Cure de cystocèle par plastron vaginal

03 novembre 2001

Mots clés : Prolapsus génital, cystocèle, plastron vaginal, incontinence urinaire d'effort
Auteurs : COSSON M, COLLINET P, OCCELLI B, NARDUCCI F, CREPIN G
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 340-346
But : Décrire une technique originale de cure de cystocèle par voie vaginale. L'intervention associe une suspension par six points aux arcs tendineux du fascia pelvien d'une prothèse de tissu vaginal de 6 à 8 cm de long sur 4 cm de large environ, laissée au contact de la cystocèle. Le plastron vaginal est alors enfoui sous la suture de la colporraphie antérieure. En fonction de la nécessité on associera une spinofixation, une hystérectomie, une myorraphie des élévateurs ou une cure d'incontinence urinaire. Matériel et méthodes:Etude rétrospective de 47 patientes opérées d'une cure de prolapsus par voie vaginale entre octobre 1997 et juin 1998. Toutes les patientes présentaient un prolapsus extériorisé avec cystocèle de grade III, associée à une incontinence urinaire dans 38,3% des cas et à une hystérocèle ou un prolapsus du fond vaginal dans 87% des cas. L'âge moyen était de 69 ans. Dans deux cas une conservation utérine a été préférée mais chez les 45 autres patientes une hystérectomie était réalisée avec une spinofixation selon Richter chez 44 d'entre elles. Dans tous les cas une myorraphie des élévateurs était associée. Résultats : Le recul moyen a été de 16,4 mois avec des extrêmes de 6 à 26 mois chez 46 patientes. 93% des patientes sont considérées comme guéries de leur cystocèle, une patiente présentait une cystocèle de grade I asymptomatique et deux patientes présentaient un échec avec récidive d'une cystocèle de grade II. Conclusion:La technique que nous présentons est un traitement curatif de la cystocèle de grade III chez la femme ménopausée associée à une spinofixation selon Richter, et prévient le risque de cystocèle décrit en cas de traitement d'un prolapsus par voie basse avec spinofixation isolée (10 à 20%). Les résultats à court terme sont encourageants même s'ils demandent à être confirmés par un suivi à 5 ans et plus.