Évaluation des connaissances théoriques et pratiques des étudiants en 2 e cycle des études médicales sur le sondage vésical

05 novembre 2020

Auteurs : S. Zouari, A. Saadi, M. Chakroun, S. Zaghbib, A. Bouzouita, A. Derouiche, R. Ben Slama, H. Ayed, M. Chebil
Référence : Prog Urol, 2020, 13, 30, 811-812
Objectifs

Le sondage vésical constitue un geste médical élémentaire qui doit être maîtrisé par tout étudiant en 2e cycle des études médicales. Mal réalisé, il peut être responsable de traumatismes et d’infections de l’appareil urinaire. Cette étude a pour objectif d’évaluer les connaissances théoriques et pratiques des étudiants en 2e cycle des études médicales sur le sondage vésical.

Méthodes

Étude prospective observationnelle réalisée auprès de 1033 étudiants en 2e cycle des études médicales à l’aide d’un questionnaire anonyme en ligne entre mars et avril 2020. Le questionnaire comportait 14 questions portant sur les connaissances théoriques et pratiques de la réalisation de chaque étape du sondage vésical, les indications d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) et de l’antibiothérapie ainsi que les complications observées. Les données ont été recueillies par un logiciel Excel, puis analysées grâce au logiciel SPSS version 23.0. Les tests statistiques effectués étaient le test de Chi2, le test exact bilatéral de Fisher avec un seuil de significativité (p ) fixé à 0,05.

Résultats

Parmi les 1033 étudiants, 52,3 % n’ont jamais posé de sonde vésicale chez un homme, et 62,4 % chez une femme. Le sondage vésical est considéré comme un geste acquit par 31,1 % des étudiants chez l’homme et par 22,1 % chez la femme. Les variables influençant la maîtrise du sondage vésical sont résumées dans le Tableau 1. Une toilette urogénitale avant sondage est réalisée par 34,9 % des étudiants et un lavage antiseptique des mains par 52,8 %. Après sondage, 21,7 % prescrivent systématiquement un ECBU de contrôle et 32,1 % démarrent un traitement antibiotique en cas de bactériurie asymptomatique. Concernant le test des connaissances théoriques sur les étapes du sondage vésical, le taux de bonnes réponses moyennes est de 42,38 %. Les variables influençant la maîtrise théorique des connaissances sont résumées dans le Tableau 2 (Fig. 1).

Conclusion

L’apprentissage du sondage urinaire est enseigné de façon insuffisante au cours des études médicales puisque les étudiants en médecine se sentent incapables de le reproduire au terme de leur externat. Cette étude doit mener une réflexion sur l’amélioration de l’enseignement et des méthodes d’acquisition du sondage urinaire, qui doit être réalisé par tous médecins non urologues dans leur pratique quotidienne.




 






Fig. 1
Fig. 1. 

Connaissance des étudiants en 2e cycle en termes de sondage vésical.





Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Maîtrise du sondage vésical chez les étudiants en 2e cycle des études médicales en fonction de leur degré de formation théorique et pratique.







Tableau 2 - Évaluation des connaissances théoriques chez les étudiants en 2e cycle des études médicales sur le sondage urinaire en fonction de leur degré de formation théorique et pratique.









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Publié par Elsevier Masson SAS.