272μm mais sa dégradation au cours du temps est non significativement plus importante quelle que soit l’interface. L’utilisation du mode « fine dusting » (0,15 J–100Hz) représente une alternative pour la préserver en pratique clinique.

Perturbateurs endocriniens et récidive biologique de cancer de la prostate après prostatectomie radicale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 762


Objectifs

Estimer le risque de récidive biologique du cancer de la prostate après prostatectomie radicale entraîné par l’exposition à des perturbateurs endocriniens présents dans l’environnement.


Méthodes

L’étude a porté sur 326 patients traités par prostatectomie radicale pour un cancer de la prostate localisée. Les associations entre l’exposition à trois perturbateurs endocriniens avérés (chlordécone, DDE et PCB-153) et le risque de récidive biologique ont été estimées par le calcul du rapport des risques instantanés (hazard ratio [HR] et l’intervalle de confiance à 95 % [IC95 %]) ajusté à des facteurs de confusion.


Résultats

Après un suivi médian de 6,1 ans, l’exposition au chlordécone est associée à un risque significativement augmenté de récidive biologique (HR=2,51 ; IC95 %=1,39–4,56) chez les patients situés dans le 4e quartile d’exposition le plus élevé comparés aux patients situés dans le 1er quartile d’exposition le plus faible. Dans une analyse de sensibilité restreinte aux patients avec des marges chirurgicales négatives, pT2, N0 ou Nx et grade ISUP inférieur à 3, cette association est toujours présente (HR=2,98 ; IC95 %=1,06–8,38). Aucune association significative n’a été observée concernant l’exposition au DDE et au PCB-153.


Conclusion

Nos résultats montrent que l’exposition à certains perturbateurs endocriniens peuvent influencer sur le résultat du traitement du cancer de la prostate et renforcent l’hypothèse de l’implication des estrogènes environnementaux dans l’évolution et la progression du cancer de la prostate.

Peut-on vraiment être rassuré par une IRM prostatique non suspecte ? Résultats des biopsies réalisées avec cartographie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 665-666


Objectifs

Plusieurs études multicentriques récentes soutiennent le fait de ne pas réaliser de biopsies prostatiques en présence d’une IRM non suspecte. Cela suppose de connaître et valider au préalable les performances diagnostiques des IRM réalisées dans chaque centre. L’objectif de cette étude était de rapporter les Résultats des biopsies réalisées avec cartographie chez des patients dont l’IRM prostatique était considérée comme non suspecte.


Méthodes

Entre novembre 2011 et mai 2019, 545 patients ayant eu une IRM pré-biopsie ont été pris en charge pour des biopsies prostatiques avec cartographie des biopsies à l’aide d’un échographe 3D, et biopsies ciblées avec fusion d’images échographie/IRM (Koelis, France). Parmi ceux-ci, 47 patients avaient une IRM considérée comme non suspecte (score PIRADS V2 1, score de Gleason>3+3) étaient retenus comme cliniquement significatifs (CS). Les Résultats sont présentés sous forme de médianes (Q1–Q3).


Résultats

L’âge médian était de 63 ans (59–67), le taux de PSA de 7ng/mL (5,1–8,8), le volume prostatique de 53 cm3 (40–65). Le toucher rectal était normal chez 35 patients (74 %). Le taux de détection de tout cancer sur l’ensemble de la cohorte était de 58 %.

Parmi les 47 patients dont l’IRM était jugée non suspecte, les biopsies avec cartographie se sont avérées négatives chez 33 patients (70 %). Un adénocarcinome prostatique a été mis en évidence chez 14 patients (30 %), cliniquement significatif pour 3 patients (6 %) (Fig. 1). Avec un suivi médian de 54 mois, aucun patient traité par prostatectomie ou curiethérapie n’a présenté de récidive biochimique. Cinq patients en surveillance active et deux autres patients dont les biopsies étaient négatives ont été rebiopsiés sans pathologie défavorable.


Conclusion

Les résultats de cette cohorte de patients biopsiés avec cartographie confirment la bonne valeur prédictive négative d’une IRM non suspecte (94 % considérant uniquement les cancers significatifs) dans notre centre. La limite principale de cette étude réside dans l’absence de considération des patients biopsiés de manière conventionnelle sans cartographie.

Phénomène de tétraploidisation dans les carcinomes à cellules rénales chromophores : difficultés de caractérisation et conséquences
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 648-649


Objectifs

Les carcinomes à cellules rénales chromophobes (CCRch) présentent typiquement un génome hypodiploïde, dont une perte des chromosomes 1, 2, 6, 10, 13, 17 et 21. La détection de cette caractéristique est très utile en aide au diagnostic. La méthode de caryotypage tumoral a été utilisée dès les années 1980 pour cette caractérisation génétique mais elle est désormais supplantée par l’hybridation génomique comparative (CGH-array).


Méthodes

Nous avons étudié 26 CCRch issus de notre cohorte de 775 tumeurs rénales caractérisées sur le plan génétique, opérées entre 2009 et 2018. Pour les 26 cas, une quantité suffisante d’ADN avait été obtenue pour une analyse par CGH-array (plateforme Agilent). Une majorité des 26 cas présentaient, comme attendu, une hypodiploïdie, mais trois cas comportaient au contraire un gain de nombreux chromosomes, suggérant une téraploïdie. Une relecture anatomopathologique centraliséee et des analyses complémentaires par immunohistochimie, CGH-array (Affymetrix), hybridation in situ en fluorescence (FISH), polymorphisme nucléotidique (SNP) et séquençage de nouvelle génération (NGS) ont été réalisées.


Résultats

Les trois patientes étaient des femmes âgées de 66 à 73 ans, hypertendues, sans autres antécédents notables. Elles ont bénéficié d’une néphrectomie totale laparoscopique. Les tumeurs étaient respectivement de stade pT3aNxMx (2 cas) et pT2bNxMx et présentaient des caractéristiques anatomopathologiques typiques de ChRCC. Alors que les résultats de l’analyse par CGH-array - Agilent montraient un apparent gain de chromosomes, l’application de procédures informatiques de normalisation des données, ainsi que l’analyse FISH avec des sondes de numération de chromosomes représentatifs et la méthode de CGH-array/SNP Affymetrix montraient que les tumeurs comportaient deux composantes cellulaires, une classiquement hypodiploïde et une autre hypotétraploïde L’analyse NGS d’un cas montrait une mutation de TP53. À ce jour, aucune récidive ou métastase n’était apparue, après un suivi semestriel selon les recommandations consensuelles.


Conclusion

Le phénomène de tétraploidisation n’avait été décrit antérieurement que dans 6 cas de CCRch, par méthode de caryotype. Notre étude est la première à utiliser des méthodes moléculaires dans trois nouveaux cas. Nous montrons que ce mécanisme touche environ 10 % des CCRch. Nous discutons les aléas et limites des différentes méthodes moléculaires dans sa détection, et ses conséquences cliniques potentielles.

Points clés de l’annonce pour le cancer de la prostate métastatique
Key points of the announcement for metastatic prostate cancer
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 908-911


Objectif

Connaître les points clés de l’annonce pour le cancer de la prostate métastatique.


Matériels et méthodes

Entretiens libres avec les patients et leur entourage sur une période de cinq ans. Entretiens dans le cadre de consultations paramédicales d’annonces et de coordination de parcours de soins complexes avec une file active de 350 patients/an.


Résultats

L’annonce d’un cancer de la prostate est toujours péjorative, quel que soit le degré de la maladie. Elle prend ici un aspect d’autant plus traumatisant que la présence de métastases augure, pour la plupart des patients, des jours difficiles, des traitements lourds et une espérance de vie qu’ils jugent compromise.


Conclusion

Le dispositif d’annonce encadre la prise en charge des patients. Il permet de pondérer l’impact du traumatisme initial et d’établir entre le patient et l’ensemble des équipes médicales et paramédicales un pacte thérapeutique qui ouvre sur un projet de vie.


Objective

To know the key points of the diagnosis announcement for metastatic prostate cancer.


Materials and methods

Free interviews with patients and their relatives over a period of five years. Interviews in nurse out patient clinics, and coordination of complex care pathways with an active line of 350 patients per year.


Results

The announcement of prostate cancer remains pejorative, regardless of the disease stage. It is even more traumatic when the patient has metastases, meaning for them, difficult days, heavy treatments and a considered compromised life expectancy.


Conclusion

The announcement program frames the management of patients. It allows to weight the impact of the initial trauma and establish between the patient and all the medical and paramedical teams a therapeutic pact that opens on a life project.

Pontages vasculaires en vue d’une transplantation rénale: résultats et complications
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 732-733


Objectifs

L’insuffisance rénale chronique est un des facteurs responsables de l’apparition d’une athérosclérose qui se développe de façon accélérée sur l’ensemble du réseau artériel. De nombreux patients candidats à la transplantation rénale (TR) présentent une maladie artérielle occlusive significative (MAOS) pouvant compromettre la transplantation. L’objectif était d’évaluer les résultats des pontages prérequis avant une TR et les résultats de la TR.


Méthodes

Il s’agit d’une étude incluant tous les patients entre 2012 et 2018 qui ont été opérés d’un pontage aorto-bifémoral par laparotomie en vue d’une TR dans un même centre hospitalier universitaire (n =29). L’ensemble des dossiers avaient été discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire avec au moins un néphrologue, un urologue, un anesthésiste et un chirurgien vasculaire. Dans chaque cas nous avons évalué le stade de l’artériopathie préopératoire, les suites opératoires du pontage, l’accès à la TR, avec ses complications et ses résultats. Les complications sont rapportées selon la classification de Clavien–Dindo (CD).


Résultats

Vingt-neuf patients, âgés en moyenne de 57 ans (Tableau 1). Sept (24 %) présentaient une AOMI avec indication chirurgicale. Vingt-sept (93 %) étaient déjà dialysé. Aucun n’a été précipité en dialyse dans les suites de sa chirurgie vasculaire. Quatre (14 %) pontages étaient synchrones de la TR dans le cadre de donneurs vivants. Huit (27 %) patients ont présenté des complications du geste vasculaire, 5 mineures (CD-I), 3 majeures (CDIII-IV) (Tableau 2). Aucun n’est décédé. Dix-huit (85 %) patients symptomatiques étaient améliorés, 2(9 %) ont nécessité un geste complémentaire, 1 patient initialement asymptomatique s’est aggravé nécessitant un geste complémentaire. Treize (45 %) ont été transplantés, 8 (28 %) sont en attente, 8 (28 %) sont décédés ou sortis de liste (Tableau 3). Neuf (70 %) des TR ont été réalisées en double équipe. Un (8 %) thrombose de l’artère nécessitant une transplantectomie, 1 patient a repris la dialyse 3 ans après pour rejet chronique.


Conclusion

La coexistence d’une MAOS des axes artériels iliaques associée à une insuffisance rénale terminale est de plus en plus fréquente et ne doit pas compromettre une TR. La création d’accès artériels préalables à une TR donne des résultats tout à fait acceptables, à condition de sélectionner les patients de manière optimale au sein d’une réunion de concertation pluridisciplinaire dédiée.

Prélèvement de rein pour transplantation a donneur vivant, suites opératoires et évolution des donneurs. Évaluation bicentrique des pratiques sur 425 cas
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 732


Objectifs

Dans un contexte de pénurie d’organes, la transplantation rénale à donneur vivant se développe. L’évaluation des pratiques du prélèvement est essentielle afin de garantir la sécurité et une prise en charge optimale des donneurs.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective bicentrique entre 1997 et 2017. L’objectif principal était d’étudier les difficultés peropératoires et les suites des donneurs. Les différentes techniques chirurgicales et les facteurs prédictifs de difficultés opératoires ou de complications ont été évalués.


Résultats

Nous avons inclus 425 patients. L’âge médian au moment du don était de 50 ans. La laparoscopie représentait 88 % des prélèvements. Le taux de conversion chirurgicale était de 4,9 %. Le taux de complications global était de 32 %. Le taux de complications majeures (Clavien>2) était de 4,2 %. La perte moyenne de DFG à un an du don était de 25 %. Le taux de complications n’était pas différent selon la technique. La présence d’une variante anatomique était prédictive de difficulté opératoire (OR : 2,30 ; IC95 % : 1,16–4,55). Dans un tiers des cas elle n’était pas décrite par l’imagerie préopératoire. Le MAP score était un facteur prédictif de difficulté peropératoire (OR : 13,05 ; IC95 % : 5,25–32,47), de conversion (OR : 18,96 ; IC95 % : 3,42–105,14) et de complication postopératoire (OR : 2,37 ; IC95 % : 1,13–5,00).


Conclusion

La néphrectomie pour transplantation à donneur vivant est une chirurgie à risque qui doit être réalisée par des experts. Une attention particulière doit être portée à l’imagerie préopératoire pour anticiper les difficultés chirurgicales. Le MAP score semble être un outil innovant pour prédire le risque de complication. Ces données sont à confirmer par une étude prospective, en cours de réalisation.

Prélèvement robot assisté du rein de donneur vivant : expérience monocentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 731


Objectifs

La voie cœlioscopique robot-assistée est aujourd’hui une technique de choix pour de nombreuses interventions en urologie. Elle a démontré sa faisabilité et sa sécurité dans la néphrectomie mais est encore minoritairement utilisée pour le prélèvement chez le donneur vivant. Nous présentons les résultats de la néphrectomie robot-assistée dans notre série monocentrique après 8 ans d’expérience.


Méthodes

Nous avons inclus les 79 donneurs ayant eu une néphrectomie robot-assistée entre 2011 et 2019. Toutes les interventions ont été réalisées avec un robot da Vinci Si, par 2 opérateurs, en utilisant un gelport avec incision d’environ 6cm afin d’extraire le rein. La ligature artérielle comprenait un nœud de vicryl 0, la mise en place d’un hémolock et un surjet de prolène 5/0. Les caractéristiques préopératoires des patients étaient relevées. Les complications postopératoires étaient recensées et classées selon la classification de Clavien.


Résultats

L’âge moyen des donneurs était de 46 ans (27–67) et l’IMC moyen de 25,6 (18–34,5). Il s’agissait de reins gauches dans 96 % des cas avec 1 seule artère dans 78 % cas. La durée moyenne opératoire a été de 124min (95–210) et les pertes sanguines moyennes de 55mL (0–280). Aucune transfusion ni conversion chirurgicale n’ont été nécessaire. Les durées d’ischémie chaude et froide étaient respectivement de 4,2min (2–10) et de 202min (52–360). La durée d’hospitalisation moyenne était de 4,6jours (3–8). On relève 17 % de complications de score Clavien 1 et 3 % de score de Clavien 2. La créatininémie préopératoire moyenne était de 71 umol/L (40–109) et postopératoire de 109 (68–171). On note 2 cas de reprises retardées de fonction chez le receveur sans dysfonction primaire.


Conclusion

La néphrectomie robot-assistée de rein de donneur vivant semble selon notre expérience être une technique fiable avec une durée opératoire et une ischémie chaude courtes et un saignement négligeable. La petite taille de l’incision cutanée ainsi que le degré de sécurité de la ligature artérielle présentent de réels bénéfices pour le donneur et le chirurgien.

Prévalence et facteurs prédictifs de polyurie nocturne chez les patients ayant une nycturie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 710-711


Objectifs

La prévalence des trois principaux mécanismes physiopathologiques (polyurie nocturne, diminution de la capacité vésicale fonctionnelle [CVF] et polyurie globale) chez les patients nycturiques et leurs facteurs prédictifs ont rarement été étudiés. L’objectif de cette étude était d’évaluer les prévalences relatives de polyurie nocturne, polyurie globale et réduction de la CVF chez les patients consultants pour nycturie et de rechercher les facteurs prédictifs de polyurie nocturne.


Méthodes

Tous les patients consultants dans un centre tertiaire d’urologie nord-américain entre 2010 et 2016 avec comme diagnostic principal une nycturie ont été inclus dans une étude rétrospective. Les patients avec un antécédent de cancer génito-urinaire ou d’infections urinaires à répétition, et ceux ayant des symptômes d’hyperactivité vésicale prédominants étaient exclus. Les patients n’ayant pas rempli un calendrier mictionnel sur 72heures étaient également exclus. Les définitions de polyurie nocturne et polyurie globale utilisées étaient celles du rapport de standardisation sur la nycturie de l’International Continence Society (ICS). Une CVF réduite était définie comme un volume mictionnel maximal sur le calendrier mictionnel<250mL.


Résultats

Cent dix-neuf patients répondaient aux critères d’inclusion. Les prévalences respectives de polyurie nocturne, de réduction de la CVF et de polyurie globale étaient 79,9 %, 40,1 % et 3,3 % avec 35,3 % des patients ayant≥2 mécanismes physiopathologiques coexistants (mixte). En analyse univariée, il y avait deux facteurs prédictifs de polyurie nocturne : l’âge≥85 ans (OR=6,9 ; p =0,02) et un nombre d’épisodes de nycturie≥4/nuit (OR=7,2 ; p <0,001). Dans ces deux populations de patients, la prévalence de polyurie nocturne atteignait 95,7 % et 92,4 % respectivement. En analyse multivariée ajustant pour l’âge ≥ 85 ans, l’IMC et le sexe seul un nombre d’épisodes de nycturie≥4/nuit restait significativement associé à la présence d’une polyurie nocturne (OR=6,6 ; p =0,001) (Fig. 1).


Conclusion

La polyurie nocturne est le mécanisme physiopathologique le plus fréquent de nycturie, retrouvé chez 79,9 % des patients de cette série. Un âge≥85 ans et un nombre d’épisodes de nycturie≥4/nuit étaient significativement associés à la présence d’une polyurie nocturne avec des prévalences atteignant 95,7 % et 92,4 % respectivement dans ces deux patients.

Prise en charge chirurgicale robotique d’un adénome de prostate compliqué d’un volumineux diverticule, technique et complications
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 772-773


Objectif

L’adénomectomie voix haute (AVH) assistée par robot représente une alternative chirurgicale émergeante pour les hypertrophies bénignes de prostate (HBP) de haut volume. L’approche transvésicale pourrait permettre de traiter dans le même temps opératoire d’éventuelles complications diverticulaires associées. Nous en décrivons la technique chirurgicale, les résultats et le risque de complications identifiées par assistance vidéo.


Méthodes

Un patient de 70 ans, sans antécédent chirurgical, présentant une HBP symptomatique de 80g compliquée d’un diverticule de 350cc, a bénéficié d’une AVH robotique avec diverticulectomie synchrone par voie transvésicale. L’intervention était réalisée avec un robot Da-Vinci X® surgical system(intuitive Surgical Inc, Sunnyvale, CA, USA) 4 bras et 2 instruments assistants. Les trocarts placés en transpéritonéal suivaient une ligne convexe en haut en sus-ombilical, après open-coelioscopique. Les instruments assistants étaient en pararectal et fosse iliaque gauche. Le robot était à droite du patient placé en Trendelenburg −30°, jambes à l’horizontale, sonde vésicale Ch18 en place. L’intervention était enregistrée pour relecture, les temps opératoires contrôlés.


Résultats

L’intervention a été réalisée en un seul temps en 4h, temps de console de 3h40. L’HBP et le diverticule pesaient 62g et 110g, respectivement. Les suites opératoires étaient marquées par une complication précoce de douleurs abdominales gauches irradiant dans le dos et une élévation de la créatininémie à 135μmol/L. Un TDM abdomino-pelvien injecté à J2 révélait une dilatation pyélo-calicielle bilatérale prédominant à gauche avec urinome traitée par néphrostomie gauche à J2. Le contrôle vidéo de l’enregistrement permit d’identifier une section urétérale gauche lors de la dissection à la 17eme minute. Une ré-implantation urétéro-vésicale gauche par mini-laparotomie a été réalisée. Le contrôle mictionnel à 3 mois était satisfaisant, IPSS 4, Qol 1 avec un résidu post-mictionnel réduit mais significatif de 244mL.


Conclusion

L’adénomectomie avec diverticulectomie par voie transvésicale robotique en un temps est réalisable. L’assistance vidéo post-opératoire permet le contrôle et l’identification des complications. L’enregistrement systématique des interventions pourrait bénéficier à la sécurisation des pratiques.

Prise en charge de la fertilité des blessés médullaires : étude monocentrique de 2002 à 2018
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 743


Objectifs

L’objectif de cette étude était de présenter la prise en charge globale des blessés médullaires dans notre centre, depuis le recueil de sperme pour préservation de la fertilité jusqu’au résultats de l’utilisation des paillettes en aide médicale à la procréation (AMP).


Méthodes

Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective monocentrique incluant tous les hommes blessés médullaires adressés dans notre Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) entre 2002 et 2018 pour préservation de la fertilité et/ou désir de paternité immédiat. Les caractéristiques générales de la population étaient analysées ainsi que le détail des lésions médullaires. Le sperme était recueilli par voie antérograde et/ou rétrograde par technique de Hotchkiss modifiée soit après masturbation, soit après stimulation vibratoire pénienne (SVP) soit enfin après prélèvement chirurgical. Les tentatives d’AMP étaient ensuite réalisées en fonction du projet parental, des paramètres spermatiques et des facteurs féminins.


Résultats

Cent vingt-deux patients ont été inclus dans l’étude avec un âge médian de 31 ans au moment de la prise en charge. Le délai médian entre la lésion médullaire et le début de la prise en charge était de 3,09 ans. Vingt-sept couples (22 %) avaient des antécédents de fertilité avec 29 grossesses et 19 parités. Soixante-six (54 %) patients consultaient pour préservation de leur fertilité alors que 52 d’entre eux (43 %) avaient déjà un désir d’enfant. Au total, 346 tentatives de recueil de sperme ont été réalisées conduisant à 183 (53 %) essais fructueux (18/26 par masturbation, 143/297 par SVP et 22/23 par chirurgie). Au total, 1028 paillettes ont pu être congelées. Trente-huit couples ont pu bénéficier de tentatives d’AMP ayant conduit à 25 grossesses et 18 naissances vivantes.


Conclusion

La prise en charge des blessés médullaires a permis de préserver la fertilité de 122 patients et d’obtenir un taux de naissance cumulé de près de 50 %. Une collaboration formalisée entre centres de rééducation, urologues et biologistes de la reproduction permettrait de proposer une information systématique et une prise en charge en AMP adaptée au niveau lésionnel.

Prise en charge des traumatismes de l’urètre postérieur dans les fractures du bassin chez l’homme : comparaison du réalignement endoscopique précoce versus urétroplastie différée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 656


Objectifs

La lésion de l’urètre postérieur est une pathologie rare, aux séquelles fonctionnelles critiques à long terme.

Les recommandations européennes concernant le traitement laissent libre choix entre réalignement endoscopique précoce (REP) ou pose d’un cathéter sus-pubien avec urétroplastie différée (UD).

Les données de la littérature sont hétérogènes quant aux résultats des techniques et leur présentation.


Méthodes

Étude rétrospective multicentrique des lésions traumatiques de l’urètre postérieur prises en charge entre janvier 2007 et janvier 2018.

Le critère de jugement principal était le succès de l’intervention, défini par l’absence de recours à un autre geste urétral, et par l’obtention d’une miction normale et définitive (avec un recul d’au moins 6 mois). Le second critère de jugement était le délai pour y parvenir. Les critères de jugement secondaires étaient le nombre de réintervention, et le succès de l’urétroplastie après REP versus UD.


Résultats

Trente-six patients ont été inclus, 25 dans le groupe REP et 11 dans le groupe UD. Le taux de succès primaire du groupe UD était significativement meilleur que celui du groupe REP : 45 % (5/11) versus 0 % (0/25), p =0,001.

Le délai moyen pour obtenir une miction normale et définitive était plus court dans le groupe UD de 96jours en moyenne, sans atteindre le seuil de significativité statistique (275,7jours pour le groupe REP contre 179,5jours pour le groupe UD, p =0,08).

Les patients du groupe REP subissaient en moyenne significativement plus de réintervention : 2,08 contre 0,27 pour le groupe UD, p <0,001. Le taux de succès de l’urétroplastie après REP par rapport au groupe UD n’avait pas de différence statistiquement significative : 36 % (5/14) versus 45 % (5/11), p =0,70.


Conclusion

Dans notre étude, nous n’avons pas mis en évidence d’effet préventif du REP sur le taux de sténose. Le délai pour récupérer une miction normale et définitive semble meilleur pour l’UD. Nous plaçons donc l’UD comme traitement de choix de la rupture urétrale postérieur traumatique complète.

Promontofixation par voie laparoscopique en ambulatoire : évaluation de la faisabilité et de la satisfaction des patientes
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 689-690


Objectifs

Au total, 13976 promontofixations cœlioscopiques ont été réalisées en France en 2018, parmi lesquelles 575 en ambulatoire soit 4,1 %, une nette progression par rapport à 2014 (0,9 %). Face à ce virage ambulatoire, le but de cette étude est d’évaluer la faisabilité et la satisfaction des patientes ayant bénéficié de cette prise en charge.


Méthodes

Étude observationnelle rétrospective comparative portant sur 60 patientes, 30 en ambulatoire et 30 en hospitalisation conventionnelle entre janvier 2017 et mai 2019. La majorité des patientes a bénéficié d’une pose de bandelette antérieure seule. Treize pour cent des patientes en ambulatoire et 23 % des patientes en hospitalisation ont eu la pose d’une double bandelette. Nous avons étudié les taux de complications postopératoires, de consultation d’un médecin dans les jours suivants la chirurgie ainsi que la satisfaction des patientes par le biais d’un questionnaire.


Résultats

Trois patientes ont été ré-hospitalisées, 1 du groupe ambulatoire pour syndrome occlusif et 2 après hospitalisation pour colite bactérienne et également syndrome occlusif. Vingt pour cent des patientes en ambulatoire et 25 % des patientes hospitalisées ont eu recours à un médecin dans les suites de l’intervention. Aucune patiente en ambulatoire n’a consulté les urgences dans les 72h. Quatre-vingt-seize pour cent des patientes hospitalisées étaient satisfaites contre 83 % des patientes prises en charge en ambulatoire (sortie tardive, lombalgie, reprise chirurgicale à j10 et douleur). Trente-neuf pour cent des patientes en ambulatoire auraient été favorables à rester une nuit en hospitalisation pour 63 % d’entre elles, 2 nuits pour 27 % et 3 nuits pour 10 %. Cinquante-huit pour cent des patientes en ambulatoire avaient repris leurs activités habituelles en moins de 21jours contre 48 % des patientes ayant été hospitalisées (Fig. 1, Fig. 2 et Tableau 1).


Conclusion

La prise en charge ambulatoire ne présente pas de sur-risque et est bien acceptée par les patientes. Pour améliorer leur confort et l’acceptation de l’ambulatoire, il est préférable de programmer cette intervention en début de matinée plutôt que dans l’après-midi, il faut optimiser l’anesthésie et l’antalgie postopératoire et bien informer les femmes des suites opératoires immédiates.

PSA et obésité: mythes et réalités
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 762


Objectifs

Les variations éventuelles du taux de PSA en fonction de l’obésité, chez les hommes porteurs d’un cancer de prostate (CaP) localisé, sont peu explorées et pour le moins contradictoires. L’objectif de cette étude était de confirmer ou infirmer que l’hémodilution, liée à l’obésité, entraîne des variations du taux sérique et de la masse de PSA en cas de CaP localisé.


Méthodes

La cohorte ANDROCAN (NCT02235142), prospective, multicentrique, a recruté de juin 2013 à juin 2016, 1343 hommes porteurs d’un CaP localisé, traités par prostatectomie radicale robot-assistée. Les mesures préopératoires du poids, de la taille, de l’IMC, du pourcentage de masse graisseuse sur balance à impédance, et du PSA dans un laboratoire centralisé, ont été rapportées à l’histologie, confirmée par un anatomopathologiste unique, de la pièce opératoire. La masse de PSA a été calculée a partir du volume plasmatique suivant la formule simplifiée du Baltimore Longitudinal study of aging : volume plasmatique=1,67×surface corporelle.


Résultats

Parmi les 1343 patients, 432, 556 et 224 avaient un IMC<25, entre 25 et 30 et>30ng/mL respectivement. Au total, 912 patients étaient ISUP ≤ 2, d’âge médian 63,6 (IQR : 59,50–68,0) ans. Au total, 431 patients étaient ISUP ≥ 3, d’âge médian 65,6 (IQR : 61,0–69,1) ans. Les patients ISUP ≥ 3 étaient significativement plus âgé. La comparaison des dosages de PSA et des masses de PSA par groupe ISUP est rapporté dans le Tableau 1. La seule différence significative observait était entre les masse de PSA des patients ISUP≤2 avec un IMC>30 vs [25–30].


Conclusion

La concentration sérique de PSA, en cas de cancer de prostate localise, n’est pas influencée par le poids du sujet. La masse de PSA semble plus discriminante, mais la mesure approchée du volume plasmatique relativise ces résultats.

Qualité de vie des patients après prostatectomie totale : résultats de l’étude ANDROCAN
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 659


Objectifs

L’impact des traitements du cancer de la prostate localisé sur la qualité de vie globale des patients est peu évalué. Nous avons étudié la qualité de vie des patients avant et un an après prostatectomie totale.


Méthodes

Nous reportons les résultats de l’étude prospective multicentrique ANDROCAN évaluant la qualité de vie des patients avant et un an après prostatectomie totale. Le questionnaire standardisé Aging Male's Symptoms Scale (AMS) mesurait la qualité de vie somatique, psychologique et sexuelle à l’aide de 3 sous-scores et un score global.


Résultats

Mille cent quatre-vingt-dix-sept sur 1347 (89 %) patients inclus dans l’étude ANDROCAN ont accepté de répondre aux questionnaires AMS avant prostatectomie totale. À un an postopératoire, 701 (59 %) patients ont été évalués. L’âge moyen des patients étaient de 63,9 ans (63,6–64,3). Le score global moyen AMS augmentait de 31,8 (31,1–32,5 IC95 %) à 35,9 (35,1–36,7 IC95 %) à un an postopératoire, traduisant une altération significative de la qualité de vie globale (p <0,0001). Par comparaison, le score global moyen AMS de la population générale était de 30,2. On observait également une altération significative de la qualité de vie psychologique (p <0,04) et sexuelle (p <0,00001). Aucun impact sur la qualité de vie somatique n’était mis en évidence (p =0,06). La circonférence abdominale et l’hypertension artérielle préopératoires étaient significativement associées à une altération de la qualité de vie.


Conclusion

La qualité de vie est un sujet d’intérêt pour la majorité des patients pris en charge pour un cancer de la prostate localisé. Une altération significative de la qualité de vie globale, sexuelle et psychologique était observée un an après prostatectomie totale. Les patients ayant un syndrome métabolique avaient un risque plus élevé d’altération de la qualité de vie.

Quand privilégier les biopsies ciblées en fusion IRM-échographie ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 666-667


Objectifs

La réalisation de biopsies ciblées (BC) par fusion IRM-échographie pose la question de la nécessité des biopsies systématiques (BS) pour le diagnostic du cancer de prostate. L’objectif de cette étude a été d’identifier des facteurs prédictifs de détection d’un cancer cliniquement significatif (CaPcs) par des BC seules.


Méthodes

Étude rétrospective multicentrique sur 322 patients ayant bénéficié de BS et BC par fusion IRM-US (Koelis® Urostation/Trinity) entre 2010 et 2017. Chez les patients avec BC positives uniquement, une analyse uni-multivariée a été effectuée en tenant compte des facteurs âge, densité du PSA (PSAd), toucher rectal, score PIRADS-v2, taille de la cible à l’IRM (maxIRM), nombre de biopsies par cible et antécédent de biopsies prostatiques. Des courbes ROC avec identification d’un seuil (index de Youden) ont été réalisées pour chaque facteur significatif.


Résultats

Deux cent soixante-huit (268/322, 83 %) patients ont eu des BC positives dont 77 (23,9 %) avec BS négatives et 191 (59,3 %) avec BS positives. En analyse univariée, la PSAd (OR=0,3 ; IC95 % : 0,1–0,8 ; p =0,02) et le maxIRM (OR=0,9 ; IC95 % : 0,9–1 ; p =0,001) étaient les seuls facteurs prédictifs de positivité des BC. En analyse multivariée, seul le maxIRM était significatif (OR=0,9 ; IC95 % : 0,9–1 ; p =0,001). Les AUC étaient respectivement de 0,584 (seuil=0,14, sensibilité=62 %, spécificité=56 %) et 0,695 (seuil=10mm, sensibilité=73 %, spécificité=57,1 %) pour la PSAd et le maxIRM et de 0,696 pour la combinaison PSAd et maxIRM. Seul le maxIRM était retrouvé comme facteur prédictif de positivité de CaPcs en analyse multivariée (OR=0,875 ; IC95 %=0,815–0,940 ; p <0,0001). L’AUC était de 0,698 (seuil=13,5mm, Se=53,8 %, Sp=79,2 %) (Fig. 1, Fig. 2 et Tableau 1)


Conclusion

Chez des patients avec une lésion cible à l’IRM<13,5mm, les biopsies ciblées seules pourraient être suffisantes pour la détection de CaPcs. Des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats avant d’arrêter la réalisation des biopsies systématiques.

Réaction inflammatoire et expression du signal Sonic Hedgehog-Gli1 dans l’uretère humain sain ou intubé par une sonde JJ ou un fil
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 749-750


Objectifs

Le signal Sonic Hedgehog-Gli1 intervient dans le trophisme musculaire et le péristaltisme. Une étude animale a montré que la sonde JJ provoque un apéristaltisme, une inflammation urétérale et une diminution de l’expression de Gli1. La sonde MiniJFil® entraînant une dilatation urétérale sans inflammation, cette étude décrit la réaction inflammatoire et l’immunomarquage par Gli1 de l’uretère humain sain ou intubé par une sonde ou un fil.


Méthodes

Ce protocole de recherche de catégorie 3 référencé sous le numéro 2017.09.02bis a été validé par un CPP. Après consentement et inclusion des patients dans le protocole, neuf segments d’uretères ont été prélevés au cours d’interventions de cystectomie et de néphro-urétérectomie pour tumeurs vésicales ou des voies excrétrices supérieures. L’inflammation urétérale a été évaluée sur coupe histologique après inclusion en paraffine et coloration par HES. L’immunomarquage des cellules musculaires lisses d’une section d’uretère par l’anticorps polyclonal Gli1 a été utilisé comme témoin du reflet d’un signal Hedgehog actif. La comparaison de l’immunomarquage a été faite de façon subjective compte tenu du faible échantillon inclus.


Résultats

Les prélèvements urétéraux ont été récoltés plus d’un mois après la pose des sondes. Trois provenaient d’uretères sains, trois autres d’uretères intubés par une sonde JJ et les trois derniers étaient occupés par le fil d’une sonde MiniJFil®. Une réaction inflammatoire urétérale marquée et une diminution de l’intensité de l’immunomarquage par Gli1 dans les cellules musculaires lisses a été observée dans tous les cas d’uretère intubé par une sonde JJ (Fig. 1B et Fig. 2B). Il n’a pas été observé plus d’inflammation dans l’uretère habité par un fil (Fig. 1C) que dans l’uretère normal (Fig. 1A). Il semblerait que le marquage Gli1 des cellules musculaires lisses soit conservé dans l’uretère habité par le fil (Fig. 2C). Aucun aspect d’atrophie urétérale n’a été noté dans les cas d’uretère intubé par une sonde JJ.


Conclusion

Même si l’échantillon est petit et si les résultats restent préliminaires, cette étude confirme que la sonde JJ altère sévèrement la structure urétérale. La recherche de la sonde urétérale idéale pourrait ainsi porter sur l’allègement du matériel intra-urétéral au moins dans les segments où l’uretère n’a pas besoin d’être intubé. Le fil de la MiniJFil® pourrait répondre à cette exigence.

Récupération améliorée après chirurgie (RAAC) pour cystectomie : impact sur la durée de séjour et les complications péri- et postopératoires
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 753


Objectifs

La chirurgie mini-invasive et la récupération améliorée après chirurgie (RAAC) sont deux axes d’optimisation de la cystectomie. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la mise en place d’un protocole RAAC chez les patients opérés d’une cystectomie pour tumeur de vessie infiltrant le muscle (TVIM) en termes de durée de séjour (DMS) et de complications postopératoires.


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective ayant inclus 137 patients consécutifs traités par cystectomie pour une TVIM localisée entre janvier 2015 et mai 2019, incluant 79 procédures incisionnelles et 58 procédures mini-invasives robot-assistées. Un protocole RAAC a été appliqué chez tous les patients à partir de février 2018 (n =61 procédures) et incluait des mesures pré-, per- et postopératoires, anesthésiques et chirurgicales. Nous avons recensé la durée de séjour et les complications périopératoires (durant l’hospitalisation) et post-opératoires précoces (< 90jours) selon la classification de Clavien–Dindo et comparé ces données à celles antérieures au protocole RAAC.


Résultats

Sur les 137 patients inclus, d’âge médian 69,8 ans [32,3–91,1], 76 procédures ont été réalisées hors protocole RAAC et 61 ont été réalisées dans le cadre du protocole RAAC. La DMS était de 11,8jours [7,9–38,8] dans le groupe RAAC versus 12,8jours [8,8–44,0] hors RAAC. Concernant les complications périopératoires, le taux de complications mineures (Clavien–Dindo 1 ou 2) a été significativement réduit par la mise en place du protocole RAAC (31,1 % versus 48,7 %, p =0,027) sans modification du taux de complications majeures (16,4 % versus 10,5 %, p =0,31). Concernant les complications postopératoires précoces, nous avons constaté une stabilité du taux de complications (32,8 % versus 27,6 %, p =0,51). La voie d’abord chirurgicale (incisionnelle versus robot-assistée) n’impactait pas significativement la DMS ni le taux de complications, contrairement au protocole RAAC.


Conclusion

La récupération améliorée après chirurgie (RAAC) permet de diminuer significativement le taux de complications périopératoires mineures (Clavien–Dindo I et II) après cystectomie et de réduire la durée de séjour, sans augmentation du taux de complications postopératoires à 90jours. La RAAC, plus que la voie d’abord chirurgicale, est un élément majeur d’optimisation périopératoire autour de la cystectomie.

Récupération rapide après chirurgie, hyperpréparation et ambulatoire : retour sur 5 années d’expérience autour de la prostatectomie totale robot-assistée
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 659


Objectifs

La mise en place d’un programme de récupération rapide après chirurgie (RRAC) améliore les résultats périopératoires et l’expérience patient. Cependant, peu d’études l’ont évalué concernant la prostatectomie totale robot-assistée. La préparation préopératoire par un séjour d’hyperpréparation (consultation IDE, psychologue, kinésithérapeute, Cs anesthésie, évaluation fonctionnelle, discussion de groupe) pourrait participer à cette amélioration, et faciliter le passage à un séjour en ambulatoire.


Méthodes

L’expérience d’un centre a été évaluée depuis la mise en route d’un programme RRAC en 2014 autour de la prostatectomie totale robot-assistée, puis d’un séjour d’hyperpréparation, et d’un programme d’ambulatoire. Les durées moyennes de séjour, les taux de réhospitalisations à 30 et 60jours, les complications ont été revues. De façon prospective, les patients opérés en ambulatoire ont été comparés aux patients hospitalisés (au moins une nuit) au cours de la même période.


Résultats

Les durées moyennes de séjour ont progressivement diminué depuis la RRAC passant de 5,3jours avant 2014, à 4,5 (2014) 4,0 (2015), 3,6 (2016), 3,0 (2017), puis 1,8 en 2018. Le nombre de cas par années a augmenté de 60 à 90 entre 2014 et 2018. Les taux de réhospitalisations à 30 et 60jours sont restés stables (<10 %) au cours du temps, sans augmentation significative du nombre de complications. Les 20 patients opérés en ambulatoire avaient les mêmes caractéristiques (cliniques, pathologiques, opératoires) que le groupe contrôle contemporain. La satisfaction du programme d’ambulatoire était élevé (100 % lors d’une évaluation téléphonique réalisée après 3 mois), avec un taux d’adhésion évalué à 70 % lors de la proposition d’ambulatoire faite à la consultation.


Conclusion

L’implication progressive des équipes soignantes par un programme de RRAC, d’hyperprération préopératoire, puis d’ambulatoire a permis de réduire les durées d’hospitalisations sans majorer les taux de complications et de réhospitalisations, avec une adhésion et une satisfaction importante des patients.

Réfection de l’anastomose vésico-urétrale par voie extra-péritoneale robot-assistée pour traiter les sténoses anastomotiques post-prostatectomie radicale
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 771


Objectif

Les sténoses de l’anastomose vésico-urétrale post-prostatectomie radicale représentent un véritable challenge chirurgical après plusieurs échecs de traitement endoscopique. Le retentissement sur la qualité de vie du patient est important. Cette étude a pour but de montrer la faisabilité de la reconstruction anastomotique robot-assistée.


Méthodes

Cette étude présente une série de cas de reconstruction de l’anastomose vésico-urétrale robot-assistée pour sténose anastomotique après plusieurs échecs de traitement endoscopique. La voie extra-péritonéale est utilisée pour effectuer cette technique. On commence par réséquer l’anastomose vésico-urétrale dans toute sa partie fibreuse puis une nouvelle anastomose vésico-urétrale est effectuée avec du tissu sain. Un lambeau de vessie peut être utilisé pour aider à la reconstruction. Une sonde urinaire est laissée en place pour 7jours.


Résultats

Entre avril 2013 et mai 2018, 6 procédures ont été effectuées dans notre service. Un patient avait bénéficié d’une prostatectomie radicale robot-assistée dans notre service, les 5 autres ont été opérés de prostatectomie radicale par laparotomie dans d’autres centres. Trois patients ont reçu de la radiothérapie de rattrapage avant la reconstruction. L’âge moyen était de 73,8 ans [68–82]. Il n’y a pas eu de complication per-opératoire. Le temps moyen de la chirurgie était de 108min [60–180], avec des pertes sanguines moyennes de 130ml [50–300]. Après la chirurgie, 3 patients ont été traités endoscopiquement après 3, 5 et 11 mois devant une récidive de la sténose. Trois patients présentaient une incontinence traitée par l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel. Un patient n’avait plus de symptômes après 5 ans de suivi.


Conclusion

La reconstruction de l’anastomose vésico-urétrale robot-assistée est une technique sure qui présente un intérêt certain devant des sténoses récidivantes de l’anastomose post-prostatectomie. C’est une alternative à la voie périnéale et une option avant l’incontinentation. Les patients doivent être avertis du risque de démasquer une incontinence et du risque de récidive, surtout les patients ayant reçus une radiothérapie.

Réhabilitation précoce après néphrectomie partielle robot-assistée : y a-t-il un bénéfice pour les patients ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 688-689


Objectifs

La réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) a montré de nombreux avantages notamment en chirurgie digestive et actuellement pour la cystectomie en urologie. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’intérêt et la sécurité d’un programme de RAAC pour la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) pour cancer.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude monocentrique rétrospective comparative dans un centre où un programme de RAAC après NPRA a été introduit depuis 2015 et proposé à tous les patients opérés de NPRA après consentement signé. Le groupe contrôle incluait les patients opérés d’une NPRA immédiatement avant la mise en place du protocole. Les paramètres étudiés incluaient les caractéristiques des patients, des tumeurs, les paramètres peropératoires (saignement, temps d’ischémie), biologiques, les durées d’hospitalisation, les complications postopératoires et le taux de réhospitalisation. Les comparaisons étaient calculées en utilisant le test Pearson Chi2 pour les données qualitatives et le test de Student pour les données quantitatives.


Résultats

Entre 2015 et 2017, 112 patients ont été inclus dans le groupe RAAC (Tableau 1) et 50 patients ont été inclus dans le groupe contrôle. La durée d’hospitalisation était significativement plus courte dans le groupe RAAC que dans le groupe contrôle (90 patients [80,4 %] sortis à j2 postopératoire ou avant vs. 10 patients [20 %] ; p <0,001). Les résultats des suites postopératoires sont présentés dans le Tableau 2. Il n’était pas retrouvé de différence significative en termes de complications postopératoires (15,2 % dans le groupe RAAC vs. 20 % dans le groupe contrôle, p =0,447) ni de taux de réhospitalisations dans les 30jours postopératoires (9 patients [8,04 %] dans le groupe RAAC vs. 1 patient [0,2 %] dans le groupe contrôle, p =0,140).


Conclusion

La RAAC après NPRA semble diminuer les durées d’hospitalisation postopératoires sans augmenter les complications postopératoires ou les taux de réhospitalisations. La mise en place d’un protocole de RAAC nécessite une prise en charge multidisciplinaire et une formation des équipes médicales et paramédicales pour une application optimale en sécurité pour le patient.

Réimplantation urétéro-néovessie robot-assistée en utilisant le système Firefly®
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 782


Objectif

Description de la technique de réimplantation urétéro-néovessie robot-assistée en utilisant le vert d’indocyaine (ICG) et le bleu de méthylène.


Méthodes

Un patient de 66 ans avec un rein unique congénital avait bénéficié d’une cystectomie robot-assistée avec néo-vessie type Studer intra-corporelle pour cancer de vessie infiltrant. Une néphrostomie droite a été posée à 1 mois pour traiter une pyélonéphrite obstructive sur sténose urétéro-néovésicale. Il a été réalisé secondairement une réimplantation urétéro-néovessie robot-assistée en injectant l’ICG et le bleu de méthylène dans la sonde de néphrotomie pour aider au repérage et à la dissection de l’uretère et par l’injection de bleu de méthylène dans la sonde vésicale pour aider à l’identification de la néo-vessie. Une anastomose urétéro-néovessie a été réalisée, après mise en place d’une sonde JJ.


Résultats

Le temps opératoire a été de 60minutes. Les pertes sanguines ont été de 100cc. La sonde de néphrostomie a été retirée au 2e jour. Le patient a repris des gaz au 2e jour et des selles au 3e jour. Le patient est sorti au 3e jour. La sonde vésicale et la sonde JJ ont été retirées en soins externes respectivement au 14e et au 21e jour. Il n’y a pas eu de complications post-opératoires avec un recul de 6 mois.


Conclusion

La technique de réimplantation urétéro-néovessie robot-assistée en utilisant le vert d’indocyanine (ICG) et le bleu de méthylène est faisable et permet de faciliter l’identification de l’uretère et de la néo-vessie afin de permettre la réimplantation.