Épidémiologie et aspects économiques des douleurs pelvipérinéales chroniques

25 novembre 2010

Auteurs : L. Sibert, J. Rigaud, D. Delavierre, J.-J. Labat
Référence : Prog Urol, 2010, 12, 20, 872-885

But

Synthétiser les données épidémiologiques et médico-économiques concernant les douleurs pelvi-périnéales chroniques en urologie.

Matériel

Étude des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.

Résultats

Les prévalences sont d’environ 10 000/100 000 pour le syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique, 239 à 306/100 000 pour le syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle, 15 000 à 20 000/100 000 pour les douleurs épididymo-testiculaires après vasectomie, 14 000/100 000 pour la dyspareunie profonde de la femme, 1000 à 9000/100 000 pour les douleurs en rapport avec l’éjaculation ou l’orgasme chez l’homme, 15 000 à 21 500/100 000 pour les douleurs pelviennes chroniques de la femme dont un tiers en rapport avec une endométriose. La fréquence des autres douleurs pelvi-périnéales chroniques est peu documentée. L’impact économique est comparable aux coûts engendrés par d’autres pathologies chroniques très répandues avec des coûts nettement supérieurs à ce qu’auraient pu laisser présager les taux de prévalence.

Conclusion

La fréquence des associations de pathologies pelviennes entre elles, leurs facteurs de risques, terrains et comorbidités communs suggèrent une possible origine physiopathologique commune. Ces données épidémiologiques soulignent l’intérêt d’une vision multidisciplinaire des douleurs pelvi-périnéales chroniques pour une meilleure compréhension des mécanismes incriminés sous-tendant la prise en charge thérapeutique.

   
 
 

 

 

Introduction

Cet article a pour but de synthétiser les données épidémiologiques et médico-économiques disponibles concernant les douleurs pelvi-périnéales chroniques en urologie. L'analyse de la littérature sur ce thème se heurte à certaines limites : tout d'abord, les plaintes et ressentis vis-à-vis des douleurs chroniques s'expriment différemment selon les cultures et les sociétés et sont donc difficilement généralisables ; ensuite, les définitions et critères diagnostiques utilisés dans la littérature sont variables d'où des données épidémiologiques parfois disparates.

 

Syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique

 

Prévalence et incidence

Il est admis qu'environ un tiers des hommes de la population générale vont présenter au cours de leur vie des symptômes compatibles avec une prostatite [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Aux États-Unis, les problèmes de prostatite ont occasionné entre 1990 et 1994, deux millions de visites médicales par an – plus que pour l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et le cancer de prostate – ce qui représentait 8 % des motifs de consultation en urologie et 1 % en médecine générale [2

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Parmi ces patients, les prostatites bactériennes, aiguës ou chroniques ne représentaient que 5 à 10 % des cas [3

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La synthèse des données publiées sur la prévalence et l'incidence du syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique figure sur le Tableau 1. L'analyse de ces données doit prendre en compte, d'une part, la très grande hétérogénéité des modalités d'inclusion des patients et des collectes des données d'une publication à l'autre et, d'autre part, les taux de réponse aux questionnaires utilisés dans les enquêtes, qui oscillent entre 80 et 15 % [5

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La prévalence moyenne est d'environ 10 000/100 000. Aux États-Unis, les taux varient entre 2200 et 16 000/100 000 [5

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le taux de prévalence disponible pour la population d'origine africaine est de 12 200/100 000 [16

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En Europe et en Asie les taux de prévalence oscillent globalement entre 6000 et 14 000/100 000 [17

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. À noter que la prévalence est plus basse, entre 2000 et 8000/100 000, lorsque les critères diagnostiques du National Institute of Health (NIH) sont utilisés [6

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L'incidence est plus rarement documentée. Elle est évaluée à 330 à 378/100 000 personnes par an [17

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Données démographiques

 
L'âge

Le diagnostic de prostatite est le diagnostic urologique le plus fréquemment porté chez les hommes de moins de 50 ans et le troisième plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans, après l'HBP et le cancer de prostate [2

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il ne semble pas y avoir de corrélation entre la fréquence du syndrome douloureux pelvien chronique et l'âge. Si la prévalence la plus élevée est observée chez les hommes entre 35 et 50 ans [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références], le syndrome douloureux pelvien chronique touche toutes les tranches d'âge, y compris les adolescents [21

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il ne semble pas y avoir non plus de corrélation entre l'âge et la sévérité de la symptomatologie [5

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Conditions socioéconomiques

Des corrélations significatives ont été retrouvées entre le syndrome douloureux pelvien chronique et les données socioéconomiques suivantes : le niveau d'éducation plus faible [23

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Cliquez ici pour aller à la section Références], les antécédents de perte d'emploi [25

Cliquez ici pour aller à la section Références], les antécédents d'abus sexuels, physique ou psychologique [26

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. En revanche, il ne semble pas y avoir de prédisposition ethnique [2

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Facteurs familiaux

Des antécédents familiaux de prostatite chronique ont été constatés chez 10 à 48 % des patients souffrant d'un syndrome douloureux pelvien chronique [18

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Facteurs environnementaux

Les études concernant l'influence des facteurs climatiques et saisonniers sont contradictoires Une étude coréenne a retrouvé une corrélation significative avec l'exposition à la lumière du soleil [6

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Dans une étude finlandaise, 63 % des patients signalaient une exacerbation de leur symptomatologie au cours des hivers [17

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Aux États-Unis, la fréquence des prostatites est 1,7 fois plus élevée dans les états du Sud par rapport aux états du Nord-Est [2

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Comorbidités

Cinquante-cinq pour cent des patients de la cohorte du NIH présentaient une autre pathologie urogénitale [24

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Un tiers des patients de cette même cohorte avaient des antécédents de chirurgie prostatique. Soixante-cinq pour cent des patients de la série italienne de Rizzo et al. [18

Cliquez ici pour aller à la section Références] étaient porteurs d'une HBP confirmée cliniquement. La fréquence et la sévérité des troubles sexuels associés font l'objet d'un chapitre spécifique et ne seront pas abordés dans cet article.

Le syndrome douloureux pelvien chronique est associé à une plus grande fréquence de pathologies cardiovasculaires (hypertension et athérosclérose), neurologiques (discopathies), psychiatriques, hématopoïétiques, lymphatiques et infectieuses (sinusites) [29

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'altération de la qualité de vie est systématique [5

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'importance de cet impact négatif serait similaire à celui observé chez les patients souffrant d'insuffisance coronarienne et de maladie de Crohn [35

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La sévérité de la symptomatologie douloureuse est corrélée avec la consommation d'alcool et de tabac, la fatigue physique, l'anxiété et la perte de sommeil [12

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Trente à soixante pour cent des patients souffrent de troubles psycho-sociaux et de syndromes dépressifs [6

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Syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle

 

Incidence et prévalence

Les taux de prévalence et d'incidence du syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle sont synthétisés dans le Tableau 2.

 
La prévalence est en augmentation régulière

En 1975, elle était estimée à 10,6/100 000 (18,6/100 000 chez les femmes) [36

Cliquez ici pour aller à la section Références], puis à plus de 75/100 000 en 1999 [37

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les publications actuelles font état d'une prévalence oscillant entre 239 et 306/100 000 [39

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Certaines études avancent même des taux de prévalence de 20 à 25 % dans la population féminine [41

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Cliquez ici pour aller à la section Références] et 8 % dans la population masculine [44

Cliquez ici pour aller à la section Références] et des taux d'incidence de 15/100 000 femmes par an [45

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En extrapolant ces taux de prévalence à l'ensemble de la population, il est possible que 1,5 à 30 millions de femmes aux États-Unis puissent être atteintes de cystite interstitielle [43

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La fréquence de la cystite interstitielle reste probablement sous-estimée

La mise en application pratique des critères diagnostiques établis par le NIH pour la recherche exclut 60 % des patients [46

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Dans l'étude de Clemens et al. [48

Cliquez ici pour aller à la section Références] la prévalence de la cystite interstitielle était de 200/100 000 chez les femmes et 40/100 000 chez les hommes lorsque le diagnostic était porté uniquement sur des critères cliniques et globalement 50 fois plus élevée lorsque le questionnaire de O'Leary-Sant était employé.

 
Il est difficile d'avoir une idée précise de la fréquence réelle

L'absence de marqueurs diagnostiques validés, la multitude de théories physiopathologiques, des critères diagnostiques et des méthodologies différents d'une étude à l'autre expliquent cette difficulté.

 
Le syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle ne doit plus être considéré comme une maladie rare

En effet une maladie est considérée comme rare lorsque sa prévalence est faible, inférieure à 50/100 000. À titre d'information, le Tableau 3 offre une comparaison de la prévalence du syndrome douloureux vésical avec celle de certaines pathologies chroniques bien étudiées, comme la maladie de Crohn, la polyarthrite rhumatoïde, l'insuffisance rénale chronique, l'asthme, le diabète et l'hypertension artérielle [49

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Données démographiques

La prédominance féminine est nette avec un ratio d'environ dix femmes atteintes pour un homme [36

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Pour certains, l'atteinte serait plus répandue parmi la population caucasienne [56

Cliquez ici pour aller à la section Références], mais globalement, il n'y a pas de différence de prévalence en fonction de la race et de l'origine ethnique [57

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'âge moyen au moment du diagnostic se situe dans la tranche 40–59 ans [43

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, d'après certaines séries récentes mais avec de petits effectifs, la cystite interstitielle est une étiologie possible chez les patientes jeunes et les adolescentes présentant des douleurs pelviennes chroniques [60

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La prévalence chez l'homme est mal connue. Des travaux suggèrent que le pourcentage d'hommes potentiellement atteints de cystite interstitielle n'est pas négligeable [61

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Mais en l'absence de marqueurs validés, il est souvent difficile de distinguer un syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle d'un syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique.

 

Facteurs familiaux

Un nombre croissant de données sont en faveur d'une prédisposition génétique au syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle. Dans la série de Parsons et al. [63

Cliquez ici pour aller à la section Références], 35 % des 466 patients atteints d'un syndrome douloureux vésical et 33 % des 166 patients avec un syndrome urétral rapportaient l'existence de problèmes d'urgenturie et pollakiurie chez leurs apparentés de sexe féminin. Warren et al. [64

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont mis en évidence une incidence élevée de la cystite interstitielle parmi les apparentés du premier degré d'une cohorte de 2058 sujets eux-mêmes atteints. Parmi les co-jumeaux de huit jumeaux monozygotes, cinq étaient atteints, alors qu'aucun des co-jumeaux de 26 jumeaux dizygotes n'avait de symptômes évocateurs [65

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Comorbidités

 
Statut mental

Les patients atteints de syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle présentent significativement plus de problèmes psychologiques et de troubles mentaux (syndromes dépressifs, syndromes de panique, prises d'antidépresseurs) que les sujets de la population générale [66

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Pathologies associées

Le syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle est associé de façon significative à d'autres conditions pathologiques qui altèrent d'autant la morbidité de la maladie et la qualité de vie des patients. Les plus fréquemment rapportées sont les allergies, la sinusite, le syndrome du côlon irritable et les autres atteintes digestives inflammatoires, la fibromyalgie, l'endométriose, les douleurs vulvaires [55

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des syndromes douloureux peu spécifiques tels que maux de tête, dorsalgies, douleurs articulaires, nausées, palpitations sont également mentionnées de façon fréquente [69

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une association avec le lupus érythémateux disséminé et le syndrome de Goujerot-Sjogren est également rapportée [72

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Syndrome douloureux épididymo-testiculaire

En préambule, il faut rappeler que les douleurs épididymo-testiculaires doivent être distinguées des douleurs scrotales. Les douleurs scrotales dépendent des racines sacrées et du nerf pudendal. Les douleurs épididymo-testiculaires sont médiées par le système sympathique et les nerfs somatiques d'origine lombaire. Ces données physiopathologiques expliquent que dans certaines études anciennes, aucune cause n'est retrouvée chez 25 % des patients se plaignant de douleurs scrotales chroniques [75

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'incidence et la prévalence des douleurs scrotales chroniques ne sont pas connues.

 

Les seules données disponibles concernent les douleurs épididymo-testiculaires survenant après vasectomie

Le taux global de complications après une vasectomie ne dépasse pas 1 % [76

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des douleurs postopératoires immédiates, transitoires surviennent chez 30 % des patients. Des douleurs chroniques nécessitant une prise en charge thérapeutique spécifique surviendraient chez un patient vasectomisé sur 1000 [77

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La définition imprécise de ce type de douleur chronique, la variabilité de son retentissement psychologique, le caractère rétrospectif et non contrôlé de la majorité des évaluations publiées, l'absence de suivi à long terme des patients vasectomisés et de groupe témoin expliquent les taux d'incidence relativement imprécis rapportés qui oscillent entre 15 000 et 20 000/100 000 [78

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il n'existe aucun facteur prédictif de la survenue de ces douleurs, que ce soit en préopératoire (âge, statut socioéconomique, origine raciale et ethnique, facteurs environnementaux), liés à la technique de vasectomie, ou en postopératoire. La douleur peut aussi bien s'installer en postopératoire immédiat que survenir très à distance, jusqu'à deux ans après la vasectomie [81

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Le concept d'orchi-épididymite chronique est très discuté

L'origine de l'inflammation chronique pourrait être infectieuse ou liée à une obstruction déférentielle. Bien qu'il s'agisse d'un motif de consultation fréquent en urologie, de façon surprenante, il n'existe pratiquement pas de données épidémiologiques disponibles. Mittemeyer et al. en 1966 [84

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont retrouvé que le diagnostic d'épididymite chronique ou récidivante représentait 14,8 % des motifs d'hospitalisation en service d'urologie au sein d'une population de 610 patients hospitalisés. Dans une étude transversale prospective canadienne menée par Nickel et al. sur 8712 patients, le taux de prévalence des épididymites était évalué à 900/100 000, dont la majorité (80,7 %) était symptomatique depuis plus de trois mois [85

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Syndrome douloureux urétral

Il n'existe aucune donnée épidémiologique précise notamment sur l'incidence ou la prévalence de ce syndrome mais il toucherait plus souvent les femmes, caucasiennes [87

Cliquez ici pour aller à la section Références], en âge de procréer pour certains auteurs [88

Cliquez ici pour aller à la section Références], de 20 à 30 ans puis de 50 à 60 ans pour d'autres [87

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les enfants [89

Cliquez ici pour aller à la section Références] et les hommes [90

Cliquez ici pour aller à la section Références] pourraient être concernés également. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette absence de données. Il s'agit d'une entité dont la définition reste encore floue [19

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Pour certains auteurs il s'agit d'une forme moins sévère ou débutante d'un syndrome de la vessie douloureuse/cystite interstitielle [63

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Par ailleurs, il est important de rappeler que le syndrome douloureux urétral n'est sans doute qu'un aspect du syndrome douloureux pelvien chronique.

 

Syndrome douloureux vulvaire et vulvodynie

 

Incidence et prévalence

Le syndrome douloureux vulvaire comprend plusieurs cadres sémiologiquement différents. Ces mécanismes différents rendent compte des variations des données épidémiologies. D'après une étude de 1991 [91

Cliquez ici pour aller à la section Références], les douleurs vulvaires représenteraient 15 % des motifs de consultations gynécologiques chez la femme jeune. Deux cent mille patientes en seraient atteintes aux États-Unis [92

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Dans l'étude de Harlow sur 4915 femmes âgées de 18 à 64 ans interrogées par questionnaire (taux de réponse : 68 %), 15,6 % rapportaient des antécédents de douleurs vulvaires chroniques [93

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des études plus récentes et contrôlées suggèrent que la prévalence des vulvodynies au sein de la population générale serait finalement de 4000 à 4700/100 000 [94

Cliquez ici pour aller à la section Références, 95

Cliquez ici pour aller à la section Références, 96

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Comorbidités

 
La prévalence du syndrome douloureux vésical/cystite interstitiel

Elle est plus importante chez les patientes se plaignant de douleur vulvaire [97

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Dans une étude contrôlée récente, la prévalence de la vulvodynie est de 85 % dans le groupe de patientes souffrant de cystite interstitielle contre seulement 6,4 % dans le groupe témoin [98

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Soixante-trois pour cent des patientes atteintes de cystite interstitielle allèguent des douleurs vulvaires chroniques dans la série de Carrico et al. [99

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L'association entre vulvodynie et abus sexuels

L'association entre vulvodynie et abus sexuels est également rapportée. Dans l'étude contrôlée de Harlow et Stewart, les patientes atteintes de vulvodynies ont quatre fois plus d'antécédents d'abus sexuels dans l'enfance [100

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Syndrome douloureux inguinal

Lorsque les douleurs de siège inguinal ne s'intègrent pas dans le cadre d'un syndrome douloureux pelvien chronique, deux situations méritent d'être individualisées sur le plan épidémiologique.

 

Les douleurs inguinales chroniques après cure chirurgicale de hernies

Onze à trente pour cent des patients opérés de hernie de l'aine présentent des douleurs persistantes d'intensité variable quelle que soit la technique chirurgicale et 5 à 6 % rapportent des douleurs suffisamment sévères pour altérer leur qualité de vie. Environ 1 % des patients opérés par voie ouverte et 0,4 % des patients par cœlioscopie vont en consultation spécialisée sur la douleur dans les 16 mois qui suivent l'intervention [101

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Les douleurs inguinales chez les sportifs de haut niveau

Elles sont fréquentes, son incidence représente 2 à 5 % de l'ensemble des blessures en rapport avec une activité sportive intensive [102

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Douleurs sexuelles

Ne sont abordées dans ce chapitre que les douleurs associées à une activité sexuelle et de siège pelvi-périnéal.

 

Douleurs sexuelles chez la femme

 
Dyspareunie profonde

La prévalence moyenne est de 14 000/100 000 [103

Cliquez ici pour aller à la section Références] avec des extrêmes allant de 1100 à 45 700/100 000 [104

Cliquez ici pour aller à la section Références, 105

Cliquez ici pour aller à la section Références, 106

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La prévalence varie selon l'origine géographique et en fonction du contexte de sélection des patientes. Les taux plus élevés se retrouvent aux États-Unis et les taux les plus faibles en Europe du Nord [105

Cliquez ici pour aller à la section Références, 106

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En contexte de médecine générale, la prévalence est de 3000 à 46 000/100 000, en consultation de gynécologie, elle est de 10 000 à 20 000/100 000 [105

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ces données suggèrent que la dyspareunie profonde touche une proportion significative de femmes et que celles-ci hésitent à s'en plaindre malgré un faible taux de résolution spontanée. Lorsque les patientes s'en plaignent, la dyspareunie reste sous-diagnostiquée.

 
Dyspareunie superficielle

Il n'existe pas de données épidémiologiques individualisables du fait de l'assimilation très fréquente de la dyspareunie superficielle aux syndromes douloureux vulvaires et à la vulvodynie.

 
Vaginisme

Les données épidémiologiques sont très limitées. La prévalence est estimée entre 1000 et 6000/100 000 [105

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Plus récemment, sur 1056 femmes âgées de 18 à 65 ans interrogées en Suède, Öberg et al. relèvent 6 % de vaginisme modéré et 5 % de vaginisme plus invalidant [107

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Douleurs sexuelles chez l'homme

 
Éjaculation douloureuse

Le taux d'éjaculation douloureuse au sein de la population générale varie entre 1000 et 9000/100 000 [7

Cliquez ici pour aller à la section Références, 108

Cliquez ici pour aller à la section Références, 109

Cliquez ici pour aller à la section Références, 110

Cliquez ici pour aller à la section Références, 111

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La fréquence des douleurs liées à l'éjaculation est plus importante en cas de pathologie génito-urinaire :

chez les patients souffrant d'HBP, la fréquence des douleurs à l'éjaculation est de 17 à 25,9 % [112, 113, 114, 115]. La sévérité des douleurs éjaculatoires est corrélée avec la sévérité des troubles urinaires du bas appareil [115] ;
chez les patients souffrant d'un syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique, 24 à 58 % présentent des douleurs liées à l'éjaculation [113, 116, 117] ;
après prostatectomie radicale, la fréquence des douleurs orgasmiques est de 14 % [118].

La localisation de la douleur est variable. D'après Barnas et al. [118

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Cliquez ici pour aller à la section Références], elle est localisée surtout au niveau de la verge (63 à 78 %), viennent ensuite le rectum (24 à 8 %), le testicule (12 %) ou l'abdomen (9 à 4 %).

 
Les autres douleurs sexuelles de l'homme

Hormis les douleurs liées à l'éjaculation, il n'existe pratiquement pas de données épidémiologiques publiées pour la dyspareunie masculine. Dans une étude australienne sur 4990 hommes âgés de 16 à 64 ans, la prévalence des douleurs pendant les rapports sexuels était de 5000/100 000 [103

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Névralgies pudendales

La prévalence de la névralgie pudendale n'est pas connue. L'âge moyen de survenue des symptômes se situe entre 50 et 70 ans [120

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Six fois sur dix, le tableau concerne une femme [121

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Syndrome douloureux associé à l'endométriose

 

Incidence et prévalence

 
Les douleurs pelviennes chez la femme sont extrêmement fréquentes

Elles représenteraient le principal motif de consultation chez un tiers de l'ensemble des patientes consultant en gynécologie [122

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Leur prévalence est de 15 000 à 21 500/100 000, un taux comparable à celui des maladies asthmatiques [123

Cliquez ici pour aller à la section Références, 124

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Par ailleurs, 40 % des cœlioscopies diagnostiques sont motivées par des algies pelviennes [125

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
L'endométriose serait la cause d'un tiers de ces douleurs pelviennes

Un autre tiers serait dû à des adhérences et pour le dernier tiers, aucune étiologie ne serait retrouvée [126

Cliquez ici pour aller à la section Références]. D'après des essais randomisés plus récents, l'endométriose est impliquée dans les douleurs pelviennes chroniques dans plus de la moitié des cas [127

Cliquez ici pour aller à la section Références, 128

Cliquez ici pour aller à la section Références, 129

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Si elle survient classiquement entre 20 et 50 ans, la prévalence de l'endométriose chez les adolescentes souffrant de douleurs pelviennes résistant aux traitements médicaux peut aller jusqu'à 70 000/100 000 [130

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Comorbidités

L'association endométriose et syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle est fréquente chez les patientes souffrant de douleur pelvienne chronique. Dans deux études prospectives, 75 % des patientes présentaient une endométriose active, 75 à 82 % une cystite interstitielle et 65 % simultanément les deux pathologies [131

Cliquez ici pour aller à la section Références, 132

Cliquez ici pour aller à la section Références]. D'une manière générale, la prévalence de l'endométriose est plus élevée en cas de cystite interstitielle [133

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Douleurs digestives

 

Syndrome de l'intestin irritable

 
Incidence et prévalence

Une étude descriptive des symptômes fonctionnels digestifs dans la population générale française a mis en évidence que 70 % des sujets présentaient des plaintes digestives dont 9 % étaient rapportées à une pathologie organique présumée et 61 % à des symptômes fonctionnels digestifs [134

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les taux de prévalence du syndrome de l'intestin irritable dans les pays occidentaux sont de 10 à 15 000/100 000, avec un ratio de deux à trois femmes atteintes pour un homme [135

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le syndrome de l'intestin irritable est défini par des critères internationaux (critères de Rome 3) [136

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cependant, il existe des variations dans l'interprétation de ces critères au sein des études épidémiologiques publiées. Ainsi, une étude française a souligné la grande variété des taux de prévalence en fonction des critères retenus, pouvant aller de 12 000/100 000 sur des critères ne faisant pas de références à la durée des symptômes, à 2600/100 000 si on tient compte de ce facteur en principe nécessaire à la définition [137

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Aux États-Unis, la prévalence du syndrome de l'intestin irritable apparaît similaire à celle d'autres pathologies chroniques telles que l'asthme, l'insuffisance coronarienne, le diabète, l'hypertension artérielle et la migraine [138

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Comorbidités

 
Douleurs pelviennes chroniques

Trente-cinq pour cent de patientes suivies en gastro-entérologie pour un syndrome de l'intestin irritable souffrent de douleurs pelviennes chroniques [139

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des symptômes évoquant un syndrome de l'intestin irritable sont retrouvés chez 39 % des patientes suivies pour douleurs pelviennes chroniques [140

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Antécédents d'abus sexuels

De façon similaire à la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique chez l'homme, au syndrome de la vessie douloureuse/cystite interstitielle et à la vulvodynie chez la femme, la littérature suggère une association entre troubles fonctionnels digestifs et antécédents d'abus sexuels [141

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Proctalgies fugaces

Quatorze pour cent des adultes de la population générale rapportent la survenue de symptômes de proctalgie fugace au moins une fois par an. La prévalence des proctalgies fugaces est identique chez les hommes et les femmes et elles débutent rarement avant la puberté. Les proctalgies fugaces seraient plus fréquentes chez les patients présentant d'autres maladies de l'appareil digestif [142

Cliquez ici pour aller à la section Références, 143

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Aspects économiques

L'impact économique est à décliner en termes de coûts directs (dépenses liées aux consultations médicales, dépenses pharmaceutiques, thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses, explorations complémentaires, séjours hospitaliers, consultations et soins infirmiers) et de coûts indirects (altération de la qualité de vie, perte d'autonomie, absentéisme, perte de productivité, perte d'emploi, traitements spécifiques de la dépression et des pathologies associées).

Les données ci-dessous doivent être pondérées par le fait que les méthodologies de recueil des lignes de dépenses varient selon les études. Les sources interrogées sont également variables : organisme de couverture sociale ou société d'assurance privée ou publique, ce qui peut en limiter la généralisation.

 

Syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique

Le coût annuel global est d'approximativement 84 millions de dollars aux États-Unis d'après Duloy et al. [144

Cliquez ici pour aller à la section Références], dont 35 millions liés aux hospitalisations, 24 aux soins de chirurgie ambulatoire, 16 aux admissions aux urgences et quatre aux consultations externes. Les coûts directs et indirects, coûts d'hospitalisation exclus, engendrés par une cohorte de 167 patients ont été évalués à 4397 dollars par an et par patient [145

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Au sein de cette même cohorte, 26 % des patients ont subi des pertes de leurs revenus personnels d'une moyenne de 551 dollars pour la même période.

 

Syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle

Wu et al. [146

Cliquez ici pour aller à la section Références] ont estimé les coûts générés au cours de la première année après le diagnostic au sein d'une population de 769 sujets atteints âgés de moins de 65 ans. Les coûts directs et les coûts indirects se sont avérés supérieurs de 130 % et de 84 % respectivement, par rapport à un groupe témoin de patients suivis mais non atteints de cystite interstitielle. De façon similaire, une étude contrôlée de 239 patientes, basée sur les données d'un organisme d'assurance-santé de l'agglomération de Portland, a retrouvé que les coûts directs par patientes et par an étaient supérieurs de 4000 dollars aux coûts de santé générés par un groupe témoin apparié pour l'âge [147

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les dépenses de santé liées au syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique et au syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle sont similaires : 3631 dollars par an et par patient sur une série de 62 patients souffrant de syndrome douloureux pelvien chronique et 3017 dollars par an et par patiente sur une série de 43 femmes porteuses de cystite interstitielle [148

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Syndrome de l'intestin irritable

En France, les coûts directs sont de l'ordre de 860 euros par an et par patient [149

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Aux États-Unis, les coûts directs ont été estimés à plus de 4000 dollars par patients et par an. Les patients atteints dépensent en moyenne 288 dollars en trois mois pour leur prise en charge [150

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les coûts supportés par les employeurs des patients atteints (absentéisme, assurances, perte de productivité) sont 1,5 supérieurs aux charges générées par des patients non atteints par le syndrome de l'intestin irritable [151

Cliquez ici pour aller à la section Références].

L'impact économique des autres manifestations douloureuses pelvi-périnéales est très peu documenté. Une étude prospective longitudinale publiée en 1997 a mesuré les dépenses de soins pour les fibromyalgies à 3784 dollars (ajustés pour la valeur de l'US dollar de 2005) [152

Cliquez ici pour aller à la section Références]. À noter qu'il n'existe aucune étude médico-économique concernant les névralgies pudendales.

 

En résumé

L'impact économique est comparable aux coûts engendrés par d'autres pathologies chroniques très répandues telles que les neuropathies périphériques (coût annuel par patient : 1087 dollars), les lombalgies chroniques (4256 dollars), la polyarthrite rhumatoïde (6710 dollars) (sommes ajustées à la valeur de l'US dollar 2005) [144

Cliquez ici pour aller à la section Références, 148

Cliquez ici pour aller à la section Références, 153

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Les coûts sont nettement supérieurs à ce qu'auraient pu laisser présager les taux de prévalence : l'absence de Gold Standard concernant les tests diagnostiques, l'absence d'arbre décisionnel consensuel et validé pour les investigations complémentaires et l'utilisation souvent hors AMM de traitements dont les indications et l'efficacité s'appuient sur un faible niveau de preuve peuvent expliquer le surcoût substantiel lié aux douleurs pelvi-périnéales chroniques.

 

Conclusion

Les prévalences des douleurs pelvi-périnéales chroniques sont d'environ 10 000/100 000 pour le syndrome douloureux pelvien chronique/prostatite chronique, 239 à 306/100 000 pour le syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle, 15 000 à 20 000/100 000 pour les douleurs épididymo-testiculaires après vasectomie, 14 000/100 000 pour la dyspareunie profonde de la femme, 1000 à 9000/100 000 pour les douleurs en rapport avec l'éjaculation ou l'orgasme chez l'homme, 15 000 à 21 500/100 000 pour les douleurs pelviennes chroniques de la femme dont un tiers en rapport avec une endométriose. La fréquence des autres douleurs pelvi-périnéales chroniques est peu documentée dans la littérature.

Les coûts engendrés par les douleurs pelvi-périnéales chroniques apparaissent nettement supérieurs à ce qu'auraient pu laisser présager les taux de prévalence.

La fréquence des associations de pathologies pelviennes entre elles, leurs facteurs de risques, terrains, modes de survenue et comorbidités communs suggèrent une possible origine physiopathologique commune.

Ces données épidémiologiques soulignent l'intérêt d'une vision holistique et multidisciplinaire des douleurs pelvi-périnéales chroniques pour une meilleure compréhension des mécanismes incriminés sous-tendant la prise en charge thérapeutique.

 

Conflit d'intérêt

Aucun.

 
Remerciements

Les auteurs remercient le Dr Emeric Lacarrière pour son aide à la traduction en anglais du résumé.

   

 



Tableau 1 - Prévalence et incidence de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique.
Auteur  Pays  Patients (nombre)  Âge moyen (ans)  Méthodologie  Critères diagnostiques  Prévalence (/100 000)  Incidence (/100 000 par an) 
Moon et al. (1997) [13 États-Unis  184  <50  Étude transversale  Questionnaire  5000   
Roberts et al. (1998) [5 États-Unis  2115  55  Étude transversale rétrospective  Diagnostic médical  9000   
Mehik et al. (2000) [17 Finlande  1832  20–59  Étude transversale  Questionnaire  14 200  378 
Ku et al. 2001 [6 Corée  16 321  20  Étude transversale  NIH-CPSI  6000   
Nickel et al. (2001) [7 Canada  868  52,1  Étude transversale  NIH-CPCI  9700   
Roberts et al. (2002) [8 États-Unis  1541  62,9  Étude de cohorte non contrôlée  NIH-CPSI  12 000   
Rizzo et al. (2003) [18 Italie  8503  47,1  Étude transversale  Dossiers+questionnaire  12 800   
Nickel et al. (2005) [86 Canada  8712  50  Étude transversale  NIH-CPSI  2700   
Clemens et al. (2005) [20 États-Unis  413  52,9  Étude de cohorte rétrospective  NIH III    330 
Kunishima et al. (2006) [9 Japon  512  52,5  Étude transversale  NIH-CPSI  4900   
Marszalek et al. (2007) [22 Autriche  1765  46,3  Étude transversale  NIH-CPSI  2700   
Walz et al. (2007) [15 Canada  1273  57,6  Étude transversale  NIH-CPSI  10 500   
Hu et al. (2007) [27 États-Unis  2301  30–79  Étude transversale  NIH-CPSI  6500   
Bartoletti et al. (2007) [34 Italie  5540  34,9  Étude cas–témoin prospective contrôlée  NIH-CPSI+NIH III  13 800   
Lee et al. (2007) [33 Malaisie  3147  20–50  Étude transversale  NIH-CPSI  8700   
Tripp et al. (2008) [21 Canada  264  17,5  Étude transversale  NIH-CPSI  8300   
Ejike et Ezeanyika 2008 [16 Nigeria  1570  48  Étude transversale  NIH-CPSI  12 210   
Liang et al. (2009) [12 Chine  12 743  34,5  Étude transversale  NIH-CPSI  8400   
Ferris et al. (2009) [11 Ausralie  1373  44,8  Étude transversale  NIH-CPSI  2000   

 

Légende :
Le taux de prévalence est exprimé en nombre de cas sur 100 000.
Le taux d'incidence est exprimé en nombre de nouveaux cas sur 100 000 par an.
Critères diagnostiques : NIH-CPSI : questionnaire symptomatique du NIH sur la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique ; NIH III : douleur pelvienne génito-urinaire sans bactéries évoluant depuis au moins trois mois parfois associée à des troubles mictionnels et sexuels, inflammatoire (IIIA) ou non (IIIB) selon la présence ou non de leucocytes dans les sécrétions prostatiques, les urines recueillies après massage prostatique ou le sperme.
 

Tableau 2 - Prévalence et incidence du syndrome de vessie douloureuse/cystite interstitielle.
Auteur  Pays  Patients (nombre)  Âge moyen (ans)  Méthodologie  Critères diagnostiques  Prévalence (/100 000)  Incidence (/100 000 par an) 
Curhan et al. (1999) [38 États-Unis  184 583  30–55  Étude transversale  Auto-questionnaire  52–67   
Nickel et al. (2005) [86 Canada  8712  50,2  Audit prospectif auprès d'urologues  O'Leary-Sant  Femmes : 7800
Hommes : 2800 
 
Leppilahti et al. (2005) [39 Finlande  2000  53  Étude transversale  O'Leary-Sant  300   
Clemens et al. (2005) [48 États-Unis  256 953  25–80  Étude de registre  Pré-établis
Critères ICS
+Cystoscopie
Hydrodistension 
41–197
1,158–28
2,99–19
8–45 
Femmes : 210
Hommes : 4 
Temml et al. (2007) [40 Autriche  891  49,1  Étude transversale  O'Leary-Sant  306   
Clemens et al. (2007) [57 États-Unis  5506  30–79  Étude transversale  Questionnaire PUF  Femmes : 830–2710
Hommes : 250–1210 
 
Rosenberg et al. (2007) [44 États-Unis  1218  18–71  Étude transversale  O'Leary-Sant
Questionnaire PUF 
570
12 600 
 
Inoue et al. (2009) [58 Japon  32 074  22–88  Étude transversale  O'Leary-Sant    265 

 

Légende :
Le taux de prévalence est exprimé en nombre de cas sur 100 000.
Le taux d'incidence est exprimé en nombre de nouveaux cas sur 100 000 par an.
 

Tableau 3 - Comparaison de la prévalence du syndrome de la vessie douloureuse/cystite interstitielle avec les autres pathologies chroniques.
Pathologies  Prévalence (/100 000)  Références 
Syndrome de la vessie douloureuse/cystite interstitielle  209–306  [36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48
Maladie de Crohn  140  [49
Polyarthrite rhumatoïde  400  [50
Insuffisance rénale chronique  330  [51
Non terminale  26   
Patients dialysés  51,3   
Diabète  3060  [52
Asthme  6000  [53
Hypertension artérielle  31 000  [54

 

Légende :
Les taux de prévalence sont exprimés en nombre de cas sur 100 000.
 
 
 

Références

 

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