Epidémiologie des cancers de la prostate en Limousin

30 juillet 2002

Mots clés : Cancer, Épidémiologie, Limousin, mortalité, prostate.
Auteurs : DRUET-CABANAC M., COLOMBEAU P., PREUX P-M., PAULHAC P., VERGNENEGRE A., DUMAS J-P.
Référence : Prog Urol, 2002, 12, 226-231
Objectif: En France, le cancer de la prostate est la localisation cancéreuse la plus fréquente chez l'homme et son incidence augmente avec l'âge des patients. Il occupe la 4ème place en terme de mortalité. Le Limousin, région la plus âgée de France, s'est dotée en 1998 d'une structure d'enregistrement régionale des nouveaux cas de cancers. L'objectif de cette étude était d'analyser les données d'incidence et de mortalité du cancer de la prostate en région Limousin pour l'année 1998. Matériel et méthodes: A partir des données du registre des cancers et des données de mortalité du service d'information sur les causes médicales de décès, il a été réalisé un enregistrement de tous les nouveaux de cancers et de tous les cas de décès par cancers de la prostate des patients domiciliés en Limousin en 1998. Une comparaison des taux standardisés d'incidence et de mortalité a été réalisée avec les données françaises.
Résultats : Le taux brut d'incidence retrouvé en Limousin était de 149,5 pour 100.000 habitants et le taux standardisé par rapport à la population française de 124. Ces taux étaient significativement plus élevés que ceux retrouvés en France. Le taux de mortalité par cancers de la prostate en Limousin était de 29,2 décès pour 100 000 habitants et était plus élevé que celui retrouvé pour la France entière.
Conclusion : Au vue des données de l'année 1998, le cancer de la prostate est un problème important de santé publique dans la région Limousin. Cette sur-incidence pourrait être liée à la méthodologie utilisée, à la sensibilisation des médecins traitants aux problèmes du cancer de la prostate qui n'hésitent pas à demander en dépistage individuel un taux de l'antigène prostatique spécifique (PSA) ou à l'existence de facteurs de risque spécifiques à la région Limousin. Des études complémentaires s'avèrent nécessaire en Limousin.



Le cancer de la prostate était, en France en 1995, le cancer le plus fréquent chez les hommes (estimé à 26.474 nouveaux cas) devant les cancers du poumon (18.713) et les cancers du côlon-rectum (18.107) [14]. Sa part relative parmi les autres cancers était de 19,6%. En France, l'épidémiologie des pathologies cancéreuses fréquentes et en particulier, l'étude des cancers de la prostate, a fait l'objet de plusieurs études qui ont montré qu'il existait une augmentation constante depuis les années 1970 de l'incidence de ce cancer [8, 13, 18]. Durant la période 1988-1992, la probabilité pour un homme résidant en France d'avoir un cancer de la prostate au cours de sa vie était évaluée à 7,9% (soit 1 homme sur 13). L'incidence de ce cancer augmente avec l'âge. En 1995, les taux bruts d'incidence étaient estimés à 93,7 pour 100 000 habitants, avec un pic maximum de 1 072,5 dans la tranche d'âge 80-84 ans [14].

Le Limousin est une région formée de 3 départements (la Haute-Vienne, la Corrèze et la Creuse). La taille de population de cette région (710.939 habitants en 1999) est similaire à celle d'un département comme celui de l'Hérault [9]. Elle est la région la plus âgée de France. Au recensement de 1999, 20,5% de la population masculine avaient plus de 65 ans et 11,8 % avaient plus de 75 ans (en France, 13,9% étaient âgés de plus de 65 ans et 5,7% avaient plus de 75 ans) [9]. En 1998, la région Limousin s'est dotée d'une nouvelle structure épidémiologique chargée de fournir des indicateurs de morbidité de la pathologie cancéreuse, le Registre Général des Cancers en Région Limousin. Il assure le recensement de tous les nouveaux de cancers domiciliés dans les 3 départements de la région.

Etant donné les caractéristiques de la population masculine du Limousin et l'existence du Registre des cancers, il a été décidé de réaliser une approche épidémiologique orientée vers l'incidence et la mortalité du cancer de la prostate dans la région du Limousin.

Matériel et méthodes

Depuis 1998 [17], le Registre Général des Cancers en Région Limousin recueille, de façon continue et exhaustive, l'ensemble des nouveaux cas de cancers des patients qui sont domiciliés dans l'un des 3 départements de la région Limousin (Haute-Vienne, Corrèze et Creuse).

Tous les nouveaux cas de cancers de la prostate (tumeurs malignes primitives invasives ou microinvasives) notifiés et vérifiés en 1998 au Registre Général des Cancers en Région Limousin ont été inclus dans cette étude. Le recueil des données faisait partie de l'enquête permanente du registre qui recense de manière mixte (passive et active) tous les nouveaux cas de cancer de la région. Les sources de notifications étaient multiples. Elles regroupaient toutes les sources départementales, régionales et extra-régionales susceptibles de déclarer les nouveaux cas. Il s'agissait des laboratoires d'Anatomo-pathologie (publics et privés), des services hospitaliers, des cliniques privées, des médecins praticiens (généralistes ou spécialistes) et des Départements d'Information Médicale des établissements hospitaliers. Pour enregistrer les patients domiciliés en Limousin mais diagnostiqués ou traités en dehors de la région, une demande d'information complémentaire a été effectuée auprès des Centres de Lutte Contre le Cancer des régions avoisinantes. Il n'a pas été possible de compléter ces sources par les données des caisses d'assurance maladie des 3 départements (affections longue durée pour une prise en charge d'une maladie cancéreuse).

Pour chaque nouveau cas de cancer, 2 types d'informations sont enregistrées : des données démographiques (âge, sexe, lieu de naissance, lieu de résidence (commune, médecin traitant) et des données médicales (date de diagnostic, la topographie de la tumeur selon la classification internationale des maladies 10ème édition (CIM-10) [15] ; la morphologie microscopique du cancer selon la classification internationale des maladies - Oncologie 2ème édition (CIMO-2) en complément de la CIM 10 [15] ; le stade tumoral (pTNM); la classification clinique; le laboratoire de notification et le numéro d'examen). Les règles de codification utilisées suivaient les directives du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) [10, 16]. Un contrôle de la qualité des données a été effectué à différents niveaux et permettait de contrôler la validité et la qualité des données recueillies. Un contrôle des doublons était réalisé lors de la saisie et lors de l'analyse. Les dossiers incomplets ou 'douteux' ont été réexaminés par le médecin du Registre et des informations complémentaires ont été demandées au médecin traitant ou à l'anatomo-pathologiste.

Toutes les données recueillies ont été saisies sur le logiciel EPI-MUST®, logiciel de saisie des données du Registre des cancers. Les statistiques ont été réalisées à partir du logiciel Statview 5.0®. Une comparaison des taux bruts d'incidence entre les données 1998 et celles des années 1988-1989 a été possible grâce à l'existence d'une structure entre 1988 et 1989 qui enregistrait, à cette époque, les nouveaux cas de cancers en Limousin (Comité d'Organisation, de Prévention et d'Actions Sanitaires) [6].

Une analyse de la mortalité par cancer de la prostate a été réalisée grâce à la base de données du service d'information sur les causes médicales de décès (SC8) de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM). Ce service est chargé de l'élaboration et de la diffusion de la Statistique nationale des causes de décès. La base de données consultée était la base de données disponible sur le site internet du SC8 à l'adresse suivante : http://sc8.vesinet.inserm.fr:1080/. Une interrogation des données de mortalité par cancers de la prostate, par tranches d'âge, pour la France et pour la région Limousin entre les années 1985 et 1998 a été réalisée.

Les populations de référence pour calculer les taux bruts et standardisés d'incidence étaient celles du recensement 1999 de la population française [9] et celle du CIRC pour les taux standardisés à la population européenne ou mondiale [19].

Résultats

Au total, en 1998, 3.423 nouveaux cas de cancers ont été notifiés pour l'ensemble de la région Limousin au Registre des cancers du Limousin (2.045 hommes, 1.378 femmes). Parmi ces nouveaux cancers 514 étaient des cancers de la prostate (25,1% de l'ensemble des cancers chez l'homme). La répartition par département était la suivante : 243 nouveaux cas en Haute-Vienne (47,3%), 205 en Corrèze (39,9%) et 66 en Creuse (12,8%). L'âge moyen, en Limousin, au moment du diagnostic était de 72,5 (± 8,3) années, de 72,4 (± 9,0) années en Haute-Vienne, de 72,5 (± 7,9) années en Corrèze et de 72,6 (± 7,0) années en Creuse. Le calcul des taux d'incidence (bruts et standardisés selon les populations de référence) par département, est résumé Tableau I.

La moyenne d'âge au moment du diagnostic était de 72,5 (± 8,3) années. Il n'existait pas de différence statistiquement significative de la moyenne d'âge selon les départements. La distribution des taux bruts d'incidence par tranches d'âge est présentée Figure 1.

Figure 1 : Evolution des taux bruts d'incidence par tranches d'âge (données Limousin 1998).

Il existait une distribution bi-modale (entre 70 et 74 ans (689,3 pour 100 000 hommes par an) et entre 80 et 84 ans (841,2 pour 100 000 hommes par an)). Les taux bruts d'incidence augmentaient rapidement après 60 ans. La variation des taux bruts d'incidence entre 1988-1989 et 1998 montrait une augmentation de 7,7% entre ces 2 périodes. La probabilité d'avoir un cancer de la prostate en Limousin était de 2,3% (soit 1 homme sur 44) entre 0 et 64 ans et de 8,6% (soit 1 homme sur 12) entre 0 et 74 ans.

Le nombre moyen de déclaration était de 1,8 (± 0,8) déclarations par cas (minimum : 1 ; maximum : 4). Les laboratoires d'anatomo-pathologie avaient déclaré 99 % des nouveaux cas de cancer de la prostate de la région et le type histopathologique le plus souvent retrouvé était un adénocarcinome (98%).

L'analyse des taux standardisés de mortalité (population de référence : Europe) par cancer de la prostate montrait une diminution de ces taux à partir du début des années 1990 mais ces taux étaient plus élevés en région Limousin que pour le reste de la France. L'évolution de ces taux est représentée Figure 2.

Figure 2 : Evolution des taux standardisés de mortalité par cancers de la prostate entre 1985 et 1998 (données SC8 INSERM).



DISCUSSION

Sur une année (1998), 514 patients domiciliés en Limousin et atteints d'un nouveau cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués et notifiés au Registre Général des Cancers en Région Limousin. Ce cancer représentait la première localisation cancéreuse chez l'homme (25,1%) devant les cancers du côlon-rectum (12%) et les cancers broncho-pulmonaires (10,5%). Les données FRANCIM de l'année 1995 [14], estimaient le nombre de nouveaux cas de cancers de la prostate pour la France entière à 26.474 soit 19,6% des cancers chez l'homme. La proportion de nouveaux cancers de la prostate était plus importante en Limousin que pour la France entière.

L'analyse des nouveaux cas de cancers de la prostate mettait en évidence une répartition inégale des cas selon les départements. 47,3% des nouveaux cas étaient domiciliés en Haute-Vienne, 39,9% en Corrèze et seulement 12,8% en Creuse. Les taux d'incidence standardisés à la population française montraient qu'il existait une sur-incidence en Corrèze (145,2 pour 100.000 hommes) et en Haute-Vienne (129,2) par rapport à la région (124) et à la Creuse (76,3). Cette répartition inégale du nombre de nouveaux cas selon les départements pourrait être expliquée par la disparité de l'offre de soins dans les 3 départements. En effet, on dénombrait 9 urologues en Haute-Vienne, 4 en Corrèze et l'absence d'urologue installé à temps complet dans le département de la Creuse. Concernant le nombre de spécialistes en cancérologie-radiothérapie, il existait également une disparité de l'offre puisque l'on comptait 25 praticiens en Haute-Vienne, 15 en Corrèze et aucun en Creuse. La comparaison des données du Registre des cancers du Limousin avec les taux standardisés d'incidence 1995 [9] par rapport à la population européenne du Réseau FRANCIM (Tableau I), mettait en évidence des taux plus élevés pour l'incidence du cancer de la prostate en Limousin que pour le reste de la France. Cependant, cette constatation doit tenir compte de l'évolution possible des données nationales qui augmente depuis 1975 [13, 14]. En effet, les données du Limousin concernaient l'année 1998 alors que les données nationales estimaient l'année 1995. Une comparaison devra être effectuée avec les données 1998 lorsqu'elles seront disponibles. L'analyse des taux standardisés de mortalité par cancers de la prostate retrouvait également des taux toujours plus élevés, même si la variation des décès en Limousin suivait une évolution parallèle à celle observée pour la France.

Le vieillissement de la population et l'augmentation progressive de l'espérance de vie doivent faire réfléchir sur les attitudes à tenir vis à vis du dépistage du cancer de la prostate. Autrefois, les hommes porteurs de cancers de la prostate mouraient d'une autre cause avant que le cancer n'ait pu entraîner la mort ou même s'exprimer cliniquement. Les séries de nécropsie ont montré que des foyers microscopiques d'adénocarcinomes prostatiques débutaient vers la 4ème décennie et augmentaient progressivement avec l'âge. La phase où le cancer est suffisamment évolué pour être détectable mais encore limité pour être curable (fenêtre de curabilité) serait accessible à un dépistage [11, 12].

Aujourd'hui, il existe des outils pour pratiquer ce dépistage (le toucher rectal et le dosage des PSA). L'échographie endorectale et la biopsie transrectale échoguidée peuvent compléter cet arsenal d'outils diagnostiques. En parallèle, les méthodes thérapeutiques ont également évolué et de nouvelles techniques comme la brachythérapie prostatique sont apparues. Il existe donc aujourd'hui des méthodes permettant de traiter le cancer de la prostate avec efficacité tout en espérant conserver les capacités sexuelles des patients [2, 3, 7].

Le dépistage de masse n'est pas conseillé par l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES) [1], le transformant en dépistage individuel car il n'existait pas pour les experts, de niveau de preuve suffisant qu'un dépistage de masse aurait un impact sur la survie spécifique. La logique médico-économique et la vérité médicale peuvent être opposées. Si les coûts induits par le dépistage et le traitement du cancer de la prostate sont importants pour l'assurance maladie, le nombre d'années de vie gagnées par les individus guéris d'un cancer de la prostate n'est pas négligeable [4, 5]. Compte tenu du résultat des données retrouvées en Limousin (incidence et mortalité) et de la structure d'âge de la population qui préfigure celle de la France en 2030, il pourrait être intéressant d'étudier en Limousin l'impact d'un dépistage systématique du cancer de la prostate ciblée chez les hommes entre 50 et 65 ans.

Pourquoi retrouve-t-on des taux de cancers de la prostate et une mortalité, indépendamment de la structure d'âge de la population masculine, plus élevés en Limousin? Cette sur-incidence pourrait être liée à la méthodologie utilisée, à la sensibilisation des médecins traitants aux problèmes du cancer de la prostate qui n'hésitent pas à demander en dépistage individuel un taux de l'antigène prostatique spécifique (PSA) ou à l'existence de facteurs de risque spécifiques à la région Limousin?

Devant les chiffres élevés mis en évidence par l'enregistrement 1998 des nouveaux cas de cancers de la prostate par le Registre Général des Cancers en Région Limousin et la sur mortalité par cancers de la prostate, des études complémentaires s'avèrent nécessaires. Pour expliquer ce constat retrouvé dans la population masculine de la région Limousin, le Registre des Cancers du Limousin va continuer l'enregistrement continu des nouveaux cas de cancers de la prostate et étudier l'évolution de l'incidence de ce cancer. La mesure de l'impact de l'offre de soins dans les 3 départements, l'étude des habitudes des professionnels de santé de la région par rapport au dépistage individuel et l'étude des modes de découverte des nouveaux cas de cancer de la prostate constitueront les axes principaux de recherche du Registre dans les années à venir.

Références

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