Évaluation du microARN-210 sérique pour la détection du cancer du rein à cellules claires

25 novembre 2012

Auteurs : G. Li, A. Zhao, C. Genin, M. Péoc'h
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 750




 

Type de financement .– Ligue Nationale Contre le Cancer du Comité de la Loire.


Objectifs .– Les microARNs sont des petites molécules d’ARN, non codant et simple brin d’environ 21 à 25 nucléotides. Leurs expressions dans le sérum comme marqueur potentiel de diagnostic de cancer sont prometteurs. L’objectif de cette étude était d’étudier le microARN-210 (miR-210) sérique afin d’identifier un nouveau marqueur moléculaire pour la détection des cancer du rein à cellules claires (ARCC).


Méthodes .– Trente-deux échantillons appariés (tissu tumoral et normal) provenant de sujets traités pour ARCC, 57 échantillons de sérum de patients avec un ARCC, 42 échantillons de sérum de sujets sains et 10 échantillons de sérum d’une semaine après la chirurgie étaient inclus. Les microARNs étaient extraits en utilisant un kit commercial. La RT-PCR quantitative permettait de comparer le niveau du miR-210 dans le tissu et dans le sérum en utilisant les amorces spécifiques. Le niveau d’expression était normalisé par la méthode dCT. Le test statistique de Mann-Whitney U ou Wilcoxon était utilisé pour comparer la différence. La performance pour le diagnostic du miR-210 sérique était calculée par la courbe ROC.


Résultat .– Le niveau moyen du miR-210 était significativement plus élevé dans le tissu tumoral que dans le tissu normal (p =0,004). Pour les échantillons de sérum, le niveau moyen du miR-210 était aussi significativement plus élevé chez les patients avec un ARCC que chez les sujets sains (p <0,001). Le niveau du miR-210 sérique avait une aire sous la courbe ROC(AUC) de 0,833 avec une sensibilité de 85,4 % et une spécificité de 68,4 %. Le niveau moyen du miR-210 sérique était significativement réduit une semaine après la chirurgie (p =0,001).


Conclusion .– Cette étude préliminaire a montré la possibilité d’utiliser le miR-210 sérique comme un nouvel outil pour la détection de l’ARCC. Son utilité comme marqueur potentiel de diagnostic doit être explorée sur une plus grande échelle.




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