Ejaculation chez l'homme : Physiologie, conservation chirurgicale de l'éjaculation

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, Éjaculation, physiologie de la fertilité, résection transuréthrale, éjaculation rétrograde
Auteurs : Hermabessière J, Guy L, Boiteux JP
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 305-309
BUTS : La théorie la plus communément admise pour expliquer l'éjaculation fait état de deux phases : a) Une phase d'accumulation des différents constituants du sperme à l'intérieur de l'urètre prostatique.b) Une phase d'expulsion avec ouverture du sphincter strié, alors que le sphincter lisse du col vésical reste fermé.Le but de notre étude était donc de confirmer ou d'infirmer cette hypothèse.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Huit volontaires ont été étudiés par échographie endorectale en continu permettant une analyse dynamique de l'éjaculation. Seize patients présentant un syndrome obstructif cervico-urétral ont été traités par une technique préservant le dernier centimètre d'urètre sus-montanal.
RÉSULTATS : Chez les huit volontaires sains, nous avons observé de façon constante et successive : le remplissage des canaux éjaculateurs, des contractions prostatiques, l'issue du contenu des vésicules séminales dans l'urètre sous-montanal, sans ballonisation préalable de l'urètre prostatique.Chez les 16 patients traités pour un syndrome obstructif cervico-urétral, nous n'avons pas noté d'éjaculation rétrograde.
CONCLUSION : Contrairement aux théories jusqu'à présent admises, l'étude échographique de l'éjaculation ne montre pas de ballonisation de l'urètre prostatique. La prostate semble se contracter et le liquide spermatique s'écoule de façon régulière jusqu'au niveau des muscles bulbo-caverneux où l'écoulement devient saccadé.Prenant pour base ces résultats, la préservation du dernier centimètre d'urètre sus-montanal lors d'interventions endoscopiques cervico-urétrales nous a permis de préserver l'éjaculation.