Critères de succès de la dérivation urinaire continente de type mitrofanoff (ducm) chez l'enfant ; 20 ans de recul

25 novembre 2012

Auteurs : K. Chabchoub, R. Ben Abdallah, N. Chaieb, W. Samoui, N. Rebai, A.M. Mahfoudh, M. Hadj Slimen, M.N. Mhiri
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 757




 

Objectifs .– Analyser les conditions de succès de la DUCM chez l’enfant.


Méthodes .– Entre 1992 et 2011, 20 garçons et 19 filles ont eu une DUCM. L’âge moyen était de sept ans (quatre à 15ans). L’indication opératoire a été une vessie neurologique (36 cas), une vessie altérée sur valve de l’urètre postérieur (deux cas) et un prun belly syndrome (un cas). Une insuffisance rénale débutante a été étiquetée au moment du diagnostic dans 18 cas. Le conduit était l’appendice (35 cas), l’iléon (deux cas), la trompe de Fallope (un cas) et l’uretère (un cas). La fermeture du col vésicale a été faite dans trois cas.


Résultat .– Le recul moyen a été de 13ans. L’âge moyen au moment de l’étude était devenu 22ans (15–32ans). Le résultat global était satisfaisant (95 %) vis-à-vis de la continence, la réadaptation aux activités quotidiennes et familiales ; mariage dans quatre cas et entière satisfaction sexuelle. En revanche une négligence et un désintérêt d’auto prise en charge de la DUCM avec des complications conséquentes ont été répertoriées ; difficulté de cathétérisme (quatre cas), sténose de la stomie (deux cas), rétention de mucus avec lithiase néovésicale (deux cas) et évolution vers le stade d’hémodialyse (deux cas). Une prise en charge spécialisée a été instaurée à chaque fois ; dilatation stomiale (deux cas), extraction endoscopique des lithiases (2 cas), substitution de la trompe de Fallope (un cas) et transplantation rénale (deux cas). En outre, la rééducation des modalités des auto-sondages était toujours à la base de toute prise en charge.


Conclusion .– La bonne gestion de la DUCM est l’affaire aussi bien de la famille de l’enfant que de l’urologue. L’urologue doit bien choisir ses artifices techniques (éviter la fermeture systématique du col vésicale, choisir prioritairement l’appendice), informer et bien expliquer et surtout superviser le comportement de l’enfant et sa famille vis-à-vis de sa dérivation. Par ailleurs, l’enfant et ses parents doivent être réceptifs et motivés pour s’impliquer activement à cette prise en charge par le respect des modalités de l’auto sondage, l’hyper hydratation et l’assiduité du suivi.




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