Évaluation du Prostate Health Index (PHI) pour prédire l’évolution des patients en surveillance active

25 novembre 2015

Auteurs : T. Lucile, A. Ruffion, D. Champetier, P. Paparel, M. Devonec, P. Perrin, V. Vlaeminck-Guillem
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 724-725
Objectifs

Il a été suggéré que l’index PHI pouvait être utile pour le suivi de patients sous surveillance active pour cancer de la prostate [22, 11]. Le but de cette étude était de tester la relation entre l’index PHI à l’inclusion dans le protocole de surveillance active et le risque de reclassification biopsique.

Méthodes

Notre étude, prospective, a inclus 64 patients en surveillance active sur les critères suivants retrouvés sur deux séries successives de biopsies prostatiques réalisées à 3 mois d’intervalle : T1c, densité de PSA<0,15, score de Gleason6, ≤2 carottes positives, ≤50 % de tissu envahi par carotte positive. Un prélèvement sanguin était réalisé pour la mesure du PSA total, du PSA libre de la fraction p2PSA et le calcul de l’index PHI (Beckman Coulter®). Le critère de jugement principal était le risque de reclassification à la biopsie réalisée à 12 mois de suivi.

Résultats

Le p2PSA et le PHI médians étaient significativement plus élevés chez les 9 patients (14 %) avec cancer reclassé comme agressif à 12 mois. Seul PHI était prédictif indépendant de la reclassification. L’addition du PHI à un modèle de base incluant l’âge et % PSA libre entraînait une augmentation de l’AUC de 0,76 à 0,84. Le suivi moyen des patients après inclusion dans le protocole était de 22 mois. À la date des dernières nouvelles, 15 patients (23 %) avaient un cancer reclassé en agressif. L’âge à l’inclusion, le % PSA libre et PHI étaient prédicteurs de la reclassification mais seul PHI était indépendant. Un seuil de 33 pour PHI permettait le meilleur compromis entre sensibilité (67 %) et spécificité (69 %). Les courbes de survie sans reclassification (modèles de Cox) étaient significativement différentes (Fig. 1).

Conclusion

Le PHI réalisé au moment de l’inclusion dans un protocole de surveillance active permet de prédire la reclassification des cancers indolents en cancers agressifs à 12 mois et au-delà.




 




Fig. 1
Fig. 1. 

Courbes de survie sans reclassification (n =64 ; suivi moyen de 22 mois).





Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.



Références



Tosoian J., et al. J Urol 2012 ;  188 : 1131-1136 [cross-ref]
Hirama H, et al. 2014;140:257-63.






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