Évaluation fonctionnelle des ballonnets périuréthraux proACT dans l’incontinence post-prostatectomie radicale

25 novembre 2014

Auteurs : G. Léon, L. Le Normand, G. Karam, F. Luyckx
Référence : Prog Urol, 2014, 13, 24, 797
Objectifs

La pose de ballonnets péri-urétraux proACT® est une alterantive mini-invasive au sphincter artificiel dans l’incontinence urinaire après prostatectomie. Evaluer à moyen terme l’efficacité des ballonnets proACT™®. Déterminer les facteurs prédicitifs de succès et d’échec du traitement.

Méthodes

Évaluation rétrospective monocentrique, consécutive d’hommes traités pour une incontinence urinaire d’effort après prostatectomie par pose de ballonnets périuréthraux proACT® depuis mai 2006 jusqu’à décembre 2013. Nous avons comparé trois populations : prostatectomie seule, prostatectomie avec radiothérapie complémentaire, et antécédent de chirurgie de l’incontinence. Le succès était défini comme un pourcentage d’amélioration estimée par le patient supérieur à 80 % et le port d’une protection de sécurité au maximum. L’amélioration était définie par un pourcentage d’amélioration estimée par le patient supérieur à 50 % et une diminution du nombre de protections quotidiennes supérieure à 50 %. Le questionnaire USP était utilisé pour l’évaluation initiale et le suivi.

Résultats

Au total, 163 patients ont reçu cette technique. L’âge moyen était de 68,6ans [67,6–69,6]. La durée moyenne de suivi était de 34,4 mois (±3,7mois). Respectivement, 16,56 % et 14,11 % des patients avaient eu de la radiothérapie et un antécédent de chirurgie d’incontinence. À terme, le taux de succès est de 38,85 % et le taux d’échec de 41,40 %. Le pourcentage d’amélioration estimée moyen était de 60,9 % [55,1–66,8]. Le nombre de protections quotidiennes final était de 1,7 [1,4–2,1], soit une diminution de 31,5 %. 17,8 % des patients ont été révisés. Trente-six patients ont eu recours à un sphincter avec un taux de succès de 91,5 %. La radiothérapie est un facteur associé à l’échec (p =0,002). Le groupe succès avait un nombre de protections quotidiennes moins élevé que les autres groupes (2,1 vs 3,3 p <0,001).

Conclusion

À moyen terme, deux patients sur cinq étaient guéris et un sur cinq amélioré. La technique a une morbidité faible et une bonne tolérance. Le seuil de moins de trois protections quotidiennes semble être prédictif de succès et la radiothérapie semble être un facteur prédictif d’échec.




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






© 2014 
Publié par Elsevier Masson SAS.