Comparaison du risque infectieux postopératoire entre la photovaporisation prostatique et la RTUP

25 novembre 2012

Auteurs : A. May, E. Broggi, H. Lorphelin, G. Giretti, H. Pereira, F. Bruyere
Référence : Prog Urol, 2012, 13, 22, 818




 

Objectifs .– Comparer le risque infectieux postopératoire entre ces deux techniques en étudiant l’incidence des épisodes fébriles avec ou sans bactériémie chez les patients porteurs d’une colonisation urinaire bactérienne préopératoire.


Méthodes .– Nous avons mené une étude des patients opérés dans le service pour HBP symptomatique sur la période de janvier 2010 à décembre 2011 soit par PVP laser GreenLigth 180W (données prospectives) soit par RTUP monopolaire (données rétrospectives). Les patients avaient tous un ECBU préopératoire. Parmi les 314 interventions réalisés, 111 patients étaient porteurs d’une colonisation bactérienne (bactériurie>10^3UFC/mL) qui a été traité en préopératoire par une antibiothérapie adaptée (76 %) et/ou une antibioprophylaxie (57 %). Nous avons retenu tous les épisodes de fièvre supérieurs à 38,5°C documentées ou non et survenant jusqu’à la consultation du premier mois postopératoire.


Résultat .– Les deux groupes étaient constitués de 49 PVP et 62 RTUP. Nous avons identifié respectivement 8 (16 %) et 5 (8 %) de fièvre postopératoire OR : 2,2 [0,68–7,28] [95 % ; p =0,18]. Deux épisodes de bactériémies (un à enterobacter et un à staphylocoque dorée) ont été identifié chez des patients du groupes PvP. Tous les épisodes de fièvres sont survenus dans les dix jours postopératoires. Néanmoins, il existait des différences entre les deux groupes car les malades du groupe laser étaient plus âgés, avec un score ASA supérieur mais des durées de sondage ou d’hospitalisation inférieures.


Conclusion .– Notre étude ne révèle pas de différence statistiquement significative entre les techniques de PVP ou RTUP en ce qui concerne la survenue d’épisodes de fièvre postopératoire ou de bactériémie chez des patients porteurs d’une colonisation bactérienne urinaire ayant reçu une antibiothérapie adaptée et/ou une antibioprophylaxie. Les résultats confirment donc que la technique de PVP est fiable même chez les malades colonisés tels que les porteurs de sonde vésicale.




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