Conséquences andrologiques de l’insuffisance rénale chronique : état de l’art pour le rapport annuel de l’Association française d’urologie

25 novembre 2016

Auteurs : Y. Neuzillet, R. Thuret, F. Kleinclauss, M.-O. Timsit
Référence : Prog Urol, 2016, 15, 26, 1088-1093

Objectif

Décrire l’état de l’art des connaissances actuelles des conséquences gonadique de la maladie rénale chronique (MRC) terminale et de la transplantation rénale.

Matériel et méthode

Une recherche bibliographique a été conduite à partir des bases de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase à partir des mots clés suivants : « chronic kidney disease  » ; « chronic renal failure  » ; « hypogonadism  » ; « kidney transplantation  » ; « testicular dysfunction  » ; « testosterone  ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés en fonction de la combinaison des éléments suivants : méthodologie, langue publications (anglais/français) pertinence par rapport au sujet traité et date de publications. Ainsi, 383 articles ont été revus et 51 ont été sélectionnés.

Résultats

La prévalence de l’hypogonadisme chez les patients atteints de MRC est rapportée entre 24 % et 66 % et diminue partiellement après transplantation rénale. Il s’agit d’un hypogonadisme hypergonadotrope dont la physiopathologie est multifactorielle, associant principalement un déficit testiculaire primitif, une dérégulation hypothalamo-hypophysaire et une hyperprolactinémie. Les conséquences de l’hypogonadisme sont non seulement sexuelles mais participent également à l’anémie, la sarcopénie, l’athérosclérose et, potentiellement, dans la progression de la MRC. L’hypogonadisme est un facteur de risque indépendant de mortalité chez la MRC.

Conclusions

La MRC s’accompagne fréquemment d’un hypogonadisme dont la correction n’est validée que dans le cadre du traitement de la dysfonction érectile. Les autres bénéfices de la correction de l’hypogonadisme chez la MRC, notamment sur la survie globale, nécessitent d’être évalués.

   
 
 

 

 

Introduction

La maladie rénale chronique (MRC) sévère et terminale provoque une perturbation de l'axe hypothalamo-hypophysaire qui se traduit par des dérégulations endocriniennes multiples [1

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Il en résulte, entre autres, un hypogonadisme dont les répercussions cliniques et biologiques altèrent la qualité de vie et pourraient participer à la réduction de l'espérance de vie des patients. La correction pharmacologique de l'hypogonadisme par l'apport de testostérone est possible et pourrait potentiellement amoindrir ses conséquences. Cependant, les modifications de la pharmacocinétique induites par la MRC pourraient justifier des adaptations chez les patients en dialyse ou transplantés rénaux. Dans le cadre de la prise en charge par l'urologue des patients insuffisants rénaux chroniques, les conséquences gonadiques de l'IRC justifient d'être quantifiées et précisées afin de définir les indications de leurs traitements. L'objectif de ce travail était de proposer un état de l'art des connaissances actuelles des conséquences gonadiques de l'IRC terminale et de la transplantation rénale.

 

Matériel et méthode

Les données sur l'hypogonadisme chez les patients insuffisants rénaux chroniques terminaux et/ou transplantés ont été recherchée dans Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) et Embase (www.embase.com/) en utilisant les mots clés MeSH suivants ou une combinaison de ces mots clés : « chronic kidney disease » ; « chronic renal failure » ; « hypogonadism » ; « kidney transplantation » ; « testicular dysfunction » ; « testosterone ». Les articles obtenus ont ensuite été sélectionnés en fonction de la combinaison des éléments suivants : méthodologie, langue publications (anglais/français) pertinence par rapport au sujet traité et date de publications. Ainsi, 383 articles ont été revus et 51 ont été sélectionnés.

 

Épidémiologie

La fréquence de l'hypogonadisme, défini par une diminution de la testostéronémie totale lors de deux mesures distinctes, a été évaluée entre 6 % et 9,5 % dans la population générale masculine entre 40 et 75 ans et entre 15 % et 30 % chez les hommes diabétiques ou obèses [2

Cliquez ici pour aller à la section Références, 3

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Chez les patients insuffisants rénaux chroniques, la prévalence de l'hypogonadisme est supérieure, rapportée entre 24 % et 66 % [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La fréquence de l'hypogonadisme dans cette population varie selon les modalités du traitement de suppléance de l'insuffisance rénale, avec une amélioration de l'hypogonadisme observée chez les patients après transplantation rénale comparativement à ceux en hémodialyse ou dialyse péritonéale [5

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'augmentation de la testostéronémie a été décrite dans les 6 à 12 mois suivant la transplantation rénale, plus particulièrement chez les patients les plus jeunes, avec cependant 25 % des hommes transplantés demeurant hypogonadiques [6

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Physiopathologie

Les mécanismes physiopathologiques par lesquels la MRC induit une dysfonction testiculaire sont multiples :

un hypogonadisme primitif. Des études ont montré que les cellules de Leydig, productrices de testostérone, ont une perte de la sensibilité à l'hormone chorionique gonadotrope humaine (hCG) [7] et une inhibition de leurs récepteurs à l'hormone lutéinisante (LH) [8]. Eckersten et al. ont montré que les cellules de Sertoli, dont l'activité est traduite par la concentration plasmatique d'hormone antimüllérienne, ont également une fonction altérée chez les patients insuffisants rénaux chroniques [9] ;
un hypergonadotropisme inefficient. La concentration plasmatique de LH augmente corrélativement à la détérioration de la fonction rénale [8]. Cette augmentation a été expliquée par la diminution de la clairance de la LH et de la GnRH par le rein et une diminution du rétrocontrôle négatif exercé par la testostéronémie sur la synthèse de LH. En effet, Veldhuis et al. ont montré que l'IRC était associée à une diminution de la durée des sécrétions pulsatiles de LH sans modification de leur fréquence [10]. L'hypothèse d'un rétrocontrôle négatif lié à l'augmentation de la testostérone biodisponible par une réduction de la concentration sanguine de sa protéine porteuse, la sex hormone binding protein (SHBG) a été émise [11] et infirmée. L'étude d'Hylander, réalisée au sein d'une cohorte de 101 patients insuffisants rénaux chroniques à différents stades, a montré que la sévérité de la MRC est linéairement corrélé à une diminution des concentrations sériques de testostérone totale et libre et à une augmentation significative de la LH, sans variation de la concentration en SHBG [12]. La physiopathologie de cet hypogonadisme hypergonadotrope est multifactorielle, imparfaitement expliquée, et principalement liée à la dérégulation de l'axe hypothalamo-hypophysaire par les perturbations métaboliques induites par la MRC, comme en témoignent d'autres perturbations kleiniennes telles la diminution de la sécrétion de TSH, un hypercorticisme et un hyperaldostéronisme [1]. Des études anciennes ont montré que l'hémodialyse permettait de réduire les concentrations sériques anormalement élevées de GnRH [13] mais n'améliorait pas la sensibilité de l'hypophyse au test à la GnRH [14] ;
la réduction de la clairance de la prolactine, physiologiquement éliminée par le métabolisme rénal [15] et une production accrue de prolactine en raison d'une augmentation de l'activité dopaminergique [16], induisent une hyperprolactinémie chez l'insuffisant rénal chronique terminal. La prolactinémie, dont la valeur normale se situe entre 15 et 25ng/mL, est augmentée chez 25 à 75 % des patients insuffisants rénaux chroniques [17]. Des travaux expérimentaux ont montré que l'hyperprolactinémie inhibe la sécrétion pulsatile de GnRH hypothalamus [18] et réduit la sécrétion pulsatile de LH et de FSH par l'hypophyse, par une réduction de sa sensibilité à la GnRH [19] ;
de nombreux traitements prescrits chez les patients insuffisants rénaux chroniques sont susceptibles d'interférer avec la production de testostérone. Il s'agit notamment des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, de la spironolactone, du kétoconazole, des glucocorticoïdes, des statines ou du cinacalcet [20, 21] ;
le déficit androgénique lié à l'âge (DALA), qui constitue également une cause d'hypogonadisme fréquente, eu égard à la moyenne d'âge des patients atteints de MRC terminale. Une accélération du vieillissement liée au stress oxydatif induit par l'hyperuricémie chronique a été décrite chez les patients insuffisants rénaux chroniques [22] ;
la dénutrition et l'inflammation chronique présentées par les patients insuffisants rénaux chroniques ont été également incriminées dans la dysfonction testiculaire [23, 24].

En sus de la dysfonction testiculaire, les surrénales sont également dysfonctionnelles chez les patients en IRC terminale. La concentration plasmatique en déhydroépiandrostérone (DHEA) et en sulfate de DHEA, sécrétée par la zone réticulée des glandes surrénales, a été rapportée comme étant inversement corrélée à la fonction rénale [25

Cliquez ici pour aller à la section Références].

La transplantation rénale a été associée à une augmentation de la testostéronémie comparativement à celle mesurée chez les patients dialysés [6

Cliquez ici pour aller à la section Références, 26

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette réduction de l'hypogonadisme a été associée à une normalisation des taux de LH, FSH et de prolactine et a été corrélée à une amélioration de la qualité du sperme [27

Cliquez ici pour aller à la section Références] et une amélioration de la fonction érectile évaluée par le score IIEF [28

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Une étude transversale de 243 patients a montré que l'amélioration de la fonction érectile a été observée dans 54,9 % après transplantation rénale et que les facteurs prédictifs de cette amélioration étaient l'âge, la durée de la période de dialyse avant la transplantation rénale et l'existence d'une artériopathie périphérique [29

Cliquez ici pour aller à la section Références]. À notre connaissance, aucune étude n'a montré si ces facteurs influencent également la normalisation de la fonction hypothalamo-hypophysaire et gonadique.

 

Conséquences de l'hypogonadisme chez le patient atteint de MRC

Les conséquences de l'hypogonadisme sont plus sévères et nombreuses chez les patients atteint de MRC comparativement à celles décrites dans la population générale et prises en charge en urologie dans le contexte du DALA [30

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Conséquences sur la fonction érectile des patients insuffisants rénaux chroniques

La dysfonction érectile a été rapportée comme étant une pathologie fréquente chez les patients insuffisants rénaux avec une prévalence estimée à près de 90 % chez les patients dialysés [31

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'hypogonadisme aggrave les conséquences de la neuropathie urémique [32

Cliquez ici pour aller à la section Références] et potentialise l'effet de l'atteinte tissulaire au niveau des corps caverneux [8

Cliquez ici pour aller à la section Références] et au niveau artériel [33

Cliquez ici pour aller à la section Références] liée à l'IRC.

 
Implication dans la progression de la maladie rénale chronique

Parallèlement aux spécificités de la structure du rein et de l'hémodynamique glomérulaire liée au sexe [34

Cliquez ici pour aller à la section Références], des études de modèles animaux suggèrent que la progression de la maladie rénale chronique pourrait en partie être liée aux effets des interactions des hormones sexuelles avec leurs récepteurs spécifiques au niveau du rein [35

Cliquez ici pour aller à la section Références, 36

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La testostérone jouerait un rôle favorisant dans la progression de la maladie rénale chronique par des mécanismes proinflammatoire, profibrotique et proapoptotique [37

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Par conséquent, l'hypogonadisme pourrait avoir un effet protecteur. Cependant, l'extrapolation de ces résultats expérimentaux à la clinique humaine est hasardeuse étant donné la décroissance observée de la testostéronémie avec l'évolution de la maladie rénale chronique, d'une part, et l'âge, d'autre part. Récemment, l'étude rétrospective du suivi de 197 hommes transplantés rénaux a montré qu'une testostéronémie basse au moment de la transplantation rénale était associée un accroissement du risque de mortalité et une diminution de la survie du transplant [38

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Potentialisation de l'anémie

L'effet sur l'érythropoïèse du déficit en érythropoïétine communément observé chez les patients insuffisants rénaux chroniques pourrait être potentialisé par le déficit en testostérone [39

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La testostérone stimule la croissance des progéniteurs érythroïdes en augmentant leur sensibilité à l'érythropoïétine circulante [40

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Carrero et al. ont montré que l'hypogonadisme chez les insuffisants rénaux chroniques est un facteur additionnel et indépendant d'anémie chez les patients non dialysés n'ayant jamais été traités par érythropoïétine et de résistance à la stimulation de l'érythropoïèse chez les patients dialysés traités par érythropoïétine [41

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Par ailleurs, DeLong et al. ont montré que le blocage du système rénine-angiotensine chez les hommes de moins de 60 ans en hémodialyse était associé à une diminution de la testostéronémie et que cette diminution était susceptible d'expliquer la résistance à l'érythropoïétine observée chez les patients traités par inhibiteur système rénine-angiotensine [42

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Réduction de la masse et de la force musculaire

Les perturbations métaboliques, l'inflammation, des perturbations cardiovasculaires, hématologiques et neurologiques associées à la MRC terminale induisent un catabolisme musculaire [43

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'hypogonadisme aggrave ce catabolisme musculaire de l'homme insuffisant rénal chronique terminal en réduisant la synthèse de protéines musculaires et en augmentant leur dégradation [44

Cliquez ici pour aller à la section Références, 45

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Implication dans l'athérosclérose, les pathologies cardiovasculaires et le risque de mortalité

L'hypogonadisme a été relié au risque de complications athérosclérotiques, de pathologies cardiovasculaires et de l'augmentation de la mortalité globale [46

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'étude prospective EPIC-Norfolk, qui a inclus 11 606 hommes âgés de 40 à 79 ans, a montré que la testostéronémie était inversement corrélée à la mortalité globale et à la mortalité d'origine cardiovasculaire [47

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Chez 2419 hommes insuffisants rénaux chroniques, Khurana et al. ont montré que la diminution de la testostéronémie était corrélée à l'augmentation de la mortalité globale [48

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette étude présentait cependant des biais dans la mesure de la testostéronémie qui pouvaient conduire à une évaluation erronée du statut gonadique. Plus récemment, Grossmann et al. ont étudié de façon plus rigoureuse les concentrations plasmatiques stéroïdes sexuelles de 143 hommes dont 38 insuffisants rénaux chroniques préterminaux, 61 patients dialysés et 44 patients transplantés et ont montré que la testostéronémie totale varie de manière décroissante avec l'évolution de la MRC et prédit de manière indépendante, chez les hommes, le risque de mortalité [26

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Discussion et perspectives

Les conséquences gonadiques de l'IRC sont correctement évaluées par des données de niveau de preuve scientifique 2 et 3. Ainsi, il est démontré que la MRC s'associe à une diminution de la testostéronémie d'origine multifactorielle. Il est également démontré que cette diminution de la testostéronémie est corrélée à une augmentation de la mortalité globale et d'origine cardiovasculaire. Il existe donc un rationnel pour une correction pharmacologique de l'hypogonadisme chez les patients insuffisants rénaux chroniques. Parallèlement, plusieurs études pharmacocinétiques montrent que le métabolisme de la testostérone exogène des patients insuffisants rénaux chroniques et similaires à celui des patients sains [49

Cliquez ici pour aller à la section Références, 50

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ainsi, les modalités du traitement de l'hypogonadisme chez les patients insuffisants rénaux chroniques ne diffèrent pas de celles des patients hypogonadiques ayant une fonction rénale normale [51

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Iglesias et al. ont colligé les bénéfices et inconvénients observés lors du traitement par testostérone de patients insuffisants rénaux chroniques, dont certains sont purement liés à la galénique employée (Tableau 1) [21

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Outre ses inconvénients, la Société américaine d'endocrinologie considère certaines conditions comme étant une contre-indication à l'utilisation de testostérone exogène : un antécédent de cancer de prostate, du sein, la valeur du PSA>4ng/mL, symptômes obstructifs sévère du bas appareil urinaire compliquant une hypertrophie bénigne de prostate et insuffisance cardiaque congestive mal ou non contrôlée. Ce jour, nous ne disposons pas d'élément de preuve suffisant pour recommander le traitement de l'hypogonadisme chez les patients insuffisants rénaux chroniques. Le traitement par testostérone peut être proposé comme option afin d'améliorer la fonction érectile après avoir informé le patient des bénéfices et inconvénients attendus. L'efficacité du traitement sera évaluée précocement et l'apport de testostérone exogène sera maintenu qu'en cas de résultat satisfaisant.

 

Conclusions

Les perturbations endocriniennes liées à la MRC conduisent à un hypogonadisme hypergonadotrope qui s'accroît avec le degré de sévérité de la MRC et est partiellement amélioré par la transplantation rénale. Plus de la majorité des patients atteints de MRC dialysés ou transplantés présentent un hypogonadisme biologique avec des conséquences cliniques, notamment sexuelles, qui peuvent être confondues avec celles des comorbidités cardiovasculaires fréquentes. L'hypogonadisme est un marqueur biologique de la survie globale des patients atteints de MRC. Cependant, chez l'IRC, la correction de l'hypogonadisme n'a un intérêt démontré que dans le cadre de la dysfonction érectile. Les multiples autres perspectives d'amélioration de l'état de santé des patients atteints de MRC liée à l'apport exogène de testostérone nécessitent d'être évaluées prospectivement.

 

Déclaration de liens d'intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.

   
☆  Cet article fait partie intégrante du rapport « Les urologues et la transplantation rénale » du 110e Congrès de l'Association française d'urologie rédigé sous la direction de François Kleinclauss.

 



Tableau 1 - Bénéfices et inconvénients du traitement par testostérone observés dans les études le traitement est administré à des patients insuffisants rénaux chroniques.
Bénéfices observés du traitement par testostérone exogène chez l'insuffisant rénal chronique  Inconvénients observés du traitement par testostérone exogène chez l'insuffisant rénal chronique 
Sensation de mieux-être
Anabolisme musculaire
Disparition (3-10 %) ou amélioration (50-70 %) de la dysfonction érectile
Stimulation de l'érythropoïèse et réduction des besoins en érythropoïétine de synthèse 
Acné et peau grasse
Réduction de la spermatogénèse
Polyglobulie
Stimulation de la croissance de cancer de la prostate et du sein
Rétention hydrique
Liés à la galéniques : douleurs aux points d'injection intramusculaire ; réaction cutanée au patch transdermique ; transfert de testostérone en gel par contact avec les tiers ; altération du goût ou irritation buccale liée au gomme à mâcher ; infection du site des implants 

 

 
 

Références

 

Meuwese C.L., Carrero J.J. Chronic kidney disease and hypothalamic-pituitary axis dysfunction: the chicken or the egg? Arch Med Res 2013 ;  44 : 591-600 [cross-ref]
 
Tostain J.L., Blanc F. Testosterone deficiency: a common, unrecognized syndrome Nat Clin Pract Urol 2008 ;  5 : 388-396 [cross-ref]
 
Araujo A.B., Esche G.R., Kupelian V., O'Donnell A.B., Travison T.G., Williams R.E., et al. Prevalence of symptomatic androgen deficiency in men J Clin Endocrinol Metab 2007 ;  92 : 4241-4247 [cross-ref]
 
Gungor O., Kircelli F., Carrero J.J., Asci G., Toz H., Tatar E., et al. Endogenous testosterone and mortality in male hemodialysis patients: is the result of adging? Clin J Am Soc Nephrol 2010 ;  5 : 2018-2023 [cross-ref]
 
Albaaj F., Sivalingham M., Haynes P., McKinnon G., Foley R.N., Waldek S., et al. Prevalence of hypogonadism in male patients with renal failure Postgrad Med J 2006 ;  82 : 693-696 [cross-ref]
 
Iglesias P., Carrero J.J., Diez J.J. Gonadal dysfunction in men with chronic kidney diseases: clinical features, prognostic implications and therapeutic options J Nephrol 2012 ;  25 : 31-42 [cross-ref]
 
Ayub W., Fletcher S. End-stage renal disease and erectile dysfunction. Is there any hope? Nephrol Dial Transplant 2000 ;  15 : 1525-1528 [cross-ref]
 
Palmer B.F. Sexual dysfunction in uremia J Am Soc Nephrol 1999 ;  10 : 1381-1388
 
Eckersten D., Giwercman A., Bruun L., Christensson A. Anti-Müllerian hormone, a Sertoli cell-derived marker, is decreased in plasma of male patients in all stage of chronic kidney disease Andrology 2015 ;  3 : 1160-1164 [cross-ref]
 
Veldhuis J.D., Wilkowski M.J., Zwart A.D., Urban R.J., Lizarralde G., Iranmanesh A., et al. Evidence for attenuation of hypothalamic gonadotropin-releasing hormone (GnRH) impulse strength with preservation of GnRH pulse frequency in men with chronic renal failure J Clin Endocrinol Metab 1993 ;  76 : 648-654 [cross-ref]
 
Glass A.R., Beach J., Vigersky R.A. Hypogonadotropic hypogonadism in nephrotic rats: increased sensitivity to negative feedback effect of testosterone Metabolism 1985 ;  34 : 574
 
Hylander B., Lehtihet M. Testosterone and gonadotropins but not SHBG vary with CKD stages in young and middle aged men Basic Clin Androl 2015 ;  25 : 9
 
Matsubara M., Nakagawa K., Nonomura K., Hirota N. Plasma LRH levels in chronic renal failure before and during haemodialysis Acta Endocrinol (Copenh) 1983 ;  103 : 145-150 [cross-ref]
 
Handelsman D.J. Hypothalamic-pituitary gonadal dysfunction in renal failure, dialysis and renal transplantation Endocr Rev 1985 ;  6 : 151-182 [cross-ref]
 
Yavuz D., Topçu G., Ozener C., Akalin S., Sirikçi O. Macroprolactin does not contribute to elevated levels of prolactin in patients on renal replacement therapy Clin Endocrinol (Oxf) 2005 ;  63 : 520-524 [cross-ref]
 
Veldhuis J.D., Iranmanesh A., Wilkowski M.J., Samojlik E. Neuroendocrine alteration in the somatotropic nd lactotropic axes in uremic men Eur J Endocrinol 1994 ;  131 : 489-498 [cross-ref]
 
Carrero J.J., Qureshi A.R., Nakashima A., Arver S., Parini P., Lindholm B., et al. Prevalence and clinical implications of testosterone deficiency in men with end-stage renal disease Nephrol Dial Transplant 2011 ;  26 : 184-190 [cross-ref]
 
Milenkovic L., D'Angelo G., Kelly P.A., Weiner R.I. Inhibition of gonadotropin hormone-releasing hormone release by prolactin from GT1 neuronal cell line through prolactin receptor Proc Natl Acad Sci U S A 1994 ;  91 : 1244-1247 [cross-ref]
 
Cheung C.Y. Prolactin suppresses luteinizing hormone-releasing hormone by a direct action at the anterior pituitary Endocrinology 1983 ;  113 : 632-638 [cross-ref]
 
Carrero J.J., Stenvinkel P. The vulnerable man: impact of testoterone deficiency on the uraemic phenotype Nephrol Dial Transplant 2012 ;  27 : 4030-4041 [cross-ref]
 
Iglesias P., Carrero J.J., Diez J.J. Gonadal dysfunction in men with chronic kidney disease: clinical features, prognostic implications and therapeutic options J Nephrol 2012 ;  25 : 31-42 [cross-ref]
 
Vaziri N.D. Oxidative stress in uremia: nature, mechanism, and potential consequences Semin Nephrol 2004 ;  24 : 469-473 [cross-ref]
 
Cavalli A., Del Vecchio L., Locatelli F. Geriatric nephrology J Nephrol 2010 ;  23 : S11-S15
 
Kalyani R.R., Gavini S., Dobs A.S. Male hypogonadism in systemic disease Endocrinol Metab Clin North Am 2007 ;  36 : 333-348 [inter-ref]
 
Tomaszewski M., Charchar F.J., Maric C., Kuzniewicz R., Gola M., Grzeszczak W., et al. Inverse correlation between androgens and renal function: the young men cardiovascular association (YMCA) study Am J Hypertens 2009 ;  22 : 100-105 [cross-ref]
 
Grossmann M., Hoermann R., Ng Tang Fui M., Zajac J.D., Ierono F.L., Roberts M.A. Sex steroids levels in chronic kidney disease and kidney transplant recipients: associations with disease severity and prediction of mortality Clin Endocrinol (Oxf) 2015 ;  82 : 767-775 [cross-ref]
 
Akbari F., Alavi M., Esteghamati A., Mehrsai A., Djaladat H., Zohrevand R., et al. Effect of renal transplantation on sperm quality and sex hormone levels BJU Int 2003 ;  92 : 281-283 [cross-ref]
 
Burgos J.F., Pascual J., Gomez V., Orofino L., Liano F., Ortuno J. Effect of kidney transplantation and cyclosporine treatment on male sexual performance and hormonal profile: a prospective study Transplant Proc 1997 ;  29 : 227-228
 
Rebollo P., Ortega F., Valdes C., Fernandez-Vega F., Ortega T., Garcia-Mendoza M., et al. Factors associated with erectile dysfunction in male kidney transplant recipients Int J Impot Res 2003 ;  15 : 433-438 [cross-ref]
 
Rossi D., Tostain J. Recommandations pour la prise en charge du déficit androgénique lié à l'âge Prog Urol 2004 ;  14 : 859-866
 
Kleinclauss F., Kleinclauss C., Bittard H. Dysfonction érectile chez les patients insuffisants rénaux et transplantés rénaux Prog Urol 2005 ;  15 : 447-456
 
Yildiz A., Sever M.S., Demirel S., Akkaya V., Turk S., Turkmen A., et al. Improvement ou uremic dysfunction after renal transplantation: a heart rate variability study Nephron 1998 ;  80 : 57-60 [cross-ref]
 
Kaufman J.M., Hatzichristou D.G., Mulhall J.P., Fitch W.P., Goldstein I. Impotence and chronic renal failure: a study of te hemodynamic physiology J Urol 1994 ;  151 : 612-618
 
Neugarten J., Acharya A., Silbiger S.R. Effect of gender on the progression of non diabetic renal disease: a meta-analysis J Am Soc Nephrol 2000 ;  11 : 319-329
 
Sandberg K. Mechanism underlying sex differences in progressive renal diseases Gend Med 2008 ;  5 : 10-23 [cross-ref]
 
Ji H., Menini S., Mok K., Zheng W., Pesce C., Kim J., et al. Gonadal steroid regulation of renal injury in renal wrap hypertension Am J Physiol Renal Physiol 2005 ;  288 : F513-F520
 
Medcalfe P.D., Leslie J.A., Campbell M.T., Meldrum D.R., Hile K.L., Meldrum K.K. Testosterone exacerbate obstructive renal injury by stimulating TNF-alpha production and increasing proapototic and profibrotic signaling Am J Physiol Endocrinol Metab 2008 ;  294 : E435-E443
 
Shoskes D.A., Kerr H., Askar M., Goldfarb D.A., Schold J. Low testosterone at time of transplantation is independently associated with poor patient and graft survival in mal renal transplant recipients J Urol 2014 ;  192 : 1168-1171 [cross-ref]
 
Ballal S.H., Domoto D.T., Polack D.C., Marciulonis P., Martin K.J. Androgens potentiate the effect of erythropoietin in the treatment of anemia of end-stage renal disease Am J Kidney Dis 1991 ;  17 : 29-33 [cross-ref]
 
Teruel J.L., Marcén R., Navarro J.F., Villafruela J.J., Fernández Lucas M., Liaño F., et al. Evolution of serum erythropoetin after androgen administration to haemodialysis patients: a prospective study Nephron 1995 ;  70 : 282-286 [cross-ref]
 
Carrero J.J., Barany P., Yimaz M.I., Qureshi A.R., Sonmez A., Heimburger O., et al. Testosterone deficiency is a cause of anemia and reduced responsiveness to erytropoiesis-stimulating agents in men with chronic kidney disease Nephrol Dial Transplant 2012 ;  27 : 709-715 [cross-ref]
 
DeLong m, Logan J.L., Yonk K.C., Lien Y.H. Renin-angiotensin blockade reduces serum free testosterone in middle-aged) men on haemodialysis and correlated with erythropoietin resistance Nephrol Dial Transplant 2005 ;  20 : 585-590
 
Carrero J.J., Chmielewski M., Axelsson J., Snaedal S., Heimbürger O., Bárány P., et al. Muscle atrophy, inflammation and clinical outcome in incident and prevalent dialysis patients Clin Nutr 2008 ;  27 : 557-564 [cross-ref]
 
Molsted S., Andersen J.L., Eidemak I., Harrison A.P., Jorgensen N. Resistance training and testosterone levels in male patients with chronic kidney disease undergoing dialysis Biomed Res Int 2014 ;  2014 : 121273
 
Kojo G., Yoshida T., Ohkawa S., Odamaki M., Kato A., Takita T., et al. Association of serum total testosterone concentration with skeletal muscle mass in men under hemodialysis Int Urol Nephrol 2014 ;  46 : 985-991 [cross-ref]
 
Traish A.M., Saad F., Feeley R.J., Guay A. The dark side of testosterone deficiency: part III: cardiovascular disease J Androl 2009 ;  30 : 477-494 [cross-ref]
 
Khaw K.T., Dowsett M., Folkerd E., Bingham S., Wareham N., Luben R., et al. Endogenous testosterone and mortality due to all causes, cardiovascular disease, and cancer in Norfolk (EPIC-Norfolk) prospective population study Circulation 2007 ;  116 : 2694-2701 [cross-ref]
 
Khurana K.K., Navaneethan S.D., Arrigain S., Shold J.D., Nally J.V., Shoskes D.A. Serum testosterone levels and mortality in men with CKD stages 3-4 Am J Kidney Dis 2014 ;  64 : 367-374 [cross-ref]
 
Singh Ab, Norris K., Modi N., Sinha-Hikim I., Shen R., Davidson T., et al. Pharmacokinetics of a transdermal testosterone system in men with end-stage renal disease receiving maintenance hemodialysis and healthy hypogonadal men J Clin Endocrinol Metab 2001 ;  86 : 2437-2445
 
Johansen K.L. Testosterone metabolism and replacement therapy in patients with end-stage renal disease Semin Dial 2004 ;  17 : 202-208
 
Bao Y., Johansen K.L. Diagnosis and treatement of low testosterone among patients with end-stage renal disease Semin Dial 2015 ;  28 : 259-265 [cross-ref]
 
   
 
 
   

 

© 2016  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.