Commentaire à pose d'implants UroLift ® intraprostatiques pour hyperplasie bénigne de la prostate

25 novembre 2012

Auteurs : T. Roumeguère
Référence : Prog Urol, 2012, 15, 22, 974-975




 



Les auteurs ont évalué dans une étude pilote portant sur quatre patients et pour la première fois rapportée en France, la faisabilité de la technique Urolift© dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) [1]. Les interventions ont été réalisées sous anesthésie générale et sont de très courtes durées entraînant une hospitalisation de 24 à 48heures seulement. L’acquisition et la maîtrise de la technique se sont fait rapidement. Aucun effet secondaire inattendu n’a été enregistré. Le score IPSS, même subjectif rapporté par les patients, semble le plus à même d’évaluer l’efficacité alors que le Qmax et le résidu post-mictionnel ne semblent pas modifier par le traitement.


La technique testée dans cette étude est nouvelle, peu invasive et se fonde uniquement sur une compression mécanique des lobes de la prostate pour soulager l’obstruction urétrale [2].


Des études cliniques ont déjà montré que le système UroLift© est sûr et efficace dans le soulagement des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) dès deux semaines après l’intervention et les résultats obtenus semblent se maintenir à moyen terme. La technique peut se réaliser en ambulatoire sous anesthésie locale sans cathéter urétral [3]. Elle s’adresse aux patients non satisfaits par les traitements médicamenteux, potentiellement candidats à une résection endoscopique de la prostate et souhaitant préserver leur fonction sexuelle [4].


Les résultats préliminaires rapportés par Barry Delongchamps et al. sont encourageants et même s’il est difficile de tirer des conclusions objectives d’une étude portant sur si peu de patients, pourraient anticiper de belles perspectives. Ils doivent être confirmés dans le temps et sur un plus grand nombre de patients afin de mettre également en évidence d’éventuels facteurs prédictifs d’efficacité pour une meilleure sélection des candidats potentiels à ce traitement. Une comparaison de l’efficacité face aux thérapies médicamenteuses est également à envisager ainsi qu’une évaluation des coûts économiques liés à cette technique qui pourrait accélérer la reprise des activités de la vie quotidienne.


Déclaration d’intérêts


L’auteur déclare ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.



Références



Barry Delongchamps N., Conquy S., Defontaines J., Zerbib M., Peyromaure M. UroLift® intra-prostatiques pour hyperplasie bénigne de la prostate : résultats préliminaires des 4 premiers cas réalisés en France Prog Urol 2012 ;  22 (10) : 590-597
Woo H.H., Chin P.T., McNicholas T.A., Gill H.S., Plante M.K., Bruskewitz R.C., et al. Safety and feasibility of the prostatic urethral lift: a novel, minimally invasive treatment for lower urinary tract symptoms (LUTS) secondary to benign prostatic hyperplasia (BPH) BJU Int 2011 ;  108 (1) : 82-88 [cross-ref]
Chin P.T., Bolton D.M., Jack G., Rashid P., Thavaseelan J., Yu R.J., et al. Prostatic urethral lift: two-year results after treatment for lower urinary tract symptoms secondary to benign prostatic hyperplasia Urology 2012 ;  79 (1) : 5-11 [inter-ref]
Woo H.H., Bolton D.M., Laborde E., Jack G., Chin P.T., Rashid P., et al. Preservation of sexual function with the prostatic urethral lift: a novel treatment for lower urinary tract symptoms secondary to benign prostatic hyperplasia J Sex Med 2012 ;  9 (2) : 568-575 [cross-ref]






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