Étude rétrospective d'une population de carcinomes à cellules rénales sur 12 ans : épidémiologie, prise en charge thérapeutique et impact sur la survie

25 janvier 2013

Auteurs : V. Arnoux, J.-A. Long, J. Jund, G. Fiard, N. Terrier, C. Thuillier, B. Boillot, J.-J. Rambeaud, J.-L. Descotes
Référence : Prog Urol, 2013, 1, 23, 15-21




 




Introduction


Les carcinomes rénaux étaient en 2011 le cinquième cancer solide de l’homme en France par sa fréquence et ont été responsables de plus de 4500 décès. La mortalité par cancer du rein est globalement en baisse depuis les années 1990 malgré une augmentation de l’incidence (8300 nouveaux cas en 2000 et 11 080 en 2011, baisse de mortalité de 9 % chez l’homme et de 17 % chez la femme) [1, 2, 3].


En 2000, le traitement de référence du cancer du rein localisé ou métastatique était la néphrectomie élargie, associée à une immunothérapie chez le patient métastatique [4]. La chirurgie conservatrice était réservée aux patients avec une lésion localisée de moins de 4cm (cT1a). En 2010, la néphrectomie partielle était le traitement admis de référence pour toutes les tumeurs cT1 (<7cm) et en cours d’évaluation pour les tumeurs localisées de stade cT2 (>7cm) [5, 6]. De plus, avec l’apparition des traitements anti-angiogéniques en 2006, la place du traitement chirurgical de la tumeur rénale primitive chez le patient métastatique est actuellement remise en cause. Enfin, le développement des traitements ablatifs depuis le début des années 2000 (radiofréquence percutanée et cryothérapie principalement) a permis de discuter de leurs indications pour des tumeurs de moins de 4cm chez le patient avec ou à risque de tumeurs multiples, avec un rein unique, ou en cas de morbidités importantes associées chez un sujet âgé (ou la surveillance active peut être mise en balance) [7].


Nous avons décrit dans cette étude une population unicentrique de patients pris en charge pour un carcinome à cellules rénales sur une période de 12ans, avec l’épidémiologie, l’attitude thérapeutique et l’impact sur la survie globale et sans récidive.


Matériel et méthodes


Patients et méthodes


Nous avons analysé de manière rétrospective les dossiers des patients pris en charge pour une tumeur du rein dans notre centre entre janvier 2000 et décembre 2011, à partir de notre base de données implémentée de façon prospective. Seuls les patients dont la preuve histologique d’un carcinome à cellules rénales avait été faite ont été inclus. Les patients avec une tumeur rénale bénigne ou sans traitement initial par chirurgie ou thermoablation ont été exclus. Pour chacun de ces patients nous avons recueilli l’indice de masse corporel (IMC), le score de l’American Society of Anesthesiology (ASA), la date et les modalités de découverte, la taille tumorale, les métastases au diagnostic, la réalisation d’une biopsie, les modalités de traitement initial, le type et le stade histopathologique et les données de suivi. Tous les patients ont eu une imagerie thoracique et abdomino-pelvienne préopératoire (tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique). La technique chirurgicale de néphrectomie a été adaptée au fil des années sur les recommandations et descriptions évolutives. Le stade pTNM anatomopathologique utilisé a été celui de la classification TNM 2002 des tumeurs du rein. La survie sans récidive a été définie par la durée de survie des patients sans récidive locale ou métastatique, la survie globale a été définie par la durée de survie jusqu’au décès quelle qu’en soit la cause.


Analyse statistique


Les variables quantitatives ont été exprimées à l’aide de leurs moyennes, écart-types et médianes (et interquartiles) tandis que les variables qualitatives ont été exprimées à l’aide de leurs fréquences et de leurs pourcentages. Les comparaisons de moyenne ont été effectuées par analyse de variance (Anova) et les comparaisons de pourcentages ont été effectuées par le test du Chi2. Le seuil de significativité retenu a été fixé à 5 %. Les données de survies ont été étudiées par la méthode de Kaplan-Meier avec le test du Log Rank en univarié et la méthode Cox en multivarié. Des méthodes de régression linéaire et logistique ont été utilisées pour étudier les variations au cours du temps des pratiques ou des éléments liés à la tumeur. Le logiciel utilisé a été IBM SPSS Statistics 20.


Résultats


Les caractéristiques des patients et de leurs tumeurs dans la population globale sont résumées dans le Tableau 1. Parmi les 449 patients inclus d’un âge médian de 60ans, 71,5 % étaient des hommes. Au total, 9,4 % des patients étaient métastatiques au diagnostic.


Un traitement chirurgical a été réalisé chez 425 patients avec 69,2 % de néphrectomies radicales (NR) et 30,8 % de néphrectomies partielles (NP) (Tableau 2). Les 24 autres patients ont été traités par radiofréquence dans 95,8 % des cas (23/24) et par cryothérapie dans 4,2 % des cas (1/24). La laparoscopie a été utilisée chez 30,6 % des patients néphrectomisés (86,2 % de NR et 13,8 % de NP). La taille tumorale moyenne des patients traités par néphrectomie partielle était de 34,8mm [10 ; 120] et celle des patients traités par néphrectomie élargie de 65mm [25 ; 180].


À l’étude anatomopathologique, 75,9 % des patients ont eu un carcinome à cellules claires, 14,7 % un carcinome tubulo-papillaire, 8,2 % un carcinome chromophobe, 0,2 % un carcinome de Bellini, 0,4 % un carcinome sarcomatoïde et 0,4 % un carcinome avec translocation Xp11,2 (immuno-marquage TFE3). Le regroupement des tumeurs suivant les stades pTNM 2002 pour les patients traités chirurgicalement est exposé dans le Tableau 2. Le curage ganglionnaire a montré un envahissement chez 2,9 % des patients et 4,2 % des marges chirurgicales ont été positives (77,3 % de néphrectomies radicales et 22,7 % de NP).


La répartition de la prise en charge thérapeutique en fonction des années est exposée sur la Figure 1. À partir de ce schéma, trois groupes ont été individualisés (2000–2004 ; 2005–2008 ; 2009–2011) et le Tableau 3 indique les résultats de l’étude univariée en fonction de ces périodes. Les trois groupes étaient comparables en termes d’âge, de sex-ratio, de BMI et avaient des comorbidités plus élevées sur la période 2009 à 2011 que sur la période 2000 à 2004 (p <0,001). Les lésions tumorales ont été de découverte de plus en plus précoce (taille tumorale moyenne 49,5mm sur 2009–2011 versus 54,2mm sur 2005–2008 et 58,4mm sur 2000–2004 : p =0,02 ; stades pTNM3 de 23,8 % sur 2009–2011 versus 28,9 sur 2005–2008 et 31,8 % sur 2000–2004 : p =0,03 et proportion de hauts grades de Furhman plus faible : p <0,001) pour un taux de patients métastatiques stable. La prise en charge a évolué vers un traitement conservateur (p <0,001) et un abord chirurgical laparoscopique (p <0,001). Les données histologiques ont été stables au cours du temps. La Figure 2 expose les données des régressions logistiques en fonction de la période de prise en charge (p <0,001), de l’approche laparoscopique (p <0,001) et d’un mode de découverte symptomatique (p =0,11) et des régressions linéaires en fonction du temps du score ASA (p =0,001), de la taille tumorale au diagnostic (p =0,052) et du stade pTNM (p =0,47). La courbe modèle montre la tendance évolutive de la série en situation théorique, permettant une extrapolation des données pour les années à venir.


Figure 1
Figure 1. 

Répartition de la prise en charge thérapeutique initiale en fonction des années (RFA : radiofréquence).




Figure 2
Figure 2. 

Régressions logistiques en fonction du temps A–de la prise en charge thérapeutique (p <0,001), B–de l’approche laparoscopique (p <0,001) et C–d’un mode de découverte symptomatique (p =0,11) et régressions linéaires en fonction du temps D–du score ASA (p =0,001), E–de la taille tumorale au diagnostic (p =0,052) et F–du stade pTNM (p =0,47).




Les données de suivi de la population totale sont présentées dans le Tableau 1. Au cours de notre étude avec un suivi médian de 39 mois [1 ; 137], 19,2 % des patients ont progressé et 16,9 % des patients sont décédés dont 67 % de leur cancer. Les survies globales des trois groupes sont exposées sur la Figure 3 et il n’y a pas eu de différence de survie significative (p =0,071). De même, les survies sans récidive pour les trois groupes (Figure 4) n’ont pas été significativement différentes (p =0,58).


Figure 3
Figure 3. 

Courbes de Kaplan-Meier concernant la survie globale en fonction des années (p =0,071).




Figure 4
Figure 4. 

Courbes de Kaplan-Meier concernant la survie sans récidive en fonction des années (p =0,58).





Discussion


Depuis le début des années 2000, l’épidémiologie et surtout la prise en charge thérapeutique des carcinomes à cellules rénales a beaucoup évolué avec, notamment l’apparition des nouvelles molécules de traitement médical et les thérapeutiques mini-invasives [1, 3, 5, 8]. Le nombre de nouveaux cas de cancers du rein a été de 8300 en 2000 et 11 080 en 2011 pour des taux standardisés de mortalité avec une tendance à la baisse. Nous avons exposé les données de notre centre concernant 449 patients consécutifs pris en charge par chirurgie ou thermoablation pour un carcinome à cellules rénales entre 2000 et 2011.


L’âge médian (aux environs de 60ans) et le taux de patients de sexe masculin (un peu plus de 70 %) sont restés stables dans notre série au cours du temps conformément à la littérature [9]. L’incidence des tumeurs prises en charge par chirurgie ou thermoablation a augmenté dans notre série à partir de l’an 2000 pour atteindre un pic en 2008 puis une décroissance a été observée entre 2008 et 2011. Cette décroissance (discordante avec la littérature) peut être expliquée par des modifications importantes de l’équipe chirurgicale dans notre centre et par des déplacements itératifs sur de longues périodes à partir de 2009, avec des possibles répercutions sur le recrutement des patients [1]. Par ailleurs, le traitement plus précoce des petites tumeurs découvertes avant 2009 a pu avoir un impact sur le nombre de lésions pris en charge après cette date.


Le taux de patients avec un score de l’American Society of Anesthesiologist (ASA) supérieur à 3 (maladie systémique sévère ou invalidante, patient avec une atteinte sévère d’une grande fonction qui n’entraîne pas d’incapacité) a été très significativement en hausse dans notre population. Ces patients ont eu notamment plus de comorbidités cardiovasculaires (cardiopathie ischémique, HTA), sans nécessaire altération des capacités physiques associées mais pouvant alors avoir un risque anesthésique plus important s’associant au risque chirurgical éventuel et pouvant peser dans la décision thérapeutique. La littérature récente a utilisé le score ECOG Performans Status ou le score de Charlson (pas disponible pour une partie de nos patients sur une revue rétrospective) pour l’évaluation des comorbidités montrant un impact significatif sur la survie à long terme pour les carcinomes rénaux traités chirurgicalement [10, 11, 12].


La découverte d’une lésion rénale s’est faite dans notre série plus précocement au cours du temps avec des lésions significativement plus petites et un stade pTNM significativement moins avancé. Les lésions rénales ont été classiquement de découverte majoritairement fortuite sur une imagerie réalisée pour une symptomatologie non spécifique. La découverte plus précoce pourrait être mise sur le compte de l’augmentation de ces examens d’imagerie illustrée ici par une tendance même non significative à un taux de découverte fortuite croissant. Palsdottir et al. ont exposé l’augmentation du taux de tumeurs de découverte fortuite entre 1971 et 2005, avec des tumeurs plus petites (moins 2,6cm en moyenne) et des stades plus précoces entrainant un impact positif sur la survie de ces patients [13].


La prise en charge thérapeutique des patients a montré une nette progression des techniques de préservation néphronique notamment de la chirurgie partielle du rein (19,7 % sur la période 2000–2004 contre 44 % sur 2009–2011) aux dépens de la néphrectomie radicale. Cette progression pouvait être mise sur le compte de plusieurs facteurs. Les indications de la chirurgie partielle ont progressé depuis le début des années 2000 passant des tumeurs de moins de 4cm aux tumeurs de moins de 7cm et la technique fait actuellement l’objet de travaux pour des lésions rénales localisées de plus de 7cm [5, 6, 14]. En parallèle, la prévalence en hausse des lésions de découverte précoce a permis de proposer une néphrectomie partielle à un taux de patients plus important. La littérature a montré l’extension et la fiabilité de la technique pour des patients sélectionnés avec une tumeur localisée au rein [14]. On a constaté dans notre étude que cette progression de la chirurgie partielle se fait malgré une tendance à prendre en charge des patients avec des comorbidités plus importantes. L’extension à ces patients a semblé tenir à l’évolution de la technique chirurgicale ces dernières années, des voies d’abord, des modalités de clampage vasculaire et des techniques d’hémostase, permettant de proposer une néphrectomie partielle à des sujets à plus haut risque anesthésique dans des conditions acceptables. Dans les cas de comorbidités trop importantes pour une anesthésie ou une intervention chirurgicale, le développement des techniques de thermoablation a permis de traiter ces patients avec une voie mini-invasive, moins morbide que la chirurgie partielle du rein avec de bon résultats fonctionnels à long terme et des résultats carcinologiques acceptables [15]. Ces techniques ont été à mettre en balance avec la simple surveillance active de petites tumeurs chez les patients âgés ou aux nombreuses pathologies associées [16].


La croissance globale de la laparoscopie a suivi le développement de la chirurgie partielle et a illustré aussi l’évolution des pratiques chirurgicales dans la prise en charge des cancers du rein ces dernières années vers des abords mini-invasifs pour améliorer les suites opératoires. La chirurgie partielle par laparoscopie n’était pas encore le gold standard mais la progression de la technique à permis à certains de montrer son utilité et son innocuité pour des équipes entraînées [17]. La chirurgie robotique n’a pas été évaluée dans notre série.


Cette évolution des patients, des tumeurs et de la prise en charge n’a pas semblé avoir d’impact dans notre série sur la survie sans récidive et la survie globale malgré l’hétérogénéité du suivi. Nous n’avons pas mis en avant un bénéfice pour la survie de nos patients de l’évolution des modalités de prise en charge. Seule l’amélioration de la fonction rénale au cours des années, même non significative, a semblé illustrer dans notre série un impact positif des techniques conservatrices, mais sans retentissement direct sur la survie globale des patients. Dans la littérature, la préservation néphronique a semblé diminuer le risque d’évènement cardiovasculaire et augmenter la survie globale [18]. Par ailleurs, la tendance était à l’amélioration de la survie des patients pris en charge pour un cancer du rein, se traduisant par une diminution des taux de mortalité en Europe [1, 19]. Dans notre série, les patients ayant eu un traitement médical néoadjuvant ou exclusif n’ont pas été inclus au vu de leur hétérogénéité. L’apparition des anti-angiogéniques dans le milieu des années 2000 semblait être le principal facteur de l’amélioration de survie, se traduisant notamment chez les patients métastatiques. Cet impact n’a pas été illustré dans notre série mais a été démontré a plusieurs reprises, en comparaison à l’immunothérapie [20].


Cette série unicentrique est restée limitée quant à son impact sur la prise en charge quotidienne des patients présentant un carcinome rénal. Elle a effectué une description au cours du temps des tendances évolutives, de l’épidémiologie et des modalités de prise en charge des carcinomes à cellules rénales. Les limitations ont liées à l’hétérogénéité des patients qui ont rendu les comparaisons difficiles. Cependant, elle a eu le mérite de comparer les survies des patients au cours du temps, confirmant l’absence d’impact péjoratif sur la survie du recours aux techniques préservatrices.


Conclusion


Depuis le début des années 2000, la découverte plus précoce des carcinomes à cellules rénales et l’évolution des pratiques chirurgicales a permis une croissance importante de la prise en charge thérapeutique chirurgicale conservatrice et des techniques de thermoablation aux dépens de la néphrectomie radicale malgré des patients associant plus de comorbidités. En parallèle, la survie globale et sans récidive de ces patients pris en charge initialement par chirurgie ou thermoablation est restée stable au cours du temps.


Déclaration d’intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.



 Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Caractéristiques des patients, des tumeurs et données du suivi (données continues exprimées en médianes [extrêmes] et données catégorielles en fréquence [%]).
n =449   
Âge   60 (21 ; 89) 
Sexe masculin   321 (71,5 %) 
Poids (n =297)   75 (42 ; 181) 
Taille (n =288)   1,71 (1,40 ; 1,98) 
IMC (n =288)   25,7 (16,4 ; 58,4) 
ASA score ≥ 3 (n =374)   130 (30,25 %) 
Côté (droit)   222 (49,4 %) 
Taille tumorale    
≤ 40mm  184 (41 %) 
40 à 70mm  163 (36,3 %) 
> 70mm  102 (22,7 %) 
Découverte fortuite   293 (65,3 %) 
Métastatique   42 (9,4 %) 
Tumeur kystique   56 (12,5 %) 
Clairance médiane de la créatinine préopératoire (μmol/L) (n =145)   68,1 (15,4 ; 229,9) 
Clairance médiane de la créatinine postopératoire (μmol/L) (n =232)   78,3 (20,5 ; 277) 
Perte médiane de clairance de la créatinine au cours du suivi (n =117)   3 (–88 ; 77) 
Suivi (mois)   39 (1 ; 137) 



Légende :
IMC : indice de masse corporelle ; ASA : American Society of Anesthesiologists.



Tableau 2 - Données de prise en charge thérapeutique et anatomopathologiques (données continues exprimées en médianes [extrêmes] et données catégorielles en fréquence [%]).
n =449  (%) 
Biopsie pré-thérapeutique   146 (32,5) 
Néphrectomie   425 (94,7) 
Radicale  294 (69,2) 
Partielle  131 (30,8) 
 
Thermoablation   24 (5,3) 
Radiofréquence  23 (95,8) 
Cryothérapie  1 (4,2) 
 
Laparoscopie   130 (30,6) 
 
Type histologique    
Cellules claires  341 (75,9) 
Tubulo-papillaire  66 (14,7) 
Chromophobe  37 (8,2) 
Bellini  1 (0,2) 
Sarcomatoïde  2 (0,5) 
Translocation Xp11.2  2 (0,5) 
 
Stade pTNM (n=425)    
Stade 1  264 (62,1) 
Stade 2  34 (8) 
Stade 3  78 (18,4) 
Stade 4  49 (11,5) 
 
Grade de Furhman ≥ 3   172 (38,3) 
Ganglions positifs   13 (2,9) 
Marges positives   18 (4,2) 





Tableau 3 - Analyse univariée en fonction des groupes d’années (données continues exprimées en médianes [extrêmes] et données catégorielles en fréquence [%]).
n=449  2000–2004
(n =132) 
2005–2008
(n =201) 
2009–2011
(n =116) 
p value 
Âge (ans)   60 (28 ; 82)  60 (21 ; 89)  61 (26 ; 86)  p =0,29 
Sexe masculin   94 (71,2 %)  146 (72,6 %)  81 (69,8 %)  p =0,86 
IMC (< 30)   83 (80,6 %)  91 (89,2 %)  72 (86,8 %)  p =0,49 
ASA (≥ 3)   21 (20,4 %)  65 (36,3 %)  44 (47,8 %)  p <0,001 
Découverte fortuite   78 (59,1 %)  132 (65,7 %)  83 (71,6 %)  p =0,12 
Taille tumorale (≤ 7cm)   93 (70,5 %)  160 (79,6 %)  94 (81 %)  p =0,02 
Métastases initiales   10 (7,6 %)  21 (10,4 %)  11 (9,5 %)  p =0,68 
Stade (≥ 3)   42 (31,8 %)  58 (28,9 %)  27 (23,8 %)  p =0,03 
Furhman (≥ 3)   61 (46,2 %)  80 (39,8 %)  31 (26,7 %)  p <0,001 
 
Traitement          
Néphrectomie totale  106 (80,3 %)  134 (66,7 %)  54 (46,6 %)   
Néphrectomie partielle  26 (19,7 %)  54 (26,9 %)  51 (44 %)  p <0,001 
Thermoablation  13 (6,5 %)  11 (9,5 %)   
 
Laparoscopie   18 (13,6 %)  74 (36,8 %)  38 (32,8 %)  p <0,001 
Histologie          
Cellules claires  102 (77,3 %)  142 (70,7 %)  97 (83,6 %)   
Tubulo-papillaire  20 (15,2 %)  36 (17,9 %)  10 (8,6 %)  p =0,19 
Chromophobe  9 (6,8 %)  21 (10,4 %)  7 (6 %)   
Autre  1 (0,8 %)  2 (1 %)  2 (1,7 %)   
 
Clairance médiane de la créatinine aux dernières nouvelles (μmol/L) (n=232)   74,1 (29 ; 177)  78,9 (20,5 ; 277)  81,9 (24 ; 190)  p =0,32 



Légende :
IMC : indice de masse corporelle ; ASA : American Society of Anesthesiologists.


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