Épidémiologie des calculs urinaires dans le Sud de la France : étude rétrospective monocentrique

25 mai 2016

Auteurs : O. Menard, T. Murez, J. Bertrand, A.M. Daille, L. Cabaniols, M. Robert, R. Thuret
Référence : Prog Urol, 2016, 6, 26, 339-345
Introduction

L’incidence de la lithiase urinaire est en augmentation dans les pays industrialisés. Cette modification peut s’expliquer entre autres par des modifications alimentaires. De plus en plus de jeunes patients présentent des lithiases urinaires. L’objectif de cette étude était d’analyser et de mettre à jour l’épidémiologie des calculs dans le Sud de la France selon l’âge et le sexe.

Matériel et méthodes

Une étude monocentrique rétrospective de 2009 à juin 2015 a inclus tous les calculs urinaires analysés par spectrophotométrie infrarouge. Des groupes ont été composés selon la teneur en minéraux (oxalocalciques avec sous-type whewellite, weddellite, calculs phosphocalciques, acide urique…).

Résultats

Un total de 749 calculs ont été analysés. Le sex-ratio était de 1,96 tout âge confondu. Les calculs les plus fréquents étaient oxalocalciques (51,3 %), puis mixtes (21,2 %) et phosphocalciques (11,9 %). Les calculs oxalocalciques sont majoritairement composés de whewellite (42 %) et les calculs phosphocalciques de carbapatite (18,6 %). Les calculs de whewellite étaient plus fréquents chez les hommes (p =0,0009), de même que les calculs d’acide urique (p =0,01) et les calculs mixtes chez les femmes (p =0,00003), de même que les phosphocalciques (p =0,0005).

Conclusions

L’épidémiologie de la lithiase urinaire a changé avec une augmentation de l’incidence chez les femmes, avec des patients plus âgés. Un changement dans le type de calcul a été observé avec une augmentation de la proportion des calculs mixtes, surtout chez les femmes. Des études nutritionnelles et métaboliques sont nécessaires pour déterminer les étiologies de ce changement de composition.

Niveau de preuve

4.




 




Introduction


La lithiase urinaire est une pathologie fréquente des pays industriels. En France, la prévalence est estimée à 10 % [1]. Il y a 50 % de risque de récidive dans les 10ans [2]. L'incidence des lithiases augmente progressivement dans ces pays. La prévalence peut changer selon le sexe, l'âge, et les localisations géographiques [3]. Aux États-Unis, le sex-ratio est entre 1,5 et 2,5 et tend à diminuer à 2 [4]. En France, le sex-ratio est aux alentours de 2,1 [1].


L'augmentation de la lithiase urinaire est aussi liée à des modifications alimentaires et nutrionnelles. À notre connaissance, aucune n'étude n'a étudié les calculs dans le Sud de la France, où la température est plus importante. En effet, Daudon et al. ont montré qu'en France la répartition des calculs ainsi que de leurs composantes changeaient selon les régions [5]. Ces différences inter-régionales s'expliquaient par le climat, les habitudes alimentaires locales, le relief, la densité de population et le mode de vie. Une étude iranienne récente a permis de modéliser l'influence des changements climatiques sur la distribution des calculs [6]. Ceci pourrait donc corroborer une modification du type de calcul selon la température des régions.


L'objectif de cette étude était d'analyser l'influence de l'âge et du sexe sur l'épidémiologie des calculs urinaires dans le Sud de la France.


Matériel et méthodes


Une étude rétrospective descriptive a été réalisée au CHU de Montpellier. Avant 2009, les calculs étaient analysés par lumière polarisée pour déterminer leur composition. Depuis janvier 2009, les calculs sont analysés par spectrophotométrie infrarouge.


Tous les calculs urinaires analysés au CHU de Montpellier par spectrophotométrie infrarouge ont été inclus de janvier 2009 à juin 2015. Quand un patient a eu plusieurs analyses de calcul sur la période de 2009 à 2015, le calcul n'a été comptabilisé qu'une seule fois (dernière analyse infrarouge retenue quand il y en avait plusieurs, même en cas de modification de la composition des calculs).


Les calculs ont été recueillis soit par élimination spontanée par le patient, et/ou après traitement chirurgical (lithotritie extracorporelle, urétéroscopie, néphrolithotomie percutanée).


Afin de déterminer le type de calcul, nous nous sommes intéressés à la composition du calcul selon les différents minéraux. Plusieurs groupes ont ainsi été déterminés. Un calcul était considéré comme appartenant à un groupe si sa composition en minéral de ce groupe était supérieure à 70 %.


Nous avons ainsi déterminé les groupes de calculs purs : oxalate de calcium (sous-classe whewellite et weddellite), d'acide urique (regroupant acide urique anhydre et acide urique dihydraté), les phosphates de calcium (sous-classe brushite, carbapatite, et autres phosphates calciques regroupant la whitlockite, le phosphate amorphe de calcium carbonaté et le phosphate octocalcique pentahydraté). D'autres groupes plus rares ont également été constitués sur le même principe : cystine, struvite, protéique, médicamenteux et urate d'ammonium. Pour les calculs n'ayant pas au moins 70 % d'un composant, ils ont été classés en « calculs mixtes ».


L'analyse a porté sur l'âge et le sexe du patient. Nous n'avons pas analysé l'influence de l'IMC ; en effet, s'agissant d'une étude rétrospective, nous n'avons pas pu retrouver le poids et la taille des patients pour calculer l'IMC. Nous n'avons pas non plus étudié les types de calculs selon l'année de recueil, la période de recueil s'étalant sur 5ans et demi seulement.


Le test de Chi2 (ou le test exact de Fisher pour les petits échantillons) ont été utilisés pour les variables quantitatives. Les résultats étaient considérés significatifs pour p <0,05.


Toutes les analyses statistiques ont été réalisées à l'aide du logiciel de statistiques R via l'interface BiostaTGV® (BiostaTGV, Faculté Jussieu Paris VI, France).


Résultats


Sur la période de janvier 2009 à juin 2015, 749 calculs urinaires ont été analysés. Il y avait 496 calculs analysés chez des hommes et 253 chez des femmes. Le sex-ratio était de 1,96. La moyenne d'âge dans l'étude était de 50,7ans (Tableau 1).


L'analyse année par année des calculs a retrouvé des proportions à peu près stables des patients inclus entre 2009 et 2014 oscillant entre 95 et 122. En 2015, l'étude n'a porté que sur 6 mois (Figure 1).


Figure 1
Figure 1. 

Répartition des patients selon les années.




Concernant le groupe de calcul le plus représenté tout âge confondu, il s'agissait des calculs oxalocalciques (51,3 %), puis des calculs mixtes (21,2 %), des calculs phosphocalciques (11,9 %). Les calculs d'acide urique concernaient 11,9 % des patients. Les calculs de cystine étaient rares, et concernaient 1,2 % des calculs analysée (Tableau 2).


Nous avons également étudié la répartition des calculs selon l'âge pour les groupes les plus représentés. Les calculs oxalocalciques, majoritaires, se rencontraient dans toutes les tranches d'âge mais plus rarement chez les enfants. Les calculs phosphocalciques étaient fréquents chez les sujets jeunes et diminuaient en vieillissant. Les calculs d'acide urique concernaient principalement des patients de plus de 50ans et étaient de plus en plus fréquentes en vieillissant. Les calculs de phosphate d'infection se rencontraient principalement chez l'enfant (Tableau 3 et Figure 2). Nous avons également étudié les sous-groupes oxalocalciques et phosphocalciques (Tableau 4).


Figure 2
Figure 2. 

Répartition des principaux types de calculs selon l'âge.




Nous avons aussi étudié la composante dominante des calculs selon le sexe. Il y avait plus d'hommes que de femmes qui faisaient des calculs de whewellite (48,6 % versus 29,3 %) et d'acide urique (14,3 % versus 7 %), et plus de femmes que d'homme qui faisaient des calculs phosphocalciques (7,9 % versus 19,8 %) et mixtes (15,6 % versus 32 %) (Tableau 5).


A aussi été étudiée la répartition des composants majoritaires selon l'âge dans chaque sexe (Figure 3, Figure 4).


Figure 3
Figure 3. 

Répartition des composants majoritaires des calculs chez l'homme.




Figure 4
Figure 4. 

Répartition des composants majoritaires des calculs chez la femme.





Discussion


À notre connaissance, il s'agit d'une des premières études s'intéressant à l'épidémiologie de la lithiase urinaire dans le Sud de la France. Le calcul prédominant est celui d'oxalate de calcium (51,3 %) ; cela confirme les données de l'étude de Daudon et al. en 2008, où ces calculs représentaient 50,1 % [1]. Les calculs phosphocalciques semblent stables depuis 2008 puisqu'ils sont passés de 13,6 % à 11,9 %, mais aucun test n'a été réalisé pour voir si la différence est significative ou non. Les calculs d'acide urique sont globalement stables (12,8 % versus 11,9 % dans notre étude). Les calculs de struvite semblent en diminution (1,3 % versus 0,8 %), ce qui traduirait la poursuite de la baisse des infections urinaires à germe uréasique. La différence notable est la proportion importante de calculs mixtes, avec absence de composant majoritaire supérieur à 70 % ; en effet, de nombreux calculs sont de type oxalophosphocalcique dans l'étude. Daudon et al. en France retrouvaient aussi une stabilité des calculs de whewellite avec diminution des calculs de weddellite et baisse des calculs de struvite et augmentation des calculs phosphocalciques chez la femme [7].


Concernant l'influence du sexe sur le type de calculs, les résultats sont concordants avec Daudon et al. ; les 2 études retrouvent des calculs de whewellite plus fréquents chez l'homme, de même pour l'acide urique. Les calculs phosphocalciques sont plus fréquents chez les femmes [1]. Les calculs mixtes, oxalophosphocalciques pour la majorité sont plus fréquents chez les femmes. En effet, la p-value dans notre étude ressort significative pour tous ces paramètres.


Alaya et al. retrouvaient dans leur étude en Tunisie entre 2001 et 2010 une épidémiologie avec beaucoup plus de calculs chez des enfants (21,2 % pour les moins de 20ans), 15,7 % calculs chez des patients âgés de 17 à 39ans, 32,8 % des calculs pour des patients de 40 à 59ans, et 30,2 % des calculs chez les plus de 60ans. Le sex-ratio homme/femme était compris entre 1,3 et 1,7 selon les tranches d'âge [8]. Dans notre étude, 6,7 % des calculs se retrouvent chez des personnes de moins de 20ans, et 27,6 % moins de 40ans. La tranche d'âge présentant le plus de calcul urinaire est la tranche 60-70ans. Le sex-ratio homme/femme est inférieur à 2 pour les tranches d'âge de 10 à 60ans, et au-delà de 90ans. Le pourcentage de calcul phosphocalcique chez les plus de 90ans est difficilement interprétable de par l'effectif de cette tranche d'âge (4 calculs analysés seulement). L'épidémiologie de la lithiase urinaire semble également différente dans le Sud de la France et le Maghreb pour ce qui est de la répartition selon l'âge, probablement en raison des différences climatiques et alimentaires.


De 1976 à 2001, Daudon et al. retrouvaient 4,3 % des calculs chez des moins de 20ans, et 37,5 % des calculs chez des patients de moins de 40ans. La tranche d'âge avec le plus de calcul urinaire était la tranche 40-50ans [9]. L'âge des patients lithiasiques semble donc augmenter actuellement. Un bémol : dans notre étude, nous ne savons pas si les patients ont eu des épisodes lithiasiques auparavant. Peut-être s'agit-il des mêmes patients qui ont vieilli, ce qui expliquerait l'augmentation des tranches d'âge.


Une étude multicentrique a été réalisée en France pour évaluer l'incidence régionale de la lithiase urinaire [5]. Il n'y avait pas de différence significative pour la majorité des calculs dans le Languedoc-Roussillon et la France (whewellite 50,7 %, weddellite 21,1 %, calculs phoshocalciques 11,4 %), hormis les calculs d'acide urique (13,5 % au lieu de 10,8 % en France). Dans notre étude, on observe en comparaison une diminution des calculs de whewellite, de weddellite, avec stabilité des calculs phosphocalciques. Il ne semble donc pas y avoir d'incidence des températures élevées dans le Sud de la France. Dans l'ouest de la France, une autre étude retrouvait en 2002 un sex-ratio plus élevé que dans notre étude (2,19). Les similitudes concernent la prédominance des calculs de whewellite chez l'homme, et phosphocalciques chez la femme [10].


La difficulté de notre étude tient probablement pour la constitution des groupes. Nous venons de mettre en évidence une augmentation des calculs mixtes. Nous sommes donc passés de calculs pratiquement « pures » de minéraux, que ce soit de whewellite, weddellite, d'acide urique, à des calculs mixtes avec une part plus ou moins importante de composants phosphocalciques. Ceci explique la proportion importante de calculs mixtes dans notre étude ; la proportion était de 12 à 50 % selon les tranches d'âge.


Sas et al. retrouvaient 98 % de calculs à composante calcique sur une population pédiatrique. Les causes retrouvées étaient un faible volume d'urine, une sursaturation en éléments phosphocalciques et oxalocalciques. Il y a plus de jeunes adolescentes faisant des calculs laissant évoquer de plus une hypothèse hormonale [11]. Notre étude retrouve également des résultats similaires dans la tranche 0-10ans où les calculs phosphocalciques et mixtes représentent 57,7 % des calculs de cette population.


Entre 1990 et 2010 aux États-Unis, Moses et al. [12] retrouvaient certaines évolutions similaires des calculs à celles de notre étude. La proportion de femme présentant des calculs était en augmentation entre 1990 et 2010, mais en revanche la proportion de calcul d'acide urique chez la femme augmentait avec une diminution des calculs phosphocalciques. Chez l'homme, la proportion d'acide urique restait stable mais il y avait plus de calculs phosphocalciques Il est donc probable que l'alimentation consommée aux États-Unis soit responsable de la formation de ces calculs, et l'Europe suit avec quelques années de retard certaines modifications en raison du changement des habitudes alimentaires en Europe. Une autre étude réalisée à la Mayo Clinic retrouvait une augmentation de l'incidence des lithiases chez les femmes de 10 à 29ans avec prédominance des calculs phosphocalciques. Notre étude retrouve cette tendance également [13]. Les calculs mixtes dans notre étude sont principalement composés d'oxalate de calcium et de composés phosphocalciques. Si on regroupe dans les tranches 10-20ans et 20-30ans les calculs mixtes et phosphocalciques, la proportion de ces calculs est de 41,7 % dans chaque tranche d'âge, et 39,6 % dans la tranche 30-40ans. La proportion des calculs phosphocalciques diminue ensuite chez les personnes plus âgées. Nous avons montré dans notre étude que ce sont les femmes qui font surtout les calculs phosphocalciques. Daudon et al. retrouvaient en 2008, dans la population féminine, 31,7 % et 34,9 % de calculs phosphocalciques dans les tranches d'âges 20-30ans et 30-40ans respectivement, pour après diminuer et osciller chez la femme entre 22,5 % et 24,6 % [1]. Il semble donc y avoir une tendance à l'augmentation des calculs phosphocalciques chez les sujets jeunes, principalement chez la femme.


Bien que non décrit dans la littérature pour le moment, il serait intéressant de voir l'évolution de l'épidémiologie des calculs chez les sujets jeunes. En effet, nous avons dans nos consultations de plus en plus de sujets jeunes qui consultent. Notre étude retrouve dans la tranche 0-40ans, près de 40 % de calculs phosphocalciques et mixtes, cette proportion diminuant ensuite avec l'âge (exception de la tranche plus de 90ans en raison du faible effectif).


En Belgique, Castiglione et al. retrouvaient aussi quelques similitudes sur l'épidémiologie de la lithiase urinaire [14]. Le pic d'incidence de la lithiase urinaire était entre 50 et 60ans, avec une majorité de calculs de whewellite. En revanche l'acide urique était le 3e calcul le plus fréquent après la weddellite, avec des calculs phosphocalciques rares chez l'homme (8,2 %) mais plus fréquente chez la femme (26,6 %).


Cette augmentation de l'incidence de la lithiase urinaire est préoccupante et doit amener à rechercher les facteurs de risque potentiels. En effet, un patient lithiasique a 50 % de récidive à 10ans, et il y a aussi un risque fracturaire associé à la lithiase urinaire, ce qui engendre plus de risque de fracture chez des adolescents ou des femmes [15].


Les limites de notre étude sont de plusieurs ordres : tout d'abord son caractère rétrospectif avec les manques de données pour pouvoir ainsi étudier l'IMC. Nous avons néanmoins étudié tous les minéraux du calcul avant de le classer dans un groupe. La manière de créer les groupes pour comparer peut également être source de débat. De plus en plus de calculs sont des calculs mixtes avec augmentation de la proportion des composants phosphocalciques, notamment chez la femme. D'autres paramètres doivent donc à l'avenir être pris en charge pour rechercher des étiologies à ces modifications de composition (alimentation, statut hormonal, environnement...). Un autre biais de l'étude est le recueil du calcul ; l'analyse après expulsion spontanée permet d'étudier l'intégralité du calcul, mais le calcul recueilli après traitement chirurgical ne correspond qu'à une partie du calcul qui n'est peut-être pas représentatif de la totalité du calcul. Pour diminuer au maximum les erreurs d'interprétation d'analyse spectrophotométrique infrarouge des calculs, seule une biochimiste analyse la totalité des calculs dans notre étude.


Conclusion


L'épidémiologie de la lithiase urinaire se modifie avec une augmentation de l'incidence chez les femmes (diminution du sex-ratio avec le temps), et des patients lithiasiques de plus en plus jeunes (27,3 % des patients lithiasiques ont moins de 40ans).


On observe une modification du type de calculs avec augmentation de la part des calculs phosphocalciques et mixtes. Les calculs d'acide urique concernent principalement les hommes de plus de 50ans. Les calculs de whewellite sont absentes chez les enfants, et sont plus fréquentes chez les hommes jeunes que chez les femmes jeunes.


Des études nutritionnelles et métaboliques sont nécessaires pour rechercher les étiologies de la modification de l'épidémiologie de la lithiase urinaire, afin de limiter les complications à long terme, notamment chez les sujets jeunes.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Répartition des calculs urinaires selon l'âge et le sexe.
  Patients  Proportion  Hommes  Femmes  Moyenne d'âge  Sex-ratio H/F 
0-10ans  26  3,5 %  19  4,3  2,27 
10-20ans  24  3,2 %  12  12  14,1 
20-30ans  60  8,1 %  33  27  25,6  1,26 
30-40ans  96  12,8 %  58  38  35,1  1,53 
40-50ans  130  17,4 %  83  47  44,7  1,77 
50-60ans  129  17,2 %  83  46  55  1,8 
60-70ans  158  21,1 %  120  38  64  3,16 
70-80ans  97  12,9 %  69  28  74,1  2,46 
80-90ans  25  3,3 %  17  83,5  2,13 
Plus de 90ans  0,5 %  90,8 
Total  749  100,0 %  496  253  50,7  1,96 



Légende :
H : hommes ; F : femmes.



Tableau 2 - Répartition des différents calculs selon le sexe.
Types calcul  Pourcentage  Effectif  Hommes  Femmes  % homme  % femme 
Oxalocalcique  51,3 %  385  293  92  76,4  23,6 
Mixte  21,2 %  159  78  81  49,1  50,9 
Phosphocalcique  11,9 %  89  39  50  43,7  57,3 
Acide urique  11,9 %  89  71  18  80  20 
Cystine  1,2 %  33,3  66,7 
Protéines  0,9 %  100 
Struvite  0,8 %  33,3  66,7 
Médicaments  0,3 %  50  50 
Urate ammonium  0,3 %  50  50 
Autres  0,1 %  100 





Tableau 3 - Répartition des principaux types de calculs selon l'âge.
  Oxalocalcique  Mixte  Phosphocalcique  Acide urique  Cystine  Protéine  Struvite  Médicaments  Urate ammonium  Autres 
0-10ans  19,2 %  38,5 %  19,2 %  0,0 %  3,8 %  0,0 %  11,5 %  0,0 %  3,8 %  3,8 % 
10-20ans  41,7 %  12,5 %  29,2 %  4,2 %  8,3 %  0,0 %  0,0 %  0,0 %  4,2 %  0,0 % 
20-30ans  51,2 %  25,0 %  16,7 %  5,0 %  0,0 %  0,0 %  1,7 %  0,0 %  0,0 %  0,0 % 
30-40ans  49,0 %  18,8 %  20,8 %  5,2 %  4,1 %  2,1 %  0,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 % 
40-50ans  61,5 %  20,8 %  11,5 %  3,1 %  1,5 %  0,8 %  0,0 %  0,8 %  0,0 %  0,0 % 
50-60ans  51,1 %  28,7 %  8,5 %  10,9 %  0,0 %  0,8 %  0,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 % 
60-70ans  58,9 %  13,3 %  6,3 %  19,6 %  0,0 %  1,3 %  0,0 %  0,6 %  0,0 %  0,0 % 
70-80ans  43,3 %  23,7 %  9,3 %  21,6 %  0,0 %  1,0 %  1,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 % 
80-90ans  40,0 %  12,0 %  4,0 %  40,0 %  0,0 %  0,0 %  4,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 % 
Plus de 90ans  25,0 %  50,0 %  25,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 %  0,0 % 





Tableau 4 - Analyse en sous-groupes des calculs selon leurs cristaux principaux.
Oxalocalciques  51,3 % 
Whewellite  42,0 % 
Weddellite  9,3 % 
Mixtes  21,2 % 
Phosphocalciques  11,9 % 
Carbapatite  10,2 % 
Brushite  1,2 % 
Autres phosphates de calcium  0,5 % 
Acide urique  11,9 % 
Struvite  0,8 % 
Autres  2,8 % 





Tableau 5 - Composante dominante des calculs selon le sexe des patients.
  Hommes  Femmes  p-value  
Oxalocalciques   59,1 %  36,4 %  0,0007 
Whewellite  48,6 %  29,3 %  0,0009 
Weddellite  10,5 %  7,1 %  0,17 
Phosphates de calcium   7,9 %  19,8 %  0,00003 
Carbapatite  5,9 %  18,6 %  0,000001 
Brushite  1,4 %  0,8 %  0,71 
Autres phosphates calciques  0,6 %  0,4 %  0,87 
Mixte   15,6 %  32,0 %  0,0005 
Struvite   0,4 %  1,6 %  0,21 
Acide urique   14,3 %  7,0 %  0,01 
Urate ammonium   0,2 %  0,4 %  0,79 
Cystine   0,6 %  2,4 %  0,08 
Médicament   0,2 %  0,4 %  0,79 
Protéines   1,4 %  0,0 %  0,14 
Autres   0,20 %  0,0 %  0,73 




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