Etude de l'immuno-marquage des adénocarcinomes rénaux, avec et sans thrombose de la veine rénale, par l'anticorps Ki67.

16 juillet 2001

Mots clés : Rein, Tumeur, veine cave, thrombus, marqueur tumoral, Pronostic
Auteurs : Lebret T, Becette V, Colau A, Hervé JM, Moliné V, Barré P, Lugagne-Delpon PM, Gentile A, Baglin C, Botto H
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 649-654
BUTS : Ce travail a pour but de comparer l'index de prolifération (immunomarquage par l'anticorps monoclonal Ki67 MIB-1) des adénocarcinomes rénaux à cellules claires en fonction de la présence ou non d'un thrombus veineux rénal. L'analyse du nombre de noyaux Ki67 positifs permet d'évaluer l'agressivité tumorale des populations cellulaires de ces différents carcinomes (tumeur sans thrombus, tumeur avec thrombus et thrombus tumoral).
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Vingt trois adénocarcinomes rénaux à cellules claires avec thrombus de la veine rénale ont été appariés, en fonction du grade de Furhman (1er degré), de la taille de la tumeur (2ème degré) et de l'âge du patient (3ème degré), à 23 adénocarcinomes rénaux qui ne présentaient pas d'embol vasculaire à l'histologie. Un immuno-marquage par l'anticorps monoclonal MIB-1 a été réalisé sur les 69 pièces inclues en paraffine : 23 tumeurs avec thrombose, 23 thrombus tumoraux correspondant et 23 tumeurs sans embol vasculaire.
RÉSULTATS : Une corrélation entre le grade de Furhman et le pourcentage de noyaux immuno-marqués a été retrouvée (moyenne : 2,67% pour les tumeurs de bas grade et 14,34% pour les tumeurs de haut grade). Il n'existe pas de différence de marquage entre les deux populations de tumeur primitive (avec thrombus/sans embol). Les tumeurs primitives ont un marquage au Ki67 significativement inférieur à leur thrombus tumoral propre (2,47% en moyenne contre 10,3%, p < 0,01).
CONCLUSION : Cette étude montre qu'il n'existe pas de différence d'indice de prolifération entre les tumeurs présentant un thrombus veineux tumoral et celles n'ayant aucun embol vasculaire histologique. Il apparaît par contre une différence de prolifération entre la tumeur primitive et son propre thrombus qui présente, en effet, un immuno-marquage statistiquement plus élevé. Cette constatation laisse supposer que le thrombus possède plus de cellules en division que la tumeur primitive, c'est-à-dire a un temps de doublement inférieur.