Enquête nationale sur la pratique de la surveillance active pour cancer de prostate au Liban

25 novembre 2017

Auteurs : A. El Hajj, M. Mansour, L. Khalil, M. Bulbul, D. Mukherji
Référence : Prog Urol, 2017, 13, 27, 681
Objectifs

La surveillance active (SA) est actuellement reconnue comme une alternative au traitement actif chez les patients diagnostiqués de cancer de prostate (CaP) de bas risque. Au Liban, les données concernant cette pratique sont absentes. Dans ce contexte, une enquête nationale a été réalisée afin de mieux comprendre la pratique de la SA dans notre pays.

Méthodes

Un questionnaire électronique LimeSurvey a été envoyé par mail à 206 urologues, oncologues et radiothérapeutes concernant la pratique de la SA. Le questionnaire était reparti en 3 parties :

– données sociodémographique : âge, sexe, spécialité, années d’expérience, hôpital universitaire/non universitaire ;

– options thérapeutiques dans la situation bas risque, avantages et barrières au choix de la SA ;

– pratique courantes de la SA : nombre de patients, protocole d’inclusion, de suivi et de passage au traitement actif.

Résultats

Quarante-quatre questionnaires ont été analysés, la moyenne d’age des répondants était de 46 ans (30–75) dont la majorité était des hommes (93 %). Les urologues représentaient 72 %, suivi par oncologues (16 %) et radiothérapeutes (12 %). Vingt-huit répondants (59 %) travaillaient dans une structure universitaire. La répartition en année d’expérience 15 ans était de 34 % ; 16 % ; 7 % et 43 %, respectivement. En réponse à l’attitude vis-à-vis d’un CaP de bas grade, 50 % préconisaient la SA. Plus de 90 % des répondants considèrent la SA comme option valable, ne compromettant pas la survie et permettant une préservation de la qualité de vie. Les limitations de cette approche sont : peur de perdre le malade (66 %), anxiété des patients (61,8 %), absence de RCP (59 %), absence de critères clairs d’inclusion/suivi (40,9 %) et perte de l’opportunité de cure (34 %). Seulement 66 % des répondants avaient des malades en SA, ceux-ci représentaient pour la moitié moins de 5 % de leurs malades. Les critères suivis étaient ceux de l’EAU et l’AFU.

Conclusion

Cette enquête montre que malgré les bonnes connaissances des praticiens libanais en matière de SA, celle-ci n’est pas encore couramment appliquée. Des recommandations nationales sont nécessaires pour encourager cette pratique.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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