Etude de la tolérance et de l'efficacité des instillations endovésicales de Bacille Calmette-Guérin dans le traitement prophylactique des tumeurs superficielles de vessie, en utilisant un traitement d'entretien

06 décembre 2001

Mots clés : Tumeurs superficielles de vessie, BCG, traitement d'entretien, tolérance
Auteurs : SAINT F, IRANI J, SALOMON L, DEBOIS H, ABBOU CC, CHOPIN D
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 647-656
L'utilisation d'un traitement d'entretien par instillations complémentaires de BCG, dans la prophylaxie des tumeurs superficielles de vessie, pourrait améliorer les résultats de cette immunothérapie. Ce traitement d'entretien est limité par une majoration des effets indésirables liés au BCG. Objectifs:Evaluer l'impact du traitement d'entretien sur la récidive et la progression tumorale, et évaluer l'influence des effets indésirables sur le traitement d'entretien et la fréquence des récidives. Matériel et méthodes:72 patients ont été traités par six instillations hebdomadaires de 81 mg de BCG (Immucyst®), puis par trois instillations complémentaires à 3,6,12,18,24,30 et 36 mois. Les effets indésirables (EI) étaient classés en quatre classes, en utilisant leur type, leur sévérité et leur durée, et étaient collectés prospectivement pour 518 instillations. Un score d'effets indésirables était défini pour chaque patient. Résultats:84,9% des patients n'ont pas présenté de récidive, 12,5% ont récidivé et 2,6% ont progressé. Le schéma d'instillation à pu être complet pour 19% des patients, la dose à du être diminuée pour 57% des patients et le traitement cessé pour 39%. Un score d'effets indésirables initial (SEIi) supérieur à 1,5 était associé au risque de devoir cesser le traitement ou de devoir diminuer la dose lors du traitement d'entretien (p=0,01). Conclusions:Le traitement d'entretien est associé à un taux de récidive et de progression très faible. Nous avons établi et validé une échelle de gravité des EI ainsi que les conséquences de ces effets indésirables sur le traitement d'entretien. Cette échelle pourrait permettre de définir prospectivement le schéma instillatoire d'entretien le plus approprié, en diminuant les doses ou en différant l'instillation préventivement.