Épidémiologie d’une cohorte de 450 lithiases urinaires au CHU Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou (Burkina Faso)

25 octobre 2013

Auteurs : F.A. Kaboré, T. Kambou, B. Zango, A. Ouattara, M. Simporé, C. Lougué/Sorgho, E. Lechevalier, G. Karsenty
Référence : Prog Urol, 2013, 12, 23, 971-976
Objectif

Rapporter les caractéristiques épidémiologiques et diagnostiques de la lithiase urinaire dans la ville de Ouagadougou.

Patients et méthodes

Une étude rétrospective à visée descriptive d’une cohorte de lithiases urinaires a été menée de janvier 2009 à décembre 2011 au service d’urologie du centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou. Les patients inclus dans cette étude avaient un dossier médical archivé comportant les informations minimales suivantes : l’âge, le sexe, la profession, la résidence, une observation médicale complète et les données de l’imagerie médicale.

Résultats

Quatre cent cinquante patients d’âge médian 35ans (EIQ : [26 ; 46]) ont été inclus dans cette étude. La prévalence de la lithiase urinaire était de 12,52 %. Il existait une prédominance du sexe masculin avec un sex-ratio de 1,91. La colique néphrétique retrouvée chez 32 % des patients était le principal motif de consultation. La bilharziose urinaire était le principal facteur étiologique corrélé à la survenue de la lithiase urinaire (p <0,05). La majorité des calculs dans notre étude étaient localisées sur le haut appareil urinaire (86,5 %). Les complications étaient dominées par les infections urinaires (45,2 %) et l’insuffisance rénale obstructive (8,9 %).

Conclusion

Les caractéristiques de la lithiase urinaire dans notre centre étaient similaires à celles rapportées dans de nombreux pays en voie de développement et semblaient évoluer vers celles des pays industrialisés.




 




Introduction


La lithiase urinaire est l'une des plus anciennes affections de l'homme dont la connaissance remonte à la haute antiquité [1]. Pathologie hautement récidivante, la lithiase urinaire est responsable de plusieurs hospitalisations dans les services d'urologie et peuvent être responsables de nombreuses conséquences fonctionnelles rénales [2, 3]. Dans les pays développés, la fréquence de la lithiase rénale a considérablement augmenté ces dernières décennies parallèlement à l'amélioration du niveau de vie des populations [4]. Le risque de développer une lithiase urinaire serait de 5 à 9 % en Europe, 12 % au Canada et 13 à 15 % aux États-Unis d'Amérique (USA) [1]. Peu d'études existent sur l'épidémiologie réelle de la maladie lithiasique urinaire au Burkina Faso et dans les autres pays en développement [5, 6]. L'épidémiologie de la lithiase en Afrique est peu connue au regard du faible taux de fréquentation des structures de santé et de l'absence d'étude étendue à la population générale. Le but de ce travail était de rapporter les aspects épidémiologiques et de décrire les caractéristiques diagnostiques de la lithiase urinaire en milieux urologique dans la ville de Ouagadougou au Burkina Faso.


Patients et méthodes


Il s'agit d'une étude rétrospective descriptive d'une cohorte de patients ayant des calculs urinaires dans la ville de Ouagadougou sur une période de trois ans (janvier 2009-décembre 2011). L'étude a été menée au service d'urologie du CHU Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou. Ont été inclus dans cette étude tous les patients ayant une lithiase urinaire dont les dossiers médicaux archivés comportaient les informations minimales suivantes : l'âge, le sexe, la profession, la résidence et une observation médicale complète (anamnèse, antécédents, examen clinique et les données de l'imagerie médicale). Une enquête nutritionnelle a été réalisée pour déterminer la fréquence de consommation d'aliments lithogènes. Une consommation quotidienne régulière de ces aliments jugée excessive par les patients était prise en compte. Les patients ont été répartis selon leur lieu de résidence en trois groupes climatiques :

zone aride sahélienne au nord : moins de 600mm de pluviométrie par an et amplitudes thermiques élevées (15-45° C) ;
zone humide au sud : plus de 900mm de pluie par an et des températures moyennes relativement basses ;
zone semi-humide au centre : zone intermédiaire pour les températures et les précipitations.


Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux des patients, des registres de consultation et d'hospitalisation. Elles ont été saisies et analysées à l'aide du logiciel SPSS.17. Les données ont été analysées en termes d'effectifs, de fréquences, médianes et intervalles interquartiles (EIQ). Une analyse statistique univariée utilisant le test du Chi2 a été utilisé pour évaluer la corrélation entre variables indépendantes. Une valeur de p <0,05 était considérée comme significative.


Résultats


Durant la période d'étude, 450 cas de lithiases urinaires ont été colligés sur un total de 3593 patients reçus en consultation dans le service, soit une prévalence de 12,52 %. Quatre cent cinq cas ont été retenus pour cette étude selon nos critères d'inclusions.


L'âge médian des patients était de 35 ans (EIQ : [26 ; 46]). La tranche d'âge de 21 à 35ans était la plus représentée (Figure 1). Le sexe masculin était prédominant, 260 patients (65,7 %), soit un sex-ratio de 1,91 en faveur des hommes. Les fonctionnaires de l'état étaient les plus représentés (27,7 %, n =112). La répartition des patients selon leur activité socioprofessionnelle a été présentée dans le Tableau 1. Les 74,8 % des patients (n =303) résidaient à Ouagadougou (zone semi-aride) et 25,2 % dans les autres localités du pays. La répartition selon les zones de pluviométrie est rapportée sur la Figure 2.


Figure 1
Figure 1. 

Répartition des patients par tranches d'âge.




Figure 2
Figure 2. 

Répartition des patients en fonction de la zone de pluviométrie.




La colique néphrétique était le principal motif de consultation chez 32 % des patients (Tableau 2). La bilharziose urinaire, les infections urinaires bactériennes et les récidives de lithiases urinaires étaient les principaux antécédents dans respectivement 26,2 % (n =106), 18,5 % (n =75) et 9,9 % (n =40). La bilharziose urinaire était corrélée à la survenue de la lithiase urinaire (p <0,05). Vingt-deux patients (5,4 %) avaient des antécédents familiaux de lithiase urinaire. L'enquête nutritionnelle disponible pour 116 patients (28,6 %) a mis en évidence des habitudes alimentaires riches en aliments lithogènes chez 62 patients (53,4 %) (Tableau 3). L'examen physique des patients a mis en évidence les résultats suivants :

examen normal chez 371 patients (91,6 %) ;
globe vésical chez neuf patients (2,2 %) ;
gros rein chez six patients (1,5 %) ;
hématurie macroscopique chez 19 patients (4,7 %).


Les examens biochimiques avaient permis de mettre en évidence :

une insuffisance rénale (créatininémie>120μmoles/L) chez 36 patients (8,9 %) ;
une hyperuricémie chez huit patients (2 %) ;
une hyperglycémie chez dix patients (2,5 %).


L'examen cytobactériologique des urines (ECBU), réalisé chez 286 patients (70,6 %), avait permis de mettre en évidence : une hématurie chez 21 patients (38,2 %), une leucocyturie chez 20 patients (36,4 %) et une infection urinaire chez 183 patients (64 %). Les germes étaient : Escherichia coli (30 %), Staphylocoques (15 %), Klebsielles (10 %), Streptocoques (3 %), Proteus (3 %), Candida albicans (2 %) et Salmonelles (1 %).


La radiographie de l'arbre urinaire sans préparation (AUSP) a été réalisée chez 72 patients (17,8 %) dans notre étude et avait permis de mettre en évidence les lithiases dans 57 cas, soit une sensibilité de 79,2 %. Une urographie intraveineuse (UIV) a été réalisée chez 116 patients (28,6 %) et avait mis en évidence les lithiases dans 110 cas, soit une sensibilité de 94,8 %. L'échographie a été réalisée chez 331 patients et avait permis de mettre en évidence les calculs dans 316 cas, soit une sensibilité de 95,5 %. L'uroscanner a été réalisé chez 33 patients (8,1 %) et a permis de mettre en évidence les lithiases dans 32 cas (sensibilité de 97 %). Les lithiases infracentimétriques étaient les plus fréquentes (57,8 %, n =304) (Figure 3).


Figure 3
Figure 3. 

Répartition des patients en fonction de la taille des lithiases à l'imagerie médicale.




Les localisations des lithiases sur l'arbre urinaire ont été résumées dans le Tableau 4. Cinquante-huit patients (14,3 %) avaient des malformations et pathologies urinaires obstructive (Tableau 5). Les calculs étaient compliqués chez 32,1 % des patients (Tableau 6).


Discussion


La prévalence hospitalière de 12,52 % de la lithiase urinaire dans notre étude était proche de celle rapportée par Coulibaly et al. [6] dans la même ville dans un poste de consultation de néphrologie (10,49 %). Ouattara et al. [7] au Mali et Laziri et al. [8] au Maroc ont rapporté respectivement des prévalences de 6,14 % et 0,1 %. La prévalence plus élevée dans notre contexte pourrait s'expliquer par notre population d'étude qui était majoritairement urbaine à 74,8 %. La prévalence dans notre étude était cependant comparable à celle de la France qui se situe en moyenne à 10 % [4]. Nos résultats ont confirmé que la maladie lithiasique est une maladie de l'homme citadin. La population citadine, exerçant souvent des professions sédentaires et stressantes avec un dérèglement alimentaire aurait un risque lithogène plus élevé [4, 9]. En accord avec Andersen [9], la progression de la maladie lithiasique se ferait parallèlement avec la consommation en protéines elle-même directement corrélée au revenu moyen par habitant. En témoigne l'observation dans notre travail d'une consommation excessive d'aliments lithogènes chez 53,4 % des patients pour lesquels une enquête nutritionnelle a été faite. Plusieurs études successives réalisées à intervalles de temps suffisants tendaient à montrer, dans divers pays non industrialisés, une évolution progressive du profil épidémiologique des calculs vers celui observé en Europe occidentale et aux États-Unis [5].


La lithiase des pays en développement était considérée, jusqu'à une période récente, comme une lithiase particulière affectant principalement le jeune garçon de moins de cinqans et caractérisée par des calculs localisés préférentiellement dans la vessie [5, 10]. La médiane d'âge des patients de notre série était de 35ans. Ce résultat était similaire aux données récentes de la littérature présentant la maladie lithiasique urinaire comme une affection du sujet jeune entre la troisième et la quatrième décade [4, 11]. L'absence d'étude épidémiologique antérieure dans notre population ces dernières décennies ne nous a pas permis de noter cette modification de profil épidémiologique dans notre pays. Nous avons noté une prépondérance masculine avec un sex-ratio de 1,9 en faveur des hommes, proche des résultats rapportés dans la littérature [4, 7, 11].


La majorité des calculs dans notre étude étaient localisée sur le haut appareil urinaire (86,5 %) contre 12,3 % dans la vessie. Mondialement, la localisation anatomique prédominante des calculs est une évolution vers le haut appareil urinaire [4, 12]. La localisation vésicale restait préférentielle chez les patients de plus de 60ans probablement en rapport avec des obstacles sous vésicaux avec stase urinaire et une concentration élevée des urines liée à une faible diurèse.


La bilharziose urinaire était corrélée à la survenue de la lithiase urinaire dans notre étude (p <0,05). Coulibaly et al. [13] au Mali, dans une étude faites sur un ancien foyer de bilharziose urinaire dans le berceau du fleuve Niger, faisait le même constat. Les Å“ufs de bilharzies provoquent des réactions inflammatoires chroniques entraînant des sténoses urétérales. La conséquence est une stase urinaire favorisant la lithogenèse. La stase urinaire consécutive à l'obstacle lithiasique expliquerait la forte prévalence des infections urinaire dans notre travail (64 %). En accord avec Daudon et al. [5] les consultations tardives dues à l'insuffisance de couverture sanitaire et des moyens financiers insuffisants expliqueraient la fréquence élevée des complications infectieuses et de leurs conséquences (pyonéphroses, insuffisance rénale) dans les pays non industrialisés.


La composition des calculs n'a pu être précisée dans cette étude faute de pouvoir réaliser l'analyse constitutionnelle des lithiases dans notre pratique quotidienne. Des études spectrophotométriques des calculs urinaires menées dans des pays non industrialisés ont rapporté une prépondérance de l'oxalate de calcium comme constituant principal [8, 14, 15]. Une étude sur la composition des calculs urinaires par spectrophotométrie est en cours dans notre institution. Les résultats attendus nous permettrons de préciser la constitution des calculs urinaires afin de mieux comprendre la physiopathologie de la lithogenèse dans notre pays.


Conclusion


La lithiase urinaire est une pathologie dont la fréquence est en constante augmentation aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. Nous avons rapporté des caractéristiques de la lithiase urinaire proches de celles observées dans de nombreux pays en développement mais aussi se rapprochant de plus en plus de celles des pays industrialisés. Les complications étaient dominées par les infections et l'insuffisance rénale obstructive. Des études futures sur la lithiase urinaire dans la population générale permettront de mieux dresser le profil épidémiologique et de préciser les facteurs étiologiques de cette pathologie dans notre pays.


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.



☆  Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Répartition des patients selon l'activité professionnelle.
Profession  Fréquence (n Pourcentage (%) 
Fonctionnaire  112  27,7 
Ménagère  75  18,5 
Agriculteurs  74  18,3 
Élève/étudiant  64  15,8 
Commerçant/Artisan  51  12,6 
Autres  29  7,1 
 
Total  405  100 





Tableau 2 - Répartition des patients selon les motifs de consultation.
Motifs de consultation  Fréquence (n Pourcentage (%) 
Douleurs lombaires  340  84,1 
Colique néphrétique  133  32,7 
Douleurs pelviennes  132  32,6 
Dysurie  128  31,6 
Découverte échographique fortuite  62  15,3 
Hématurie macroscopique  45  11,1 
Infections urinaires  25  6,2 
Hyperthermie  12  3,0 
Rétention d'urines  2,2 





Tableau 3 - Répartition des patients selon la consommation d'aliments lithogènes.
Habitudes alimentaires  Effectifs (n =116)  Fréquences (%) 
Calcium (laitages, fromage)  26  41,9 
Protéine (poisson, viande, volaille, Å“ufs)  26  41,9 
Oxalate (chocolat, thé, oseille, épinard)  24  38,7 
Urates (rognon, foie, charcuterie, porc, gibier)  28  24,13 





Tableau 4 - Synthèse des résultats d'imagerie sur la localisation anatomique du calcul.
Localisation  Fréquence (n Pourcentage (%) 
Rein (calices)      
Droit  96  23,7 
Gauche  85  21,0 
Bilatéral  1,5 
Calcul coralliforme      
Droit  16  4,0 
Gauche  12  3,0 
Bassinet     
Droit  21  5,2 
Gauche  32  8,0 
Uretère lombaire      
Droit  22  5,4 
Gauche  2,2 
Uretère iliaque      
Droit  12  3,0 
Gauche  2,2 
Uretère pelvien      
Droit  17  4,2 
Gauche  13  3,2 
Vessie   50  12,3 
Urètre   1,2 
 
Total  405  100 





Tableau 5 - Répartition des patients en fonction des complications.
Complications  Fréquence (n Pourcentage (%) 
Urétéro-hydronéphrose  81  62,3 
Mutité rénale  5,4 
Pyonéphrose  4,6 
Insuffisance rénale aiguë  36  27,7 
 
Total  130  100 





Tableau 6 - Pathologies et malformations urinaires associées.
Pathologies et malformations urinaires associées  Fréquence (n Pourcentage (%) 
Syndrome de la jonction pyélo-urétérale  12  20,7 
Méga uretère primitif  3,4 
Obstacles urétroprostatiques  23  39,6 
Sténose urétérale  14  24,1 
Sténose urétrale  12 
 
Total  58  100 




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