Épidémiologie du cancer de la prostate résistant à la castration et métastatique : données françaises à partir du SNDS

25 novembre 2019

Auteurs : N. Thurin, M. Rouyer, M. Gross-Goupil, X. Rebillard, M. Soulié, T. Haaser, G. De Pouvourville, M. Pierrès, J. Chevalier, S. Lamarque, J. Jové, E. Bignon, C. Droz-Perroteau, N. Moore, P. Blin
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 699
Objectifs

Le cancer de la prostate est le 1er cancer chez l’homme. Il peut évoluer vers un stade métastatique et résistant à la castration (mCRPC). Très peu de données épidémiologiques sont disponibles sur le mCRPC. La base du Système national des données de santé (SNDS) couvrant l’ensemble de la population française offre les informations médicales individuelles nécessaires pour estimer la prévalence et l’incidence du mCRPC.

Méthodes

Un algorithme visant à identifier les patients ayant un mCRPC en 2014 parmi les hommes de plus de 40 ans affiliés au régime général, a été développé, validé et appliqué dans le SNDS sur la période 2009–2016. La date de résistance à la castration et la date de première prise en charge des métastases ont été estimées en se basant sur les actes médicaux (prostatectomie, radiothérapie, etc.), les diagnostics hospitaliers, la réalisation d’examen médicaux, et les dispensations et administration de médicaments capturés dans le SNDS (hormonothérapie classique et de nouvelle génération, chimiothérapie, etc.). Les résultats ont été extrapolés à l’ensemble de la population française.

Résultats

En 2014, le nombre estimé de cas prévalents de cancer de la prostate était de 488 618 dont 36 590 métastatiques (7,5 %) et 24 096 résistants à la castration (4,9 %), pour un total de 16 423 mCRPC (3,4 %). Dans 52 % des cas, la résistance à la castration et la prise en charge des métastases ont été détectées dans un intervalle de 4 mois. Les métastases ont précédé de plus de 4 mois la résistance à la castration dans 30 % des cas. Les mCRPC incidents étaient 5561 en 2014. Au 31/12/2014, la prévalence partielle à 5 ans du cancer de la prostate était de 185 322 et de 3596 chez les mCRPC.

Conclusion

La richesse des données du SNDS a permis la mise en œuvre d’un algorithme complexe capable d’identifier les patients mCRPC et d’actualiser les données épidémiologiques associées.




 




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L'étude CAMERRA est réalisée par la plateforme Bordeaux PharmacoEpi en collaboration avec le laboratoire Janssen® et supervisée par un comité scientifique constitué d'experts indépendants.






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