Évaluation de la morbidité de la cystectomie totale après radiothérapie abdomino-pelvienne

25 novembre 2016

Auteurs : I. Duquesne, N. Barry Delongchamps, N. Barry Delongchamps, F. Pisano, A. Aziz, A. Masson-Lecomte, S. Shariat, P. Gontero, E. Xylinas
Référence : Prog Urol, 2016, 13, 26, 673-674
Méthodes

Nous avons entrepris une étude rétrospective multicentrique incluant 609 patients ayant eu une cystectomie totale avec un antécédent de radiothérapie externe abdomino-pelvienne urologique, gynécologique, digestive.

Résultats

L’étude de la morbidité à un an montrait que 455 (74,7 %) patients avaient présenté au moins une complication chirurgicale ou médicale. Le taux de complications grave (Clavien ≥ 3) était de 44 % concernant les complications chirurgicales et de 21,1 % concernant les complications médicales. Il n’y avait pas de différence significative pour la morbidité entre les différentes voies de dérivations urinaires utilisées. Concernant les irradiations à but urologique, les patients ayant eu une radiothérapie pour cancer de vessie avaient un taux de morbidité significativement plus important que les patients ayant subi une radiothérapie pour cancer de prostate (RR=1,7 ; p =0,04). Seulement 91 patients (14,8 %) ont eu une dérivation urinaire continente.

Conclusion

Les patients traités par cystectomie totale après radiothérapie présentent une morbidité supérieure aux patients naïfs de radiothérapie et ce quel que soit le mode de dérivation urinaire utilisé, même si celle-ci est préférentiellement non continente.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs n'ont pas précisé leurs éventuels liens d'intérêts.






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