Évaluation du niveau sonore dans un bloc opératoire d’urologie

25 janvier 2019

Auteurs : L. Carillo, A. Devic, M. Soulié, X. Gamé
Référence : Prog Urol, 2019, 1, 29, 45-49
Objectifs

Dans une salle d’intervention, un niveau sonore élevé est associé à un plus haut risque de complications et affecte la communication entre les différents intervenants. L’objectif de cette étude était d’évaluer le niveau sonore lors des interventions urologiques.

Matériel et méthodes

Une étude observationnelle monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. Les interventions ont été divisées en quatre groupes : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée. Le niveau sonore était mesuré à l’aide de l’application Sonomètre SPL® développée par ExaMobile S.A. (Bielsko-Biała, Pologne) pour i-phone®.

Résultats

Les niveaux sonores moyens, minimums et maximums, tout type d’interventions confondu étaient respectivement de 60,31±3,3 db, 52,42±2,6 db et 81,73±2,8 db. Pour les interventions endoscopiques, ils étaient respectivement de 61,6±4,1 db, 53,4±4,1 db et 81,3±3,1 db. Pour la chirurgie ouverte, ils étaient respectivement de 59,0±1,0 db, 51,6±1,8 db et 81,4±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique pure, ils étaient respectivement de 58,33±0,6 db, 50,66±1,2 db et 83,33±1,5 db. Pour la chirurgie laparoscopique robot assistée, ils étaient respectivement de 60,0±2,4 db, 52,5±2,3 db et 83,56±1,8 db. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les différentes voies d’abord. Cependant, le niveau sonore, dans le groupe endoscopie, était supérieur pour les interventions utilisant la technologie laser (58,7±1,1 vs 66,3±0,1 db, p =0,01).

Conclusion

Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d’utilisation des lasers.

Niveau de preuve

3.




 




Introduction


Dans une salle d'intervention, un niveau sonore élevé est associé à un plus haut risque de complications, d'infections du site opératoire, à une plus mauvaise évaluation des variations de la saturation en oxygène mesurée par oxymétrie. Il affecte également la communication entre les différents intervenants et notamment l'opérateur et les soignants que ce soit l'instrumentiste ou l'infirmière de salle [1, 2, 3, 4, 5, 6].


Un niveau sonore élevé peut également avoir des conséquences pour le personnel soignant, en particulier, en termes de troubles du sommeil, de perte de la concentration, d'augmentation de la pression artérielle...[7], et, à terme, d'altération de l'audition [8].


Pour toutes ces raisons, l'organisation mondiale de la santé préconise un niveau sonore ne devant pas dépasser 35 décibels [9].


À ce jour, très peu d'études se sont intéressées au niveau sonore lors d'interventions urologiques. Les seuls travaux rapportés concernaient la chirurgie lithiasique (néphrolithotomie percutanée et urétéroscopie) et le nombre d'actes au cours desquels le niveau sonore était mesuré était limité [10, 11, 12]. Il n'existe à ce jour aucune étude ayant comparé le niveau sonore lors des différentes opérations réalisées en urologie.


Notre objectif était d'évaluer le niveau sonore dans la salle d'opération dans ces situations.


Matériel et méthode


Une étude observationnelle monocentrique a été menée au cours de 100 interventions réalisées en urologie. En l'absence d'étude préliminaire, ce chiffre a été défini arbitrairement pour avoir un nombre suffisant d'acte opératoire par sous-groupe. Ainsi, quatre groupes ont été déterminés : interventions réalisées en chirurgie ouverte, interventions réalisées par voie endoscopique, interventions réalisées par voie laparoscopique pure et interventions réalisées par laparoscopie robot-assistée.


Le niveau sonore était mesuré à l'aide de l'application Sonomètre SPL® développée par ExaMobile S.A.


(Bielsko-BiaÅ‚a, Pologne) pour i-phone®. Il était étalonné avant chaque intervention. Le niveau sonore était mesuré en continu du début (incision) à la fin de l'intervention chirurgicale (fermeture). L'enregistrement était réalisé du côté du patient, à un mètre de la table d'intervention perpendiculairement à son milieu.


Il n'y avait pas de musique dans les salles d'intervention.


Les paramètres enregistrés étaient le niveau sonore minimal, le niveau sonore moyen, le niveau sonore maximal ainsi que la durée de l'intervention, le type d'anesthésie, l'opérateur et s'il y avait eu des complications ou des difficultés peropératoires ou non.


Le niveau sonore moyen correspondait à la moyenne des sons enregistrés au cours de l'acte opératoire. Il était directement communiqué par l'application.


Les résultats ont été exprimés en moyenne±écart-type. Les valeurs quantitatives ont été comparées par un test-t de Student et les variables qualitatives par un test de Khi2. Le seuil de significativité était p <0,05.


Résultats


Salle vide, le niveau sonore minimal moyen était de 50,3±2,01 décibels, moyen de 52, 09±3,11 décibels et maximal moyen de 71,55±1,47 décibels.


Juste avant le début de l'intervention, le niveau sonore minimal moyen était de 49,07±2,33 décibels, moyen de 53±4,08 décibels et maximal moyen de 73,97±3,02 décibels.


Le Tableau 1 montre la liste des interventions pour lesquelles le niveau sonore a été enregistré. Pour une intervention donnée, les niveaux sonores étaient homogènes.


Le niveau sonore moyen pour l'ensemble des interventions était de 60,31±3,3 décibels avec un niveau minimal moyen de 52,42±2,6 décibels et un niveau maximal moyen de 81,73±2,8 décibels.


Le Tableau 2 montre les résultats des enregistrements sonores par groupe d'interventions.


Le niveau sonore moyen était le plus faible pour les interventions par laparoscopie (58,33±0,6 décibels). Il était le plus élevé pour les interventions par voie endoscopique (61,6±4,1 décibels).


Alors que le niveau sonore moyen minimal était le plus bas pour les interventions par voie laparoscopique pure (50,66±1,2 décibels), il était le plus élevé pour la chirurgie laparoscopique robot-assistée (83,56±1,8 décibels).


Le matériel utilisé pour la chirurgie laparoscopique pure était la pince bipolaire et le dispositif de fusion tissulaire LigaSure® (Covidien®, Dublin, Irlande). Concernant le laser, il s'agissait du laser Holmium Lumenis® (Yokneam®, Israel) 100 watts dans tous les cas.


Le niveau sonore minimal était plus élevé pour les interventions réalisées sous anesthésie locorégionale par rapport aux interventions sous anesthésie générale (54,03±1,2 vs 50,03±5,03, p =0,04). Il n'y avait pas de différence pour les niveaux sonores moyens et maximaux.


Aucune différence statistiquement significative n'a été trouvée en fonction des différents groupes d'interventions chirurgicales, des opérateurs, de la survenue de difficultés opératoires ou non, que ce soit en termes de niveau sonore moyen, niveau sonore minimal ou niveau sonore maximal.


Au sein d'un même groupe d'interventions, il n'y avait pas de différence statistiquement significative en termes de niveau sonore moyen minimal ou maximal en fonction des interventions pratiquées sauf pour le groupe des interventions réalisées par voie endoscopique. Ainsi, pour les interventions utilisant le laser, le niveau sonore moyen était statistiquement significativement supérieur aux autres interventions réalisées par voie endoscopique (66,3±0,1 vs 58,7±1,1 décibels, p =0,01). Pour le laser, le niveau sonore supplémentaire moyen était de 5,91±0,27 décibels.


Discussion


Nous montrons pour la première fois que le niveau sonore dans les salles d'opération en urologie est élevé, en moyenne de 60,31±3,30 décibels et un niveau maximal moyen de 81,73±2,80 décibels, correspondant en termes d'échelle de bruit au niveau sonore d'une cabine d'avion de ligne ou de celui émis par un camion semi-remorque entrain de rouler. Les interventions, pour lesquelles le niveau sonore était le plus élevé dans le groupe endoscopie, était celles utilisant la technologie laser.


Bien que le niveau sonore moyen était bien supérieur aux préconisations de l'Organisation Mondiale de la Santé [9], ils sont comparables à ceux déjà rapportés dans différentes spécialités chirurgicales. Ainsi, la plupart des études montrent des niveaux sonores moyens en chirurgie orthopédique, neurochirurgicale, cardio-thoracique, digestive et gynécologique entre 62 et 65 décibels [13, 14, 15, 16, 17]. Cependant, les pics sonores les plus élevés étaient rapportés en chirurgie orthopédique et en neurochirurgie, pouvant excéder 100 décibels et ce pendant des durées prolongées pouvant correspondre jusqu'à 40 % de la durée opératoire [18].


En urologie, les seules études réalisées à ce jour portaient sur le niveau sonore au cours des interventions dans le cadre d'une pathologie lithiasique et rapportaient des niveaux sonores moyens de 68 décibels lors de la réalisation d'une urétéroscopie avec lithotritie in situ [11, 12] et 78,79 décibels pour la néphrolithotomie percutanée [10]. Dans le cadre de l'urétéroscopie, Soucy a rapporté que le niveau sonore pouvait atteindre jusqu'à 102 décibels [11]. Cheriyan, dans une étude portant également sur le niveau sonore en cas de néphrolithotomie percutanée, a montré que l'utilisation d'instruments à niveau sonore diminuait la qualité des communications entre les différents intervenants allant de 3 % pour le premier assistant, à 19 % pour l'anesthésiste et jusqu'à 44 % pour la communication avec l'infirmière de salle [10].


De multiples études ont montré l'effet néfaste de niveaux sonores élevés dans les salles d'intervention. Ainsi, Mc Neer a montré que cela augmentait la perception de lourdeur de charge et la fatigue chez les internes d'anesthésie [3] avec, pour conséquence selon Enser, une altération de leur raisonnement et donc de la qualité de leurs réactions [19]. Au-delà des conséquences sur la gestion anesthésiologique du patient, un niveau sonore élevé est également associé à un taux de complication per- et postopératoire plus élevé comme cela a été montré par Schiff dans le cadre des interventions gynécologiques par laparoscopie robot-assistée [20]. Way a rapporté qu'au-delà de l'effet négatif d'un niveau sonore élevé sur la communication entre les différents intervenants, un niveau sonore élevé était également associé à une diminution de la concentration [5]. Dholakia a montré, dans le cadre de la chirurgie herniaire, qu'une élévation du niveau sonore de 6 décibels était associée à un risque plus élevé de survenue d'infection du site opératoire [21]. A l'inverse, en situation de silence, les performances chirurgicales étaient supérieures à celles réalisées en cas de bruit. La diminution de la performance était d'ailleurs augmentée en cas d'ajout de musique en plus du bruit. L'impact de la musique en salle reste toutefois débattu aujourd'hui [22].


Un niveau sonore élevé a également un effet nocif sur la santé des intervenants avec des conséquences cardiovasculaires possibles mais surtout sur la qualité de l'audition à terme [7, 8]. Il existe, d'ailleurs, un niveau maximal d'exposition définit par le code du travail qui correspond à un seuil, au-delà, duquel il est estimé qu'une exposition prolongée peut endommager l'audition [23]. Le niveau actuel définit en France est de 80 décibels. Les conséquences d'un niveau sonore élevé dans le milieu professionnel a d'ailleurs fait l'objet de multiples publications et ce dans de multiples milieux professionnels [24, 25].


Cette étude, qui s'intéresse pour la première fois au niveau sonore pour l'ensemble des différentes interventions pratiquées en urologie, a toutefois certaines limites. La validité d'une application par le biais d'un smartphone pourrait être discutée. Cependant, Ibekwe et al. ont rapporté que de telles applications étaient aussi fiables que l'utilisation d'un sonomètre [26]. D'autres auteurs tels que Sinha et al. ont d'ailleurs rapportés des études au cours desquelles le niveau sonore était évalué à l'aide d'un i-phone® [27]. Les périodes au cours desquelles le niveau sonore était le plus élevé et la durée d'exposition à des niveaux sonores élevés par rapport à la durée totale de l'intervention n'ont pas été mesurées. Les interventions enregistrées dans chaque groupe n'étaient pas déterminées a priori pouvant induire une certaine hétérogénéité. Toutefois, l'objectif de notre étude était d'avoir une vision globale des niveaux sonores lors des interventions en urologie. Les différents enregistrements n'ont pas été faits sur des interventions consécutives et des éléments perturbateurs pouvant augmenter le niveau sonore et perturber le déroulement d'une intervention tels que la sonnerie du téléphone ou l'ouverture fréquente de la porte n'ont pas été mesurés.


Bien que nous montrons que les nouvelles technologies et, en particulier, celles utilisant le laser, sont une source d'élévation du niveau sonore, il est nécessaire que les futures études prennent en compte ces autres paramètres.


Il convient désormais de prendre en compte le niveau sonore dans les salles d'intervention afin de les diminuer au maximum. Cela doit notamment être pris en compte lors de l'achat d'équipements et lors de la création de nouvelles salles d'interventions. Engelmann a d'ailleurs rapporté que la mise en place d'un programme de réduction du niveau sonore dans les salles d'interventions en chirurgie pédiatrique était associée à un meilleur confort pour la chirurgie et surtout à une diminution de moitié du taux de complications qui passait de 34 à 17 % [28].


Conclusion


Le niveau sonore lors des interventions de chirurgie urologique est élevé et bien supérieur aux préconisations de l'Organisation Mondiale de la Santé. Dans le cadre de la chirurgie endoscopique, le niveau sonore était le plus élevé lors d'utilisation des lasers. Cela souligne la nécessité d'une prévention pour diminuer le niveau sonore et éviter ses effets nocifs pour le patient et au long cours pour les professionnels de santé.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Interventions au cours desquelles le niveau sonore dans la salle d'intervention a été mesuré.
  Nombre 
Chirurgie ouverte    
Sphincter urinaire artificiel 
Cystectomie sus-trigonale avec entérocystoplastie d'agrandissement 
Néphrectomie partielle 
Prostatectomie totale 
Endoscopie    
Résection trans-uréthrale de vessie 
Enucélation prostatique par laser Holmium (HOLEP) 
Urétéroscopie avec lithotritie in situ par laser Holmium 
Injection intradétrusorienne de toxine botulique 
Urétrotomie interne 
Injection de macroplastique pour reflux 
Laparoscopie pure    
Néphrectomie élargie  18 
Cystectomie/Cystoprostatectomie 
Laparoscopie robot assistée    
Sphincter périprostatique 
Néphrectomie partielle  15 
Cure d'un syndrome de la jonction pyélo-urétérale 





Tableau 2 - Niveau sonore moyen par type d'interventions.
  Niveau sonore moyen (db)  Niveau sonore minimal moyen (db)  Niveau sonore maximal moyen (db) 
Toutes les interventions  60,31±3,3  52,42±2,6  81,73±2,8 
Chirurgie endoscopique  61,6±4,1  53,4±4,1  81,3±3,1 
Chirurgie ouverte  59,0±1,0  51,6±1,8  81,4±2,9 
Chirurgie laparoscopique pure  58,33±0,6  50,66±1,2  83,33±1,5 
Chirurgie laparoscopique robot assistée  60,0±2,4  52,5±2,3  83,56±1,8 




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