Etude in vitro de la modulation du tonus urétéral humain par le monoxyde d'azote et un inhibiteur des phosphodiestérases, le zaprinast

24 octobre 2001

Mots clés : Monoxyde d'azote, Uretère, phosphodiestérase, NO synthases
Auteurs : SAIGHI D, ZERBIB M, THIOUNN N, FLAM T, CONQUY S, JACOB L, DALL'AVA-SANTUCCI J, DEBRE B, DINH-XUAN AT
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 1161-1168
But:Etudier la modulation de la contractilité de la fibre musculaire lisse (fml) de l'uretère humain in vitro par les substances activant ou inhibant la voie du NO/GMPc. Méthode:Des anneaux d'uretère proximal de l'homme sont suspendus dans des chambres d'organes et précontractés avec du KCl (120µmol). Un donneur de NO (nitroprussiate de sodium, SNP, et linsidomine, SIN-1) et un inhibiteur de la phosphodiestérase (zaprinast,),sont administrés à doses croissantes (10-8 à 10-4 M). Des stimulations électriques sont appliqués sur des anneaux préincubés ou non par un inhibiteur de la NO Synthase. Résultats:Le SNP et le SIN-1 provoquent une relaxation dépendante de la dose, plus marquée pour le SNP (47± 4% contre 19 ± 4%, p< 0,05). Le zaprinast entraîne une relaxation de12% ± 5% à 10-5M et semble potentialiser l'action du SNP. L'amplitude des contractions induites par la stimulation électrique est plus importante sur les anneaux préincubés par le L-NA (122 ± 3% contre 107 ± 4%, p< 0,001), et le SNP provoque une relaxation plus importante sur les anneaux non traités par le L-NA (72 ± 6% contre 94 ± 9%, p< 0.05). Conclusion:La guanylyl cyclase soluble stimulée par le NO exogène provoque une relaxation importante et dépendante de la dose. L'action d'un inhibiteur de la phosphodiestérase de type V majore l'action du NO exogène mais semble sans action directe sur la relaxation de la fml urétérale. En l'absence de NO, la guanylyl cyclase soluble devient plus sensible, ce qui explique la diminution significative par le NO exogène de l'amplitude des contractions induites par les stimulations électriques après traitement par le L-NA.