Etude rétrospective des néphrectomies élargies par voie laparoscopique rétropéritonéale

16 juillet 2001

Mots clés : Rein, Tumeur, Néphrectomie élargie, chirurgie laparoscopique
Auteurs : Cicco A, Salomon L, Gasman D, Hoznek A, Chopin D, Abbou CC
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 453-459
BUT : Analyser les résultats des néphrectomies radicales réalisées par lomboscopie en terme de faisabilité, tolérance, morbidité et contrôle carcinologique.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre août 1995 et juillet 1998, 29 néphrectomies élargies par voie laparoscopique rétropéritonéale ont été réalisées chez 17 hommes et 12 femmes pour tumeur rénale inférieure ou égale à 90 mm.L'espace de travail a été créé par une dissection au doigt sans utiliser de ballonnet de dilatation. Quatre trocarts supplémentaires ont été insérés sous contrôle digital.Le pédicule rénal a été disséqué en premier : l'artère rénale a été clippée et la veine rénale sectionnée par ENDOGIA(r). Après section de l'uretère, le rein a été disséqué avec la graisse péri-rénale et le fascia rénal de Gerota. La pièce opératoire est extraite dans un sac endoscopique imperméable, sans morcellement, en élargissant la première incision de trocart à 50 mm afin d'éviter tout contact pariétal.
RÉSULTATS : L'âge moyen des patients était de 61,3 ans (40 à 78 ans). La néphrectomie élargie concernait 13 reins droits et 16 reins gauches dont la taille moyenne était de 112,9 mm (85 à 150 mm). La taille moyenne des tumeurs était de 40,2 mm (20 à 90 mm).La durée opératoire moyenne était de 145 mn (80 à 330 mn) avec une perte sanguine moyenne de 100 cc (0 à 1000 cc ).Une moyenne quotidienne de 2,8 g de paracétamol injectable (1 à 5 g) ainsi qu'une moyenne de 1,8 mg de chlorhydrate de morphine (0 à 10 mg) a été nécessaire en post-opératoire.La durée moyenne d'hospitalisation était de 4,8 jours (1 à 11 jours).Une hémorragie per opératoire a imposé une conversion. Une plaie colique a été traitée par une colostomie temporaireUne récidive locale avec métastase hépatique est survenue 9 mois après l'intervention chez un patient opéré d'une tumeur de stade pT3 grade II de Furhman et dont les marges étaient négatives.
CONCLUSION : La néphrectomie radicale par lomboscopie est en cours d'évaluation. Cette technique est réalisable, elle respecte les principes de la chirurgie carcinologique: contrôle premier des vaisseaux rénaux, extraction du rein tumoral en bloc avec le fascia rénal de Gérota.