Etude comparative des traitements de l'adénome de prostate : photocoagulation laser versus résection endoscopique.

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, HBP, chirurgie endoscopique, résection transuréthrale, Laser
Auteurs : Colombel M, Blanc E, Lerolland B, Gasman D, Chopin D, Abbou C
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 974-979
BUTS : La résection de prostate au LASER avec une source Nd YAG a pour but de détruire l'adénome de prostate responsable d'obstruction vésicale. Cette technique est actuellement en cours d'investigation.
Matériel et Méthodes : Un total de 56 patients, avec un recul minimal de 6 mois et ayant les indications de résection endoscopique pour adénome ont été traités par coagulation laser de type TULIP [22] ou VLAP [34]. Les résultats fonctionnels objectifs et subjectifs ont été comparés à un groupe de patients [30] traités dans la même période de temps par résection endoscopique. Les résultats sont exprimés selon le pourcentage de patient ayant répondu au traitement en terme de réponse objective (débit max.>l5 ml/s avec amélioration > 30% ou entre 12 et 15ml mais amélioration > 50%) et subjective (IPSS<7 et amélioration >30% ou entre 7 et 10 mais amélioration >50%).
RESULTATS : Avec un recul minimal de 6 mois, le taux de réponse objective est de 55.5% (TULIP), 84,6% (VLAP) et de 83,2% (RTUP). Le taux de réponse subjective est de 55,5% (TULIP), 92,3% (VLAP) et de 83,3% (RTUP). Les durées d'hospitalisation étaient significativement réduites dans les groupes laser (2.1 VLAP et 3.3 TULIP; 4,93 RTUP). Dans le groupe TULIP, 3 patients étaient incontinents et 4 avaient une prostatite chronique. A 6 mois, 4 patients dans le groupe VLAP et 6 dans le groupe TULIP ont du avoir une RTU complémentaire.
CONCLUSION : Ces résultats indiquent que la photocoagulation LASER est efficace dans le traitement de l'adénome de prostate. La technique VLAP semble la mieux adaptée dans cette indication. Le bénéfice du VLAP sera mis en évidence au mieux par l'étude randomisée qui est en cours, à condition de tenir compte de la durée d'hospitalisation, des complications postopératoires et du rapport coût-efficacité. A l'inverse, le système TULIP expose à de nombreuses complications qui nous paraissent inacceptables.