Évaluation de l’utilisation de la salle hybride sur l’activité de chirurgie en cancérologie rénale

25 novembre 2019

Auteurs : C. Aubert, C. Rolley, M. Mauny, J. Heuveline, E. Silve, V. Le Corre, S. Lebdai, E. Brassart, T. Cult, A. Azzouzi, A. Bouvier, P. Bigot
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 726
Objectifs

La néphrectomie partielle après embolisation des vaisseaux tumoraux en salle hybride (NPESH) combine l’embolisation des vaisseaux tumoraux et l’énucléation de la tumeur sous cœlioscopie dans un même temps opératoire. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’utilisation de la NPESH sur la prise en charge des patients traités par chirurgie pour une tumeur localisée du rein.

Méthodes

Nous avons étudié, via la base de données uroCCR, tous les patients consécutifs opérés dans un centre universitaire pour tumeur du rein. De 2011 à mai 2015, les patients ont été traités par néphrectomie partielle standard (NPS) cœlioscopique ou ouverte et de mai 2015 à mai 2019 par NPESH. Nous avons recueilli les caractéristiques des patients, des tumeurs, les données peropératoires et postopératoires. Ces données ont été comparées par des tests de Student et du Chi2. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’utilisation de la NPESH sur la prise en charge des patients traités par chirurgie pour une tumeur localisée du rein.

Résultats

De 2011 à mai 2015, 67 néphrectomies partielles (NPS) (29 %) et 65 (71 %) néphrectomies totales (NT) ont été réalisées. Depuis mai 2015, 176 NPS (49 %) et 180 NT (50 %) ont été réalisées. Nous avons inclus 87 NPS et 137 NPESH. Le score ASA des NPESH était plus élevé que celui des NPS (p <0,0001). La complexité tumorale et la taille tumorale médiane étaient similaires dans les deux groupes (p =0,852 et p =0,48). Le taux de complications pour les NPS et NPESH était de 55,2 % et 33,6 % (p =0,002). Les complications étaient moins sévères dans le groupe NPESH (p =0,012). La durée médiane d’hospitalisation était de 8 et 4jours pour les groupes NPS et NPESH (p <0,0001). Les marges chirurgicales positives étaient de 2 (2,3 %) et 6 (4,6 %) pour le groupe NPS et NPESH (p =0,713) (Tableau 1 et Fig. 1).

Conclusion

La NPESH est une technique fiable comparativement à la NPS. Elle semble être une alternative intéressante en permettant de limiter l’ischémie rénale, le taux de complication et la durée de séjour.




 





Fig. 1
Fig. 1. 

Néphrectomies pour tumeur de 2011 à 2018.





Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Caractéristiques des tumeurs, données peropératoires et postopératoires.









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