Curiethérapie prostatique par implant permanent de grains d'iode 125 : comparaison de trois techniques successives d'implantation

25 novembre 2012

Auteurs : J.-M. Bachaud, C. Genebes, T. Filleron, M. Soulie, F. Jonca, R. Aziza, J. Bonnet, M. Delannes, P. Belossi, M. Thoulouzan, B. Delaunay, A. Ducassou, T. Brun, E. Huyghe
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 741




 

Objectifs.– Comparer les résultats cliniques et dosimétriques obtenus par trois techniques successives d’implantation.


Méthodes.– De juillet 2000 à juillet 2010, 748 patients consécutifs ont été traités par implantation exclusive de grains libres d’iode125, avec planimétrie peropératoire, pour un adénocarcinome prostatique de risque faible (74 %) ou intermédiaire (26 %) selon la classification de D’AMICO. Trois techniques d’implantation ont été utilisées : implantation manuelle (technique 1) de 2000 à 2004, implantation automatique (technique 2) de 2004 à 2008, implantation manuelle avec dosimétrie interactive en temps réel (technique 3) après 2008. La dose prescrite était de 160Gy à la périphérie de la prostate. La dosimétrie définitive a été effectuée sur scanner à j30. Les doses prostatiques, urétrales et rectales ont été analysées pour les trois techniques ainsi que la survie sans récidive biologique (SSRB) pour les techniques 1 et 2 dont le recul était suffisant.


Résultat.– Le suivi médian était respectivement de 85, 46 et 19 mois pour les techniques 1, 2 et 3. À j30, les objectifs dosimétriques optimaux (D90>160Gy et V100>95 %) n’ont pas été atteints dans 45 % des cas pour la technique 1 versus 57 % et 23 % des cas pour les techniques 2 et 3 (p <0,0001). Les doses urétrales n’étaient pas significativement différentes dans les trois groupes. Les doses rectales étaient plus élevées avec la technique 3 tout en restant dans les contraintes. La SSRB à 48 mois était de 95,4 % après technique 1 versus 86,8 % après technique 2 (p <0,0001) alors que les patients implantés avec la technique 2 avaient des tumeurs de meilleur pronostic. En analyse multivariée, les facteurs corrélés à la SSRB étaient la technique d’implantation (1 versus 2), le groupe à risque et la valeur du V100 à J30.


Conclusion.– Dans cette série, la technique d’implantation automatique donne de moins bons résultats dosimétriques et cliniques que la technique d’implantation manuelle.




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