Épidémiologie de la consultation d’hypofertilité masculine. À propos de 182 hommes

25 novembre 2013

Auteurs : D. Delavierre, B. Lemaire, L. Corcia, M. Dolique
Référence : Prog Urol, 2013, 13, 23, 1025




 

Objectifs .- Recueillir des données épidémiologiques sur une population d'hommes s'étant présentés à une consultation d'hypofertilité masculine.


Méthodes .- Enquête prospective menée en 2011 sur les 182 hommes (âge moyen 33,4ans) ayant consulté pour la 1ère fois le même uro-andrologue dans un centre d'AMP en raison d'une hypofertilité.


Résultats .- Motif de consultation : OAT 89 % (dont OAT<1 million de spermatozoïdes/mL 2,2 % et cryptozoospermie 0,5 %), azoospermie 11 %. Provenance : gynécologue 89,6 % (du centre d'AMP 44 %, hors centre d'AMP 45,6 %), médecin généraliste 6,6 %, autre urologue 1,1 %, homme consultant de lui-même 2,7 %. Présence de la partenaire : oui 43,4 %. Situation conjugale : mariage, PACS ou concubinage 100 % Paternité : avec la partenaire actuelle 12,6 % (FIV 1,6 %), avec une partenaire précédente 8,8 %, avec partenaire actuelle et précédente 0,5 %. Situation professionnelle : actifs occupés 89,5 %, chômage ou RSA 6,6 %, arrêt maladie ou invalidité 2,8 %, autres situations 1,1 %. Tabagisme : actif 36,8 %, sevré 19,8 %. IMC :<25 (normal) 50,6 %, 25 à 29,9 (surpoids) 37,4 %,≥30 (obésité) 12,1 %. Principaux antécédents déclarés : chirurgie scrotale 17 %, cryptorchidie 15,4 %, diverses pathologies urologiques 6,6 %, asthme 3,8 %, chirurgie ou embolisation de varicocèle 3,3 % (aucun antécédent 56 %).


Conclusion .- Les hommes ayant consulté en raison d'une hypofertilité avaient le plus souvent entre 30 et 35ans et étaient actifs occupés. Ils vivaient en couple mais moins de la moitié a consulté avec sa partenaire. Presque la moitié a été adressée par un gynécologue extérieur, la consultation d'hypofertilité masculine constituant la porte d'entrée du couple dans le centre d'AMP. Les 2/3 ne fumaient pas ou plus mais la moitié était en surpoids ou obèse. Plus de la moitié n'avait aucun antécédent médical mais 15 % avaient eu une cryptorchidie. Onze pour cent avaient une azoospermie.




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