Évaluation de la taille des calculs urinaires avant urétéroscopie souple : quelle mesure choisir ?

25 janvier 2018

Auteurs : R. Diamand, M. Idrissi-Kaitouni, E. Coppens, T. Roumeguère, F. Legrand
Référence : Prog Urol, 2018, 1, 28, 62-70
But

Évaluer rétrospectivement la capacité des différentes méthodes d’évaluation de la taille des calculs urinaires, par tomodensitométrie, à prédire le succès de l’urétéroscopie souple (URSS).

Matériel

Soixante-sept patients admis pour premier traitement endoscopique d’au moins un calcul rénal mis en évidence par tomodensitométrie abdominale ont été revus. A été étudiée la relation entre l’absence de fragment résiduel après URSS et la charge lithiasique évaluée selon : le diamètre maximal (DM), la surface calculée (SC), le volume calculé (VC1 et VC2), le diamètre cumulé (DC), les volumes tridimensionnels total (V3Dt) et maximal (V3Dm) ; au moyen de courbes ROC et par régression logistique uni- et multivariée.

Résultats

Toutes les mesures radiologiques étudiées prédisent efficacement l’absence de fragment résiduel significatif après URSS. Aucune différence significative n’a été observée entre les aires sous la courbe (AUC) correspondant aux différentes mesures radiologiques.

Conclusion

L’évaluation de la taille des calculs urinaires est essentielle dans l’estimation de la probabilité de succès d’une URSS. Notre étude rapporte une capacité comparable des différentes mesures tomodensitométriques disponibles, qu’elles soient planaires ou volumétriques. Si les mesures volumétriques semblent plus précises et plus reproductibles, la mesure du diamètre maximal reste la plus simple d’utilisation et la plus facilement accessible dans la pratique clinique quotidienne.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


La pathologie lithiasique est une maladie fréquente dont l'incidence est en constante augmentation [1, 2]. On estime à 10 % la probabilité de présenter au cours de sa vie un calcul des voies urinaires [3, 4] avec un risque de récidive évalué à 50 % [5, 6].


Le développement d'endoscopes souples permettant d'accéder à l'entièreté des cavités rénales [7, 8, 9] a permis à l'urétéroscopie souple (URSS) d'occuper une place de choix bien établie dans les recommandations européennes et américaines [10]. Le succès étant défini comme l'absence de fragment lithiasique résiduel (stone-free [SF]), l'évaluation précise de la charge lithiasique, historiquement évaluée par la mesure du plus grand diamètre du calcul le plus volumineux [11], est essentielle dans le choix de la technique chirurgicale. Les calculs rénaux étant la plupart du temps de forme irrégulière et de structure géométrique complexe, les mesures de volume effectuées en deux dimensions peuvent être imprécises et ne pas refléter correctement cette charge lithiasique. Si les recommandations des sociétés scientifiques reposent sur la mesure du diamètre maximal du calcul [12], d'autres mesures sont proposées : calcul du volume ou de la surface, diamètres cumulés, mesures volumétriques par reconstruction tridimensionnelle [12, 13, 14, 15].


Le but de cette étude a été d'évaluer la capacité des différentes méthodes d'évaluation de la taille des calculs urinaires, par tomodensitométrie, à prédire le succès de l'URSS.


Matériel et méthode


Notre étude était rétrospective sur une durée de deux ans, concernant les patients admis dans notre service de 01/2012 à 12/2013, pour un premier traitement endoscopique d'au moins un calcul au niveau rénal, mis en évidence par tomodensitométrie.


Les paramètres préopératoires analysés étaient l'âge, le sexe, l'indice de masse corporelle (IMC), la présence de comorbidités, d'antécédent de lithiase urinaire, la latéralité, le nombre de calculs, la localisation, la composition du calcul, les mesures radiologiques, les interventions précédentes, la présence d'une prothèse endo-urétérale ainsi que la durée d'hospitalisation.


L'évaluation préopératoire a été réalisée sur Somatom Sensation 64 (Siemens, Allemagne) paramétrée comme suit : épaisseur de coupe 1,5mm ; incrémentation 1,0mm ; lissage Kernel B25f. Les clichés ont été revus sur une console de post-traitement (Syngo MultiModality Workplace, VE31A, Siemens, Allemagne). La charge lithiasique a été évaluée selon les paramètres suivants : le diamètre maximal (DM) correspondant au diamètre du plus grand calcul indépendamment du plan de coupe considéré, la surface calculée (SC) obtenue après application de la formule de Tiselius [12] : longueur×largeur×3,14×0,25, les volumes calculés (VC1 et VC2) calculés respectivement comme suit : surface1,27×0,6 et longueur×largeur×profondeur×3,14×0,167 comme publié [13, 14], le diamètre cumulé (DC) calculé par l'addition de tous les plus grands diamètres de chaque calcul. Les mesures de volume tridimensionnel (V3D) ont été générées par segmentation tomodensitométrique automatique des structures dont les densités s'échelonnaient de 150 à 2000 unités Houndsfield (Figure 1). Le V3D total (V3Dt) représentait le volume cumulé de chaque calcul alors que le V3D maximal (V3Dm) représentait le volume du calcul le plus volumineux. Toutes les mesures ont été effectuées par un radiologue expérimenté (E.C.).


Figure 1
Figure 1. 

Reconstruction tridimensionnelle des calculs. A. Échelonnage des densités de 150 UH à 2000 UH. B. Sélection des calculs (croix jaune) sur coupes tomodensitométriques. C. Reconstruction tridimensionnelle et calcul du volume (A).




Chaque URSS a été réalisée sous anesthésie générale et après antibioprophylaxie par une dose unique de ciprofloxacine 500mg administrée par voie orale 60minutes avant l'intervention. L'utilisation d'une gaine d'accès urétéral (12/14Ch. Re-trace, Coloplast, Humlebaek, Danemark) n'était pas systématique. Étaient à disposition de l'opérateur un laser Holmium:YAG (Stonelight, American Medical Service, MA, États-Unis) et un extracteur lithiasique (Dormia, Coloplast, Humlebaek, Danemark). Une prothèse endo-urétérale (7Ch. Vortek, Coloplast, Humlebaek, Danemark) était mise en place en fin de procédure selon l'appréciation de l'opérateur et retirée 2 à 4 semaines après l'intervention.


Le statut SF a été évalué par tomodensitométrie 1 à 3 mois après l'intervention endoscopique. Le succès de l'intervention a été défini comme l'absence de calcul d'un diamètre supérieur ou égal à 4mm [16].


Les données récoltées ont été analysées au moyen du logiciel MedCalc (MedCalc statistical software, Ostende, Belgique). Un test t de Student ou de Mann-Whitney a été appliqué pour comparer les variables continues selon la normalité de leur distribution objectivée par un test de Shapiro-Wilk. Les variables discrètes ont été comparées par un test exact de Fisher. Les mesures radiologiques préopératoires ont été catégorisées par la définition d'une valeur seuil déterminée par courbe ROC (receiver operating characteristic ). Un modèle de régression logistique multivariée a été appliqué pour évaluer le succès de l'intervention selon une méthode de sélection étagée avec exclusion des variables présentant une valeur de p >0,1. Du fait de la multicolinéarité des mesures radiologiques, le modèle de régression a été appliqué à chacune d'elles de manière indépendante. Une valeur de p <0,05 a été considérée comme significative.


Résultats


Notre étude a inclus 36 hommes (54 %) et 31 femmes (46 %). L'âge moyen était de 49±16 ans, l'IMC moyen de 28±5kg/m2. Le nombre médian de calculs présents était de 2 (min-max : 1-19). Vingt-huit patients (42 %) présentaient un calcul unique. Pour 36 patients (54 %) le calcul se situait au niveau du calice inférieur du rein. Le volume 3D total médian était de 623 mm3 (min-max : 20-24473mm3). Le calcul traité était coralliforme chez 12 patients (18 %), 8 (12 %) présentaient une variante anatomique du haut appareil urinaire. L'ensemble des caractéristiques descriptives préopératoires est exposé dans le Tableau 1.


Trente-neuf patients (58 %) étaient SF lors de l'évaluation postopératoire réalisée en moyenne 60jours après l'intervention. Le Tableau 2 compare les caractéristiques préopératoires des patients SF et non SF. Les paramètres suivants modifiaient la probabilité de succès de l'URSS : le nombre de calculs (p =0,002), la localisation d'au moins un calcul au niveau du pôle inférieur (p =0,0293) ainsi que chacune des différentes évaluations tomodensitométriques : diamètre maximal (p <0,005), surface cumulée (p <0,001), volumes calculés (p <0,001), volume 3D max (p <0,001) et volume 3D total (p <0,001). Aucune différence n'a été observée en termes de densité ou de composition des calculs.


L'analyse par courbe ROC des différentes mesures radiologiques étudiées confirme que toutes permettent de prédire efficacement le statut SF après URSS (Figure 2) . La probabilité d'absence de fragment résiduel était significativement moindre pour les calculs dont le V3D dépassait 532mm3, la SC 64,3mm2 ou le DM 11,8mm. Les mesures de densité ne permettaient pas de prédire l'absence de fragment résiduel après URSS. Aucune différence significative n'a été observée entre les aires sous la courbe (AUC) correspondant aux différentes mesures radiologiques (Tableau 3).


Figure 2
Figure 2. 

Courbes ROC (receiver operative characteristic ) correspondant aux mesures radiologiques étudiées. DM : diamètre maximal ; SC : surface calculée ; VC : volume calculé ; DC : diamètres cumulés ; V3Dm : volume tridimensionnel moyen ; V3Dt : volume tridimensionnel total.




Une régression logistique multivariée confirme que chacune des mesures tomodensitométriques étudiées prédit de manière indépendante l'absence de fragment lithiasique résiduel après URSS (Tableau 4).


Discussion


L'URSS occupe une place de choix dans le traitement des calculs rénaux [10]. Les taux de succès rapportés varient entre 65 et 90 %, selon la charge lithiasique mais également selon la définition retenue comme succès de l'intervention : absence de tout fragment résiduel, absence de fragment de diamètre supérieur à 2 ou 4mm, absence de crise de colique néphrétique dans les 30jours suivant le retrait de tout matériel de drainage des urines. Les critères d'évaluations sont variables [16], rendant difficile une comparaison directe entre les études disponibles. Quelle que soit la définition retenue comme succès de l'intervention, il est primordial pour le clinicien de pouvoir en estimer la probabilité, et d'identifier les facteurs prédictifs d'échec.


Aucune différence n'a été retrouvée en termes de sexe, d'âge, de taille, d'indice de masse corporelle entre les patients présentant ou non des fragments lithiasiques résiduels après l'intervention. Les caractéristiques propres aux patients ne semblent pas influencer significativement le résultat de l'URSS. Les études chez l'enfant [17], l'adulte ou la personne âgée rapportent des résultats comparables [18]. L'indice de masse corporelle semble également sans effet sur l'efficacité de l'URSS, contrairement à l'approche percutanée ou extracorporelle. Un taux de succès comparable a été rapporté dans une population de patients présentant un IMC très élevé [19]. Aucune différence significative entre patients obèses et non obèses n'a également été retrouvée dans notre série [20, 21].


La probabilité du succès d'une URSS apparaît principalement liée à la taille des calculs et leur localisation. Dans notre étude, le nombre de calculs (p =0,002) ainsi que la localisation d'au moins un calcul au niveau du calice inférieur (p =0,029) influençaient la probabilité de SF. Ces deux facteurs sont reconnus comme prédictifs d'échec de l'intervention, signes d'une anatomie rénale complexe, diminuant la probabilité d'élimination des fragments après fragmentation [22]. La présence d'un calcul au niveau du calice inférieur influerait plus sur l'élimination spontanée des fragments que sur la capacité à atteindre ces calculs ou à les fragmenter. L'extraction optimale des fragments résiduels au niveau du calice inférieur est donc primordiale vu l'élimination spontanée moins probable [23]. Contrairement à la LEC [24], la densité du calcul ne semble pas liée à une meilleure fragmentation [25], ce que nos résultats tendent à confirmer.


Outre le nombre et la localisation des calculs, leur taille semble être le facteur déterminant [26, 27, 28]. Les recommandations actuelles préconisent l'utilisation de la mesure du DM [11, 14]. Si cette mesure semble fiable en cas de calcul unique et de faible volume, elle semble largement imprécise dans les cas de calculs multiples ou plus volumineux. En réalité la grande majorité des calculs des voies urinaires ont une forme géométrique complexe qui ne peut être correctement évaluée au moyen de formules mathématiques correspondant à des volumes simples, qui sous- ou surestiment largement le volume réel [29].


Les appareils de tomodensitométrie contemporains sont équipés de logiciels de reconstruction tridimensionnelle permettant le calcul rapide et automatique du volume lithiasique de façon précise et reproductible [15, 29, 30, 31]. Dans notre expérience, cette méthode est peu chronophage (<5min) et simple : par sélection d'un échelonnage de densité sur le ou les calcul(s) considéré(s) (Figure 1). En comparaison à la mesure manuelle directe par le clinicien, qui présente une variabilité inter- et intra-individuelle élevée, la méthode de mesure du volume est particulièrement reproductible (r =0,97) et fiable [29, 30].


Notre étude rapporte que l'ensemble des mesures tomodensitométriques étudiées prédit de manière indépendante le statut SF après URSS (Tableau 3). Le volume V3Dt apparaît comme le facteur prédictif de succès d'une URSS le plus puissant (AUC=0,821 ; p <0,0001) avec une valeur seuil de 532mm3. Ces résultats confirment ceux de Ito et al. [21, 22, 23]. Le calcul du DM, largement utilisé, n'évalue le calcul que selon un seul axe, négligeant largeur et profondeur, laissant craindre une évaluation moins précise de la charge lithiasique. Notre étude n'a pas retrouvé de différence significative dans la capacité de la mesure du DM et du V3D à prédire le succès de l'intervention. Si Ito et al. rapportent une mauvaise corrélation entre DM et volume total calculé en cas de charge lithiasique plus élevée (r =0,596 ; AUC=0,712 ; p <0,05), nous observons chez ces patients une fiabilité comparable de la mesure du DM (n =20 ; AUC=0,857 ; p =0,0001) en termes de SF.


Les calculs de SC, de VC, de DC et de V3D montrent tous une capacité à prédire de manière indépendante l'absence de fragment résiduel après URSS, tant en analyse uni- que multivariée (Tableau 4), sans qu'aucune des mesures ne montre une supériorité statistiquement significative. Si la taille des calculs apparaît clairement être un facteur hautement prédictif de réussite du traitement de la lithiase urinaire par URSS [21, 22, 23], le choix de la méthode d'évaluation de la charge lithiasique reste large. La mesure du V3Dt semble plus précise (<2 % d'erreur) et plus reproductible(r >0,97),[32] mais la mesure du DM du plus grand calcul, plus simple et plus facilement disponible, semble comparable pour un usage clinique, ce qui peut expliquer le choix de cette mesure dans les recommandations internationales.


La principale limitation de ce travail réside dans le caractère non standardisé du suivi des patients inclus, induisant une variabilité dans l'évaluation après URSS, en particulier en termes de délai et de type d'imagerie de contrôle sur lequel se base l'évaluation du SF. Les résultats présentés gagneraient à être évalués sur une plus grande série, permettant une analyse plus précise, en particulier concernant les calculs de plus grand volume, connus pour présenter une géométrie plus complexe. En effet l'absence de différence mise en évidence entre les différentes méthodes étudiées peut être due à la taille de l'effectif.


Conclusion


Outre le nombre et la localisation des calculs à traiter, l'évaluation de la charge lithiasique est essentielle dans l'estimation de la probabilité de succès d'un traitement par URSS. La charge lithiasique est classiquement évaluée par la mesure du plus grand diamètre du calcul le plus volumineux. S'il est régulièrement évoqué que cette mesure pourrait n'évaluer qu'imprécisément la charge lithiasique, notre étude rapporte une capacité comparable des différentes mesures tomodensitométriques disponibles à prédire le succès de l'intervention, qu'elles soient planaires ou volumétriques.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Démographie des patients et caractéristiques lithiasiques.
Variables  Valeurs 
Caractéristiques du patient    
Patients, n   67 
Âge, moy.±SD  47,79±16,04 
Sexe, n (%)   
Hommes  36 (53,73) 
Femmes  31 (46,27) 
BMI, moy.±SD  27,79±5,14 
Comorbidités, n (%)   
HTA  22 (32,84) 
Obésité (BM≥30)  19 (28,36) 
Diabète  9 (13,43) 
Pathologie héréditaire  6 (8,96) 
Dysthyroïdie  3 (4,48) 
Antécédent de lithiase, n (%)  30 (44,78) 
Anatomie rénale anormale, n (%)  6 (8,96) 
Caractéristiques de la lithiase actuelle    
Côté, n (%)   
Gauche  36 (53,73) 
Droite  31 (46,27) 
Nombre de calculs, n (%)   
Moyenne±SD  3,42±3,61 
28 (41,79) 
2,3  19 (28,36) 
≥ 20 (29,85) 
Localisation du calcul max, n (%)   
Pôle inférieur  36 (53,73) 
Autre  31 (46,27) 
Composition du calcal, n (%)   
Wlewellite / wleddelite  29 (43,28) 
Uricite  3 (4,48) 
Struvite  2 (2,99) 
Bruslite  1 (1,49) 
Cystine  5 (7,46) 
Mixte  5 (7,46) 
Pas clair  1 (1,49) 
Analyse non réalisée  21 (31,34) 
Mesure radiologique, moy.±SD (min-max)   
DM (mm)  14,39±9,57 (3,6-58,2) 
SC (mm2 153,56±312,25 (8,4-2499,1) 
VC1 (mm3 471,44±1522,86 (9-12397,4) 
VC2 (mm3 1872,56±8059,62 (14,6-66107,6) 
DC (mm)  31,26±37,67 (1,8-223,13) 
V3D max (mm3 1240,63±3061,94 (20-23468) 
V3D total (mm3 1770,61±3841,71 (20-24473) 
Densité 3D max (UH)  564,25±183,09 (194,5-966) 
Densité 3D total (UH)  539,02±174,16 (194,5-966) 
Densité sur ROI (UH)  1061,4±347,83 (152-1707) 
Intervention(s) avant fURS, n (%)    
Total  38 (56,72) 
LEC exclusivement  23 (34,33) 
Nombre moyen de LEC±SD  2,78±1,76 
LEC  34 (50,75) 
rURS  13 (19,4) 
PCL  2 (2,99) 
Sonde JJ en place préopératoire  28 (41,79) 



Légende :
moy.±SD : moyenne±déviation standard ; BMI : indice de masse corporelle ; HTA : hypertension artérielle ; LEC : lithotritie extracorporelle ; fURS : urétéroscopie flexible ; rURS : urétéroscopie rigide ; PCL : chirurgie percutanée ; n : voir paragraphe « Matériel et méthodes ».



Tableau 2 - Comparaison de la démographie et des caractéristiques lithiasiques entre patients stone-free et non stone-free .
Variables  Pas de SF (n =28)  SF (n =39)  Valeurs de p  
Caractéristiques des patients        
Âge, moy.±SD  47,14±16,85  48,26±15,64  NSc 
Sexe, n (%)       
Hommes  15 (53,57)  21 (53,85)  NSd 
Femmes  13 (46,43)  18 (46,15)   
BMI, moy.±SD  29,02±5,89  26,59±4,31  NSc 
Comorbidités, n (%)       
HTA  11 (39,29)  11 (28,21)  NSd 
Obésité  10 (35,71)  9 (23,08)  NSd 
Diabète  5 (17,86)  4 (10,26)  NSd 
Pathologie héréditaire  2 (7,14)  4 (10,26)  NSd 
Dysthyroïdie  1 (3,57)  2 (5,13)  NSd 
Antécédent de lithiase, n (%)  17 (60,71)  13 (33,33)  0,0454d 
Anatomie rénale anormale, n (%)  3 (10,71)  3 (7,69)  NSd 
Caractéristiques des lithiases actuelles        
Côté, n (%)       
Gauche  13 (46,43)  23 (58,97)  NSd 
Droite  15 (53,57)  16 (41,03)   
Nombre de calculs, n (%)       
Moyenne±SD  5,07±4,71  2,23±1,87  0,0023b 
7 (25)  21 (53,85)   
2,3  8 (28,57)  11 (28,21)   
> 13 (46,43)  7 (17,95)   
Localisation du calcul max, n (%)       
Pôle inférieur  24 (85,71)  23 (58,97)  0,0293d 
Autre  4 (14,29)  16 (41,03)   
Composition de la lithiase, n (%)       
Whewellite/wheddelite  10 (35,71)  19 (48,72)  NSd 
Uricite  1 (3,57)  2 (5,13)  NSd 
Struvite  2 (7,14)  NSd 
Brushite  1 (3,57)  NSd 
Cystine  2 (7,14)  3 (7,69)  NSd 
Mixte  2 (7,14)  3 (7,69)  NSd 
Pas clair  1 (2,56)  NSd 
Analyse non réalisée  10 (35,71)  11 (28,21)  NSd 
Mesures radiologiquesa, moy.±SD (min-max)       
DM [mm]  18,63±11,36 (5,87-58,2)  11,35±6,68 (3,6-35,05)  0,0005b 
SC [mm2 251,56±457,94 (17,7-2499,1)  83,20±90,47 (8,4-488,4)  0,0001b 
VC1 [mm3 863,76±2299,21 (23,1-12397,4)  189,77±277,51 (9-1559,2)  0,0001b 
VC2 [mm3 3762,31±12314,9 (41,6-66107,65)  15,82±737,68 (14,6-3937  <0,0001b 
DC [mm]  51,10±50,25 (10,94-223,13)  17,01±13,09 (1,8-60,16)  <0,00011 
V3D max [mm3 2288,75±4474,27 (80-23468)  488,13±817,93 (20-4756)  <0,00011 
V3D total [mm3 3411,57±5498,70 (181-24473)  592,49±861,19 (20-4756)  <0,00011 
Densité 3D max [UH]  597,22±197,35 (194,5-966)  540,58±170,81 (269,4-966)  NSc 
Densité 3D total [UH]  562,91±185,26 (194,5-926,3)  521,86±166,05 (271,1-966)  NSb 
Densité sur ROI [UH]  1080±400,16 (152-1707)  1048,05±309,71 (447-151)  NSc 
Intervention(s) avant fURS, n (%)        
Total  15 (53,57)  23 (58,97)  NSd 
LEC exclusivement  7 (25)  16 (41,03)  NSd 
Nombre moyen de LEC±SD  3,5±1,64  2,53±1,77  NSb 
LEC  13 (46,43)  21 (53,85)  NSd 
rURS  7 (25)  6 (15,38)  NSd 
PCL  2 (7,14)  NSd 
Sonde JJ en place préopératoire  11 (39,29)  17 (43,59)  NSd 



Légende :
SF : stone-free ; moy.±SD : moyenne±déviation standard ; BMI : indice de masse corporelle ; HTA : hypertension artérielle ; LEC : lithotritie extracorporelle ; fURS : urétéroscopie flexible ; rURS : urétéroscopie rigide ; PCL : chirurgie percutanée.

[a] 
Voir paragraphe « Matériel et méthodes ».
[b] 
Test de Mann-Whitney si rejet de la normalité selon le test de Shapiro-Wilk.
[c] 
Test de Student si normalité acceptée selon le test de Shapiro-Wilk.
[d] 
Test exact de Fisher.


Tableau 3 - Analyse ROC, valeurs seuils et aires sous la courbe (AUC) des mesures radiologiques.
Mesures  Valeurs seuils  AUC  Erreurs standard  IC à 95 %  Valeurs de p  
DM  11,8  0,751  0,06  0,630 à 0,849  <0,0001 
SC  64,3  0,786  0,056  0,668 à 0,877  <0,0001 
VC1  118,7  0,786  0,056  0,668 à 0,877  <0,0001 
VC2  835,5  0,804  0,054  0,689 à 0,891  <0,0001 
DC  19,29  0,797  0,053  0,681 à 0,885  <0,0001 
V3Dm  532  0,81  0,053  0,695 à 0,895  <0,0001 
V3Dt  532  0,821  0,05  0,708 à 0,904  <0,0001 
Densité ROI  1223  0,546  0,075  0,420 à 0,668  0,5378 
Densité 3Dm  590,2  0,59  0,072  0,463 à 0,709  0,2078 
Densité 3Dt  532,6  0,578  0,073  0,451 à 0,698  0,2874 



Légende :
AUC : aire sous la courbe ; IC : intervalle de confiance.



Tableau 4 - Régressions logistiques univariée et multivariée de la probabilité de stone-free après urétéroscopie souple.
Mesures  Valeurs seuils  Univariée 
Multivariée 
    Valeurs de p   OR  IC à 95 %  Valeurs de p   OR  IC à 95 % 
Diamètre max  ≤11,8/>11,8  0,0002  10,714  3,087 à 37,188  0,0004  24,224  4,128 à 142,154 
Surface calculée  ≤64,3/>64,3  0,0001  14,881  3,802 à 58,249  0,0003  15,093  3,479 à 65,483 
Volume calculé 1  ≤118,7/>118,7  0,0001  14,881  3,802 à 58,249  0,0003  15,093  3,479 à 65,483 
Volume calculé 2  ≤835,5/>835,5  <0,0001  11,611  3,578 à 37,68  0,0003  10,931  3,024 à 39,506 
Diamètre cumulé  â‰¤19,29/>19,29  0,0004  7,25  2,437 à 21,571  0,0002  8,056  2,655 à 24,438 
Volume max 3D  ≤532/>532  0,0001  10,633  3,354 à 33,714  <0,0001  11,815  3,659 à 38,153 
Volume total 3D  ≤532/>532  0,0003  8,25  2,665 à 25,544  0,0002  2,87 à 28,225 



Légende :
OR : odds ratio. Les régressions logistiques multivariées ont été réalisées pour chaque mesure radiologique de façon indépendante. Pour chaque régression logistique, ont été pris en compte les paramètres suivants : âge, BMI, ATCD lithiasique, comorbidités (HTA, diabète, pathologie héréditaire, dysthyroïdie), nombre de lithiase(s), localisation, côté, densité ROI (±1000 UH), stent préopératoire, précédente(s) intervention(s), échec de LEC.


Références



Jungers P., Daudon M., Necker H. Épidémiologie de la lithiase urinaire  :  (2008). 
Seitz C., Fajkovic H. Epidemiological gender-specific aspects in urolithiasis World J Urol 2013 ;  31 (5) : 1087-1092 [cross-ref]
Turney B.W., Reynard J.M., Noble J.G., Keoghane S.R. Trends in urological stone disease BJU Int 2012 ;  109 (7) : 1082-1087 [cross-ref]
Romero V., Akpinar H., Assimos D.G. Kidney stones: a global picture of prevalence, incidence, and associated risk factors Rev Urol 2010 ;  12 (2-3) : e86-e96
Daudon M., Traxer O., Lechevallier E., Saussine C. Epidemiology of urolithiasis Prog Urol 2008 ;  18 (12) : 802-814 [inter-ref]
Strohmaier W.L. Course of calcium stone disease without treatment. What can we expect? Eur Urol 2000 ;  37 (3) : 339-344 [cross-ref]
Basillote J.B., Lee D.I., Eichel L., Clayman R.V. Ureteroscopes: flexible, rigid, and semirigid Urol Clin North Am 2004 ;  31 (1) : 21-32 [inter-ref]
Buscarini M., Conlin M. Update on flexible ureteroscopy Urol Int 2008 ;  80 (1) : 1-7 [cross-ref]
Papatsoris A., Sarica K. Flexible ureterorenoscopic management of upper tract pathologies Urol Res 2012 ;  40 (6) : 639-646 [cross-ref]
De la Rosette J., Denstedt J., Geavlete P., et al. The clinical research office of the endourological society ureteroscopy global study: indications, complications, and outcomes in 11,885 patients J Endourol 2014 ;  28 (2) : 131-139 [cross-ref]
Cheng P.M., Moin P., Dunn M.D., Boswell W.D., Duddalwar V.A. What the radiologist needs to know about urolithiasis: part 2--CT findings, reporting, and treatment AJR Am J Roentgenol 2012 ;  198 (6) : W548-W554
Tiselius H.-G., Andersson A. Stone burden in an average Swedish population of stone formers requiring active stone removal: how can the stone size be estimated in the clinical routine? Eur Urol 2003 ;  43 (3) : 275-281 [cross-ref]
Ackermann D., Griffith D.P., Dunthorn M., Newman R.C., Finlayson B. Calculation of stone volume and urinary stone staging with computer assistance J Endourol 1989 ;  3 (4) : 355-360 [cross-ref]
Türk C., Knoll T., Petrik A., et al. Guidelines on urolithiasis Eur Urol 2014 ;
Hubert J., Blum A., Cormier L., Claudon M., Regent D., Mangin P. Three-dimensional CT-scan reconstruction of renal calculi. A new tool for mapping-out staghorn calculi and follow-up of radiolucent stones Eur Urol 1997 ;  31 (3) : 297-301 [cross-ref]
Somani B.K., Desai M., Traxer O., Lahme S. Stone-free rate (SFR): a new proposal for defining levels of SFR Urolithiasis 2014 ;  42 (2) : 95
Smaldone M.C., Cannon G.M., Wu H.Y., et al. Is ureteroscopy first line treatment for pediatric stone disease? J Urol 2007 ;  178 : 2128-2131 [cross-ref]
Ng C.F. The effect of age on outcomes in patients undergoing treatment of renal stones Curr Opin Urol 2009 ;  19 : 211-214 [cross-ref]
Andreoni C., Afane J., Olweny E., et al. Flexible ureteroscopic lithotripsy: first line therapy for proximal ureteral and renal calculi in the morbidly obese and superobese patient J Endourol 2001 ;  15 : 493-498 [cross-ref]
Dash A., Schuster T.G., Hollenbeek B.K., et al. Ureteroscopic treatment of renal calculi in morbidly obese patients: a stone-matched comparison Urology 2002 ;  60 : 393-397 [inter-ref]
Best S.L., Nakada S.Y. Flexible ureteroscopy is effective for proximal ureteral stones in both obese and non obese patients: a two-year, single-surgeon experience Urology 2011 ;  77 : 36-39 [inter-ref]
Ito H., Kuroda S., Kawahara T., Makiyama K., Yao M., Matsuzaki J. Preoperative factors predicting spontaneous clearance of residual stone fragments after flexible ureteroscopy Int J Urol 2015 ;  22 : 372-377 [cross-ref]
Tiselius H.G., Ackermann D., Alken P., Buck C., Conort P., Gallucci M. Guidelines on urolithiasis Eur Urol 2001 ;  40 : 362-371 [cross-ref]
Ouzaid I., Al-qahtani S., Dominique S., et al. A 970 Hounsfield units (HU) threshold of kidney stone density on non-contrast computed tomography (NCCT) improves patients' selection for extracorporeal shockwave lithotripsy (ESWL): evidence from a prospective study BJU Int 2012 ;  110(11 Pt B) : E438-E442
Ito H., Kawahara T., Terao H., et al. Predictive value of attenuation coefficients measured as Hounsfield units on noncontrast computed tomography during flexible ureteroscopy with holmium laser lithotripsy: a single-center experience J Endourol 2012 ;  26 (9) : 1125-1130 [cross-ref]
Ito H., Kawahara T., Terao H., et al. The most reliable preoperative assessment of renal stone burden as a predictor of stone-free status after flexible ureteroscopy with holmium laser lithotripsy: a single-center experience Urology 2012 ;  80 (3) : 524-528 [inter-ref]
Ito H., Kawahara T., Terao H., et al. Evaluation of preoperative measurement of stone surface area as a predictor of stone-free status after combined ureteroscopy with holmium laser lithotripsy: a single-center experience J Endourol 2013 ;  27 (6) : 715-721 [cross-ref]
Ito H., Sakamaki K., Kawahara T., et al. Development and internal validation of a nomogram for predicting stone-free status following flexible ureteroscopy for renal stones BJU Int 2014 ; 10.1111/bju.12775
Finch W., Johnston R., Shaida N., Winterbottom A., Wiseman O. Measuring stone volume - three-dimensional software reconstruction or an ellipsoid algebra formula? BJU Int 2014 ;  113 (4) : 610-614 [cross-ref]
Bandi G., Meiners R.J., Pickhardt P.J., Nakada S.Y. Stone measurement by volumetric three-dimensional computed tomography for predicting the outcome after extracorporeal shock wave lithotripsy BJU Int 2009 ;  103 (4) : 524-528 [cross-ref]
Patel S.R., Nakada S.Y. Quantification of preoperative stone burden for ureteroscopy and shock wave lithotripsy: current state and future recommendations Urology 2011 ;  78 (2) : 282-285 [inter-ref]
Demehri S., Kalra M.K., Rybicki F.J., et al. Quantification of urinary stone volume: attenuation threshold-based CT method--a technical note Radiology 2011 ;  258 (3) : 915-922 [cross-ref]






© 2017 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.