Complications neurologiques du coït : revue de la littérature

05 juin 2021

Auteurs : M. Grasland, N. Turmel, C. Chesnel, R. Haddad, F. Le Breton, G. Amarenco, C. Hentzen
Référence : Prog Urol, 2021, 7, 31, 392-405
Introduction

L’activité sexuelle se définit en plusieurs phases (excitation, plateau, résolution) associées à des modifications cardiovasculaires, respiratoires, musculaires et hormonales, pouvant avoir une influence sur le système nerveux. Cet impact a été beaucoup décrit dans la littérature par de nombreuses études de cas, mais peu d’études ont synthétisé les complications liées au coït ou à l’orgasme.

Méthode

Revue systématique de la littérature sur les complications neurologiques hors céphalées du coït à partir des bases Medline et Embase.

Résultats

Nous avons screené 1424 articles et sélectionné 46 pour cette revue. 7 (15 %) étaient des études cliniques ou épidémiologiques, 6 (13 %) des revues de la littérature et 33 (72 %) étaient des études de cas multiples ou uniques. 12 articles (26 %) avaient pour sujet des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, 10 (22 %) des hémorragies sous arachnoïdiennes, 9 (20 %) des syndromes de vasoconstrictions réversibles, les hématomes intraparenchymateux et les crises d’épilepsie étaient représentés par 4 (9 %) articles chacun, 3 (7 %) articles traitaient d’hyperéflexies autonomes. Nous avons inclus qu’un article pour la cataplexie, les lésions médullaires, l’ictus amnésique et les radiculalgies. Ces évènements restent tout de même rares car les urgences en lien avec l’activité sexuelle ne représentent que 0,1 % des passages, et seulement 12 % d’entre elles sont d’ordre neurologique. Sur les 31 cas de pathologies vasculaires (accidents vasculaires cérébraux, hémorragies sous arachnoïdiennes) décrites, 18 (58 %) avaient une malformation sous-jacente (anévrysme, shunt intracardiaque, foramen ovale perforé).

Conclusion

Il s’agit d’une des premières revues de la littérature essayant de synthétiser les complications neurologiques possibles de l’activité sexuelle. De nombreux articles existent dans la littérature. Il est nécessaire de prévenir l’apparition de ces complications dans des populations à risque.




 




Introduction


L'activité sexuelle ou coït est définie classiquement comme une union sexuelle entre deux humains. Elle inclut aussi la masturbation. Dans la littérature, le coït se déroule en 3 phases : la phase d'excitation, la phase de plateau et la phase d'orgasme et résolution (parfois divisée en 2 phases différentes) [1, 2]. L'activité sexuelle provoque, comme toute activité physique, des modifications physiologiques, cardiovasculaires et respiratoires. Durant la phase d'excitation, il existe une prédominance du système nerveux parasympathique. La fréquence cardiaque, la pression artérielle, la fréquence respiratoire et le tonus musculaire sont donc à un niveau comparable à l'état de base de l'individu. Durant les phases de plateau et d'orgasme, il y a une majoration de la part sympathique et une diminution parasympathique du système nerveux autonome [3]. Ainsi, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la pression artérielle et le tonus musculaire vont augmenter. Cela va avoir pour conséquence une augmentation de la pression intracrânienne propre, mais aussi de la pression artérielle propre des vaisseaux intracrâniens. Les parois vasculaires se retrouvent donc sous tension et des zones de fragilité comme les anévrismes ou les malformations artérioveineuses sont à risque de rupture et donc d'hémorragies [1]. La phase de résolution se caractérise par une nouvelle inversion des contingents sympathiques et parasympathiques et donc, une diminution des fréquences cardiaques et respiratoires, de la pression artérielle et donc de la pression intracrânienne. De plus, il existe des modifications hormonales et neurologiques en réponse à l'excitation et l'orgasme. Plusieurs auteurs ont décrit une surexpression du système de récompense (dopamine, sérotonine) mais les conséquences et voies d'activation de l'activité sexuelle restent encore largement méconnues [4, 5].


Bien entendu, les modifications cardiovasculaires et hormonales ont un impact sur le système nerveux. Les complications sévères, même si rares, fascinent et posent toujours la question de leur physiopathologie, d'autant qu'elles peuvent créer une appréhension à la reprise d'une activité sexuelle. Une meilleure connaissance de ce domaine permettrait de mieux prévenir l'apparition de ces complications, notamment dans des populations de patients déjà à risque.


Materiels et méthodes


Cette revue de la littérature suit les recommandations PRISMA.


Tous les articles originaux, incluant les études de cas ou de cas multiples, les revues de la littérature et méta-analyse ont été étudiés.


Il n'y avait pas de restriction dans la population d'étude, notamment en termes d'âge et de sexe.


Une large revue des données de la littérature a été effectuée en anglais sur différentes bases de données (Pubmed, Embase) avec les mots clés suivants : [coitus OR sexual intercourse OR sexual activity OR sexual gratification OR orgasm ] combinés avec les termes [Neurology OR complication OR neurological complication ]. Une recherche secondaire a été effectuée à partir des références des articles retenus. Nous avons exclu les articles écrits dans des langues autres que l'anglais et le français.


Les articles ne correspondant pas au sujet sur le titre ou le résumé étaient exclus.


La limite de date de publication pour l'inclusion des articles de la revue a été fixée à mai 2020, sans limite inférieure.


Par ailleurs, en raison de nombreuses publications déjà existantes concernant les céphalées et migraines liées à l'activité sexuelle, nous avons concentré notre recherche sur les autres complications neurologiques.


Résultats


Au total, 1424 articles ont été screenés sur le titre et le résumé avec les mots clés [orgasm OR coitus OR Sexual gratification OR Sexual satisfaction OR Sexual activity OR sexual intercourse ] et [Neurological complication OR neurology OR complication ]. Après ce premier tour, nous avons exclu les articles qui n'étaient pas en rapport avec le sujet et ceux qui n'étaient pas écrits en français ou en anglais. Par ailleurs, certains articles n'étaient pas disponibles.


113 articles ont été sélectionnés sur le résumé, et après lecture du texte intégral, 83 ont été retenus.


Sur ces 83 articles, 37 avaient pour sujet les céphalées et migraines liées au sexe ou à l'activité physique. Ces sujets ayant déjà été traités dans de nombreuses études, ils ont été exclus secondairement de cette revue de la littérature.


Nous avons donc inclus 46 articles pour l'analyse finale. Le flow chart des articles est disponible sur la Figure 1. Le Tableau 1 résume le type d'article et le sujet d'étude des études incluses.


Figure 1
Figure 1. 

Flow chart .




Hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA)


Dans la littérature, les hémorragies sous-arachnoïdiennes (HSA), notamment par rupture d'anévrysme intracrânien sont la deuxième complication liée à l'activité physique rapportée, après les céphalées et migraines. Les études concernant ce sujet sont présentées dans le Tableau 2. La physiopathologie a été étudiée par Reynolds et al. [2]. La cause de la rupture d'anévrysme serait due à l'augmentation simultanée de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire et de la pression intracrânienne associée à une augmentation du tonus musculaire. Cela est dû à une augmentation de l'activité nerveuse sympathique et une diminution de l'activité parasympathique. Tout cela entraînerait une augmentation de la pression sur la paroi artérielle, qui engendre une fragilité de celle-ci, pouvant conduire à la rupture. Alors que de nombreuses études de cas font état de ruptures d'anévrismes, Forman et al. [6], avaient aussi mis en évidence des ruptures de malformations artérioveineuses (MAV) et des hémorragies sous-arachnoïdiennes sans cause retrouvée. Comme pour les ruptures d'anévrisme et comme en population générale, les modifications hémodynamiques brusques peuvent expliquer ces phénomènes. De plus, l'utilisation d'inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 a été notée dans un cas rapporté d'hémorragie intracrânienne [7]. Cela pourrait s'expliquer par effet anti-plaquettaire de ce médicament favorisant donc les saignements. Il est tout de même impossible dans l'état actuel des connaissances de conclure à un facteur de risque d'hémorragie favorisé par la prise d'inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 puisqu'il n'existe pas d'étude étudiant directement ce lien. Il est à remarquer que plusieurs des cas décrits étaient des adultes de moins de 50 ans sans antécédents [10, 12, 13, 14, 11]. Par ailleurs, aucune pratique sexuelle en particulier n'est mise en avant dans les différentes études. Il n'existe pas non plus de prédominance d'un sexe sur l'autre.


Hématome intra-parenchymateux (HIP)


Il existe plusieurs cas rapportés dans la littérature d'hématomes intra-parenchymateux découverts à la suite de symptômes exprimés au décours d'un coït (Tableau 3). Il n'a pas été retrouvé de cause à ces hématomes la plupart du temps, ni d'antécédent pouvant être relié à l'histoire relatée dans l'historique des patients [15, 16, 17, 18]. Un pic tensionnel percoïtal est l'hypothèse principale relevée chez ces patients. Les deux causes principales d'hématomes intra-parenchymateux sont l'hypertension artérielle et l'angiopathie amyloïde. Un des articles rapporte des récidives d'hématomes [18] à chaque fois percoïtales dans un contexte d'angiopathie amyloïde (cause de récidive d'HIP). Par ailleurs, une étude de cas rapporte une possible participation de médicaments comme le sildénafil [16] dans l'apparition d'hématome par augmentation du flux sanguin associé aux modifications hémodynamiques déjà liées à l'activité sexuelle en soit.


Accidents cérébraux ischémiques (AIC)


Plusieurs études ont travaillé sur le lien entre activité sexuelle et accidents vasculaires cérébraux (Tableau 4). Une étude de cohorte n'a pas montré de lien entre la fréquence de pratique d'activité sexuelle et l'apparition d'AIC [19]. De même, une étude observationnelle n'a montré que seulement 1,7 % des patients avaient eu un rapport sexuel dans les 2heures précédant leur AIC [20]. Néanmoins, plusieurs études de cas existent dans la littérature, décriant des AIC per- ou postcoïtaux. Il est à noter que plusieurs patients (jeunes notamment) présentaient des shunts intracardiaques sur leur bilan étiologique [22, 24, 25, 26, 29, 30]. Ces shunts sont souvent perméables durant les manÅ“uvres de Valsalva, ce qui expliquerait que ces accidents ont pu être provoqués par une augmentation de la pression intrathoracique durant le coït. Certains auteurs évoquent chez l'homme, la prise d'inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 et chez la femme, la prise de contraceptifs oraux comme facteurs ayant pu précipiter l'apparition d'un AIC [23, 24, 26, 27, 29, 30]. Enfin, l'âge moyen dans la population de patients décrite dans les différentes études semble plus bas que celui habituellement décrit dans l'AIC.


Syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible (SVCR)


Le syndrome de vasoconstriction réversible cérébrale ou SVRC est une maladie caractérisée par des céphalées en coup de tonnerre récurrentes et des vasoconstrictions cérébrales artérielles segmentaires réversibles visibles à l'artériographie cérébrale notamment [31]. Il s'agit d'une cause rare mais grave de céphalée aiguë puisqu'elle peut entraîner des ischémies cérébrales ou des hémorragies sous-arachnoïdiennes [9]. Plusieurs études ont montré que les céphalées associées au SVRC pouvaient être liées à l'activité physique et à l'activité sexuelle (Tableau 5). Une étude a montré que les patients ayant un SVRC avaient plus de céphalées associées au coït qu'une population ayant des vascularites cérébrales (caractérisées aussi par des anomalies de calibre des artères cérébrales) [32]. De même, il semble que la pratique de l'activité sexuelle est un facteur déclenchant de récurrence de céphalée associée au SVRC.


Épilepsie


Il existe dans la littérature plusieurs exemples de patients ayant une épilepsie connue voire traitée ayant des crises d'épilepsie déclenchées par l'activité sexuelle ou l'orgasme (Tableau 6). Les hypothèses avancées par les auteurs sont le plus souvent hormonales notamment par hyperactivation du système de récompense et des hyperactivations des régions corticales frontales durant l'acte sexuel [41]. Par ailleurs il existe des formes d'épilepsie se traduisant par des « crises sexuelles » simulant notamment un orgasme [42]. Plusieurs études ont essayé de trouver une localisation préférentielle corticale à l'EEG sans toutefois trouver une zone en particulier.


Hyperréflexie autonome (HRA)


La population de patients tétraplégiques et paraplégiques avec lésion médullaire supérieure à T6 est à risque de phénomènes d'hyperréflexie autonome. En raison de la lésion située au-dessus des relais sympathiques thoraciques, la régulation autonome ne se fait pas correctement et en cas d'épine irritative, un phénomène d'HRA peut se produire, se traduisant par une augmentation de la pression artérielle de 20mmHg en systolique par rapport à la pression de base [45]. S'associent à cela, des céphalées intenses, des spasmes, un flush cutané, des troubles visuels voire des accidents vasculaires coronaires ou cérébraux. Il a été rapporté dans plusieurs études (Tableau 7) que le coït et l'orgasme pouvaient être sources d'épine irritative pouvant déclencher une HRA [45, 46, 47] et qu'il est important de prendre en charge d'autres épines irritatives éventuelles pour ne pas en surajouter avec celles engendrées par le coït.


Complications rares


De manière plus anecdotique, d'autres complications neurologiques du coït sont rapportées dans la littérature (Tableau 8).


Des ictus amnésiques déclenchés par le coït ou l'orgasme ont été décrits. Larner et al. [48] ont fait une revue de la littérature en 2008, montrant selon les séries, que l'activité sexuelle était un facteur déclenchant de l'ictus dans 3 à 27 % des cas.


Une étude chez des patients narcoleptiques a montré la présence d'orgasmolepsies, c'est-à-dire de cataplexies postorgasmiques, chez quelques patients [49]. Classiquement, les épisodes de cataplexie sont déclenchés par des émotions fortes dans la population générale des narcoleptiques, expliquant ainsi cette cataplexie postorgasmique. Il semble que ces épisodes soient plus fréquents chez des patients ayant un déficit de sommeil important.


Par ailleurs, une étude rapporte l'apparition d'une luxation C5-C6 avec tétraplégie dans un contexte de position sexuelle qualifiée d'extrême [50].


Enfin, Haddad et al. [51] ont réalisé une étude rétrospective s'intéressant à des patients ayant des névralgies pudendales. Il a été montré que la moitié d'entre eux présentaient des douleurs percoïtales. De plus, ils avaient souvent des troubles vésico-sphinctériens, ano-rectaux et génito-sexuels associés.


Discussion


De nombreux articles se sont donc intéressés au lien entre l'apparition de pathologie d'origine neurologique et activité sexuelle et orgasme. Comme décrit précédemment, nous n'avons pas inclus les articles traitant de céphalées isolées. Néanmoins, il apparaît essentiel de différencier les céphalées primaires des céphalées secondaires (comme les HSA ou les SVRC) pouvant être graves voire mortelles. Plusieurs articles ont été faits dans ce sens afin d'identifier les facteurs cliniques orientant vers des céphalées bénignes associées à l'exercice physique, à la toux et au coït. Alvarez et al. [52] ont proposé en 2014 des critères diagnostiques de céphalées primaires associées au coït :

A.
Au moins 2 épisodes de céphalée ou de tension cervicale remplissant les critères B à D ;
B.
Commençant pendant ou après une activité sexuelle ;
C.
Un ou les deux critères suivants :
augmentant en intensité en même temps que l'excitation sexuelle,
explosive juste après l'orgasme ;


D.
Durant 1minute à 24 heure d'intensité sévère ou 72heures d'intensité modérée ;
E.
Absence de diagnostic différentiel.


De même, des drapeaux rouges sont proposés orientant vers une céphalée secondaire :

age>40 ans ;
un seul épisode ;
sexe féminin ;
douleur durant plus de 24heures ;
signes neurologiques associés.


Il apparaît donc important de dépister ces signes chez des patients rapportant des céphalées liées au coït. Ceux-ci devant pousser à la réalisation d'examens complémentaires. Un autre article propose comme recommandation la réalisation d'une IRM cérébrale a minima en cas de céphalées associées à l'activité sexuelle [53].


Concernant les autres complications neurologiques dont nous avons parlé dans cet article, elles restent tout de même assez rares. Une étude suisse de 2012 [54] s'est intéressée aux patients venant aux urgences pour une raison liée à l'activité sexuelle entre 2000 et 2011. Les auteurs ont rapporté que ces urgences représentaient 0,1 % des patients admis aux urgences. Les consultations à caractère neurologique représentaient 12,5 % des consultations en lien avec l'activité sexuelle (55 patients en 10 ans dont 75 % d'hommes). Il s'agissait de la seconde grande catégorie de consultation après les infections. La moitié des patients avaient des céphalées puis suivaient des HSA (22 %).


En raison des modifications d'ordre hémodynamique, cardiaque musculaire et respiratoire liées à l'activité sexuelle, les complications les plus fréquentes sont d'ordre vasculaire (HSA, AIC, HIP). Ces complications ne sont pas fréquemment rapportées à l'activité sexuelle de la population. Néanmoins, dans des populations à risque il apparaît important d'avoir un rôle de prévention. Il ne s'agit pas de contre-indiquer l'activité physique, mais d'apprendre à détecter les signes de complication grave.


De même pour les patients présentant des céphalées récurrentes en raison de SVCR, il est nécessaire d'être à l'écoute du moindre signe de déficit neurologique pouvant signer une ischémie constituée.


Chez les populations de patients para- et tétraplégiques faisant des HRA, il apparaît essentiel que ces patients continuent à avoir une vie sexuelle mais tout en étant à l'écoute de leur corps et en sachant reconnaître les signes évocateurs d'HRA. Il est également important d'exclure toute épine irritative pour ne pas surajouter une cause d'HRA (vidange vésicale, constipation, escarre, plaie...).


Dans des populations à risque cardiovasculaire (antécédent d'infarctus du myocarde, d'AVC, diabète ou HTA mal équilibrée...), il apparaît important d'équilibrer les facteurs de risque afin que l'activité sexuelle ne puisse pas décompenser une pathologie sous-jacente.


La principale limite de notre étude est la qualité des études incluses qui sont pour la plupart des études de cas. Il est donc impossible de généraliser ces cas ou d'établir des preuves sur les facteurs de risques. De plus, de nombreux cas passent probablement inaperçus et ne sont pas cités dans la littérature scientifique. Il pourrait être intéressant, pour chaque pathologie citée, de faire des études de corrélation avec l'activité sexuelle afin de savoir s'il s'agit d'un facteur de risque indépendant ou si les observations décrites ne sont pas seulement fortuites.


Conclusion


Il s'agit d'une des premières revues tentant de synthétiser les différentes complications neurologiques liées à l'activité sexuelle. Les complications les plus fréquentes sont vasculaires (après les céphalées) en raison des modifications physiologique liées au coït. Un travail de prévention envers les populations à risque semble important.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Résumé des articles inclus par type de sujet traité.
Type de complication  Étude clinique (cohorte ou cas témoins)/Épidémiologique  Revue de la littérature  Étude de cas multiples ou unique  Total 
Accident ischémique  10  12 
Syndrome de vasoconstriction réversible 
Hématome intracrânien 
Hémorragie sous-arachnoïdienne  10 
Épilepsie 
Hyperéflexie Autonome 
Cataplexie 
Lésion médullaire 
Ictus Amnésique 
Radiculalgie 
Total  33  46 





Tableau 2 - Articles traitant d'hémorragies sous arachnoïdiennes (HSA).
Auteur, Date  Type d'étude  Population d'étude  Résumé 
Landtblom, 2002 [8 Étude observationnelle  Population de céphalées en coup de tonnerre. Étude de la proportion d'HSA et de leurs caractéristiques  137 patients inclus, 11,3 % d'HSA 
      8 % des céphalées en coup de tonnerre au cours de l'activité sexuelle (2/137 avec HSA) 
Reynolds, 2011 [2 Revue de la littérature. Étude Physiologique    Activité sexuelle=augmentation de pression artérielle, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, tonus musculaire et pression intracrânienne qui peuvent provoquer la rupture d'anévrysme par augmentation de la pression transmurale 
Foreman, 2015 [6 Revue de la littérature  Population d'hémorragie intracrânienne liée à l'activité sexuelle  16 patients retrouvés dans la littérature 
      50 ans de moyenne d'âge 
      8 HSA (dont 7 hommes) par rupture d'anévrisme 
      4 HSA avec artériographie normale 
      2 ruptures de malformation artérioveineuse 
      2 hémorragies intracrâniennes des ganglions de la base 
Steeves, 2005 [7 Étude de cas  Homme de 59 ans, antécédent d'hypertension et de dysfonction érectile
 
Céphalée percoïtale. Examen neurologique initial normal puis apparition d'une hémianopsie 
    Contexte de prise de tadalafil 2h avant  Scanner cérébral : HSA temporopariétale droite 
      Artériographie cérébrale : MAV temporale droite 
Edlow, 2007 [9 Étude de cas multiples  6 patients, 5 femmes et 1 homme. La plupart avec antécédent de céphalées récurrentes ou migraines  Céphalées en coup de tonnerre chez un patient en postcoïtal associée à 2 crises généralisées tonico-cloniques 
      Présence d'une HSA frontale droite et de rétrécissements artériels segmentaires diffus 
Portunato, 2012 [10 Étude de cas  Femme de 45 ans, sans antécédent  « Rapidement » après l'activité sexuelle, apparition de dyspnée puis « rigidité » puis décès 
      Autopsie : Å“dème pulmonaire et HSA massive avec anévrysme de 8mm de l'artère basilaire 
Singh, 2013 [11 Étude de cas  Homme de 40 ans, sans antécédent  Céphalée durant une masturbation puis contracture cervicale et de la mâchoire. Examen neurologique normal initialement puis crise d'épilepsie 
      Scanner cérébral : HSA 
      Artériographie : anévrysme 
Blanke-Rose, 2016 [12 Étude de cas+Revue de la littérature  Femme de 24 ans  Découverte décédée dans son bain avec trace de régurgitation et sextoy à côté 
      Autopsie : HSA sur rupture d'anévrysme cérébral antérieur 
      Description de 3 autres cas de ruptures d'anévrysme durant la masturbation 
Davis, 2019 [13 Étude de cas  Homme de 17 ans  Céphalée puis crise d'épilepsie et altération des capacités mentales durant coït 
      Scanner cérébral : HSA avec hémorragie intaventriculaire 
      Pas de cause retrouvée à l'artériographie 
Holmes, 2019 [14 Étude de cas  Femme de 44 ans. Antécédent d'asthme, urticaire et paludisme cérébral sans séquelle  Céphalée suivie de perte de connaissance de 2-3minutes percoïtale 
      Scanner cérébral : HSA 
      Artériographie : anévrisme de l'artère communicante antérieure 





Tableau 3 - Articles traitant d'hématomes intra-parenchymateux (HIP).
Auteur, Date  Type d'étude  Population d'étude  Résumé 
Albano, 2010 [17 Étude de cas  Homme de 78 ans  Céphalée, troubles du langage et troubles visuels durant coït 
      Scanner cérébral : hématome cortical temporo-occipital droit avec effet de masse modéré 

 
    Pas de cause retrouvée 
Ehling, 2012 [15 Lettre à l'éditeur, étude de cas  Homme de 38 ans  Céphalée et hémianopsie latérale homonyme droite durant activité sexuelle 
      IRM cérébrale : HIP multiples 
      Récidive 1 an après le premier épisode : nouvel HIP 
      Nouvelle récidive à 3 ans : nouvel HIP 
      Immunohistochimie du LCR : composants A-Beta Amyloïde et P Amyloïde donc diagnostic d'angiopathie amyloïde 
Marti, 2014 [16 Étude de cas  Homme de 62 ans. Antécédent de troubles de l'érection. Traitement par sildenafil  Hémibalisme des membres gauches 
      Scanner cérébral : HIP subthalamique 
Abdullah, 2019 [18 Étude de cas  Femme de 61 ans. Antécédent de surpoids  Céphalée depuis 1 jour ayant débuté durant l'activité sexuelle. Hémianopsie latérale homonyme gauche apparue le lendemain 
      Scanner cérébral : HIP occipital droit 
      Bilan étiologique sans particularité 





Tableau 4 - Articles traitant d'accident ischémique cérébral (AIC).
Auteur, Date  Type d'étude  Population d'étude  Résumé 
Ebrahim, 2002 [19 Étude de cohorte  914 hommes suivis pendant 20 ans dans la ville de Caerphilly, au Pays de Galles  Étude de l'association entre fréquence des rapports sexuels et AIC 
      Pas d'association retrouvée 
Sharma, 2015 [20 Étude observationnelle  L'ensemble des patients ayant présenté un AIC au cours de la dernière semaine dans un hôpital indien  Étude des facteurs déclenchants d'AIC 
      5 patients sur 290 avaient eu une activité sexuelle au cours des 2heures précédant l'AIC 
Alvaro, 2002 [21 Étude de cas  Homme de 33 ans, consommation importante de cannabis (15 par jour) depuis 9 ans  Céphalée explosive au moment de l'orgasme puis hémianopsie gauche et hémiparesthésies gauches 
      IRM : infarctus occipital droit 
      Bilan étiologique sans particularité 
Becker, 2004 [22 Étude de cas multiples  Cas 1 : femme de 25 ans  Cas 1 : malaise postcoïtal, céphalée, vomissement, faiblesse du membre supérieur droit 
      IRM : AIC de l'artère cérébelleuse supérieure droite 
      Bilan étiologique : shunt intracardiaque au test aux bulles 
    Cas 2 : femme de 24 ans  Cas 2 : troubles du langage postorgasmique, parésie du membre supérieur gauche 
      IRM : 2 AIC du cortex pariétal droit 
      Bilan étiologique : foramen ovale perméable 
    Cas 3 : homme de 38 ans  Cas 3 : vertiges et diplopie percoïtale 
      IRM : AIC cérébelleux gauche 
      Bilan étiologique : foramen ovale perméable 
    Cas 4 : femme de 23 ans  Cas 4 : aphasie postcoïtale immédiate 
      IRM : AIC pariétal gauche 
      Bilan étiologique : shunt droit-gauche au test aux bulles 
Pandian, 2007 [23 Étude de cas multiples  Cas 1 : femme de 41 ans. Traitement par pilule contraceptive  Cas 1 : aphasie et faiblesse du membre supérieur droit postcoïtale 
      IRM : AIC sylvien gauche 
      Bilan étiologique : foramen ovale perméable 
    Cas 2 : homme de 37 ans  Cas 2 : céphalée percoïtale suivie de diplopie, ataxie, troubles de conscience 
      IRM : AIC cérébral postérieur 
      Bilan étiologique : dissection vertébrale proximale 
Velicu, 2008 [24 Étude de cas  Femme de 35 ans. Traitement par pilule contraceptive  Paralysie faciale gauche, troubles de la parole, faiblesse du membre supérieur gauche dans les minutes suivant une activité sexuelle 
      AIC sylvien droit 
      Bilan étiologique : foramen ovale perméable avec anévrysme du septum interauriculaire 
Seok, 2010 [25 Étude de cas  Cas 1 : femme de 24 ans  Troubles du langage et parésie du membre supérieur droit percoïtale 
      IRM : AIC de du cortex insulaire 
      Bilan étiologique : shunt intracardiaque 
Calabro, 2012 [26 Étude de cas multiples  Cas 1: femme de 25 ans  Cas 1 : vertige, dysarthrie, troubles de la conscience postorgasmiques 
      IRM : AIC occipital, thalamique et mésencéphalique 
      Bilan étiologique : foramen ovale perméable 
    Cas 2 : femme de 23 ans. Traitement par pilule contraceptive  Cas 2 : céphalée explosive, faiblesse de la face et du membre supérieur gauche 
      IRM : AIC striatal droit 
      Bilan étiologique : normal 
Stefanovic-Budimkic, 2012 [27 Étude de cas  Homme de 45 ans, utilisation régulière de sildénafil et tadalafil. Tabagisme actif  Céphalée occipitale sévère, hémianopsie latérale homonyme droite 
      IRM : AIC occipital gauche 
      Bilan étiologique : normal 
Gozke, 2013 [28 Étude de cas  Homme de 40 ans  Syndrome de Claude-Bernard-Horner gauche percoïtal 
      IRM : dissection carotidienne interne gauche 
Miller, 2014 [29 Étude de cas multiples  Cas 1 : femme de 25 ans. Traitement par contraceptifs oraux  Cas 1 : faiblesse hémi-corporelle gauche et hypoesthésie gauche per-coïtale 
      IRM : AIC cérébral antérieur et moyen droit 
      Bilan étiologique : shunt droit gauche à l'épreuve des bulles 
    Cas 2 : femme de 29 ans. Traitement par contraceptifs oraux  Cas 2 : hémiparésie droite et aphasie postcoïtale 
      IRM : AIC cérébral moyen gauche 
      Bilan étiologique : foramen ovale perméable 
Posa, 2019 [30 Étude de cas  Femme de 37 ans, antécédent d'obésité et dyslipidémie. Traitement par contraceptifs oraux  Perte de connaissance percoïtale. Décérébration 
      Scanner : ischémie des ganglions de la base, cérébelleuse droite, pontique gauche et mésencéphalique gauche 
      Artériographie : thrombus de l'artère cérébelleuse supérieure gauche 
      Bilan étiologique : shunt droit gauche à l'épreuve des bulles 





Tableau 5 - Articles traitant de syndromes de vasoconstriction cérébrale réversible (SVCR).
Auteur, Date  Type d'étude  Population d'étude  Résumé 
Chen, 2015 [33 Étude de cohorte  210 patients présentant ayant un SVCR  Étude des facteurs précipitants les céphalées récurrentes 
      Activité sexuelle : facteur de risque indépendant de déclenchement des crises 
Valenca, 2008 [34 Revue de la littérature  25 patients. Tous avec diagnostic radio-clinique de céphalées associées à un SVCR  Caractéristiques des patients : âge moyen de 39 ans. 72 % de femmes 
      Céphalées d'emblée maximales et sévères, explosives, associées à nausées (80 %), vomissements (40 %), photophobie (24 %) 
      Facteurs déclenchants : coït pour 6/25 
      11 ont présenté un AIC 
De Boysson, 2018 [32 Étude comparative de cohortes  Comparaison d'une cohorte de patients avec vascularite cérébrale et une cohorte de patients avec SVCR  Les céphalées liées au SVCR étaient significativement plus provoquées par l'activité sexuelle que celles liées à la vascularite cérébrale 
Schlegel, 2004 [35 Étude de cas  Homme de 36 ans  Céphalées explosives récurrentes perorgasmiques de 15minutes spontanément résolutives 
      IRM cérébrale : rétrécissement artériel du tronc basilaire 1 semaine après un épisode de céphalée 
Valenca, 2004 [36 Étude de cas  Femme de 44 ans. Traitement par amytriptyline  Céphalées associées à la masturbation et au coït durant 10 à 15minutes, d'emblée maximales 
      IRM : spasmes de l'artère cérébrale moyenne sur le segment M1 
Keyrouz, 2008 [37 Étude de cas  Homme de 30 ans  Céphalée explosive perorgasmique, associée à des nausées, vomissements et malaise. Céphalées persistantes 2jours 
      Artériographie cérébrale : irrégularités de calibre multifocales et diffuses des artères cérébrales 
      Nouvelle artériographie à 36h de la première : normale 
Delasobera, 2009 [38 Étude de cas  Homme de 34 ans  Céphalées en coup de tonnerre associées à des nausées et vomissements perorgasmiques. Nouvel épisode similaire 4jours après 
      IRM cérébrale : anomalie aspécifique du tronc basilaire 
      Artériographies : irrégularités de calibre du tronc basilaire 
Theeler, 2010 [39 Étude de cas  Homme de 25 ans. Antécédent de céphalée associée à l'activité physique ou sexuelle.  Céphalées récurrentes de plus en plus fréquentes durant activité physique et sexuelle 
    Traitement par verapamil  IRM : vasoconstrictions segmentaires 
Hu, 2010 [40 Étude de cas  Femme de 34 ans  Céphalée explosive perorgasmique 
      IRM : vasoconstrictions artérielles segmentaires 





Tableau 6 - Articles traitant d'épilepsie.
Auteur, Date  Type d'étude  Population d'étude  Résumé 
Berthier, 1987 [43 Étude de cas  Homme de 43 ans, antécédent de traumatisme crânien  Présence de spasmes pendant la masturbation 
      Un épisode de crise tonico-clonique hémi-corporelle gauche perorgasmique 
Calleja, 1988 [42 Étude de cas  Femme de 41 ans. Antécédent de crises sensitives nocturnes. Traitée au long cours par phénobarbital  Description de plusieurs épisodes de crise ayant commencé par des paresthésies abdominales puis pubiennes puis génitales. Puis sensation de « dilatation vaginale » et d'orgasme 
      Enregistrement nocturne d'EEG : 8 crises cliniques avec pointes centro-pariétales gauches et pointes-ondes s'étendant à droite 
Ozkara, 2006 [41 Étude de cas multiples  6 patientes de 27 à 40 ans avec antécédent d'épilepsie  Description de crises déclenchées en postorgasmique 
Sengupta, 2010 [44 Étude de cas  Homme de 34 ans. Antécédent de traumatisme crânien  Épisodes récurrents de crises partielles postorgasmiques parfois généralisées 
      EEG ambulatoire avec mise en évidence de crises postorgasmiques à 2 reprises à départ temporal gauche puis s'étendant à l'hémisphère droit 





Tableau 7 - Articles traitant d'hyperréflexie autonome (HRA).
Auteur, Date  Type d'étude  Population d'étude  Résumé 
Amelar, 1982 [45 Revue de la littérature  Hommes blessés médullaires, para (dont lésion>T6) ou tétraplégiques  Description des difficultés sexuelles et de fertilité de la population paraplégique 
      Activité sexuelle parasitée par les HRA 
      Traitement des troubles érectiles post lésion médullaire : injections de néostigmine qui elles-mêmes peuvent engendrer des HRA 
Charlifue, 1992 [46 Étude de cohorte  293 patientes blessées médullaires  Diminution de l'activité sexuelle après accident 
      7 % présentaient des HRA durant l'activité sexuelle 
Courtois, 2012 [47 Revue de la littérature  Hommes blessés médullaires  Revue sur la prise en charge des HRA percoïtales 
      Utiliser d'abord des mesures non pharmacologiques puis pharmacologiques 
      Importance de l'éducation sur la détection des HRA au domicile 





Tableau 8 - Articles traitant de complications plus rares.
Auteur, Date  Type d'étude/sujet d'intérêt  Résumé 
Larner, 2008 [48 Revue de la littérature/Ictus amnésique  Activité sexuelle peut provoquer des ictus (5 % des ictus dans les séries récentes), la très grande majorité bénigne
 
    Association avec d'autres signes doit faire pratiquer des examens complémentaires 
Poryazova, 2009 [49]
 
Étude de cas-témoins/cataplexie  Étude de questionnaires de 75 personnes (29 narcoleptiques, 26 avec troubles du sommeil, 20 contrôles) 
    3 patientes avec narcolepsie ont rapporté une orgasmolepsie 
Davidson, 2019 [50 Étude de cas/Lésion médullaire  Femme de 31 ans, apparition d'une tétraplégie durant une position « extrême » percoïtale 
    Scanner rachidien : luxation C5 C6 avec compression médullaire 
Haddad, 2019 [51 Étude cohorte/Névralgies pudendales  30 patients suivis pour névralgies associées à la miction, la défécation ou l'orgasme 
    51 % des patients avec névralgies postorgasmiques 
    Cause de névralgie la plus fréquente : radiculopathie (30 %) 
    La plupart avaient des troubles vésico-sphinctériens, ano-rectaux et génito-sexuels associés 




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