Évaluation des complications et échecs nécessitant réintervention chirurgicale après implantation initiale d’une bandelette transobturatrice pour incontinence urinaire d’effort chez la femme : résultats d’une série rétrospective avec sui...

05 novembre 2020

Auteurs : J. De Leval, D. Waltregny
Référence : Prog Urol, 2020, 13, 30, 755-756
Objectifs

Peu de données sont disponibles quant aux résultats à long terme de l’implantation des bandelettes sous-urétrales transobturatrices. Dans cette étude, nous avons recherché à évaluer, de manière rétrospective, les incidences et caractéristiques des complications et échecs ayant nécessité réintervention chirurgicale chez des patientes souffrant d’incontinence urinaire d’effort (IUE) traitées par pose de bandelette sous-urétrale transobturatrice « de dedans en dehors ».

Méthodes

Les dossiers médicaux et de facturation hospitalière de toutes les patientes qui ont bénéficié de l’implantation d’une bandelette transobturatrice « de dedans en dehors » dans notre service entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2018 ont été évalués à la recherche d’une éventuelle chirurgie ultérieure en relation avec la procédure de pose de bandelette initiale. Les patientes opérées initialement d’une bandelette dans une autre institution ont été exclues de l’étude. Les détails de toutes les réopérations ont été recueillis et colligés durant le 1er trimestre 2020.

Résultats

La cohorte a compris un total de 2293 femmes d’âge médian de 60,1 ans (intervalle interquartile [IIQ] : 50,3–69,8 ans). Une chirurgie de prolapsus concomitante a été réalisée chez 380 patientes (16,6 %). Après un suivi médian de 10,4 ans (IIQ : 6,6–13,2 ans), 65 patientes (2,83 %) ont subi au moins une chirurgie additionnelle après pose initiale de la bandelette. Parmi celles-ci, 23 ont subi2 procédures supplémentaires. En raison d’une obstruction infra-vésicale, 9 (0,39 %) patientes ont subi un abaissement ou une section de bandelette. Au moins une intervention pour érosion vaginale a été pratiquée chez 25 patientes (1,09 %). La bandelette a fait l’objet d’une exérèse chez 3 autres patientes (0,13 %) se plaignant de douleur sans évidence d’érosion vaginale ou d’infection. Au moins une réintervention pour IUE persistante/récidivante a été réalisée chez 28 patientes (1,22 %).

Conclusion

Dans cette large série de patientes consécutives, avec suivi médian de 10 ans, l’implantation d’une bandelette transobturatrice « de dedans en dehors » a été associée à un risque faible (<3 %) de réintervention pour complication ou échec, suggérant son efficacité et sécurité à long terme. Les limitations de notre étude, outre sa nature monocentrique, sont celles habituellement associées à une analyse rétrospective de données.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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