Évaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques

25 novembre 2010

Auteurs : D. Delavierre, J. Rigaud, L. Sibert, J.-J. Labat
Référence : Prog Urol, 2010, 12, 20, 865-871

Objectif

Décrire les outils permettant l’évaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques et préciser leurs indications.

Matériel et méthodes

Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du Medical subject heading (MeSH) (pelvic pain, pain measurement, prostatitis, quality of life ) soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur ET. La recherche a porté de 1990 à nos jours.

Résultats

Les échelles et questionnaires proposés au patient constituent une aide à l’évaluation clinique de leur douleur chronique. Ils ne se substituent pas à l’interrogatoire et ne permettent pas de porter un diagnostic. Les principaux outils d’évaluation clinique comportent des échelles d’intensité, des schémas topographiques, une évaluation descriptive (sensorielle et affective), une évaluation du retentissement (sur le sommeil, les activités de la vie quotidienne, la qualité de vie et le comportement) et une évaluation de l’humeur et de l’anxiété. S’ajoutent à ces outils des questionnaires spécifiques développés dans les domaines de la cystite interstitielle/syndrome douloureux vésical et de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique. Ces questionnaires spécifiques ont pour objectifs l’évaluation de la sévérité des symptômes, l’appréciation de la gêne liée aux symptômes et du retentissement sur la qualité de vie, le suivi de l’évolution et de la réponse thérapeutique.

Conclusion

La pratique quotidienne nécessite d’utiliser des outils rapides et faciles à utiliser. Il est recommandé de privilégier les échelles d’intensité type échelle visuelle analogique (EVA) ou numériques, les schémas corporels et des questionnaires abrégés type version courte du questionnaire sur la douleur de Saint-Antoine (QDSA) ou questionnaire concis sur les douleurs (QCD).

   
 
 

 

 

Introduction

Les échelles et questionnaires proposés au patient constituent une aide à l'évaluation clinique de leur douleur chronique. Préalablement expliqués par le médecin ou l'infirmière ils sont remplis par le patient seul, sans influence du médecin, de l'infirmière ou de l'entourage. Ils s'intègrent à l'évaluation globale de la douleur et du patient et ne se substituent pas à l'interrogatoire [1

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Les principaux outils d'évaluation clinique de la douleur chronique comportent:

des échelles d'intensité;
des schémas topographiques;
une évaluation descriptive, sensorielle et affective;
une évaluation du retentissement sur le sommeil, les activités de la vie quotidienne, la qualité de vie et le comportement;
une évaluation de l'humeur et de l'anxiété.

S'ajoutent à ces outils des questionnaires spécifiques à certains syndromes douloureux pelvipérinéaux chroniques.

 

Échelles d'intensité douloureuse

L'intensité de la douleur peut être évaluée par différentes échelles unidimensionnelles. Elles demandent peu de temps d'explication au patient et sont habituellement rapides et faciles d'emploi. Elles peuvent être répétées et facilitent le suivi. Par contre elles ne peuvent pas servir à comparer deux ou plusieurs patients et surtout elles ne prennent pas en compte le retentissement de la douleur [1

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L'échelle verbale simple (EVS)

L'EVS comporte le plus souvent cinq catégories: douleur absente, faible, modérée, intense, extrêmement intense [4

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L'échelle numérique (EN)

L'EN comporte 11 ou 101 points (de 0: pas de douleur à 10 ou 100: douleur maximale imaginable) [5

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L'échelle visuelle analogique (EVA)

L'EVA est une réglette à double face avec curseur [6

Cliquez ici pour aller à la section Références] (Figure 1). La face patient précise les extrêmes « absence de douleur » et « douleur maximale imaginable ». Le patient déplace le curseur entre ces deux extrêmes. La face soignant est graduée de 0 à 100mm. L'EVA est sensible, reproductible, fiable et validée mais elle est difficile à utiliser chez les patients à faible capacité de compréhension, les mal voyants et les personnes âgées. EVS et EN sont utiles en cas de difficulté de compréhension de l'EVA [1

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Figure 1
Figure 1. 

Échelle EVA (échelle visuelle analogique). A. Face patient. B. Face médecin.

 

 

Instruments à visée topographique

La topographie de la douleur et son étendue peuvent être reportées par le patient sur des « schémas corporels » [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ces schémas se présentent sous la forme de corps humains de face et de dos et de représentations des régions pelvipérinéales (Figure 2, Figure 3, homme, femme) sur lesquelles le patient localise la ou les zones où il perçoit la douleur. En pratique courante, les consignes sont les suivantes: « Hachurez la ou les zones douloureuses sur les schémas suivants ». Certains évaluateurs demandent à leur patient d'indiquer le caractère superficiel ou profond de leur douleur par l'intermédiaire des lettres S ou P, et de mettre un I à l'endroit où la douleur est la plus intense. Des couleurs peuvent être employées pour symboliser des sensations douloureuses [1

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Figure 2
Figure 2. 

Schéma corporel masculin.

 
Figure 3
Figure 3. 

Schéma corporel féminin.

Les schémas corporels sont inclus dans la plupart des échelles multidimensionnelles, notamment dans le questionnaire Brief Pain Inventory (BPI) [7

Cliquez ici pour aller à la section Références] mais il s'agit de schémas du corps humain et non de schémas ciblés sur la région pelvipérinéale.

La topographie est une composante très importante pour le diagnostic d'une douleur mais les pièges sont nombreux car la topographie de la douleur n'est pas toujours un indicateur fiable de l'organe qui souffre. Des erreurs sont liées à l'imprécision de la description du patient ou aux caractéristiques de la douleur (douleurs projetées, hyperalgésie) [8

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Questionnaire de description sensorielle et affective de la douleur

Le questionnaire douleur de McGill (McGill Pain Questionnaire MPQ) qui comporte 78 items et sa version abrégée, le questionnaire Short Form de McGill (SF-McGill), qui en comporte 15 (11 items sensoriels et quatre affectifs) évaluent de façon distincte les dimensions sensorielles (ou sensoridiscriminatives) et affectives (ou émotionnelles) de la douleur [9

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La version française du MPQ, le « questionnaire douleur de Saint-Antoine (QDSA) » est un questionnaire de 58 mots qualificatifs répartis en 16 sous-classes: neuf sensorielles et sept affectives (Annexe A). Le patient sélectionne les adjectifs puis les note de 0 (pas du tout) à 4 (extrêmement) [11

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ses limites sont l'inaptitude à la compréhension des mots (niveau socioculturel bas), le temps nécessaire au remplissage et l'inadaptation à la répétition à intervalles rapprochés. Il existe toutefois une version abrégée du QDSA comportant 16 mots, non validée mais plus simple et rapide à utiliser [1

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Cliquez ici pour aller à la section Références] (Annexe A).

 

Évaluation de l'impact de la douleur

Les douleurs chroniques ont souvent un impact significatif sur le sommeil, les activités de la vie quotidienne, la qualité de vie, l'humeur et le comportement.

 

Évaluation du sommeil

Le sommeil est évalué au moyen d'une échelle catégorielle (sommeil bon, moyen, mauvais) ou d'une échelle numérique en 11 points (de 0: aucune interférence sur le sommeil à 10: interférence extrême) [2

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Évaluation du retentissement fonctionnel et de la qualité de vie

L'impact de la douleur sur les activités physiques, émotionnelles et sociales est évalué par des questionnaires multidimensionnels spécifiques de la douleur: le BPI [7

Cliquez ici pour aller à la section Références] et le Multidimensional Pain Inventory (MPI) [13

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La version française courte du BPI est le « questionnaire concis sur les douleurs (QCD) » [1

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Cliquez ici pour aller à la section Références] (Annexe A). Le QCD étudie sept aspects (activité générale, humeur, capacité à marcher, travail habituel, relation avec les autres, sommeil, goût de vivre) et pour chacune le patient évalue sa gêne de 0 (ne gêne pas) à 10 (gêne complètement). Il est simple et rapide à utiliser.

Les autres questionnaires sont des mesures génériques de qualité de vie et ne sont pas spécifiques de la douleur: Le Medical Outcome Study Short Form-36 (MOS SF-36 ou sa forme abrégée SF-12) [15

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Cliquez ici pour aller à la section Références] et l'échelle de santé EuroQol [17

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il existe une traduction française validée du MOS SF-36 [18

Cliquez ici pour aller à la section Références] (Annexe A).

 

Évaluation de l'humeur et de l'anxiété

Les douleurs chroniques sont souvent responsables d'une altération de l'humeur et d'une anxiété. Deux échelles simples, traduites et validées en français, permettent d'explorer spécifiquement ces aspects, le Beck Depression Inventory (BDI), pour la dépression [19

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Cliquez ici pour aller à la section Références] (Annexe A) et le Hospital Anxiety and Depression scale (HAD) pour l'anxiété et la dépression [21

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Cliquez ici pour aller à la section Références] (Annexe A). Une évaluation psychologique de la douleur chronique est souvent incluse dans les questionnaires d'évaluation multidimensionnelle.

 

Évaluation du comportement douloureux

Les patients souffrant de douleurs chroniques peuvent présenter des difficultés d'adaptation à leur douleur, des pensées négatives et une tendance à la dramatisation. Le questionnaire des stratégies de coping 1 (Coping Strategies Questionnaire [CSQ] ou questionnaire d'adaptation à la douleur) [23

Cliquez ici pour aller à la section Références] (Annexe A) et l'échelle de dramatisation (Pain Catastrophizing scale [PCS]) [24

Cliquez ici pour aller à la section Références] (Annexe A), traduits et validés en français [25

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Cliquez ici pour aller à la section Références], évaluent cet aspect.

Le CSQ comporte 21 items répartis en cinq catégories: prière, réinterprétation, ignorance, dramatisation, distraction, le PCS 13 items répartis en trois catégories: rumination, amplification, impuissance.

 

Évaluation spécifique des douleurs pelvipérinéales chroniques

Des questionnaires spécifiques ont été développés dans les domaines de la cystite interstitielle/syndrome douloureux vésical et de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique. Ces questionnaires ne permettent pas de poser un diagnostic mais ont pour objectifs:

l'évaluation de la sévérité des symptômes;
l'appréciation de la gêne liée aux symptômes et du retentissement sur la qualité de vie;
le suivi de l'évolution et de la réponse thérapeutique.

Ces questionnaires sont fiables, sensibles et validés mais ils n'ont pas été traduits en français ce qui limite leur utilisation notamment pour la recherche.

 

Questionnaires d'évaluation de la cystite interstitielle/syndrome de la vessie douloureuse

 
Échelle d'évaluation de l'université du Wisconsin (UW-IC)

Proposé en 1994 ce questionnaire comporte sept questions liées aux symptômes vésicaux avec un choix allant de 0 (jamais) à 6 (continuellement) et vérifie 18 points non reliés à la vessie appelés points de référence [27

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Indices de symptômes Interstitial Cystitis Symptom Index (ICSI) et de gêne Interstitial Cystitis Problem Index (ICPI) d'O'Leary Sant

En 1997, O'Leary et Sant ont développé un questionnaire de symptômes (ICSI) et de gêne (ICPI) comportant respectivement cinq et quatre questions (Annexe A) [28

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Score de douleurs pelviennes, urgenturie et pollakiurie Pelvic pain and Urgency/Frequency patient symptom scale (PUF)

Le questionnaire de douleurs pelviennes, urgenturie et pollakiurie (PUF) a été proposé en 2002 par Parsons et comporte également deux scores, de symptômes et de gêne (Annexe A) [29

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il prend en compte les douleurs liées aux rapports sexuels.

 

Index symptomatique de la prostatite chronique National Institute of Health-Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI)

En 1999, à la suite de la nouvelle classification des prostatites chroniques, le NIH (États-Unis) et un groupe de travail sur la prostatite chronique (the Chronic Prostatitis Collaborative Research Network Study Group) ont proposé un score symptomatique (NIH-CPSI) utilisant neuf questions, quatre sur la douleur, deux sur les troubles mictionnels et trois sur la qualité de vie (Annexe A) [30

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Aucune question n'aborde les troubles sexuels alors qu'ils apparaissent dans la définition de la prostatite chronique de catégorie III ou syndrome douloureux pelvien chronique. Ce questionnaire a été traduit et validé en français canadien [31

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Index de douleur urogénitale (GenitoUrinary Pain Index [GUPI])

En 2009 un groupe de travail nord-américain sur la douleur pelvienne urologique a développé un nouveau questionnaire, l'index de douleur urogénitale (GUPI), en modifiant le NIH-CPSI [32

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ce questionnaire, validé, fiable et sensible, est destiné à l'évaluation des douleurs urogénitales chez l'homme et la femme (Annexe A). Chez l'homme il distingue la prostatite chronique ou la cystite interstitielle d'autres situations (dysurie, pollakiurie, cystite chronique) ou de l'absence de pathologies. Chez la femme il distingue la cystite interstitielle de l'incontinence ou de l'absence de pathologies. Il est bien corrélé avec les scores ICSI et ICPI.

 

Recommandations

La pratique quotidienne nécessite d'utiliser des outils rapides et faciles à utiliser. Il est recommandé de privilégier les échelles d'intensité, les questionnaires abrégés type QDSA court ou QCD [123334

, 2

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Cliquez ici pour aller à la section Références] et les questionnaires spécifiques. Les échelles et questionnaires sont surtout utilisés pour la recherche et les essais thérapeutiques et dans ce cadre une des meilleures méthodes pour évaluer la douleur chronique est l'échelle numérique, les chiffres supérieurs ou égaux à 4 sur l'échelle de 0 à 10 étant les plus fiables et pertinents (douleurs d'intensité moyenne ou forte). La meilleure façon d'évaluer l'efficacité d'un traitement semble le pourcentage d'amélioration des chiffres de l'échelle numérique. Un taux d'amélioration de 30 à 34 % est considéré comme significatif si la douleur initiale est cotée supérieure ou égale à 4 [34

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Conflit d'intérêt

Aucun.

Annexe A. Matériel complémentaire

 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 
(103 Ko)
  
 
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Références

 

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1  Le coping est l'ensemble des processus qu'un individu interpose entre lui et un événement éprouvant, afin d'en maîtriser ou diminuer l'impact sur son bien-être physique et psychique..
   

 

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