Étude de la concordance radio-clinique et histologique de l’échographie de contraste et de l’IRM dans la prise en charge des kystes rénaux atypiques

25 novembre 2015

Auteurs : G. Defortescu, A. Giwerc, C. Werquin, F. Gobet, S. Bejar, C. Pfister, F. Nouhaud
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 742-743
Objectifs

Le traitement des kystes rénaux atypiques (Bosniak IIF et III) repose sur les données de l’évaluation radiologique. La tomodensitométrie est largement utilisée dans cette indication. Cependant, il semblerait que l’IRM et l’échographie de contraste (EC) permettent une meilleure discrimination des lésions malignes. L’objectif de notre étude était de comparer les performances diagnostiques du TDM de l’IRM et de l’EC pour les kystes IIF et III.

Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été réalisée de janvier 2012 à décembre 2013. Les patients présentant un kyste Bosniak IIF ou III sur un TDM étaient inclus. Le bilan d’imagerie était relu et complété par une IRM et une échographie de contraste par le même radiologue référent. Les résultats de l’imagerie étaient comparés aux résultats anatomo-pathologiques pour les patients opérés et aux données de suivi pour les patients surveillés. Pour chaque examen d’imagerie, la sensibilité et la spécificité nous avons calculé le coefficient kappa de Cohen.

Résultats

Quarante-sept patients ont été inclus dans l’étude pour un suivi médian de 22 mois. Deux patients étaient symptomatiques au diagnostic. L’âge médian au diagnostic était de 64ans (37–76). Trente-quatre patients avaient un kyste IIF au TDM et 13 un kyste classé III. L’EC retrouvait 14 lésions d’allure maligne et l’IRM 13 lésions ≥Bosniak 3. Dix-neuf patients ont été opérés, l’analyse histologique a retrouvé 14 lésions malignes. Parmi les patients surveillés, aucun n’a présenté d’évolutivité du kyste sur les imageries de contrôle. Le TDM avait de faible sensibilité (36 %) et spécificité (76 %) (kappa=0,11). L’IRM avait une sensibilité de 71 % et une spécificité de 91 % (kappa=0,64). L’EC avait une sensibilité de 100 %, une spécificité de 97 %, et une valeur prédictive négative de 100 %, (kappa=0,95).

Conclusion

Nos résultats suggèrent que l’EC serait un examen potentiellement utile pour mieux caractériser les kystes rénaux atypiques en complément du scanner lorsque cela s’avère nécessaire pour l’aide au choix thérapeutique. L’IRM semblerait également être une alternative intéressante, ce d’autant que l’EC demeure un examen opérateur dépendant et nécessite donc un radiologue expérimenté.




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






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