Erection peropératoire en chirurgie urologique basse

25 novembre 2001

Mots clés : érection, Anesthésie
Auteurs : NOURI M, NOURI M, TLIGUI M, SEBE P, HAAB F, GATTEGNO B, THIBAULT P
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 303-309
En chirurgie du bas appareil urinaire la survenue d'une érection est rare.Lorsqu'elle est persistante, elle peut obliger à différer une intervention basse et rendre impossible une endoscopie.Sa survenue lors des anesthésies médullaires résulte des manipulations avant l'installation complète du bloc sensitif ou d'un blocage incomplet des segments sacrés (S2 à S4) dont dépendent les nerfs érecteurs.Lors d'une anesthésie générale le mécanisme reste mal élucidé.Celle-ci pourrait déprimer le contrôle sympathique de la flaccidité à un niveau périphérique ou central.La cible périphérique pourrait être la musculature lisse du tissu caverneux, soit par action directe, soit par les récepteurs alpha.Sont évoqués également des stimuli psychogènes et réflexogènes qui pourraient être favorisés par une amplification des sensations au stade II de l'anesthésie.
Les différentes thérapeutiques ont été inspirées des expériences acquises dans le domaine du priapisme.Les traitements par voie générale tels que la kétamine, les béta2 mimétiques ou les benzodiazépines ne sont pas toujours efficaces et leurs effets indésirables ne sont pas négligeables.Les injections intracaverneuses de médicaments alpha stimulants constituent le traitement de choix.La phényléphrine et l'étiléfrine doivent être préférées en raison de leur rapide efficacité et de leurs effets secondaires, en particulier cardiovasculaires, modérés.