Évaluation de la rachianesthésie en chirurgie ambulatoire urologique, comparaison entre deux anesthésiques locaux (Chloroprocaïne/Bupivacaïne)

25 juillet 2019

Auteurs : C. Palamara, N. Abid, L. Badet, E. Boselli, I. Dominique
Référence : Prog Urol, 2019, 8, 29, 402-407
Introduction

La rachianesthésie en urologie ambulatoire est controversée (durée d’hospitalisation, risque de rétention). L’objectif principal était d’évaluer la rachianesthésie en ambulatoire et comparer 2 anesthésiques locaux secondairement.

Matériel

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients opérés en chirurgie ambulatoire urologique sous rachianesthésie entre décembre 2011 et mai 2015, répartis en deux groupes selon l’anesthésique local utilisé : bupivacaïne (BP) et chloroprocaïne (CP). Les variables quantitatives étaient comparées par test t de Student, les variables qualitatives par test de &khgr; 2.

Résultats

Soixante-quinze patients inclus dont 71 (95 %) sortis le même jour. Les contre-indications de sortie étaient : patient seul à domicile(1), caillotage vésical(1), intolérance JJ(1), retard reprise mictionnelle(1). La durée moyenne d’acte était de 27±19min, celle de SSPI de 55±31min, celle de séjour de 360±91min. Un total de 45 patients (60 %) ont reçu de la BP et 30 (40 %) de la CP. La durée de séjour moyenne en SSPI était significativement réduite dans le groupe CP (47±24min vs 61±34min, p =0,04). Un patient a présenté un retard mictionnel dans le groupe BP sans différence significative. Pas de différence significative pour les autres critères étudiés en dehors de l’âge moyen qui est plus élevé dans le groupe CP (p =0,02).

Conclusion

La rachianesthésie est adaptée à l’urologie ambulatoire sans augmenter le risque de rétention urinaire, notamment avec la CP qui diminuerait la durée de séjour en SSPI comparée à la BP.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


La chirurgie ambulatoire est en augmentation constante grâce au développement de techniques mini invasives spécialement en endourologie [1, 2], au développement de l'anesthésie locorégionale [3] et sous l'impact de directives ministérielles [4]. Cela correspond également à une demande de la part des patients et à des objectifs médicoéconomiques de réduction des coûts.


La rachianesthésie est une technique sûre et fiable, développée depuis longtemps [5] largement pratiquée chez les patients en hospitalisation conventionnelle. Elle permet de réaliser un bloc sensitivomoteur de la partie inférieure du corps. Mais son utilisation est limitée en chirurgie ambulatoire notamment à cause du risque de rétention urinaire, de douleur après levée de l'anesthésie locorégionale et le délai variable à la reprise de la marche.


La rétention urinaire est une complication potentielle et fréquente dont le taux varie de 4 à 29 % toutes chirurgies confondues [6, 7]. Elle est multifactorielle : liée au type de chirurgie [8, 9], aux antécédents du patient, mais aussi aux techniques d'anesthésie et aux médicaments utilisés. Le type d'anesthésie est donc un facteur de risque potentiel de rétention urinaire, mais les résultats sont discordants selon les études. Ainsi, pour Murphy et al. [10], le type d'anesthésie n'est pas un facteur prédictif de risque de rétention urinaire. Alors que dans l'étude de Wohlrab [11], le risque de rétention en postopératoire immédiat après pose de bandelette sous-urétrale en ambulatoire, est 4 fois plus élevé après une anesthésie locorégionale plutôt qu'après anesthésie générale.


Ainsi, le risque de rétention est possible aussi longtemps que le système parasympathique sacré est bloqué. Le type de médicaments utilisé est donc important car la durée d'action est variable et par conséquent la récupération postopératoire est différente. Le risque de rétention augmente avec l'utilisation des opioïdes. L'anesthésique local le plus adapté à la chirurgie ambulatoire urologique doit donc permettre une anesthésie locorégionale d'installation et de levée rapide, avec le moins d'effets secondaires possibles, une récupération rapide de la déambulation et de la miction.


La bupivacaine est un amino-amide encore largement utilisée pour la rachianesthésie en ambulatoire même si son utilisation est en baisse au profit d'autres anesthésiques locaux tels que la chloroprocaine et la prilocaine. Il s'agit d'un anesthésique local avec une demi-vie longue. La chloroprocaine est un amino-ester anesthésique local disponible depuis 2012 avec une très courte demi-vie et responsable de moins d'effets secondaires [12]. Elle semble donc adaptée à l'utilisation ambulatoire.


Actuellement, il existe un manque de données dans la littérature sur les résultats postopératoires immédiats après rachianesthésie en chirurgie urologique ambulatoire.


Le but de notre étude était d'évaluer la faisabilité de la rachianesthésie en ambulatoire lors d'interventions urologiques et de comparer l'utilisation de 2 anesthésiques locaux, la chloroprocaine (CP) versus bupivacaine (BP).


Matériel et méthodes


Patients


Nous avons réalisé une étude de cohorte monocentrique rétrospective de tous les patients admis en ambulatoire pour une intervention urologique sous rachianesthésie entre décembre 2011 et mai 2015. L'objectif principal était d'évaluer la faisabilité de la rachianesthésie en ambulatoire et secondairement de comparer 2 anesthésiques. Le critère de jugement principal étant la sortie à J0. Il s'agit d'une étude descriptive de deux cohortes.


Les interventions urologiques pratiquées en ambulatoire sous rachianesthésie concernaient : la chirurgie des appareils génitaux externes (circoncision, plastie du frein, orchidopexie, vasectomie, cure d'hydrocèle, exérèse de condylome), la chirurgie endoscopique (urétéroscopie rigide et souple, pose de sonde double J, lithotripsie vésicale), résection transurétrale de vessie, résection transurétrale de prostate, urétrotomie interne pour sténose urétrale, méatotomie, pose de bandelette sous-urétrale type TVT (tension-free vaginal tape)/TOT (trans-obturator tape) et injection intra-détrusorienne de toxine botulique.


Durant la consultation d'anesthésie, les patients étaient interrogés par un anesthésiste afin d'évaluer leur état de santé préopératoire par le score ASA (American Society of Anesthesiologists). Nous proposions aux patients une anesthésie générale ou une rachianesthésie après une information détaillée sur le déroulement et les complications éventuelles de ces deux techniques. Les critères d'exclusion de la rachianesthésie étaient : une allergie connue aux anesthésiques locaux, refus du patient, hypertension intracranienne, infection au point de ponction, trouble de la coagulation, traitement anticoagulant, neuropathie non stabilisée, syringomyélie.


Soixante-quinze patients ont été inclus et opérés sous rachianesthésie. Ces patients ont été répartis en 2 groupes : 45 patients dans le groupe bupivacaine (BP) et 30 dans le groupe chloroprocaine (CP). Le choix de l'anesthésique a été dicté par l'évolution des pratiques au sein de l'équipe d'anesthésie avec une utilisation dans un premier temps surtout de la BP qui a ensuite été abandonnée au profit de la CP dès début 2013.


Technique


Dans un premier temps, nous réalisions une désinfection cutanée et une infiltration à la lidocaine 1 % chez un patient en position assise. L'espace inter-épineux de ponction était identifié cliniquement en position assise au niveau de l'espace L3-L4, en repérant la ligne de Tuffier. Les aiguilles utilisées étaient des aiguilles fines de 25 à 27 gauge avec biseau de type pointe crayon pour prévenir les céphalées post-ponction. Il était également utilisé un introducteur afin de diriger et permettre la progression de l'aiguille mais aussi d'éviter la contamination du liquide cérébrospinal par des fragments de peau. La taille de l'aiguille était d'environ 90mm, mais cela dépendait aussi du morphotype du patient. L'aiguille était introduite jusqu'à obtenir une sensation de ressaut témoignant du passage de la dure-mère avec reflux de liquide céphalorachidien. L'anesthésique local était ensuite injecté BP hyperbare 0,5 % ou CP 1 % à la dose respectivement de 7 et 40mg (médiane). Il n'a pas été utilisé d'adjuvant. Les patients étaient ensuite installés en position gynécologique ou décubitus dorsal selon le type d'intervention. Les différentes données médicales étaient collectées à partir du dossier médical des patients : âge, sexe, BMI, état de santé préopératoire (ASA physical status), type d'anesthésique, type de chirurgie, sondage peropératoire, durée opératoire, durée en salle de surveillance postinterventionelle (SSPI), durée d'hospitalisation en unité de chirurgie ambulatoire, sortie de l'hôpital, complications et raisons de réhospitalisation.


Analyse statistique


Les caractéristiques de cette cohorte ont été analysées par statistique descriptive et nous avons effectué une comparaison entre les 2 groupes. Les variables quantitatives étaient comparées par test t de Student après vérification de la normalité de leur distribution par test de Kolmogorov-Smirnov. Les variables qualitatives ont été comparées par test de &khgr; 2. Une valeur de p <0,05 était considérée comme statistiquement significative.


Résultats


Les caractéristiques des patients sont présentées dans le Tableau 1. L'âge moyen était significativement plus élevé dans le groupe CP que dans le groupe BP (59±17 ans vs 49±18 ans, p =0,02). Les données per et postopératoires immédiates sont résumées dans le Tableau 2. Au total, 75 patients ont été inclus pendant la période de l'étude, dont 71 patients (95 %) sont sortis le jour même. Les motifs de non sortie dans les deux groupes sont résumés dans le Tableau 2. Il est important de préciser que dans les interventions « prostate » étaient inclus une vaporisation Revolix avec sortie à J0 et une incision cervico-prostatique avec sortie sans sonde vésicale dans les 2 cas. Il y avait 30 patients suivis pour troubles mictionnels dans l'étude soit 40 %.


La durée d'acte moyenne était de 27±19min, la durée de SSPI moyenne de 55±31min et la durée moyenne de séjour à l'UCA de 360±91min chez les 71 patients sortis le jour même.


Concernant les anesthésiques locaux, 45 patients ont reçu de la Bupivacaïne (posologie médiane [IC 95 %]=7mg [5-10]) et 30 de la Chloroprocaïne (posologie médiane [IC 95 %]=40mg [30-50]). La durée de séjour moyenne en SSPI était significativement réduite dans le groupe CP comparée au groupe BP (47±24min vs 61±34min, p =0,04). Aucun des patients n'a présenté de rétention aiguë d'urines après rachianesthésie en chirurgie ambulatoire urologique dans notre étude. Un seul patient a présenté une reprise mictionnelle tardive dans le groupe BP, de résolution spontanée sans nécessité de sondage, mais ayant retardé sa sortie. Il n'existait pas de différence significative pour les autres critères étudiés. Tous les autres patients n'ayant pu sortir à j0 ont été hospitalisés pour des motifs indépendants de l'anesthésie ou de ses conséquences (patient seul, caillotage, intolérance à la sonde double J). Les complications sont de type I et II selon la classification de Clavien.


Discussion


L'objectif de notre étude était d'évaluer la faisabilité de la rachianesthésie lors d'interventions urologiques réalisées en ambulatoire et de comparer deux anesthésiques locaux que sont la bupivacaine et la chloroprocaine. Dans notre étude, la rachianesthésie semble adaptée en chirurgie ambulatoire urologique. Elle ne semble pas limiter la sortie du patient à j0 puisque 95 % des patients sont sortis le jour même. Dans notre étude, les causes d'une hospitalisation non prévue n'étaient pas liées à l'anesthésie. Le taux de réadmission dans notre étude était de 1,3 % (1/75). À noter qu'après anesthésie générale, les taux de réadmission dans la littérature sont en moyenne de 3-4 % selon les études [13, 14]. Le risque de rétention urinaire ne semble pas contre-indiquer la rachianesthésie en ambulatoire puisque la reprise mictionnelle a été simple pour plus de 98 % des patients dans notre étude. Seul un patient a présenté un retard mictionnel nécessitant une hospitalisation et surveillance. Aucun patient n'a présenté d'effet secondaire lié à la rachianesthésie et notamment pas de céphalée post-brèche.


Ainsi, dans l'étude [15] de Paez sur 1420 patients, ont été étudiés les paramètres pouvant être associés aux complications postopératoires dans les 30jours après la chirurgie urologique ambulatoire. Il en ressort que l'anesthésie générale est un facteur de risque de complication et de réadmission avec un risque 7 fois plus élevé que l'anesthésie locale (contre un risque de 4 pour l'anesthésie locorégionale comparativement à la locale) dans l'analyse multivariée. L'anesthésie locale et locorégionale semblent donc à privilégier. L'étude de Erhan [16] comparant l'anesthésie générale à la rachianesthésie (par bupivacaine) chez des patients opérés d'une varicocèle en ambulatoire retrouvait une équivalence concernant la reprise de la marche. Le retour à domicile se faisait plus tardivement après rachianesthésie car la reprise mictionnelle était la condition autorisant la sortie (158,0±40,2min pour la rachianesthésie versus 94,9±18,8min pour l'anesthésie générale) (p <0,05). Par contre, le recours aux analgésiques en postopératoire était plus fréquent après anesthésie générale et ce de manière significative. La méta-analyse de Liu [17] confirmait ces données en mettant en évidence certains avantages de l'anesthésie locorégionale à savoir la diminution de la douleur en postopératoire immédiat, diminution des nausées, moins de temps nécessaire en salle de réveil, mais cela n'abaissait pas la durée d'hospitalisation en unité d'ambulatoire. Les critères d'autorisation de sortie n'étant probablement pas les plus appropriés.


Même si certaines études [18] préconisaient de ne pas forcément attendre la reprise mictionnelle après anesthésie générale ou rachianesthésie chez des patients à faible risque de rétention (<70 ans, sans difficulté mictionnelle antérieure, en dehors de chirurgie rectale/urologique ou herniaire), il semble difficile d'adopter ce type d'attitude en chirurgie urologique. Il n'existe pas de recommandation sur la reprise de diurèse post rachianesthésie en France mais le consensus actuel est qu'un patient peut sortir de l'hôpital sans avoir uriné mais doit revenir s'il n'a pas uriné dans les 8h ou avant la soirée du jour opératoire [19]. C'est une notion à adapter à notre pratique urologique. Un facteur limitant l'utilisation de la rachianesthésie en ambulatoire est la période de récupération postopératoire immédiate et les effets indésirables du bloc sensitivomoteur. Il est important de rappeler que les délais et durées d'action des anesthésiques locaux sont doses dépendant [20]. La rachianesthésie par Bupivacaine entraîne une dysfonction vésicale (jusqu'à 7-8h après le bloc) pouvant persister plus longtemps que le bloc sensitivomoteur qui lui disparaît entre 40 et 140min avant la récupération vésicale [21]. C'est pour cette raison que le choix de l'anesthésique local et sa dose sont importants : une durée d'action brève est une caractéristique avantageuse pour un anesthésique local notamment dans le cadre de la chirurgie ambulatoire. La chloroprocaine a l'AMM en France pour l'anesthésie intrathécale chez l'adulte lors d'interventions chirurgicales courtes ne devant pas excéder 40minutes. La cinétique de récupération sensitivomoteur est plus courte de manière significative avec la CP comparativement à la BP, de même que le délai à la déambulation, à la reprise mictionnelle et la sortie d'ambulatoire [22, 23]. La régression complète du bloc est de 146min et 329min respectivement pour la CP à la dose de 40mg et la BP à la dose de 7,5mg dans l'étude de Lacasse [24].


La dose médiane de CP utilisée dans notre étude était de 40mg. Il semblerait qu'une dose de 40 et 50mg de CP permettent une anesthésie efficace pour des procédures durant de 45 à 60min [25]. Comme le précise Goldblum et al. [26] dans sa revue de littérature, des doses variables de CP entre 30 et 60mg sont possibles avec une analgésie variant entre 40 et 90min. Dans notre étude, avec une durée de procédure moyenne de 27min, une dose de 30mg aurait peut-être été suffisante pour une majorité de patients bien qu'il faille prendre en compte les variabilités interindividuelles de pharmacocinétique. Cela aurait certes permis une déambulation et une reprise mictionnelle plus rapide mais sans pour autant apporter un avantage cliniquement pertinent [12].


Par ailleurs, nous aurions pu également comparer la rachianesthésie par CP versus anesthésie générale comme cela a été fait dans la littérature [27, 28] avec mise en évidence d'une sortie d'hospitalisation plus précoce, d'une réduction des coûts en termes de matériel et personnel dans le groupe CP comparativement à l'anesthésie générale en ambulatoire. Il a également démontré par Vagts que selon l'anesthésique local utilisé lors d'une rachianesthésie en ambulatoire, il pouvait y avoir un avantage économique comme avec la prilocaine [29]. Ce qui dans le contexte actuel de réduction des coûts est une notion socio-économique importante et un enjeu pour chaque établissement de santé. Nous avons mis en évidence une durée en SSPI statistiquement plus basse dans le groupe CP, permettant peut-être un turn-over plus rapide et un meilleur enchainement des interventions au bloc opératoire, mais cela reste à démontrer car nous ne pouvons extrapoler à d'autres centres étant donné nos effectifs trop faibles. De plus, la sortie de SSPI est soumise à l'utilisation du score d'Aldrete comme recommandé par la SFAR.


Notre étude est observationnelle, rétrospective et monocentrique, elle comporte donc des biais. En effet, il est important de souligner que la CP disponible en France fin 2012, a été utilisée à partir de début 2013 dans le service, donc à la fin de notre recueil de données, cela pouvant entraîner des biais de sélection. Cela pouvant expliquer la différence de population entre les 2 groupes. Cette évolution correspond également à une dynamique de développement de la chirurgie ambulatoire au sein de notre établissement avec des facteurs de confusion possibles. Cependant, il s'agit là de résultats préliminaires. Les différences statistiques entre les 2 anesthésiants locaux utilisés pour la rachianesthésie sont à nuancer en raison des effectifs faibles des 2 groupes et du caractère rétrospectif des données. Une comparaison de la rachianesthésie par CP et BP à l'anesthésie générale serait intéressante à réaliser dans le cadre d'une étude randomisée et prospective avec un plus grand effectif afin de confirmer ces données et de montrer de manière significative le bénéfice de la rachianesthésie en termes de réhabilitation précoce.


Conclusion


La rachianesthésie en chirurgie ambulatoire urologique ne semble pas compromettre la sortie le jour même et ne semple pas induire de rétention urinaire, en particulier avec la chloroprocaine (CP). L'utilisation de la CP semble diminuer la durée de séjour en SSPI comparée à la bupivacaine (BP). La rachianesthésie, populaire auprès des patients, aurait donc sa place en chirurgie ambulatoire urologique. Des études prospectives comparant Bupivacaïne et Chloroprocaïne ou anesthésie générale et rachianesthésie sont nécessaires pour déterminer la place de la rachianesthésie en chirurgie urologique et permettre le développement de cette technique.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Caractéristiques des patients : résultats en moyenne±DS ou n (%).
  Bupivacaine (n =45)  Chloroprocaine (n =30)  p  
Âge (ans)   49±18  59±17  0,02 
IMC (kg/m 2 )   25± 24± 0,21 
Taille (cm)   170±10  166±16  0,24 
Poids (kg)   74±22  68±18  0,25 
Sexe       0,96 
Homme  29 (64)  20 (67)   
Femme  16 (36)  10 (33)   
Score ASA       0,15 
ASA 1-2       
ASA 3       



Légende :
ASA : American Society of Anesthesiologists ; IMC : indice de masse corporelle.



Tableau 2 - Données per- et postopératoires immédiates : résultats en moyenne±DS ou n (%).
  Bupivacaine (n =45)  Chloroprocaine (n =30)  p  
Durée acte (min)   27±19  27±18  0,9 
Durée SSPI (min)   61±34  47±24  0,04 
Durée séjour UCA (min) a  331±90  342±95  0,61 
Type d'intervention       0,75 
OGE  18 (40)  14 (47)   
Urètre  13 (29)  8 (26,5)   
Vessie  6 (13)  3 (10)   
Urétéroscopie  4 (9)  2 (6,5)   
Sonde JJ  2 (4,5)  3 (10)   
Prostate  2 (4,5)  0 (0)   
Sortie j0   42 (93)  29 (97)  0,92 
Motif non sortie j0       0,26 
Patient seul  1 (2)  0 (0)   
Caillotage  0 (0)  1 (3)   
Intolérance JJ  1 (2)  0 (0)   
Retard de miction  1 (2)  0 (0)   
Réhospitalisation   1 (2)  0 (0)  0,84 



Légende :
UC : unité de chirurgie ambulatoire ; OGE : organes génitaux externes.

[a] 
Uniquement pour les 71 patients sortis à j0.


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