Cure chirurgicale des anomalies de la jonction pyélo-urétérale par lombotomie verticale postérieure: à propos de 25 cas

16 juillet 2001

Mots clés : malformation de la voie urinaire supérieure, hydronéphrose congénitale, Pyéloplastie, chirurgie à ciel ouvert
Auteurs : Ravery V, Szabo J, Hoznek A, Chopin D, Abbou C
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 54-60
La lombotomie verticale postérieure (LVP) ne comporte aucune section musculaire, ni nerveuse, est peu douloureuse, ne donne pas d'éventration et réduit le temps d'hospitalisation. La pyéloplastie pour une cure de jonction pyélourétérale (JPU) est une bonne indication puisque l'abord du bassinet se fait sans mobilisation rénale, n'est pas gêné par le pédicule vasculaire et que l'incision superficialise le champ opératoire. Cette étude rétrospective porte sur 25 LVP pratiquées entre 1979 et 1992 et appliquées à 24 patients (15 femmes et 9 hommes de 31,8 ans d'âge moyen). Il s'agissait onze fois de reins gauches, douze fois de reins droits et une fois d'un syndrome bilatéral. Aucune complication peropératoire n'a été observée. L'anastomose a été intubée toutes les fois par une sonde d'urétéronéphrostomie (SUN) de GIL-VERNET, laissée en moyenne huit jours. Les complications précoces (< 1 mois) étaient six fois de la fièvre, un abcès de paroi et une fistule urinaire. La reprise de l'alimentation a toujours été rapide. A distance, nous n'avons constaté aucune éventration, deux récidives (8%), deux fois des calculs et une fois (4%) des névralgies tenaces (26 mois) dans le territoire du nerf abdomino-génital. Dans cette indication, le gain sur la durée d'hospitalisation n'existe pas, du fait de la nécessité de garder la SUN au moins cinq jours. Cependant, nos résultats confirment les qualités de la LVP sur le confort post-opératoire du patient et témoignent des bons résultats à terme de la cure de JPU par cette voie, au moins équivalents à ceux obtenus par lombotomie latérale.Aussi, la pyéloplastie pour JPU reste pour nous une excellente indication de LVP.