Considérations sur la physiologie de la rigidité pénienne

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, érection, corps érectiles, physiologie
Auteurs : Lavoisier P, Aloui R, Iwaz J, Kokkidis MJ
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 119-127
La tumescence et la rigidité pénienne sont considérées comme étant un processus purement vasculaire, lié à l'augmentation du débit d'entrée et à la diminution du débit de sortie. Cette théorie, qui définit bien la tumescence, ne peut expliquer l'existence de pressions intracaverneuses élevées enregistrées tant chez l'animal que chez l'homme. Nous proposons, à partir d'un modèle hydrostatique, de distinguer deux phases faisant appel à des mécanismes physiologiques différents : une phase vasculaire infrasystolique et une phase musculaire suprasystolique. Au cours de la phase vasculaire, la pression intracaverneuse (PIC) ne peut en aucun cas dépasser la pression systolique. Par contre, au cours de la phase musculaire, la PIC dépasse largement la pression systolique, pouvant atteindre 400 mm Hg chez l'homme et 1000 mmHg chez l'animal. Nous expliquons ces variations de la PIC par la contraction des muscles périnéaux, en particulier des ischio-caverneux. Diverses expériences, tant chez l'animal que chez l'homme, sont présentées permettant d'étayer cette théorie. Les variations de pression produites sur le gland au cours du coït par la musculature péri-vaginale sont suffisantes pour provoquer des contractions réflexes des muscles ischio-caverneux, favorisant la rigidité pénienne.